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Le Franc-Maçon

Le Franc-Maçon

Travaux de recherche maçonnique

Les textes fondateurs Tuileur général de la Franc-Maçonnerie (Ragon, 1861)

Rite Écossais Ancien et Accepté · Tuileurs · 1861

Tuileur général de la Franc-Maçonnerie

110 369mots
75sections
480 minde lecture
françaislangue

Texte établi d'après J.-M. Ragon, « Tuileur général de la Franc-Maçonnerie ou Manuel de l'initié » (Paris, Collignon, 1861), numérisation Google Books d'après l'exemplaire de la British Library

Sommaire

Sommaire

  1. Avis de l'éditeur
  2. Avant-propos
  3. Grade d'Apprenti — rite français et rite écossais
  4. Grade de Compagnon
  5. Grade de Maître
  6. Élu — 1er Ordre chapitral, 4e grade du rite français
  7. Écossais — 2e Ordre, 5e grade
  8. Chevalier d'Orient ou de l'Épée — 3e Ordre, 6e grade
  9. Souverain Prince Rose-Croix — 4e Ordre, 7e grade et dernier
  10. Rite de Kilwinning
  11. Nouveau Rose-Croix, ou Rose-Croix philosophique
  12. Kadosch, Parfait Initié — 5e et dernier degré du rite français
  13. Maçonnerie d'Adoption
  14. Le rite d'Adoption en dix degrés
  15. Maçonnerie forestière et Francharbonnerie
  16. Sociétés androgynes les plus remarquables
  17. Maçonnerie palladique — Ordre des Sept Sages
  18. Origine du Rite écossais, dit Ancien et Accepté, en 33 degrés
    1. 4e degré — Maître Secret
    2. 5e degré — Maître Parfait
    3. 6e degré — Secrétaire intime ou Maître par curiosité
    4. 7e degré — Prévôt et Juge, ou Maître Irlandais
    5. 8e degré — Intendant des Bâtiments, ou Maître en Israël
    6. 9e degré — Maître Élu des Neuf
    7. 10e degré — Illustre Élu des Quinze
    8. 11e degré — Sublime Chevalier Élu
    9. 12e degré — Grand Maître Architecte
    10. 13e degré — Royal-Arche
    11. 14e degré — Grand Écossais de la Voûte sacrée de Jacques VI
    12. 15e degré — Chevalier d'Orient ou de l'Épée
    13. 16e degré — Prince de Jérusalem
    14. 17e degré — Chevalier d'Orient et d'Occident
    15. 18e degré — Souverain Prince Rose-Croix
    16. 19e degré — Grand Pontife ou Sublime Écossais
    17. 20e degré — Vénérable Grand Maître de toutes les Loges
    18. 21e degré — Noachite ou Chevalier Prussien
    19. 22e degré — Chevalier Royal-Hache ou Prince du Liban
    20. 23e degré — Chef du Tabernacle
    21. 24e degré — Prince du Tabernacle
    22. 25e degré — Chevalier du Serpent d'airain
    23. 26e degré — Écossais Trinitaire ou Prince de Merci
    24. 27e degré — Grand Commandeur du Temple
    25. 28e degré — Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
    26. 29e degré — Grand Écossais de Saint-André d'Écosse
    27. 30e degré — Chevalier Kadosch
    28. 31e degré — Grand Inspecteur, Inquisiteur, Commandeur
    29. 32e degré — Sublime Prince du Royal Secret
    30. 33e degré — Souverain Grand Inspecteur Général
  19. Maçonnerie scandinave
  20. Rite des Élus, dit de Zoroastre
  21. Réception dans l'Ordre des Bonzes
  22. Maçonnerie de Royale-Arche, improprement appelée rite d'York
  23. Écossisme réformé — dix grades en deux Temples (1778)
  24. Maçonnerie Adonhiramite en treize grades (Tschoudi, 1787)
  25. Singulière association prétendue maçonnique (1804)
  26. Sociétés secrètes militaires sous le premier Empire
  27. Ordre du Temple moderne (1804) — tuileur des chevaliers
  28. Maçonnerie de Misraïm
  29. Tuileur du rite de Misraïm
  30. Rite de Memphis, dit oriental
  31. Société secrète des Pèlerins
  32. Notice et documents sur les Carbonari, les Calderari, les Communeros
  33. Sectes politiques en Italie
  34. Des Communeros espagnols
  35. Tugend-Bund
  36. Aide-toi — société secrète des Charbonniers
  37. Société des Amis du Peuple et des Droits de l'homme
  38. Société des Familles et des Travailleurs égalitaires
  39. Club maçonnique et sociétés secrètes anciennes
  40. Nomenclatures — 75 maçonneries, 52 rites, 34 ordres, 26 ordres androgynes
  41. Liste d'alphabets et chiffres maçonniques
  42. Nomenclature de plus de 1 400 grades
  43. Résumé
  44. Fautes à corriger dans les Rituels
  45. Table analytique des matières

Texte établi par reconnaissance optique du fac-similé (Google Books, exemplaire de la British Library), fusionnée avec la couche texte de la numérisation, puis corrigée automatiquement (césures, ligatures, mots collés, abréviations en trois points, italiques de l'imprimé). Tout le volume a été relu mot à mot sur les images, page par page : les trois grades symboliques, l'origine du Rite écossais et ses trente hauts grades, puis les rites français chapitraux, la maçonnerie d'adoption, forestière, androgyne et palladique, les rites étrangers, l'écossisme réformé, l'adonhiramite, les quatre-vingt-dix degrés de Misraïm, Memphis, les sociétés secrètes politiques et les nomenclatures. Les coquilles de l'édition de 1861 sont conservées telles qu'imprimées. L'orthographe de 1861 est conservée. Les repères entre crochets donnent la pagination de l'édition originale. L'errata et la table analytique de l'édition sont publiés à la suite.

Avis de l'éditeur

[p. 1]

Beaucoup de Tuileurs ont été publiés. Les deux plus importants sont le Tuileur des 33 degrés de l'Ecossisme, par De l'Aulnaie, imprimé en 1813, réimprimé en 1821, et le Manuel maçonnique par le frère Willaume, paru en 1820, le premier ne traite que de l'Eeossisme; le second donne le Tuileur de quatre maçonneries : l'Ecossaise, la Française, celle de Misraïsm et celle d'adoption. Les éditions des deux ouvrages sont depuis longtemps épuisées.

Les nouveaux adeptes éprouvent le besoin d'un Tuileur nouveau, mais plus complet et plus instructif que ceux qui ont paru. Nous sommes heureux de pouvoir répondre à cette nécessité.

Nous offrons aux Maçons studieux un TUILEUR GÉNÉRAL DE LA FRANCMAÇONNERIE OU LE MANUEL DE L'INITIÉ, compre-

[p. 2]

nant la nomenclature de plus de 1,100 grades, relatifs à des rites pour la plupart inusités, mais curieux à connaître.

Ces grades appartiennent à 75 Maçonneries qui ont produit 48 Rites, 54 Ordres maçonniques dont 24 sont Androgynes et 6 Académies ; le tout y est dénommé, et chaque Rite important a son histoire ou l'indication de son origine et de son but. Cette partie de l'ouvrage est, à elle seule, d'une grande importance pour tout lecteur qui cherche à se rendre compte de l'existence des choses et à les classer dans sa mémoire. Les anciens Tuileurs ne peuvent pas entrer en comparaison avec ce nouveau Manuel de l'Initié.

Annoncer un tel ouvrage, c'est nous dispenser d'en faire l'éloge. Il nous suffit d'ajouter qu'il a pour auteur le Frère RAGON, ancien vénérable fondateur des 3 ateliers des TRINOSOPHES, à Paris, auteur du Cours interprétatif des Initiations anciennes et modernes (ouvrage épuisé, dont la 3e édition, bien augmentée, paraîtra vers la fin de l'année), auteur de l'Orthodoxie maçonnique, de la Maçonnerie occulte, des nouveaux Rituels 1860-1861, et d'autres publications maçonniques et philosophiques.

Paris, Juillet 1861.

[p. 3]

Avant-propos

[p. 3]

Un bon Tuileur est un guide indispensable, non-seulement aux Maçons pour qui c'est un memento fort utile ; mais encore aux autorités maçonniques, malgré le dédain qu'elles en font, pour rectifier les mots barbares altérés dans les rituels officiels par une tradition ignorante, et pour leur donner la signification propre. Cette vérité, généralement reconnue, est la justification de l'apparition de ce Tuileur général, demandé depuis longtemps.

Le F∴ Willaume disait, en 1820, dans l'avant-propos de son Tuileur :

« Nous n'irons pas au-devant du reproche que l'on » voudrait nous faire, de découvrir les secrets de l'Ordre, » et de donner aux profanes le moyen de pénétrer dans

[p. 4]

» les Loges; tout est dit à cet égard, la révélation est » faite depuis longtemps, et il n'y a plus de secret dans » la Maçonnerie.

» D'ailleurs, nous pourrions répondre que les connaissances que nous donnons ici ne peuvent être d'aucun » secours à ceux qui n'ont pas été réellement initiés, lorsque les officiers des loges voudront faire leur devoir ; » ainsi donc, cette publication est sans aucun des dangers » qui l'eussent accompagnée dans les temps où la Maçonnerie était persécutée et ne se pratiquait que furtivement. Aujourd'hui que les lumières de la saine philosophie ont pénétré dans toutes les classes de la société, » que l'on peut avouer qu'on est Maçon, on ne voudrait » pas s'exposer à recevoir un affront à la porte d'une » loge, en essayant de s'y introduire sans titres, à l'aide » de quelques signes et de quelques mots qu'on aurait » puisés dans un Tuileur, tandis que la curiosité pourrait » être satisfaite légitimement et à peu de frais.

» Nous pensons, au surplus, que la Maçonnerie elle-même ne peut que gagner à cette espèce d'infidélité, » si toutefois c'en est une; car elle est justifiée, par là, » de toutes les imputations odieuses ou puériles qui ont » servi de prétexte aux persécutions qu'elle a essuyées à » diverses époques. »

Les progrès faits par l'esprit humain depuis 1820, pouvaient nous dispenser de reproduire ces paroles.

Ce volume présente :

1° Les Tuileurs des rites français et écossais anc∴ et acc∴;

2° Le Tuileur du rite d'adoption, Maçonnerie des dames;

[p. 5]

3° Le Tuileur des 90 degrés du rite de Misraïsm;

4° La nomenclature des différentes maçonneries;

5° La nomenclature de plus de 1,100 grades; nous en possédons la moitié avec les Tuileurs dont la reproduction serait par trop fastidieuse;

6° Enfin, le rituel du rite d'York, qui nous est demandé, ainsi que celui de la Maçonnerie forestière.

[p. 7]

Grade d'Apprenti — rite français et rite écossais

[p. 7]

Tenture bleue et blanche, à moins qu'elle représente quelque ordre d'architecture ou qu'elle soit décorée de peintures analogues aux sciences, aux arts, à l'agriculture, et même à la guerre, emblème des mauvais penchants à combattre. Mais, autant qu'il sera possible, le plafond doit être un ciel parsemé d'étoiles. Dans le rite écossais, la tenture est rouge.

Trois lumières : une à l'orient, vers le sud; deux à l'occident, des côtés nord et sud.

A l'Occ∴ sont deux colonnes creuses de bronze, d'ordre corinthien. Sur chaque chapiteau sont trois grenades entr'ouvertes. Sur le fût de la colonne, à droite en entrant, est la lettre B∴, et sur celui de l'autre colonne la lettre J∴, qui doit toujours être éclairée pendant la tenue des travaux au 1er grade.

Dans le rite écossais, la col∴ B∴ est à la gauche, et la col∴ J∴ à la droite. Plus loin, nous dirons pourquoi.

[p. 8]

Pavé mosaïque sur lequel est tracé, au milieu du temple, un peu plus vers l'or∴, le Tableau de la Loge.

Ce tableau doit représenter :

1° Les sept degrés du temple et le pavé mosaïque ;

2° Les deux colonnes mystérieuses avec leur monogramme J∴ et B∴; entre elles, à la hauteur des chapitaux, est un compas ouvert, les pointes en haut;

3° A gauche de la col∴ J∴, la pierre brute; à droite de l'autre col∴, la pierre cubique à pointe; et, entre le fût de ces 2 col∴, la porte du temple;

4° Au-dessus du chapiteau de la col∴ J∴, la perpendiculaire, et au-dessus de la col∴ B∴, le niveau ;

5° Au milieu de la partie supérieure du tableau, est une équerre ; à droite, le soleil; à gauche, la lune, et, au bas du tableau, la planche à tracer ;

6° Le fond de la partie supérieure représente un ciel étoilé. Le tout est environné par la houppe dentelée ;

7° Enfin, sont trois fenêtres : la 1re à l'occ∴, la 2e à l'or∴, et la 3e au midi.

A l'or∴, est un dais d'étoffe bleue avec franges en or; au-dessous est un trône où s'assied le président; derrière est le delta sacré. Devant le trône est un autel ou table couverte d'un tapis bleu à franges d'or, sur lequel sont posés un maillet, un compas, l'épée flamboyante, le livre des statuts généraux et un chandelier à trois branches. Le trône et l'autel sont élevés sur une estrade de 3 marches. A l'or∴ est l'étendard de la Loge.

Pour le rite écossais, le dais et le tapis de l'autel sont d'étoffes rouges à franges d'or; il y a, de plus, sur l'autel, une Bible. Un peu en avant est une petite table triangulaire nommée l'autel des serments.

A la gauche du trône, au bas de l'estrade, est le bureau de l'orat∴, sur lequel sont les statuts généraux et les règlements de l'atel∴; à côté est le bureau du trésorier. Vis-à-vis sont la table du secret∴ et le bureau de l'hospitalier.

A l'occident, près la col∴ B∴, est un fauteuil pour le 1er surveill∴. Près la col∴ J∴ est un fauteuil pour le 2e surv∴; cha-

[p. 9]

cun de ces officiers a devant lui une table sur laquelle est un maillet.

Dans le rite écossais, c'est à l'ouest, en avant de la col∴ J∴, que se placent le fauteuil et la table du 1er surv∴; au sud, en remontant vers l'est, sont ceux du 2e surv∴.

DÉCORS DES OFFICIERS : Ils portent en sautoir le cordon bleu moiré, au bas duquel est attaché le bijou¹.

Bijoux.

Celui du Vén∴ est une équerre;

Celui du 1er surv∴ un niveau ;

Celui du 2e surv∴ une perpendiculaire;

Celui de l'orat∴ un livre ouvert;

Celui du secret∴ 2 plumes en sautoir ;

Celui du maître des cérémonies, un glaive.

Tous les FF∴ sont armés de glaives.

En loge, les lumières sont nommées étoiles, et les épées glaives.

Les banquettes, sur les côtés où se placent les FF∴, sont dites des colonnes; il y a deux banquettes circulaires à l'or∴, pour recevoir les visiteurs haut gradés et les Maç∴ de distinction.

On n'écrit point en loge, on trace une planche ; le papier est la planche à tracer, et la plume est un crayon.

On date de l'an de la L∴ ou Lum∴, ajoutant 4,000 au millésime, et commençant par mars, 1er mois.

Le temple se nomme LOGE ou ATELIER. Une réunion de Maçons prend le même nom. Ce qui s'y fait se nomme TRAVAUX.

Une Loge se compose d'officiers dont voici le tableau :

1 Il y a des loges où des officiers et même le Vénérable croient que, munis de leur sautoir, ils peuvent se dispenser de porter le tablier de leur grade. C'est une erreur et une faute : le tablier, symbole du travail, est plus nécessaire que le cordon; il est le véritable habillement maçonnique, le cordon n'en est que le décor. Dans les séances, pour certains hauts grades, on ne porte point de tablier, parce que le travail est censé fini; mais dans les tenues symboliques, où le travail maçonnique commence, le tablier est indispensable.

[p. 10]

TABLEAU DES OFFICIERS D'UNE LOGE SUIVANT LE RITE.

Français. — Écossais.

Un Vénérable, président ; — Un Vénérable ;

Deux Surveillants (1er et 2e); — Deux Surveillants ;

Un Orateur et adjoint; — Un Orateur ;

Un Secrétaire ; — Un Secrétaire ;

Un Trésorier ; — Un Trésorier ;

Un Garde des sceaux, timbres et archives ; — Un Garde des sceaux ;

Un Hospitalier ou F∴ éléémosinaire ; — Un Aumônier ou hospitalier ;

Un Maître des cérémonies et adjoint; — Un Maître des cérémonies ;

Trois Experts, dont un remplit les fonctions de F∴ tuileur ; — Deux Experts ;

Un F∴ député au G∴-O∴ de France ; — Deux Diacres ;

Un Maître ou ordonnateur des banquets ; — Un Maître des banquets ;

Un Architecte du temple ; — Un Architecte du temple ;

Un F∴ porte-étendard ; — Un Porte-étendard ;

Un F∴ terrible ou F∴ couvreur ; — Un Porte-épée ;

Un F∴ servant. — Un Garde du temple ;

— Un F∴ servant.

NOTA. Le Secrét∴ a quelquefois un F∴ adjoint, comme l'Orat∴ et le Me des Cérém∴, qui peuvent en avoir plusieurs, selon l'importance de l'At∴. Quoique les 3 experts du rite franç∴, dont le nombre peut être plus élevé, ne figurent ici qu'en 9e ligne, ils n'en sont pas moins, de droit, appelés les premiers à remplacer les Surv∴ et même le Vén∴ après ceux-ci, en cas d'absence de ces Offic∴, pour surveiller ou présider les travaux en Loge.

[p. 11]

TUILEUR DE L'APPRENTI.

Rite français. — Rite écossais.

Ordre.

Étant debout, porter, à plat, la main droite sous la gorge, les 4 doigts serrés et le pouce écarté, en forme d'équerre, le bras gauche pendant¹. — Comme au rite français.

Signe.

Se mettre à l'ordre, retirer la main horizontalement et la laisser tomber perpendiculairement. Ce signe se nomme guttural. — Idem.

Attouchement.

Prendre les 4 doigts de la main du F∴ qui demande l'attouchement, poser le pouce sur le nœud qui unit l'index au métacarpe, et frapper, par un mouvement invisible, les 3 coups d'Apprenti. — Prendre les 4 doigts de la main du F∴ dont on veut se faire connaître, et appuyer l'ongle du pouce sur la 1re phalange de l'index, c'est la demande du mot sacré qu'en réponse on épèle.

Marche.

Étant à l'ordre, le corps légèrement effacé, porter en avant le pied droit, approcher en travers le pied gauche, talon contre talon, pour former l'équerre; répéter ce pas 3 fois et faire le signe en guise de salut. — La même, excepté que l'on part du pied gauche.

1 Cette pose est fort ancienne; elle appartient à l'initiation qui l'a reproduite sur divers monuments de l'antiquité. On peut, sans invraisemblance, l'attribuer, avec les bases morales de l'initiation et les épreuves du 1er grade, aux disciples de Zoroastre qui auront complété ce signe pour se reconnaitre en saluant.

La même pose est attribuée, par Macrobe, à Vénus, en pleurs, après la mort d'Adonis.

Philon d'Alexandrie, dans les détails qu'il donne sur les Esséniens de l'Égypte ou Thérapeutes, décrit la pose, et c'est la même, qu'ils obervaient dans leurs assemblées, lorsqu'ils écoutaient les instructions de leurs chefs.

[p. 12]

Mot de passe.

Tub... (Il se dit en entier¹.) — Il n'y en a pas².

Mot sacré.

J... (Il s'épèle³.) — B∴.... (Il s'épèle⁴.)

Mot de semestre.

Ce mot essentiel se donne avec précaution. Lui

1 Nous avons vu ci-dessus combien la Maçonnerie vénère le nombre trois et le delta, parce que ce triangle sacré, symbole de la divinité et de la nature, représente les 3 règnes, dont le Maçon doit faire son étude. Le 1er règne (le minéral) appartient à ce grade; on a donc cru devoir choisir, pour mot de passe, le nom de celui qu'on a supposé être l'inventeur de l'art de travailler les métaux, et encore parce que ce nom, qui signifie possessio orbis, veut dire que l'influence maçonnique exerce son empire sur tous les peuples du globe. A cause de sa double signification, ce mot, ingénieusement trouvé, est devenu partie intégrante du dogme, et nul n'a le droit de le rejeter. Les nouveaux rituels officiels, élaborés en 1858, l'ont, à tort, supprimé, sans doute à l'imitation fâcheuse du rite écossais où brille souvent l'illogisme; mais ou sentira la nécessité de le réintégrer.

2 L'app∴ écossais n'a pas de mot de passe, par ce futile motif qu'en Égypte, l'initié au 1er degré restait 3 ans sans communiquer avec le monde profane, et, en cas de sortie, il ne pouvait plus rentrer. — Au contraire, l'initié au 2e degré possédait un mot de passe, parce qu'il avait, dans certains jours de la semaine, la liberté de sortir.

Mais ce temps n'est plus, et nos adeptes ou apprentis, vivant dans le monde, visitant les loges et n'assistant aux myst∴ maçonn∴ que certains jours de chaque mois, doivent avoir un mot de passe que le rite français a bien fait de leur donner. N'ayons pas l'étrange manie d'imiter les anciens dans ce qui ne peut pas ni ne doit pas nous être appliqué.

3 Quoiqu'on doive écrire ce mot avec ch, qu'on prononce k, cette dernière lettre a prévalu, sans doute pour éviter toute ambiguité dans la prononciation. C'était une des 2 col∴ du temple de Salomon. (Paralip. II, c. III, v. 17, Rois, l. III, c. VII, v. 11.)

Jachin est aussi le nom du 3e fils de Siméon, fils de Jacob. Il fut père des Jachinites (Jakinites) qui formèrent la 21e des 24 familles sacerdotales des Juifs. (Genèse, c. XLVI, v. 10. Nomb., c. XXVI, v. 12.)

4 En hébreu, Bogaz (en force). Les Anglais prononcent avec raison, Boaz, mais la prononciation Booz, conforme à la traduction latine, a prévalu.

B∴ est le nom de la 2e col∴ du temple de Jérusalem. (Paralip., l. II, c. III, v. 17. Rois, l. III, c. VII, v. 21.)

C'est aussi le nom de l'époux de Ruth, il était fils de Salomon et trisaïeul de Salomon. (Ruth. c. IV.)

INTERVERSION ÉCOSSAISE. Voici le motif bien puéril qui a porté les Maçons écossais à donner à leurs apprentis B..... Ils s'attachèrent au nombre des lettres plutôt qu'au sens et à la valeur des 2 mots, et, de cette façon, jetèrent de la discordance dans le système symbolique. C'est cette même inconséquence qui fit intervertir la place des col∴, J∴ et B∴ dont le sens perd son application. Peut-être qu'en apercevant cette bévue, ils la réformeront.

[p. 13]

seul assure la régularité et l'activité. Avec ce mot, les tuileurs imprimés ne sont plus à craindre.

Âge.

Trois ans. Dans le cours de la réception, le récipiendaire fait 3 voyages. — Idem.

Batterie.

Trois coups, deux précipités et un lent. — Trois coups égaux.

Habillement.

Gants blancs, un tablier de peau blanche, dont la bavette est relevée. — Idem.

Temps du travail.

De midi à minuit. — Idem.

Salaire.

Les Apprentis travaillent auprès de la col∴ J∴ et y reçoivent leur salaire. — Idem, à la col∴ B∴.

Le BLEU est la couleur caractéristique du grade. Voilà pourquoi le symbolisme se nomme la maçonnerie bleue. — Le ROUGE est la couleur de l'écossisme, à cause du nek∴-nek∴ de ses élus.

Le récipiendaire est dépouillé de tous métaux, usage qu'observait également en Égypte l'hiérophante, pour sacrifier au soleil.

Le récipiendaire a, de plus, le bras, l'épaule et le sein gauche découverts, le genou droit nu et le soulier gauche en pantouffle.

CANDIDAT, NÉOPHYTE. Dans plusieurs tuileurs et même dans quelques Loges, on emploie indistinctement le mot candidat ou néophyte, pour désigner le récipiendaire; c'est une erreur, en voici la distinction : le candidat (du latin candidatus, prétendant à..., vêtu de blanc), est celui qui est proposé pour l'initiation. Dès que la Loge a consenti à l'admettre, il cesse d'être candidat, il est postulant (qui demande, recherche une chose avec instance). Admis aux épreuves, il est récipiendaire (celui qui se présente pour être reçu); c'est le mot propre; mais sa longueur de six syllabes, quand il doit être plusieurs fois prononcé, est cause qu'on le remplace par un trisyllabe; ne pourrait-on pas lui donner, pour variante, le mot aspirant (qui aspire à entrer, à être reçu dans un corps)? Une fois reçu et proclamé, le récipiendaire ou l'aspirant devient néophyte (nouveau-né à la maçonnerie), et cette dénomination ne peut être confondue avec aucune de celles qui précèdent.

[p. 14]

QUESTIONS D'ORDRE EN ENTRANT DANS LE TEMPLE.

Rite français.

D. Êtes-vous Maçon?

R. Mes F∴ me reconnaissent pour tel.

D. Qu'est-ce qu'un Maçon?

R. C'est un homme libre et de bonnes mœurs, également ami du pauvre et du riche, s'ils sont vertueux.

D. Que venez-vous faire en loge?

R. Apprendre à vaincre mes passions, à soumettre mes volontés et à faire de nouveaux progrès dans la morale.

D. A quoi connaîtrais-je que vous êtes Maçon?

R. A mes signes, paroles et attouchement.

D. Quel âge avez-vous?

R. Trois ans.

Rite écossais.

D. Êtes-vous Maçon?

R. Mes FF∴ et compagnons me reconnaissent pour tel.

D. Quel homme peut aspirer à devenir Maçon?

R. Celui qui est né libre et de bonnes mœurs.

D. Quelles sont les dispositions nécessaires pour être reçu?

R. La première est la pureté du cœur.

D. Quelle est la seconde?

R. Une soumission absolue aux formalités prescrites pour la réception.

D. Quel âge avez-vous?

R. Trois ans.

NOTA. En maçonnerie, demander à un F∴ son âge, c'est s'informer quel est son grade.

[p. 15]

DES BANQUETS ET DES USAGES DE TABLE.

Les banquets se tiennent presque toujours au grade d'apprenti, afin que tous les Maçons puissent y être admis.

Il ne doit y avoir qu'une seule table, disposée en fer-à-cheval; les frères se placent en dehors, excepté le Maître des cérémonies et les Diacres, dans le rite écossais, qui se placent dans l'intérieur du fer-à-cheval, en face du Vénérable. Cependant, quand les frères sont nombreux et que le local l'exige, l'intérieur se trouve rempli.

Les officiers occupent à table les mêmes places qu'en Loge. Le Vénérable occupe le milieu extérieur de la table; aux deux extrémités sont les premier et second Surveillants.

Les travaux sont, comme en Loge, réglés et conduits par le Vénérable, qui fait passer ses ordres aux Surveillants par le Maître des cérémonies ou les Diacres. C'est lui qui commande et ordonne les santés, excepté la sienne, qui est ordonnée, avec sa permission, par le premier Surveillant. Le Vénérable délègue quelquefois, par honneur, le commandement des armes, dans les santés, à quelques-uns des officiers ou des frères.

Tout ce qui est posé sur la table, doit être rangé sur des lignes parallèles. On porte quelquefois cette attention jusqu'à placer des cordons de couleur pour mieux observer les alignements. La première ligne, en partant de l'intérieur, est pour les plats; la deuxième est pour les bouteilles et carafes; la troisième est celle des verres, et la quatrième, celle des assiettes.

Les ustensiles de table ont des noms mystiques, dont voici la nomenclature :

La table se nomme Plateforme.

La nappe, Voile.

La serviette, Drapeau.

Le plat, Plateau.

L'assiette, Tuile.

La cuillère, Truelle.

La fourchette, Pioche.

[p. 16]

Le couteau, Glaive.

La bouteille ou carafe, Barrique.

Le verre, Canon.

Les lumières, Etoiles.

Les mouchettes, Pinces.

Les chaises, Stalles.

Les mets en général, Matériaux.

Le pain, Pierre brute.

Le vin, Poudre forte, rouge ou blanche.

L'eau, Poudre faible.

Le cidre ou la bière, Poudre jaune.

Les liqueurs, Poudre fulminante.

Le sel, Sable.

Le poivre, Ciment ou sable jaune.

Manger, c'est Mastiquer.

Boire, c'est Tirer une canonnée.

Découper, c'est Dégrossir.

Il y a sept santés d'obligation :

1° La santé du Souverain ou chef de l'État;

2° Celle du Grand-Maître ou de la puissance suprême de l'Ordre;

3° Celle du Vénérable de la Loge;

4° Celle des deux Surveillants;

5° Celle des visiteurs, lorsqu'il y en a;

6° Celle des officiers de la Loge : on y joint celle des nouveaux initiés ou affiliés, lorsqu'il y en a;

7° Enfin, celle de TOUS LES MAÇONS répandus sur la surface du globe.

On intercalle, entre la sixième et la septième santé, toutes celles que l'on juge à propos d'ajouter.

Les trois premières santés, ainsi que la dernière, se tirent debout; à celle-ci, les frères servants sont appelés pour former, avec tous les frères, la chaîne d'union.

Observation.

On a, depuis peu de temps, réduit à CINQ les sept santés d'obligation. Les Maçons qui ont conseillé cette réforme ne savaient sans doute pas qu'ils touchaient à l'une des bases de la maçonnerie qui ne présente rien de futile à ses adeptes. Mutiler ainsi les choses, c'est prouver son ignorance et se séparer des FF∴ qui savent, et surtout des Maçons étrangers, qui ne comprennent rien à ces mutilations.

Les sept santés maçonniques se rapportent aux 7 libations que fai-

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saient nos ancêtres, les initiés perses, égyptiens et grecs, en l'honneur des 7 planètes dont les jours de la semaine portent les noms.

La 1re libation était offerte au Soleil, roi de l'univers, à qui la nature doit sa fécondité; elle est, chez tous les peuples, consacrée au Souverain.

La 2e était offerte à la Lune, à cet astre qui, selon les anciens, éclairait les mystères les plus secrets. Les Maçons l'ont consacrée à la puissance suprême de l'Ordre qui, pour eux, est, après le souverain, le suprême régulateur.

La 3e était consacrée à Mars, à Ares, divinité qui présidait également aux conseils et aux combats. Les Maçons en ont fait la santé du Vénérable.

La 4e était celle de Mercure, à qui les Égyptiens ont donné le nom d'Anubis, le dieu qui surveille; elle est devenue la santé des Surveillants.

La 5e était offerte à Jupiter, nommé aussi Xenius, le dieu de l'hospitalité; elle est consacrée aux visiteurs et aux ateliers affiliés, c'est-à-dire à nos hôtes maçons.

La 6e était celle de Vénus, la déesse de la génération. Cette divinité, symbole de la nature, fait dit Lucrèce, le charme des hommes et des dieux; elle est devenue la santé des officiers, celle des membres de la Loge, celle surtout des nouveaux initiés, dont l'étude de la nature doit être désormais une des principales occupations.

Enfin, la 7e libation était offerte à Saturne, à ce dieu des périodes et des temps, dont l'immense orbite semble embrasser la totalité du monde. Elle a été choisie pour la santé de tous les Maçons qui couvrent la surface de la terre, en quelque situation que le sort les ait placés. Pour figurer l'orbite de cette planète, ce n'est plus en demi-cercle que se porte cette santé, le cercle entier se rétablit, et, de même que dans les fêtes de Saturne, où les esclaves partageaient les plaisirs de leurs maîtres et s'asseyaient à leur table, de même aussi, chez les Maçons, les servants viennent se mêler aux travaux des frères, et participer à cette santé générale, où chacun semble former un anneau de cette chaîne immense qui embrasse l'univers. Tableau touchant que la Maçonnerie offre seule à ses adeptes.

Les FÊTES SOLSTICIALES doivent être mises au rang des solennités les plus antiques. Elles furent, de tous temps, chez les initiés et les philosophes, consacrées à l'ESPÉRANCE (solstice d'hiver), et à la RECONNAISSANCE (solstice d'été).

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Faute punie.

En Loge de table, si un Frère commet une faute, il est condamné, par le Vénérable, à tirer une canonnée de poudre faible (à boire un verre d'eau), et l'instrument du supplice lui est présenté, entre les 2 colonnes, par le Maître des cérémonies.

Cet usage semble remonter à la plus haute antiquité : « La fable nous » apprend, dit Bailly, que dans la légion céleste, on suivait le même » régime. Les dieux qui se parjuraient, après avoir juré par le Styx, » étaient condamnés à boire une coupe de cette eau empoisonnée. Cette » coupe était présentée par Isis. » (Essai sur les fables, t. I, p. 197.)

MANIÈRE DE TIRER LES SANTÉS.

1° Le Vénérable ordonne de charger les canons et de tout aligner.

2° Il prévient que l'on tirera la santé debout ou assis.

3° Quand tout est disposé, un coup de maillet fait lever tous les frères; ils mettent le drapeau sur le bras gauche et se tiennent à l'ordre.

4° Le Vénérable annonce la santé que l'on va tirer, et s'il ne commande pas lui-même les mouvements, il désigne le frère qui en sera chargé.

5° Il commande l'exercice comme il suit :

La main droite au glaive!

Haut le glaive!

Salut du glaive!

Passons le glaive à la main gauche!

La main droite aux armes!

Haut les armes!

En joue!

Feu! (On boit en trois temps, celui-ci est le premier.)

Bon feu! (Second temps.)

Le plus fin de tous les feux! (Troisième temps.)

L'arme au repos!

En avant les armes!

Signalons nos armes!

Un, deux, trois! (Trois fois.)

A ces mots, tous les frères décrivent, par trois fois, avec le verre, un triangle, dont la base est sur la poitrine et le sommet en avant.

Un, deux, trois! (En entendant ces nombres, on descend graduellement le verre, et au mot TROIS! on le pose sur la table avec ensemble, et de manière à ne produire qu'un seul coup.)

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Le glaive à la main droite!

Haut le glaive!

Salut du glaive!

Le glaive au repos! (Le poser sur la table simultanément, afin de ne produire qu'un seul bruit.)

Ensuite on fait, avec les mains, la batterie d'acclamation.

Lorsqu'il y a lieu, le Maître des cérémonies, faisant les fonctions d'ambassadeur, répond à la santé.

Le Vénérable suspend ensuite les travaux de table, et l'on reprend les occupations du banquet.

Il est d'usage de mettre l'atelier en récréation pendant l'intervalle des santés, et de laisser aux frères la liberté de parler; mais au premier coup de maillet, tous doivent faire le plus grand silence, se mettre à l'ordre de table, et prêter attention à ce qui va être dit ou ordonné.

Ordre de table.

Ayant la main droite à l'ordre d'apprenti, poser la gauche à plat sur la table, les doigts réunis, le pouce écarté longeant le bord de la table pour former l'équerre.

CANTIQUE DE CLOTURE¹.

Frères et compagnons

De la Maçonnerie,

Sans chagrin, jouissons

Des plaisirs de la vie.

En chœur, après que le Vénérable a chanté.

Munis d'un rouge bord,

Que, par trois fois, le signal de nos verres,

Soit une preuve que, d'accord,

Nous buvons à nos frères.

En chœur, après le Vénérable.

Joignons-nous main en main,

Tenons-nous ferme ensemble :

Rendons grâce au destin

Du nœud qui nous assemble ;

Et soyons assurés

Qu'il ne se boit sur les deux hémisphères,

Point de plus illustres santés

Que celles de nos frères.

Trois fois.

1 Ce cantique, qui a 6 couplets dont on ne chante que le 1er et le dernier (a), est intitulé : CHANSON D'UNION, traduite de l'anglais par le F∴ Lansa. Elle figure en tête de la LYRE MAÇONNIQUE, au Recueil de chansons des francmaçons, par les FF∴ Devignoles et Dubois, vol. in-12 de 516 pages, La Haye, 1775. La 1re édit. a paru en 1766.

(a) Le cantique entier se trouve dans notre Rituel de l'Apprenti, p. 34.

[p. 20]

Le cantique fini, le Vénérable; après avoir commandé les armes, donne à ses voisins de droite et de gauche le baiser fraternel et un mot d'ordre, qui circulent sur les colonnes et lui sont rapportés de l'occident par le Maître des cérémonies. La clôture s'achève ensuite dans les termes usités.

[p. 21]

Grade de Compagnon

[p. 21]

Rite français. — Rite écossais.

La Tenture comme au 1er grade. — Idem. Sur le pavé mosaïque est le tracé de la Loge.

Une Sphère, symbole de l'étude, remplace, sur les col∴, les pommes de grenade.

Cinq lumières au lieu de trois. — Idem.

L'Étoile flamboyante brille d'un vif éclat. — Idem.

L'apprenti devient compagnon, en passant de la col∴ J∴ à la col∴ B∴, c'est-à-dire de l'obéissance au commandement ou de la perpendiculaire au niveau (bijoux des Surveillants). — Idem., en passant de la col∴ B∴ à la col∴ J∴.

La col∴ B∴ est éclairée. — La col∴ J∴ est éclairée.

Les Comp∴ reçoivent leur salaire près la col∴ B∴. — Idem., près la col∴ J∴.

Les titres des officiers sont ceux du 1er degré. — Idem.

Le jaune est la couleur caractéristique du grade dans les peintures hiéroglyphiques.

[p. 22]

TUILEUR.

Ordre.

Porter sur le cœur la main droite à demi-ouverte, les doigts serrés, le pouce levé pour former l'équerre. — 1° Le même; 2° élever, à la hauteur de la tête, la main gauche ouverte, la paume en avant, le pouce rapproché du corps.

SIGNE dit pectoral. Se mettre à l'ordre, retirer horizontalement la main qu'on laisse aussitôt tomber perpendiculairement. — Le même, puis abaisser la main gauche le long du corps.

Attouchement.

Prendre la main droite, frapper légèrement avec le pouce : 1° sur la 1re phalange de l'index, 3 coups en apprenti; 2° et sur la 1re phalange du médius, 2 coups égaux¹ — Prendre la main droite, poser le pouce entre la 1re phalange du doigt annulaire et du médius; donner le mot de passe. L'autre F∴ passe le pouce sur la 1re phalange du doigt médius; il la presse légèrement avec l'ongle; c'est la demande du mot sacré.

Marche.

Étant à l'ordre, faire les 3 pas d'app∴, puis un pareil pas à droite et un pas à gauche du pied gauche. — Les 3 pas d'app∴ et 2 obliques; l'un à droite du pied droit et assembler, l'autre à gauche du pied gauche et assembler.

Batterie.

Les 3 coups d'app∴ et 2 lents : ○ ○ ○ ○ ○! — Cinq coups égaux : ○ ○ ○ ○ ○!

Décor.

Gants blancs, tablier de peau blanche, la bavette rabattue. — Le même.

Temps du travail.

De midi à minuit. — Le même.

Âge.

Cinq ans. — Le même.

Mot de passe.

Schibb∴ (Spica, l'épi.) Il se dit en entier. On le paraphrase par nombreux comme des — Le même, a la même signification, mais ne désigne rien.

1 Les batteries, dans cet attouchement, ont donné l'idée d'un alphabet tactile que chacun peut composer, pour s'entretenir avec un personne devenue sourde et aveugle.

[p. 23]

épis de blé. Il désigne le 2e règne (le végétal) que doit étudier le compagnon.

On sait que Schibb∴ servit de mot du guet aux habitants de Galaad, dans la guerre qu'ils eurent à soutenir, sous Jepté, contre les Éphraïmites qui, ne pouvant pas prononcer le Schin hébreu, étaient massacrés et précipités dans le fleuve (il y en eut, dit-on, 40,000).

Mot sacré.

B∴... (Il s'épèle), v. le grade d'app∴, rite écossais. Les Maçons français paraphrasent ce mot, qui signifie force, par persévérance dans le bien, et le mot sacré d'app∴ J∴, qui signifie stabilité, sagesse, par ma force est en Dieu. C'EST LE CONTRAIRE QUI APPROCHE DE LA VÉRITÉ. — J∴... (Il se donne par syllabe). Nous avons fait connaître au grade d'app∴, p. 62, note 1, le motif futile qui a fait intervertir, par les Maçons écossais, l'ordre de ces 2 mots sacrés, contrairement à leur signification, et attribuer la col∴ B∴, force, au soleil du printemps (primum tempus) et la col∴ J∴, sagesse, au soleil d'été!!!

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous compagnon ? — D. Êtes-vous compagnon ?

R. Oui, je le suis. — R. Je le suis, examinez-moi, éprouvez-moi.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir compagnon ? — D. Où avez-vous été reçu compagnon ?

R. Pour connaître la lettre G, 5e consonne de l'alphabet. — R. Dans une Loge de compagnon régulière.

D. Que signifie-t-elle ? — D. En entrant, que vous dit-on ?

R. Géométrie, génération. Elle est, dans les langues du nord l'initiale du nom du G∴-A∴ de l'U∴ — R. Qui est là ?

D. Comment avez-vous été reçu — D. Que répondîtes-vous ?

[p. 24]

R. En passant de la col∴ J∴ à la col∴ B∴, et en montant les 5 degrés du temple. — R. Un apprenti qui a fait son temps et demande à être reçu compagnon.

D. Où les comp∴ reçoivent-ils leur salaire ?

R. A la col∴ D∴.

D. Quel âge avez-vous ? — D. Quel âge avez-vous ?

R. Cinq ans. — R. Cinq ans.

[p. 25]

Grade de Maître

[p. 25]

Rite français. — Rite écossais.

Tenture noire, parsemée de larmes blanches, de têtes de mort et d'os en sautoir, groupés par 3, 5 et 7. — Même décoration.

Sur chaque col∴ est une urne funéraire, d'où sort une branche d'acacia, symbole d'immortalité. — Idem.

Neuf lumières, groupées par 3; un groupe à l'O∴ et 2 à l'Occident. — Idem. Un groupe à l'Est, un au Sud et l'autre à l'Ouest.

Le Soleil est voilé, puisqu'on commémore sa mort apparente, sous le nom d'H∴. — Idem.

Sur le pavé, le tracé de la Loge. — Idem.

Au milieu du temple, un matelas couvert d'un drap mortuaire; dessus une branche d'acacia. En tête, est peint un compas, à l'autre bout, une équerre. — Même disposition.

Le compagnon devient Maître en passant de l'équerre au compas. — Idem.

Titres.

La Loge prend le nom de chambre du milieu. Le président — Les mêmes.

[p. 26]

se nomme Très-Respectable Maître; les surveillants Très-Vénérables, et les frères Vénérables Maîtres.

Une banquette de chaque côté de la représentation, pour former la chambre du milieu. — Idem.

Les Maîtres reçoivent leur salaire dans la chambre du milieu, où l'on parvient en montant un escalier en forme de vis, par 3, 5 et 7 (les 3 grades). (Rois, l. I, c. VI, v. 8.) — Idem.

Le noir est la couleur caractéristique du grade. — Idem.

TUILEUR.

Ordre.

Porter sur le cœur le pouce droit détaché, pour former l'équerre, des 4 doigts qui sont tendus horizontalement. — Le même.

Signe dit d'horreur.

Étant à l'ordre, porter à la hauteur du front la main droite, la paume en dehors; tendre le bras gauche, le poing fermé, comme s'il tenait une épée dont la pointe serait dirigée en avant vers la terre; effacer la tête du côté droit et porter le corps et le pied droit en arrière, le tout simultanément. — Étant à l'ordre, tirer la main horizontalement, comme si on se coupait la poitrine avec le pouce; lever les mains à la hauteur de la tête, les extrémités des doigts se touchant, et dire : Ah! Seigneur, mon Dieu! (Exclamation des Maîtres en découvrant le corps d'Hir∴.); puis laisser tomber les mains sur le tablier, pour marquer la surprise et l'étonnement.

Signe de détresse ou de secours.

Dans le cas où un Maître serait en quelque danger, il appelle ses FF∴ à son secours par le signe suivant : renverser sur la tête, ou à la hau- — Le même.

[p. 27]

teur du front, les deux mains dont les doigts sont entrelacés, et dire : A moi les enfants de la veuve !

Attouchement.

Se prendre mutuellement les 4 doigts de la main droite, la gauche appuyée sur l'épaule droite de l'adversaire, en mettant intérieurement pied droit contre pied droit, genou contre genou, poitrine contre poitrine; c'est ce qu'on appelle les 5 points de perfection. Dans cette position, chacun dit une syllabe du mot sacré et reçoit le baiser de paix¹. — Le même, ou 1° s'approcher réciproquement du pied droit par le côté intérieur; 2° se toucher le genou droit, s'approcher le haut du corps; 3° se poser réciproquement la main gauche sur l'épaule droite, pour se tenir plus étroitement et s'attirer l'un à l'autre; 4° se prendre mutuellement la main droite, en formant la griffe pour embrasser la paume. Ensuite, on prononce l'un et l'autre, alternativement, les 3 syllabes qui composent le mot sacré.

Quelquefois on se borne à se prendre la main droite comme il vient d'être dit (en griffe de Maître) et à se la renverser 3 fois, à commencer par le mouvement de droite.

Marche.

Étant à l'ordre, les pieds en équerre; lever la jambe droite en demi-cercle, comme pour franchir, en s'avançant, un obstacle long de 2 mètres, poser le pied à droite, en approchant le pied gauche derrière la jambe droite à la hauteur du mollet; faire, par-dessus l'obstacle, le même pas du pied gauche, puis le 3e pas du pied droit de manière à se trouver en tête de l'obstacle, les pieds posés à plat et en équerre. — Faire, comme si l'on avait à enjamber par-dessus un objet placé à terre, trois pas élevés en obliquant; le 1er à droite, partant du pied droit, assembler; le second pas à gauche, partant du pied gauche, assembler; le 3e à droite, partant du pied droit et assembler en équerre.

La marche, dans chaque grade, en indique l'esprit.

1 Voici l'interprétation qu'on en donne :

1er point : Jonction des pieds — Signifie : Voler au secours de ses frères;

2e » Inflexion des genoux — » Adorer le G∴ Arch∴ de l'U∴;

3e » Jonction des mains — » Assister ses FF∴ dans le besoin;

4e » Main sur l'épaule — » Sages conseils à ses frères;

5e » Baiser fraternel — » Image de la douce union des FF∴.

[p. 28]

Mot de passe.

Gibl¹... (Il se dit en entier.) — Tubalc²...

Mot sacré.

M.-Benac³. (Il se dit à l'oreille et par syllabe.) — Moabon⁴.

Gabaon est le nom d'un Maître⁵.

Batterie.

9 coups ou 3 fois la batterie d'app∴ ○ ○ ○, ○ ○ ○, ○ ○ ○⁶! — Neuf coups, par 3 fois : ○ ○ ○, ○ ○ ○, ○ ○ ○!

Acclamation.

Vivat, vivat, semper vivat! ou vivant, vivant, semper vivant!

Temps du travail.

De midi à minuit. — Le même.

DÉCORS.

Tablier.

De peau blanche, doublé et bordé de bleu, ayant une rosette bleue au milieu. — Tabier blanc, bordé et doublé de rouge; une poche au-dessous de la bavette; les Écossais se croyant issus des ouvriers constructeurs.

Cordon.

Bleu moiré, large de — Le cordon est le même, et se

1 Mieux ghiblim qui, en hébreu, signifie terme, fin et doit se prononcer guiblime. Les Ghibliens, que ce nom désigne, furent occupés par Salomon à la coupe des pierres pour la construction du temple.

2 V., dans le Rituel d'App∴, p. 62, ce mot, qui est ici très-déplacé.

3 Ecrivez et prononcez Mak-Benah, fils de la putréfaction, que l'on traduit par la chair quitte les os. Il symbolise le règne animal, 3e côté du triangle que le maitre doit connaître.

4 Son radical hébreu Moab ou Mohab signifie à patre, le fils de Loth, né de son inceste avec sa fille aînée. N'est-ce pas une bien étrange idée d'emprunter à une telle source le mot sacré d'un si beau grade?

5 Les Gabaonites furent les gardiens fidèles et les conservateurs de l'arche d'alliance qui leur avait été confiée, après avoir été successivement à Ghilgal, à Philo et à Nob, en attendant l'édification du temple (Paralip. l. II, c. I, v. 3.). De même aussi, le maitre doit veiller à la conservation de l'ordre et au maintien de sa discipline.

6 Les réformateurs du rit ancien, en 1786, auraient dû conserver la batterie primitive : ○ ○ ○, ○ ○ ○, ○ dont les 7 coups étaient en harmonie avec les nombres affectés à ce grade.

[p. 29]

porte 11 centimètres, terminé par une rosette blanche. Il se porte de l'épaule droite à la hanche gauche. — de même; seulement, il est terminé par une rosette rouge.

Bijou.

Une équerre et un compas entrelacés, suspendus au cordon par une faveur bleue. — Un triangle suspendu au cordon par une faveur rouge.

Habillement.

Gants blancs, habit noir et le chapeau sur la tête. Le chapeau se nomme encore triangle, quoiqu'il ne soit plus à 3 cornes, comme jadis. Autrefois, les Maîtres, pour une réception, portaient le crêpe au bras. — Le même.

NOTA. Le tablier et le cordon peuvent porter en broderie les attributs du grade; mais plus les ornements sont simples plus ils sont convenables.

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous Maître ? — D. Où avez-vous été, mon F∴ ?

R. Éprouvez-moi; l'acacia m'est connu. — R. A l'Ouest.

D. Où avez-vous été reçu ? — D. Où allez-vous ?

R. Dans la chambre du milieu. — R. A l'Est.

D. Comment y êtes-vous parvenu ? — D. Qu'allez-vous faire à l'Est ?

R. En montant un escalier par 3, 5 et 7¹. — R. Chercher une Loge de Maître.

D. Qu'avez-vous vu ? — D. Êtes-vous Maître ?

R. Horreur, deuil et tristesse. — R. Les Maîtres me reconnaissent pour tel.

D. Que vous est-il arrivé ? — D. Comment avez-vous été admis ?

1 C'est-à-dire par les 3 grades. Cet escalier rappelle celui de Mithra. Pour beaucoup d'interprétations que n'accepte point le laconisme d'un tuileur, il est nécessaire de recourir à nos trois Rituels des grades symboliques 1860, où se trouve l'explication de tous les symboles.

[p. 30]

R. J'ai été soupçonné d'un crime horrible. — R. Par cinq coups distincts.

D. Qui vous a rassuré ? — D. Comment y êtes-vous parvenu ?

R. Mon innocence. — R. Par le mot de passe.

D. Quel âge, avez-vous ? — D. Donnez-le moi ?

R. Sept ans et plus. — R. Tubalc...

[p. 31]

Élu — 1er Ordre chapitral, 4e grade du rite français

[p. 31]

Il y a trois appartements.

Le premier est la chambre de préparation. Il est décoré très-simplement et peint de couleurs obscures. Sur les panneaux de la muraille, on lit diverses maximes de morale. Une table de bois et une chaise grossièrement façonnées sont placées au milieu de la chambre. Sur la table est un chandelier de bois teint en noir portant une bougie jaune.

Le second appartement est la chambre obscure ou caverne. Cette chambre représente un désert aride. Dans un des angles est un réduit qui figure une caverne taillée dans le roc, où l'on est censé descendre par neuf marches rustiques. Il y a, dans la caverne, une lampe allumée posée sur une pierre avancée. A droite de la caverne, est une source d'eau qui coule le long des rochers. Près de la caverne, on voit un chien en quête. Dans le lointain, sont deux hommes qui fuient, étant poursuivis ; ils sont près d'être atteints par deux autres hommes armés ; ils se précipitent dans une fondrière.

La caverne est d'abord fermée par un transparent, que l'on fait disparaître au moment marqué dans le rituel de la réception.

Le troisième appartement est la Loge¹.

Tenture noire parsemée de larmes rouges. L'autel et les tables, placés

1 La dénomination de 3e appartement dérive des mystères d'Athènes, imités de ceux de Samothrace.

[p. 32]

devant les officiers, sont couverts d'une étoffe rouge, bordée en noir.

Les siéges sont en noir, galonnés en rouge.

Sur le devant de l'autel, est peint ou brodé en noir un poignard dont la lame est noire et le manche blanc entouré de neuf flammes, disposées en rayons divergents. Sur l'autel sont posés un compas, un poignard, un maillet, un cordon d'élu et le livre de la Sagesse.

Dans l'angle, à gauche de l'autel, est un rideau rouge qui cache les objets que l'on doit découvrir vers la fin de la réception.

Le pourtour de la Loge est éclairé par six grandes lumières appliquées au mur. Dans l'intérieur, sur le côté du midi, est un chandelier à neuf branches, celle du milieu plus élevée que les autres.

Sur le pavé est le tableau de la Loge.

Titres.

La Loge prend le titre de Conseil.

Le président se nomme Très-Sage; le premier surveillant Grand-Inspecteur; le second surveillant Sévère Inspecteur. Tous les autres membres sont nommés Élus secrets.

Le récipiendaire a le nom de Johaben.

Ordre.

Porter sur la hanche la main droite, le pouce levé, comme si l'on était au port de l'épée.

Signe.

Lever, à la hauteur de l'épaule, la main droite fermée, comme si elle était armée d'un poignard pour frapper. Le frère qui répond lève, à la hauteur de l'estomac, la main droite fermée, le pouce levé et la renverse.

Attouchement.

Présenter la main droite fermée, le pouce en l'air. La réponse est d'empoigner le pouce trois fois avec vitesse.

Marche.

3 pas d'Apprenti, 3 pas de Compagnon, 3 pas de Maître.

Mot de passe.

ABIBALC¹.

Mot sacré.

NEKAR, réponse NEKUM².

Batterie.

Neuf coups : 8 + 1 = ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○!

Temps du travail.

Du lever au coucher du soleil.

1 Ce mot insignifiant est une corruption de Abibalag ou Abibalah, nom supsupposé de l'un des meurtriers d'Hiram, et qui, en hébreu, signifie meurtrier du père, qui détruit le père.

2 Vrais mots : necham, (vengeance) réponse nechah. (On devrait dire hichah, il a frappé; ch se prononce k.) Voir le Catéchisme de l'Élu.

[p. 33]

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Étes-vous Elu secret?

R. Une caverne m'est connue, une lampe m'a éclairé, une source m'a désaltéré¹.

D. Qu'avez-vous fait en cette qualité?

R. J'ai été chargé d'une mission importante, dont j'ai reçu le prix. (On montre son cordon.)

D. Quel était votre projet ?

R. De punir le crime.

D. Quelle vengeance était permise aux Maçons ?

R. La juste punition des assassins d'Hiram.

D. Où le projet de vengeance s'est-il formé ?

R. En un conseil secret.

D. A quelle heure?

R. Dans l'obscurité de la nuit.

D. Quand êtes-vous parti?

R. Avant le jour.

D. Qui vous éclairait?

R. L'étoile du matin.

D. Que vous reste-t-il à faire?

R. Rien, puisque la vengeance est accomplie.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Neuf semaines sur sept ans, parce que 9 semaines s'écoulèrent avant la punition du délit. (Avant que la mort d'Hiram fut vengée.)

DÉCORS.

Tablier.

De peau blanche, doublée et bordée de noir. Sur la bavette est brodée une tête de mort avec un poignard et un tibia en sautoir.

1 L'initié grec répondait : « J'ai mangé du tambour, j'ai bu de la cymbale. » C'est-à-dire, j'ai mangé des fruits contenus dans le vase appelé tambour ; j'ai bu la liqueur mystique contenue dans le vase appelé cymbale.

[p. 34]

Cordon.

Noir, de 11 centimètres de largeur. La devise vincere aut mori, ou bien vaincre ou mourir s'y trouve brodée avec 3 têtes de mort. Il se porte de l'épaule gauche à la hanche droite¹.

Bijou.

Un poignard dont la poignée est blanche et la lame noire, suspendue au cordon par une faveur blanche.

BANQUET DES ÉLUS.

Les ustensiles de table ont le même nom que dans la maçonnerie symbolique, excepté que les verres sont nommés urnes, et les couteaux poignards.

COMMANDEMENTS POUR LES SANTÉS.

Drapeau tortillé au bras! (On s'entoure le bras gauche du drapeau, dont on retient les bouts dans la main.)

Main droite au poignard!

Poignard contre le cœur ! (On place le poignard en long sur le côté gauche, le pouce allongé sur la poignée.)

Poignard à la main gauche! (On fait passer le poignard dans la main gauche, la pointe tournée vers le bas.)

Main droite à l'urne!

Haut l'urne!

Vidons l'urne en trois temps!

En avant l'urne!

Plongeons le poignard dans l'urne! (On exécute par trois fois ce mouvement, en disant à chaque fois : NEKAM !)

L'urne sur le cœur!

Posons l'urne en trois temps : un, deux, trois !

Poignard à la main droite!

Haut le poignard !

1 Avant l'ouverture des travaux, le Très-Sage, placé devant l'autel, passe à chaque frère, en lui donnant l'accolade, le cordon d'Élu, qu'il porte sur son bras gauche.

[p. 35]

Poignard en avant! (On fait le mouvement de frapper avec le poignard.)

Poignard sur l'urne! (On place transversalement le poignard sur l'urne, comme on a dû le faire après avoir chargé l'urne pour la santé.)

A moi pour la batterie! (On fait la batterie du grade et l'on dit par trois fois : NAKAM¹!

1 Le rite écossais a les mêmes usages de table pour l'Élu des quinze, 10e degré.

[p. 36]

Écossais — 2e Ordre, 5e grade

[p. 36]

Il y a trois chambres ou appartements.

La première chambre est celle de préparation. Il n'y a point de décoration obligée.

La seconde chambre est la voûte secrète. La tenture en est rouge, ayant par le haut des festons cramoisis. Les tables et les siéges sont couverts en rouge. Les maillets sont garnis de velours rouges, avec franges en or.

A l'Orient, est un piédestal triangulaire en marbre rouge, enrichi d'ornements en or. On voit sur les faces tournées vers l'Occident, d'un côté, un soleil rayonnant, de l'autre côté, l'étoile flamboyante avec la lettre G au centre. Sur la troisième face, est un compas ouvert sur un quart de cercle. Entre les pointes du compas, sont les chiffres 3, 5, 7, 9. Sur ce piédestal est posée la pierre cubique à pointe.

Au midi, vers le milieu de la salle, est une table carrée, dont les moulures sont dorées ; sur cette table sont placés les 12 pains de proposition en deux piles, sur chacune desquelles est une cassolette où brûle de l'encens; entre elles est une auge et une truelle en or. L'auge contient une mixtion préparée selon l'ordre. Sur la même table, on place encore une coupe remplie de vin et un pain.

Au nord, vis-à-vis la table des pains de proposition, est un autel dit des sacrifices sur lequel est posée une hache.

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A l'Occident, est un grand vase ou cuve, remplie d'eau, représentant la mer d'airain ; des marches sont disposées pour pouvoir monter au bord ; au haut des marches est une banquette où l'on peut s'asseoir pour se laver les pieds dans la cuve.

Il y a vingt-sept lumières partagées en trois groupes, disposés, savoir : à l'Orient, du côté du midi, un groupe de neuf lumières formant le triangle ; à l'Occident, près du 1er surveillant, un second groupe formant le cercle par huit lumières et la neuvième au milieu; et près du 2e surveillant, le troisième groupe par six et trois, sur deux lignes.

Dans le commencement de la réception, l'éclat de ces lumières est diminué par des transparents qui embrassent chaque groupe.

La troisième chambre est le temple dans sa perfection. Elle représente le temple achevé. On y trouve les mêmes objets que dans la seconde chambre, excepté le piédestal qui porte la pierre cubique. On pourrait, à la rigueur, n'avoir qu'une seule et même pièce pour ces deux chambres.

La salle est divisée en deux parties par un rideau des 4 couleurs : lin, pourpre, hyacinthe, écarlate (un rideau rouge peut en tenir lieu). Ce rideau couvre les objets qui ne doivent être vus qu'à la fin de la réception, et qui sont placés dans le fond, à l'Orient.

Ces objets sont : l'Arche d'alliance sur laquelle sont deux chérubins, qui la couvrent de leurs ailes; une gloire au-dessus, dans laquelle est écrit le grand nom de Dieu ÉLOHIM; au-devant de l'Arche, le chandelier à sept branches en or, portant sept lampes allumées.

Sur le pavé est le tableau de la Loge.

Titres.

La Loge se nomme en ouvrant voûte secrète; en fermant voûte sacrée; son titre ordinaire est sublime Loge.

Le président prend le titre de Très-Grand; les surveillants sont Grands Surveillants; les autres membres sont Sublimes Maîtres.

Le récipiendaire se nomme, comme dans le grade d'élu, Johaben.

Ordre.

Porter à l'épaule gauche la main droite ouverte, la paume en dehors.

Signe.

Étant à l'ordre en retirer diagonalement la main jusqu'à la hanche droite; la réponse est de répéter le signe, qui se nomme signe de l'écharpe ou de reconnaissance.

Signe d'extase.

Élever, jusqu'à la hauteur de l'épaule, les mains ouvertes, la paume en avant, les doigts rapprochés et le pouce formant l'équerre; pencher en même temps la tête sur l'épaule gauche, en retirant le pied gauche en arrière.

[p. 38]

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite et la retourner alternativement jusqu'à trois fois. L'un dit Berith, l'autre Neder, le premier réplique Schelemôth.

Mot de passe.

HELAMAM¹. (C'est le cri de joie des Grands-Élus écossais, en apercevant la parole innominable gravée sur le delta.)

Mots sacrés.

SHEM, HAMM, PHORASCH². Nom expliqué, entendu, pour éviter de prononcer le nom de Dieu.

Marche.

Vingt-quatre par (3 + 5 + 7 + 9), savoir : 3 pas d'apprenti, en partant du pied gauche, 5 du pied droit, 7 du pied gauche et 9, dont 3 du pied droit, 3 du pied gauche, et 3 du pied droit qui doit être en équerre avec le pied gauche.

Batterie.

24 coups frappés ainsi : ○ ○ ○, ○ ○ ○ ○ ○, ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○, ○ ○ ○, ○ ○ ○, ○ ○ ○³ !

Temps du travail.

De midi à minuit.

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Où travaillent les Écossais?

R. Dans une voûte souterraine.

D. A quoi sert-elle?

R. A renfermer un dépôt précieux.

D. Qui vous conduit ici, mon frère?

R. L'amour de mon devoir et le désir d'atteindre à la haute science.

D. Qu'apportez-vous pour vous en rendre digne?

R. Un cœur pur, zélé partisan de la vertu et de la vérité.

D. Où avez-vous travaillé?

R. Dans une voûte souterraine⁴.

D. A quoi servait-elle?

1 Vrai mot El-hhanan qui, en hébreux, signifie grâce, ou miséricorde de Dieu. Il ne faut pas confondre ce nom avec celui d'El-chanan, l'un des plus braves officiers de David (Paral. 1, ch. II, v. 16).

2 Ces trois mots sont fautifs; cette locution hébraïque n'a que ces deux mots : Schem-Ham'phoras. Schem signifie nom et méphoras, au prétérit, expliqué.

3 Ce nombre 24 doit être ici la récapitulation exacte des nombres caractéristiques des grades précédents et prouve que le grade de maître doit avoir, comme l'âge l'indique, le nombre 7.

4 Cathéchisme de l'écossais.

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R. A renfermer un dépôt précieux.

D. Comment avez-vous été introduit?

Par 3, 5, 7 et 9.

D. Quel est l'objet de votre recherche?

R. La connaissance de l'art de perfectionner ce qui est imparfait, et d'arriver au trésor de la vraie morale.

D. Pourquoi le nom de voûte secrète, à l'ouverture, est-il changé en celui de voûte sacrée à la fermeture?

R. C'est que le dépôt une fois placé, elle ne fut plus connue que sous ce dernier titre.

D. Où voyagent les Grands-Élus?

R. Dans toutes les parties du monde, pour y répandre la vraie science.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Neuf ans.

D. Pourquoi le nombre 81 est-il en honneur parmi nous?

R. Parce que c'est celui qui contient le plus de combinaisons maçonniques, et qu'en terme de l'art il est le triple du cube ou le plus grand carré.

DÉCORS.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure ponceau. (Le récipiendaire, dans le début de la réception, est revêtu d'une robe blanche avec une ceinture rouge; il a les jambes nues, et pour chaussure le cothurne rouge.)

Cordon.

Ruban ponceau moiré, passant de l'épaule gauche à la hanche droite, et une écharpe rouge à franges d'or, passant de droite à gauche.

Bijou. Un triple triangle d'or, suspendu au cordon. Le bijou, suspendu au sautoir des grands officiers, est un compas couronné, ouvert sur un quart de cercle.

Chaque Écossais porte un anneau en forme d'alliance, dans l'intérieur duquel sont gravés son nom et la date de sa réception; de l'autre, ces mots : La vertu unit ce que la mort ne peut séparer.

[p. 40]

BANQUET DES GRANDS ÉLUS OU ÉCOSSAIS.

Les verres sont nommés coupes.

COMMANDEMENT.

Drapeau en écharpe!

La main droite à la coupe!

Haut la coupe! — Main gauche en l'air !

Vidons la coupe, en trois temps : un, deux, trois!

La coupe à l'épaule droite!

La coupe diagonalement à la hanche gauche !

Remettons la coupe à l'épaule gauche!

La coupe diagonalement à la hanche droite! (Ces 4 évolutions forment la croix de Saint-André X.)

Remettons la coupe à l'épaule droite!

En avant la coupe!

Posons la coupe en trois temps : un, deux, trois !

A moi, mes frères, pour la batterie :

Acclamation (après la batterie).

Dieu bénisse le roi et les chevaliers!

— En place, Grands-Élus, les travaux du collége sont suspendus !

NOTA. Divers grades, faciles à reconnaître, ont servi à former celui-ci, dont les neuf points principaux sont : Imitation du sacrifice d'Abraham; Ablution; Purification; Esclavage.

Recherche et découverte du précieux Delta; Liberté rendue.

Consécration du prêtre de Jéhovah; Nouvelle purification par l'auge et la truelle; Communion avec les Frères.

[p. 41]

Chevalier d'Orient ou de l'Épée — 3e Ordre, 6e grade

[p. 41]

Il y a trois appartements.

Le premier est la chambre de préparation; il est décoré simplement, sans aucun ordre obligé. Le récipiendaire y est amené pour être préparé à sa réception.

Le second appartement est la salle dite d'Orient; elle représente le conseil de Cyrus, roi de Babylone. La tenture est verte; la salle est éclairée avec éclat, sans nombre déterminé de lumières.

A l'Orient, est un trône élevé de deux marches; le trône et les siéges sont couverts en étoffe verte, galons et franges en or. Derrière le trône est un transparent, représentant le songe de Cyrus¹, c'est-à-dire un lion rugissant prêt à s'élancer sur le roi; au-dessus, on voit une gloire éclatante pénétrant à travers les nuages; du milieu de la gloire sort un aigle portant en son bec une banderole sur laquelle on lit ces mots : Rends la liberté aux captifs ! Au-dessous des nuages est représenté Nabuchodonosor²,

1 Hébreu Choresch, roi de Perse et de Médie (quasi miser, quasi hœres, aut venter.

2 Hébreu N'boudchad'netzar; il fut changé en bête pendant 7 ans (Daniel, ch. IV, v. 30 et suiv., planctus judicii).

[p. 42]

encore à moitié changé en bête, et Balthazar¹ son fils, prédécesseurs de Cyrus, chargés de chaînes.

Le carré intérieur du conseil est formé par une muraille qui est censée construite en briques, garnie de sept tours. Cette muraille n'a que trois côtés, parce que le fond de la salle fait le quatrième. Les côtés nord et sud sont peu élevés, afin de pouvoir facilement les franchir; ils ont chacun trois tours, une à chaque angle et une au milieu. Le côté de l'ouest est de toute la hauteur de l'appartement; une tour est au milieu, elle est de grosseur proportionnée et capable de contenir deux gardes. Cette tour a deux parties, l'une en dedans et l'autre en dehors de la salle.

Le trône est placé dans l'enceinte des murailles ; devant le trône est un autel recouvert d'un tapis vert, avec galons et franges en or.

Dans le milieu de la salle est le tableau de la Loge, ou, mieux encore, les objets qu'il représente, c'est-à-dire les deux colonnes J, B, renversées par terre.

Le troisième appartement se nomme salle d'Occident. Cette salle doit être séparée de la seconde par une antichambre ou parvis commun.

Dans le parvis est un pont, sous lequel coule un fleuve dont les eaux charrient des cadavres et des débris d'armures. Sur le cintre du pont sont les lettres L∴ D∴ P∴ On voit, sur l'un des panneaux des murailles, un paysage représentant des campagnes ruinées et les murs de Jérusalem détruits. La porte d'entrée de la salle est de ce côté.

La tenture de la salle d'Orient est rouge; il y a 70 lumières, en 10 groupes de 7 lumières chacun. Il n'y a point de trône; un fauteuil simple, à l'orient de la salle, est le siége du président pendant les réceptions. Derrière ce fauteuil est un rideau qui cache un autel, au-dessus duquel est une gloire rayonnante, que l'on aperçoit lorsque le rideau est levé, au moment marqué dans le Rituel.

La tenture doit avoir deux côtés : l'un rouge et l'autre vert, et être disposée de manière à pouvoir facilement et promptement changer de côté. Dans ce changement, le feston cramoisi du haut reste toujours en vue.

Le milieu de la salle représente un temple démoli, des instruments de maçonnerie épars sur le pavé et hors de leur place naturelle.

Titres.

La seconde chambre prend le titre de conseil, c'est la cour du roi de Perse.

Le président prend le titre de Souverain Maître; il représente Cyrus,

1 Hébreu Bel'schatzar (ce mot n'a aucune signification).

[p. 43]

qui régnait dans Babylone lorsque les 70 années de la captivité des Juifs furent accomplies.

L'Orateur est Grand-Maître du palais; il représente Daniel.

Le 1er Surveillant est général, Grand-Maître de la cavalerie; il représente Sinna.

Le 2e Surveillant est général, Grand-Maître de la milice; il représente Nabouzardan¹.

Le Garde des Sceaux est Grand-Maître de la chancellerie; il représente Ratim.

Le Trésorier est Grand-Maître des finances; il représente Mithridate, fils de Gazabar.

Le Secrétaire est Grand-Maître des dépêches; il représente Semelius.

Le Grand-Maître des cérémonies représente Abazar.

Le récipiendaire représente Zorobabel, roi de Juda².

Dans la troisième chambre, le Président est nommé Très-Illustre Maître.

Les Surveillants sont Illustres Surveillants.

Le surplus des membres est désigné par le titre de Chevaliers.

Ordre.

Tirer le glaive, le porter à gauche, la pointe en l'air, la main appuyée contre la hanche.

Signe.

Porter, à l'épaule gauche, la main droite, la paume en dedans et la ramener diagonalement jusqu'à la hanche droite, en serpentant (comme pour imiter les sinuosités d'un fleuve³. En réponse, porter la main droite sur le flanc gauche, et la ramener en serpentant vers la droite.

Attouchement.

Il est réciproque entre les deux frères : porter la main droite au glaive, comme pour le tirer du fourreau; ensuite porter le corps en avant vers la droite, en passant le pied droit derrière le gauche, la

1 Et non pas Narabuzan, comme on lit dans quelques cahiers. En hébreu, N'bouzar-Adam.

2 En Chaldéen, Zéruboabel, dispersio confusionis. Il était fils de Salathiel. (Aggée, ch. I, v. 1.)

3 On donne dans le rituel, au fleuve censé passer sous le pont, le nom de Starbuzanaï (en hébreu Sch'thar-Bozanaï (contempter me putrefaciente); nous disons, dans l'interprétation, d'où provient cette faute; c'est le nom d'un des officiers du roi de Perse et non celui d'un fleuve ou d'un lieu quelconque; d'ailleurs tous les faits de détails, sur lesquels s'appuient ce grade, sont faux et ne peuvent qu'appartenir à l'allégorie : Les Juifs, en revenant de Babylone à Jérusalem, n'avaient aucun fleuve à traverser; et, dans leur pays, aucun ne s'est appelé Starbuzanaï.

[p. 44]

main gauche élevée et étendue, comme pour repousser un ennemi. Dans ce mouvement, les deux frères se rencontrent, et se prennent réciproquement la main gauche, dont ils entrelacent les doigts. Ils se donnent alors le baiser fraternel, en disant, l'un Juda, l'autre répond Benjamin.

Marche.

Sept pas : trois de Maître en avant, trois en arrière et un pas ordinaire en avant; les pieds en équerre.

Mots de passe.

YA VOROUM HAMMAÏM ou hamen¹.

Mot sacré.

JUDA; réponse BENJAMIN. (Hébr. Binjamin, dextræ lilius, ou œtatum filius).

Batterie.

Sept coups (5 + 2) : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous chevalier ?

R. J'en ai reçu le caractère.

D. Faites-vous mieux connaître ?

R. Commencez, je finirai.

D. Juda ?

R. Benjamin.

D. Comment êtes-vous parvenu à ce grade ?

R. Par l'humilité et la patience.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans un conseil, sur les débris du temple.

D. Quels édifices bâtissez-vous ?

R. Des temples et des tabernacles.

D. Dans quels lieux ?

R. Dans la taverne, faute de terrain.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Dix semaines d'année.

1 Ces mots n'ont aucun sens. On doit dire Jaaborou-Hammaïm, (en hébreu, Jagaborou-Hammaïm aquæ transibunt, ils passeront les eaux.

[p. 45]

DÉCORS.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure verte. (On peut y représenter un pont sur un fleuve charriant des têtes de mort.)

Cordon.

Ruban vert moiré, sur lequel sont brodées les 3 lettres L∴ D∴ P∴ (Liberté de passer ou de penser.) Il se porte de l'épaule gauche à la hanche droite.

ÉCHARPE en ceinture. De couleur vert d'eau, ayant des franges d'or à ses extrémités.

Bijou.

Deux épées croisées sur un triangle.

BANQUET DES CHEVALIERS D'ORIENT.

Dans ce grade, essentiellement militaire, les Chevaliers d'Orient travaillent d'une main et combattent de l'autre; ils ont donc toujours le glaive en main.

COMMANDEMENT POUR LES SANTÉS.

Aux armes, chevaliers ! (Tous les chevaliers se lèvent.)

Drapeau autour de la ceinture !

Main droite au glaive !

Haut le glaive !

Salut du glaive, en trois temps !

Main gauche au canon !

Haut le canon !

Vidons en trois temps !

En avant le canon !

Exercice du glaive !

Posons le glaive et le canon ! (Ensuite on fait la batterie.)

ACCLAMATION : Gloire à Dieu et au souverain

[p. 46]

Souverain Prince Rose-Croix — 4e Ordre, 7e grade et dernier

[p. 46]

Dans le tableau de quelques Rose-Croix, on représente un arbre renversé. Il symbolise le monde qui, dans les traditions de l'antiquité, est ainsi représenté, conformément à ce passage des Védas : « Le monde, figuier éternel, élance ses racines dans les cieux, étend ses branches sur l'abîme. »

On y trouve aussi la sphère armillaire, qui est l'emblème des sciences exactes, objet des études des Rose-Croix anciens.

Un grand défaut de ce grade mal fait, comme tous les hauts grades, est de rattacher aux traditions juives qui servent si maladroitement de fondement aux grades précédents, l'histoire de la passion et de la résurrection de Jésus, dont les Juifs ne reconnaissent ni la mission ni la divinité. Ces anomalies ont disparu dans le Rituel philosophique du Nouveau Rose-Croix, Parfait maçon.

Il y trois appartements.

Le premier qui est celui où se fait l'ouverture des travaux pour les réceptions, est tendu en étoffe noire parsemée de larmes blanches. Il y a 33 lumières en cire jaune, en 3 groupes de 11 chacun, et qui sont masquées jusqu'au moment indiqué dans le Rituel.

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A l'est, au sud et au nord, sont trois colonnes sur le fût desquelles on lit : FOI, ESPÉRANCE, CHARITÉ.

Le dais et l'autel sont également en noir, à franges blanches. Au fond de la salle est un tableau sur lequel sont peintes trois croix ; celle du milieu porte la rose mystique, placée au centre de la croisure, entourée d'une couronne d'épines. Les deux autres croix portent chacune une tête de mort et deux os en sautoir.

L'autel et le tableau sont cachés par un rideau noir qui se lève pendant la réception.

Au bas des marches de l'autel, devant le rideau, est une table couverte d'un tapis noir, sur laquelle sont posés le livre de la sagesse, un compas, une équerre, un triangle, un cordon noir, et un habit de Rose-Croix destiné au récipiendaire.

Au milieu de la salle, est le tracé de la Loge.

Le second appartement représente un lieu de réprobation.

Le troisième est tendu en rouge ; il est éclairé par 33 lumières, groupées comme dans le premier appartement.

Sous le dais, il y a une gloire éclatante, au milieu de laquelle est l'Étoile flamboyante, et dans son centre un ' (jod), initial du nom de Dieu, au-dessous est un tombeau vide et ouvert.

Sur le pavé est le tracé de la Loge.

Titres.

La Loge prend le titre de souverain chapitre de ROSE-CROIX.

Le président se nomme Très-Sage et parfait Maître; les surveillants, Très-Excellents et parfaits; les officiers, Très-Puissants et parfaits, et les chevaliers, Très-Respectables et parfaits.

Dans le premier point de la réception, on supprime les titres de parfait.

Ordre.

Les bras croisés sur la poitrine, les mains écartées; il se nomme Signe du bon pasteur.

Signe.

Lever les mains, les paumes en dehors, les doigts entrelacés à la hauteur du front, en regardant le ciel ; la réponse, lever, à la hauteur du front la main droite fermée, l'index levé, pour indiquer le ciel que l'on regarde en même temps.

Signe de secours.

Lever la jambe droite derrière la gauche et la croiser à la hauteur du mollet. On répond par le même signe exécuté de la jambe gauche.

Attouchement.

Placer réciproquement la main droite à plat sur la mamelle droite du frère et la main gauche sur la mamelle gauche, et se

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donner le baiser fraternel, en disant, le premier frère : Emmanuel; le second répond : Paix profonde.

Mot de passe.

EMMANUEL (en hébreu Gimmanouel, Deus nobiscum, S. Matthieu. ch. I, v. 23). En réponse pax vobis, ou paix profonde.

Mot sacré.

I. N. R. I. (Il ne se prononce pas; voir, ci-après, les questions d'ordre).

Âge.

Trente-trois ans.

Marche.

Naturelle, par trois pas précipités, mais étant à l'ordre et faisant une génuflexion avant de se placer.

Batterie.

Sept coups (6 + 1) ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ! Acclamation. Osée ! répété 7 fois.

Heures du Chapitre.

Les travaux sont censés être toujours en activité, et lorsque l'on entre en chapitre, comme après un repos, c'est la reprise des travaux.

Les travaux recommencent à l'instant que la parole fut perdue, et on les suspend au moment où la parole est retrouvée.

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous chevalier Rose-Croix ?

R. J'ai ce bonheur !

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans un chapitre où règnent la décence et l'humilité.

D. Qui vous a reçu ?

R. Le plus humble de tous.

D. Que cherchiez-vous ?

R. La vraie parole perdue par le relâchement de Maçons.

D. Donnez-la-moi ?

R. Je ne le puis. Interrogez-moi sur mes voyages, mon pays, mon état, et tâchez de faire comme moi.

D. D'où venez-vous ?

R. De la Judée.

D. Par quelle ville avez-vous passé ?

R Par Nazare th.

D. Qui vous a conduit ?

R. Raphael.

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D. De quelle tribu êtes-vous ?

R. De Juda.

D. Je n'en suis pas plus instruit.

R. Rassemblez les lettres initiales de chaque mot, et vous trouverez les sujet de mon voyage et de nos mystères.

D. Que signifient ces quatre lettres ?

R. Le mot sacré des chevaliers de Rose-Croix.

D. Comment nommez-vous les soutiens de notre ordre ?

R. Foi, Espérance et Charité.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Trente-trois ans.

DÉCORS.

Tablier.

Blanc, bordé de rouge, doublé de noir. Au milieu, on brode une rose, une croix et un pélican. Au revers, une croix rouge.

Cordon.

Rouge moiré, doublé de noir, il se porte en sautoir.

Bijou.

Une rose sur une croix, ou un pélican sur un compas et un quart de cercle.

Tunique.

De serge blanche, bordée de rouge, une croix chrétienne, rouge, au milieu.

NOTA. — Dans le premier point de la réception le bijou est voilé ; le tablier et le cordon sont façonnés du côté qui est en noir.

BANQUETS DES SOUVERAINS PRINCES ROSE-CROIX.

Il ne faut pas confondre les banquets ordinaires ou agapes, dont nous donnons les usages, avec la cène mystique, dont les cérémonies sont décrites au Rituel.

Il y avait, dans l'origine, ce qu'on appelle des réfectoires, où l'on ne mangeait que debout, et où l'on ne servait que des légumes.

Lorsque le local le permet, on donne à la table la forme d'une croix grecque.

Les verres sont nommés calices; la table est un autel, le surplus des ustensiles a le même nom que dans les premiers degrés.

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COMMANDEMENTS POUR LES SANTÉS.

Debout, chevalier !

Le drapeau en sautoir !

La main au calice !

Haut le calice ! (On l'élève à la hauteur du front.)

Vidons le calice en trois temps !

Le calice à l'épaule gauche !

Le calice à l'épaule droite !

Haut le calice !

Posons le calice ! (On le pose en trois temps, formant de cette manière la croix chrétienne.)

A moi, pour la batterie. Acclamation : OSÉE (Hoscheah ! Sauveur).

Batterie.

Trois coup égaux : ○ ○ ○ !

Rite de Kilwinning

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Signe de la loi.

Les mains jointes l'une contre l'autre, les doigts allongés, ouvrir les mains comme on ferait d'un livre; ce signe est censé figurer les Tables de la loi.

Signe de la tour.

Porter la main gauche à plat, sur le côté gauche du frère, et la main droite sur l'épaule gauche.

Signe du piédestal.

Regarder la paume de la main droite et la porter ensuite sur le front.

Signe du chapiteau.

Étendre ses deux mains contre le front, la paume étant en dehors.

Signe d'hérédom.

Ayant la main droite fermée, le pouce levé, la porter à la hauteur du front, la descendre jusqu'à l'estomac, la porter vers la gauche, la ramener à droite pour figurer une croix.

Signe général.

Les bras étant croisés, lever les mains vers le ciel et les laisser retomber devant soi; en réponse, montrer le ciel avec l'index de la main droite.

Attouchement d'hérédom.

Se placer en face du frère et se mettre réciproquement les mains sur les hanches.

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Mots de passe.

1er mot : EMMANUEL.

2e mot : ZOROBABEL.

Parole particulière.

I∴ N∴ R∴ I∴ (Ces initiales de 4 mots dérisoires sont déplacées dans un grade présenté comme maçonnique).

Parole générale.

RAPHADOM.

Autres paroles.

SALATHIEL (demandé de Dieu). MOABON-HIRAM-JEHOVAH.

Les chevaliers portent à la jambe gauche une jarretière verte sur laquelle est brodée la devise : VIRTUTE ET SILENTIO.

Il est donné un mot de semestre à chaque fête solsticiale.

OBSERVATION INTERPRÉTATIVE.

Les QUATRE ORDRES du rite français, élaborés en 1786, pour remplacer les 30 grades si incohérents du rite écossais, ont eu pour base les 4 éléments ou les 4 épreuves physiques que subit le récipiendaire dans le grade d'apprenti. Notre symbolisme est un drame solaire en 3 actes, où l'aspirant à l'initiation représente le héros céleste dans sa révolution annuelle. L'antiquité n'avait que 3 saisons, mais la réforme étant moderne, sa variante a exigé 4 tableaux pour répondre aux 4 saisons actuelles.

L'ÉLU est un emblème du soleil printannier, sortant victorieusement du chaos hivernal comme le récipiendaire sort du cabinet funèbre, image du sein de la TERRE, 1er élément que symbolise ce grade.

L'ÉCOSSAIS symbolise l'élément AIR dont, à cette seconde saison, la douce influence, fécondée par la chaleur solaire, répand dans la nature l'existence et la vie.

Le CHEV∴ D'ORIENT, dont le mot de passe signifie ils passeront les eaux, et dont le signe se fait en écharpe et en serpentant, pour représenter un fleuve, celui du verseau, qui occupe sur la sphère, pendant l'automne, une partie du ciel, fut consacré à l'élément EAU.

Le ROSE-CROIX est consacré au 4e élément le FEU (universel),

[p. 52]

âme du monde, signalé dans cet aphorisme bien ancien : Igne Natura renovatur Integra.

Ce grade se présentant sous une forme chrétienne, qui était une grave inconvenance dans l'institution, a été remplacé par un Rose-Croix philosophique, qui sur les 4 ordres, est le seul grade chapitral qui soit pratiqué depuis 1860. Le nouveau Rose-Croix figure donc, aujourd'hui, comme 4e degré du rite français.

[p. 53]

Nouveau Rose-Croix, ou Rose-Croix philosophique

[p. 53]

Décoration.

Tenture rouge. Emblèmes des sciences, des arts, etc. Une seule chambre à voûte étoilée, les initiés, comme la nature, n'ont qu'un ciel. Les 2 col∴ sont surmontées de sphères; la lettre I∴ signifie Isis, la nature ; la lettre B∴, bienfaisance. Le pavé est en carreaux rouges, noirs et blancs. Trois candélabres à 3 branches, portant en inscription : Foi, Espérance, Charité, et une étoile d'or ou dorée au-dessus.

A L'Orient, l'étendard blanc, bordé de rouge et à franges d'or, ayant au centre une large rose sur une croix dont les branches sont égales en longueur, représentant la jonction cruciale de l'écliptique avec l'équateur, à gauche de ce signe, caractéristique du grade, est un delta radieux, et à droite un soleil rayonnant.

Titres.

La Loge prend le titre de chapitre, le local, chambre de perfection; le président se nomme Très-Sage, Parfait-Maître; les Surv∴, Très-éclairés et Parfaits-FF∴, les membres du chap∴, Parfaits-Maîtres.

ORDRE dit du Bon-Pasteur. Les mains posées sur la poitrine, la droite en dessus, les doigts écartés.

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Signe de demande ou d'admiration.

Lever les yeux au ciel, porter en même temps les mains, les paumes en dehors, à la hauteur du front, les doigts entrelacés et les laisser ainsi tomber sur le ventre.

Signe de réponse.

Lever la main droite à la hauteur du front sur le côté, ayant le pouce et les doigts fermés, à l'exception de l'index, avec lequel on montre le ciel, en levant aussi les yeux. Ce signe indique que tout vient d'en haut, et qu'il n'y a qu'un seul être, source de vérité.

Signe de secours.

Croiser la jambe droite derrière la gauche, à la hauteur du mollet. On y répond en croisant la jambe gauche derrière la droite.

Attouchement.

Placer réciproquement la main droite à plat sur la mamelle droite du F∴, la main gauche sur la mamelle gauche et se donner le baiser de paix; le 1er F∴ dit : Emmanuel, et le 2e Paix profonde.

Mot de passe.

Emmanuel (Deus vobiscum). EN RÉPONSE : Paix profonde ou pax vobis.

Mot sacré.

I∴ N∴ R∴ I∴ Ces 4 lettres ne forment pas un mot, elles s'épèlent. (V. les questions d'ordre.)

Âge.

33 ans (les deux 3 indiquent 2 triangles ou les 2 hémisphères).

Marche.

Naturelle, par 3 pas précipités, étant à l'ordre.

Batterie.

Sept coups par six, plus un.

Acclamation.

Osée !

Cordon.

Point. Un sage sait se passer de décoration inutile.

Tablier.

Blanc, bordé de rouge, sur lequel sont peintes 2 sphères et leur pied ; au milieu, un SOLEIL RAYONNANT, ayant au centre un compas ouvert sur une règle.

Temps du travail.

Depuis l'heure où le soleil ouvre les portes du jour jusqu'à celle où il quitte l'horizon.

[p. 55]

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous Rose-Croix, Parfait-Maître ?

R. J'ai ce bonheur.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans un chapitre où règnent l'amour des sciences et la modestie.

D. Qui vous a reçu ?

R. Le plus modeste de tous.

D. Qu'entendez-vous par ces paroles ?

R. Que, dans nos réunions, on ne se distingue que par les talents, et le plus instruit sait qu'il ne sait rien, en comparant ce qui reste à apprendre.

D. On vous a fait voyager, qu'avez-vous remarqué, et quel en était le but ?

R. J'ai remarqué 3 étoiles, qui m'ont fait connaître les 3 soutiens de notre ordre : Foi, Espérance, Charité. Le but était la recherche de la parole perdue par le relâchement des Maçons.

D. L'avez-vous recouvrée et pouvez-vous me la donner ?

R. Le T∴-S∴ l'a trouvée 2 fois dans mes réponses; faites comme lui, interrogez-moi.

D. D'où avez-vous tiré le plus de connaissances ?

R. De l'Inde.

D. Qui vous a le mieux guidé ?

R. La nature.

D. Qu'a-t-elle produit en vous ?

R. Ma régénération.

D. Qu'avez-vous eu à combattre ?

R. Mon ignorance.

D. Quel est l'aphorisme des anciens qui vous a le plus frappé ?

R. C'est celui-ci : Igne natura renovatur integra. Rassemblez les initiales de ces mots et vous trouverez deux fois la parole.

[p. 56]

Kadosch, Parfait Initié — 5e et dernier degré du rite français

[p. 56]

Disposition.

Tenture blanche, portant les attributs des sciences et des arts, parsemée d'abeilles. L'autel et les tables sont couverts de tapis blancs, dont le devant est parsemé d'étoiles d'or. Le dais est d'étoffe blanche à franges d'or. Au-dessus brille l'étoile flamboyante, ayant à son centre le delta, au lieu de la lettre G, le Rituel dit pourquoi.

A l'Orient est l'étendard blanc à franges d'or. Le milieu présente les lettres K∴ S∴, séparées par un globe ailé, dont les ailes sont bleues.

Un fauteuil à fond blanc est au centre de la salle, pour le candidat.

Titres.

La Loge se nomme Aréopage; le président Grand-Maître. Les dignitaires portent les titres de leur charge précédés du mot Grand. Les FF∴ sont appelés Chevaliers, tous les Kadosch étant Chevaliers de l'Aigle blanc et noir.

[p. 57]

TUILEUR.

ORDRE dit DU BON-PASTEUR. Le Kadosch étant aujourd'hui le couronnement du Rose-Croix, a le même ordre; il n'a pas de glaive, sa seule arme est la parole.

Signe.

Porter sur la bouche les 3 premiers doigts de la main droite et la retirer en demi-cercle, comme pour saluer. Il signifie que c'est par la persuasion qu'il faut agir.

Paroles.

Vérité. RÉPONSE : Humanité ; elles se disent en donnant l'attouchement.

Attouchement.

Se prendre mutuellement les 3 premiers doigts de la main droite; le 1er F∴ presse légèrement les doigts de l'autre et dit à l'oreille : Vérité; le 2e F∴ répond par une même pression, en disant : Humanité.

Mot de passe.

Na-tu-re; on le syllabise en tenant la main droite sur l'épaule de l'adversaire, les 2 mains gauches réunies. Le Rituel donne la signification maçonnique de ces 3 mots.

Âge.

Je ne compte plus. (Les K∴ S∴ ne travaillent plus : ils observent et délibèrent.)

Marche.

Étant à l'ordre, faire 3 pas précipités. (Ils expriment l'empressement qu'on doit mettre à faire le bien et à corriger les abus).

Batterie.

Neuf coups : ∞ plus 1. Le 8 couché désigne la chaîne sans fin qui lient les Maçons des deux hémisphères ; le chiffre 1, détaché, indique l'unité de vue.

CORDON et TABLIER. Point, le travail étant fini dans le Rose-Croix.

BIJOU DU K∴ S∴ PHILOS∴ Un soleil d'or à rayons d'argent brodé ou de métal, porté sur le sein gauche.

BIJOU DE CHEV∴ Un petit aigle à 2 têtes blanche et noire, ailes déployées, tenant dans ses serres l'épée de la science.

Habillement.

Gants blancs, habit noir.

On grave des balustres avec le burin.

Instruction.

Point, les études sont faites.

Le G∴-M∴ ouvre et ferme l'aréopage par une simple annonce et un coup de maillet.

[p. 58]

Maçonnerie d'Adoption

[p. 58]

Origine.

Les femmes ont dit : « Les temples de toutes les religions nous sont ouverts; les assemblées politiques nous admettent en leur présence; les académies, les écoles de science » nous appellent; la seule maçonnerie nous ferme ses portes; » donc ce qu'elle enseigne n'est pas bien; donc les persécutions » qu'elle éprouve dans certains pays sont justifiées; donc nous » avons raison de ne point aimer que nos époux et nos parents » s'enrôlent sous ses bannières, etc. »

De prudents frères, entendant ces plaintes judicieuses, les trouvèrent fondées, et se rappelant le rôle et les fonctions qu'ont remplis avec succès et à l'honneur de leur sexe, les femmes dans les anciens mystères, ils résolurent d'y faire droit ; de là l'origine de la MAÇONNERIE D'ADOPTION ou MAÇONNERIE DES DAMES, due à la galanterie des Maçons français qui l'ont créée en 1830, et qui, depuis, s'est avantageusement modifiée.

1er Grade. — APPRENTIE.

Décoration de la Loge.

Les réceptions aux 3 premiers grades se font ordinairement dans le même local; il doit être assez grand

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pour qu'on puisse, au moyen de tentures, le diviser en trois parties.

Tenture rouge; mais, pour éviter les frais, on se sert du local de l'Apprenti Maçon, tenture bleue.

Le côté où se tient la Grande-Maîtresse se nomme le climat d'Asie, celui de l'entrée, en face, le climat de l'Europe; celui des apprentis, le climat d'Amérique, celui des compagnons, le climat d'Afrique. Les Maîtresses se placent sur les 2 derniers climats et les surveillent.

Dans l'Asie, sont 2 fauteuils ou trônes sous un même dais. En avant est un autel, sur lequel se trouvent un maillet, une épée nue et les statuts.

Sur les côtés sont placés 8 figures allégoriques, représentant la Sagesse, la Prudence, la Force, la Tempérance, l'Honneur, la Charité, la Justice et la Vérité, distinguées par leurs attributs.

La Loge est éclairée par 5 terrines odoriférantes et par une grande étoile à 5 rayons, placée à l'Asie.

Sur les côtés, les frères et les sœurs sont rangés sur 2 lignes, les sœurs sur la ligne en avant des frères.

Le G∴-M∴, la G∴-M∴ et les autres dignitaires occupent les mêmes places que dans les Loges ordinaires. Devant les dignitaires qui en font usage, sont des tables pentagones.

Tableau de la Loge.

Sur le pavé mosaïque, sont représentées les 5 parties du monde par 5 figures allégoriques, plus 1° l'Échelle de Jacob; 2° l'Arche de Noé sur le mont Ararat; 3° la Tour de Babel; 4° le Soleil; 5° la Lune.

Chambre des réflexions.

Tenture noire; une seule lampe l'éclaire ; elle est suspendue au-dessus d'une table sur laquelle sont une tête de mort et ces 3 questions à répondre :

La 1re Que doit-on à ses père et mère?

La 2e Que doit-on à son mari et à ses enfants?

La 3e Que doit-on à l'amitié et à la société?

Un tabouret est devant la table, et sur les murs, sont des devises analogues à la situation¹.

1 Quelquefois, on place un oiseau sous un bol que l'on recommande de ne pas

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Titres.

Les dames ne s'assemblent jamais seules; elles sont toujours aidées, dans leurs travaux, par des Maçons; il en résulte que les officiers sont doublés, c'est-à-dire qu'à côté de chaque sœur dignitaire est un frère de la dignité correspondante : ainsi, à côté de la G∴-Maîtresse, est le Vénérable; à côté de la sœur inspectrice, est le 1er Surv∴, à côté de la sœur dépositaire, est le 2e Surv∴, et ainsi des autres fonctions, avec les mêmes titres que dans les Loges ordinaires.

La sœur Orateur remplit l'emploi de préparateur.

Les pièces écrites sont nommées échelles; on trace des échelles.

Décors.

Habillement des sœurs. Robe de ville, blanche, gants blancs.

Tablier. De peau blanche, doublure et bordure en soie bleue.

Cordon. Bleu moiré porté en écharpe, passant de droite à gauche. Les dignitaires portent en sautoir le cordon au bas duquel pend, pour bijou, une truelle en or.

Bijou. Un cœur enflammé, ayant dans l'intérieur une pomme.

Jarretière. Autour du bras gauche est la jarretière de l'ordre, en satin blanc doublée de bleu, avec la devise : Silence et vertu, brodée en soie bleue.

Habillement des frères. Habit noir, gilet et pantalon blancs, gants blancs. Les officiers portent les cordons de leurs dignités, et les frères celui de leurs grades. Outre cela, un cordon bleu moiré, mis en sautoir, auquel est attachée, pour bijou, une échelle en or (à 5 échelons).

Les sœurs contractent l'obligation d'écouter, obéir, travailler, et se taire.

Préparation de la prosélyte.

Une des Maîtresses de Cérém∴ s'empare de l'aspirante, la conduit dans la chambre des réflexions et la fait asseoir sur le tabouret. Elle lui demande si elle a fait ses réflexions sur son désir d'entrer dans un ordre aussi respectable que celui dans lequel elle va être admise. Elle s'informe si elle est dans un état de santé convenable, devant passer par d'assez fortes

retourner, ce qu'ordinairement l'aspirante, restée seule, ne manque pas de faire. C'est un sujet de réprimande sur son indiscrète curiosité.

[p. 61]

épreuves, mais qui n'ont rien de contraire à la bienséance ni à la vertu. Elle l'engage à beaucoup de fermeté et remplace sa jarretière gauche par un ruban bleu, et lui enlève son gant droit. Elle l'invite au recueillement et à répondre aux 3 questions qu'elle viendra bientôt reprendre.

Tuileur.

ORDRE. Les 2 mains l'une dans l'autre, la droite couvrant la gauche, et tombant sur le tablier.

Signe.

Porter sur la bouche les 2 premiers doigts de la main gauche, le pouce sous le menton, comme pour exprimer le silence. En réponse : se prendre l'oreille gauche avec le pouce et le petit doigt de la main droite, le reste de la main allongé sur la joue.

Attouchement.

Avancer réciproquement la main droite ouverte, les doigts rapprochés et placer les mains l'une sur l'autre, par l'extérieur.

Mot de passe.

Eva (en hébr. Hhava, la vie), l'épouse d'Adam.

Mot sacré.

Féix, féax, que l'on interprète par Académie ou École de vertu.

Batterie.

Cinq coups égaux.

Acclamation.

Vivat! (répété 5 fois.)

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous maçonne?

R. Je le crois.

D. Pourquoi me répondez-vous comme si vous n'en étiez pas sûre?

R. Parce qu'il est de la faiblesse de mon sexe de douter de tout, et que d'ailleurs, une apprentie n'est sûre de rien.

D. Où vous a-t-on conduit avant d'entrer en Loge?

R. Dans un lieu mélancolique, propre à faire réfléchir sur la vanité et les autres défauts des mortels.

D. Comment nommez-vous votre Loge?

R. Elle porte le nom glorieux d'Eden, de jardin, un paradis terrestre, parce qu'il est peuplé de frères et de sœurs qui pratiquent les vertus de l'âge d'or et ignorent les vices des autres âges.

D. Quel est le salaire d'une maçonne?

R. Le respect des frères, l'amitié des sœurs, les bénédictions du pauvre, et la considération dans le monde.

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LOGE DE TABLE OU BANQUET

La table doit être en fer-à-cheval, éclairée de 5 lustres pendus au plafond, savoir : un à chaque coin du réfectoire et le 5e dans le milieu. A défaut de lustres, on place des bougies sur la table, en nombre quinaire.

Tout doit être rangé sur 5 lignes, tracées par des faveurs de diverses couleurs. On place les étoiles au milieu : les plats sur une 2e ligne en deçà, les bouteilles et carafes sur une 3e; les verres sur une 4e, et les assiettes sur une 5e ligne, au bord de la table.

NOMS MYSTIQUES DES OBJETS QUI PARAISSENT SUR LA TABLE.

Table. — Atelier.

Nappe. — Voile.

Serviette. — Tablier.

Assiettes. — Patères.

Plats. — Auges.

Cuillère. — Truelle.

Fourchette. — Pince.

Couteau. — Glaive.

Bouteille. — Jane.

Carafe. — Cruche.

Verre. — Lampe.

— Y verser du vin. — Garnir une lampe.

Lumières. — Étoiles.

Mets. — Matériaux.

Boire. — Souffler une lampe.

Pain. — Manne ou Pierre blanche.

Vin. — Huile rouge ou blanche.

Eau. — Huile faible.

Vin de liqueur. — Huile forte.

Liqueur. — Huile fulminante.

Sel. — Eau sèche.

Poivre. — Ciment.

Moutarde. — Ciment fort.

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Banquet. — Fleurs.

Agape. — Parfums.

Exalter par 5, ou Faire son devoir par 5. — C'est exécuter la batterie manuelle.

Il y a 5 santés d'obligations : la 1re est celle de S. M. l'Impératrice, etc. ;

La 2e, celle du G∴-O∴ de France, etc. ;

La 3e, celle du Vén∴ et de la G∴-Maîtresse;

La 4e, celle des FF∴ et SS∴, G∴-Insp∴ et Déposit∴, etc. ;

Et la 5e, celle de tous les Maçons et Maçonnes, etc. (les SS∴ et FF∴ serv∴ font partie de la chaine).

CANTIQUE DE CLOTURE.

« Joignons-nous main en main, » Tenons-nous ferme ensemble, » Rendons grâce au destin » Du nœud qui nous rassemble. » A toutes les vertus » Ouvrons nos cœurs, en fermant cette Loge, » Et que jamais à nos statuts, » Nul de nous ne déroge. (Trois fois.)

2e Grade. — COMPAGNONNE.

Décoration de la Loge.

La Loge étant disposée comme au 1er grade, la partie réservée à la droite en entrant, représente le jardin d'Éden, rempli de fleurs et de fruits. Un arbre domine dans le milieu ; il est couvert de pommes; un serpent artificiel entoure la tige et tient une pomme dans la gueule; c'est l'arbre de la science du bien et du mal.

Sur l'autel, devant la G∴-Maîtresse, sont une bougie allumée : une auge dorée dans laquelle est une mixtion.

Vers la porte d'Europe, est une terrine allumée à l'esprit de vin, où l'on a jeté un peu de sel.

Plus près de la porte d'entrée, est une table couverte d'un drap

[p. 64]

noir, au-dessus de laquelle est un tableau transparent représentant le meurtre d'Abel.

Au milieu de la Loge, sur le pavé, est un tableau représentant les 5 parties du monde, l'Arche de Noé, reposée sur le mont Ararat, au moment où la colombe revient avec un rameau d'olivier.

Tableau de la Loge.

Il représente : 1° un pommier entouré d'un serpent; 2° Adam; 3° Ève; 4° un Fleuve arrosant le pommier; 5° le Soleil; 6° la Lune; 7° l'Étoile d'Orient.

Tuileur.

ORDRE. Comme au 1er grade.

Signe.

Porter le petit doigt de la main droite sur l'œil droit fermé.

En réponse.

Se prendre le bout du nez avec le pouce et l'index de la main droite, le reste de la main couvre les yeux.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite, de sorte que les 2 pouces soient croisés et le doigt médius étendu sur le poignet.

Mot de passe.

Lamma sabactani (en hébr. Lammah schebakthani, ut quid dereliquisti me? (Saint Matth., ch. XXVII, v. 46, et Ps. 21.) Il signifie pourquoi m'as-tu abandonné? Mais on le paraphrase ainsi : Seigneur, je n'ai péché que parce que vous m'avez abandonné.

Mot sacré.

Belba (anagramme de Babel qui, en hébr. signifie dans la confusion, que l'on interprète tour de la confusion.

Batterie.

Cinq coups égaux.

Acclamation.

Vivat (répété 5 fois).

Habillement.

Outre l'habillement du 1er grade, un voile de gaze couvre la tête des sœurs. Les dignitaires ont des gants noirs. Le surplus des SS∴ et des FF∴ ont des gants blancs.

Préparation.

Une S∴, Maîtresse de cérém∴, mène l'aspirante dans la chambre obscure, lui ôte la boucle d'oreille gauche, en lui disant que tout Maçon doit mépriser les vains ornements de ce monde. Elle lui demande sa jarretière gauche, l'exhorte à se soumettre aux épreuves qu'on exigera d'elle, et lui bande les yeux pour son introduction.

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous compagnonne?

R. Donnez-moi une pomme, vous en jugerez.

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D. Comment avez-vous été reçue Compagnonne?

R. Par un fruit et un ligament.

D. Que signifie le fruit?

R. La douceur, vertu des Maçons.

D. Que signifie le ligament?

R. L'union de la fraternité et la force de l'amitié qui n'a pour but que la vertu.

D. Quel est le principe des Maçons et Maçonnes?

R. De se rendre heureux les uns les autres par l'union et la vertu.

3e Grade. — MAITRESSE.

Décoration de la Loge.

Il y a de plus qu'aux 1ers grades, un arc-en-ciel placé au-dessus de l'autel; une échelle composée de 5 échelons. Du côté de l'Afrique, est une petite tour en spirale de 50 à 60 centimètres de large, et assez solide pour qu'une personne puisse monter et se placer dessus; on y lit en gros caractères : TOUR DE BABEL, MONUMENT DE L'ORGUEIL DES HOMMES, image des Titans voulant escalader le ciel, selon les Grecs.

Près de l'Inspectrice est un établi de menuisier sur lequel sont un maillet, un ciseau et une boîte figurant une pierre, et construite de manière qu'au 1er coup de ciseau, elle s'ouvre et laisse voir un cœur enflammé. Deux bougies éclairent l'établi.

Le temple est éclairé par 13 autres lumières, 7 à droite, 6 à gauche, par un chandelier à 3 branches sur l'autel et un sur chacune des tables des SS∴ Inspectrice et Dépositaire.

Si le local ne se trouvait pas assez éclairé, on ajouterait d'autres lumières à volonté, mais on ne les compterait pas dans le nombre mystérieux de 15 (3 fois 5).

Titres.

Les mêmes que dans les grades précédents.

Tableau de la Loge.

Il représente : 1° L'Échelle de Maîtresse;

2° La Tour de Babel;

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3° Joseph dans la citerne;

4° Le Sommeil de Jacob;

5° La Femme de Loth en statue de sel;

6° L'Embrasement de Sodome;

7° Le Sacrifice d'Abraham;

8° Deux terrines enflammées;

9° L'Arche de Noé sur le mont Ararat;

10° 11 Étoiles;

11° Le Soleil;

12° La Lune;

13° L'Arc-en-ciel;

14° La Colombe;

15° Le Corbeau (comme il ne revient pas, il figure les faux frères).

Ordre.

Comme aux 1ers grades.

Signe.

Figurer devant soi, avec la main droite, l'échelle de Jacob.

En réponse.

Placer la main gauche sur le visage, le petit doigt sur la bouche, l'annulaire sous le nez, le médius et l'index sur l'œil et le pouce sur l'oreille gauche. (L'instruction en donne le sens).

Attouchement.

Se présenter mutuellement l'index et le médius de la main droite, les porter les uns sur les autres en longueur et se touchant par l'intérieur; puis, appuyer tour à tour le pouce droit sur les jointures des 2 doigts présentés, près de l'ongle.

Mot de passe.

Babel.

Mot sacré.

Havoth-Jaïr (en hébr. Hhavoth-Iair, oppida illuminationis), que l'on interprète l'éclatante lumière de la vérité a dessillé mes yeux.

Batterie.

Cinq coups égaux.

Acclamation.

Eva! (répété 5 fois.)

Habillement.

Le même qu'aux grades précédents, sauf une truelle d'or pour le bijou des Maîtresses.

Préparation.

La S∴ préparatrice mène l'aspirante dans la chambre obscure, lui tient un discours sur la dignité du grade

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qu'elle sollicite, lui pose un mouchoir sur le cou, comme emblème de la modestie et lui bande les yeux.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Maîtresse?

R. J'ai monté l'échelle mystérieuse.

D. Que représentent les 2 montants de cette échelle?

R. L'amour de Dieu et du prochain.

D. Que représentent les échelons?

R. Sagesse, prudence, candeur, charité et vertu.

D. Que signifient le soleil et la lune?

R. Ils nous représentent, par leurs bienfaits, le G∴-A∴ de l'Univ∴.

D. De toutes les clartés que dispensent ces astres, laquelle préférez-vous?

R. La lumière morale et philosophique qui survit à toutes les autres dans les cœurs purs et chez les nations éclairées.

CHAPITRE D'ADOPTION.

Les fabricateurs de grades, possédés de l'esprit de la spéculation, ou trop ignorants pour découvrir dans la maîtrise le complément de toute maçonnerie, ont voulu doter l'adoption d'un CHAPITRE, composé de 2 grades, sans doute pour en porter le nombre à CINQ.

Ces deux grades, qui ne se pratiquent ni ne se donnent, sont nommés MAITRESSE PARFAITE et ÉLUE, SUBLIME ÉCOSSAISE; comme ils se trouvent mentionnés dans les tuileurs, nous les reproduisons ici.

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4e Grade. — MAITRESSE PARFAITE.

Décoration de la Loge.

Tenture en drap cramoisi; le trône, le dais, le siége, sont de même étoffe, avec galons et franges en or.

La Loge représente l'intérieur du tabernacle, dressé par Moïse dans le désert.

Au bas et un peu en avant du trône, sont 2 colonnes torses : celle du côté de l'Afrique représente la colonne de feu qui dirigeait, pendant la nuit, les Israélites dans le désert. Elle est creuse et transparente pour pouvoir être rendue lumineuse.

La col∴ du côté de l'Amérique représente la nue qui les protégeait pendant le jour; elle semble se perdre en ondes légères dans le plafond, image du ciel.

Ces 2 col∴ sont réunies à leur sommet par un cintre représentant l'arc-en-ciel.

Dans un angle, est l'autel du feu ou de la vérité, sur lequel sont plusieurs vases antiques; au milieu, est une cassolette où brûlent des parfums; devant est un plat pour recevoir les offrandes.

A côté, sur une table, sont un maillet et une boîte, comme dans la maîtrise; mais, au lieu d'un cœur, on trouve, tracés sur des tablettes, ces mots hébreux : Eménoth, hur, cana, signifiant vérité, liberté, zèle, et le mot grec Eubulos, prudence.

Sur le pavé est le tableau du grade représentant : le songe de Pharaon, lorsqu'il vit 7 épis pleins et 7 vides; Joseph se réconciliant avec ses frères; plusieurs hommes avec des tabliers et tenant une truelle qu'ils emploient à pétrir la terre pour faire des briques; Moïse exposé dans une corbeille, sur les eaux du Nil, et la fille de Pharaon qui, en venant pour se baigner, le fait retirer¹; sur le devant, Moïse et Aaron, à la tête des Israélites, au moment de la submersion de l'armée d'Égypte dans les flots de la mer Rouge.

Titres.

Le G∴-M∴ représente Moïse et la G∴-M∴, sa femme, Sé-

1 On lit dans la traduction de la mission de Moïse de Schiller, par le F∴ F. Seipel (brochure, Le Havre, 1859), cette note, p. 61 : « La fille de Pharaon s'appelait Thermutis et demeurait à Memphis. Il est étonnant qu'elle soit » venue se baigner loin de Memphis dans un bras du Nil, où jamais personne ne » se baigne, à cause des crocodiles. »

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phora (héb. Tsephorah, Avis, fille de Raguel ou Jethro, prêtre des Madianites, Exod., ch. IV, v. 25 et ch. XVIII, v. 2.)

Le F∴ dépositaire est nommé Aaron (héb. Aharon, montanus, fils d'Amrom, fils de Cabath; fils de Lévi; frère de Moïse. Exod., ch. VI, v. 20).

Ordre.

Les FF∴ portent l'épée nue de la main droite, la pointe haute. Les SS∴ tiennent également la baguette élevée, appuyée contre l'épaule droite.

Signe.

Mettre la main gauche dans son sein (les SS∴ sur la poitrine) ; la retirer, regarder le dessus, avec l'air de l'étonnement ; mettre la main sous le tablier, la retirer et la regarder en dedans avec un signe de joie, pour rappeler ce que fit Moïse sur le mont Hareb, où il vit sa main couverte de lèpre et guérie aussitôt.

Attouchement.

1° Présenter le dessus de la main gauche, en faisant le signe. On répond de même; 2° mettre la main sous le tablier, la retirer et montrer le dedans; on répond de même; 3° passer la main sur celle de l'adversaire, et la ramener en glissant jusqu'au bout des doigts.

Mot de passe.

Beth-Abara (héb. Beth-Heber), maison de passage), ou Ulethé, vérité.

Mot sacré.

Achitob (héb. Ahhitoub, frère de bonté), ou Sigé, silence.

Batterie.

Sept coups, par 6 + 1.

Acclamation.

Eva!

Cordon.

Bleu moiré porté en sautoir, auquel pend une étoile à 5 pointes, avec les lettres D, C, U, P, L, qui signifient : discrètes, constamment unies par l'estime.

Bijou.

Un maillet d'or. Chaque S∴ reçoit, à son admission, une alliance d'or, sur laquelle est gravé le mot sacré, et une paire de jarretières en taffetas ou satin blanc. Sur chacune est brodé en or un cœur, avec cette devise sur l'une : La vertu nous unit, et sur l'autre : Le ciel nous récompense.

Habillement.

Le G∴-M∴ et le F∴ dépositaire sont revêtus de l'habit de G∴-Prêtre. Les FF∴ et les SS∴ comme dans le grade précédent. Les SS∴ ont, de plus, une baguette à la main.

Les travaux s'ouvrent et se ferment comme dans la maîtrise.

Questions d'ordre.

D. Étes-vous parfaite?

R. Guidée par l'Éternel, je suis sortie de l'esclavage.

D. Qu'entendez-vous par cet esclavage?

R. La captivité où nous languissons dans le siècle, figurée par celle des Israélites, en Egypte. Le vrai Maçon se regarde dans le monde comme

[p. 70]

dans une terre étrangère, il gémit dans sa captivité, il n'aspire qu'après sa véritable patrie. (Cette morale est celle d'un caffard, et non d'une Maçonne.)

D. Assujettie à ce corps fragile, comment pouvez-vous dire que vous êtes libre?

R. L'initiation à nos mystères a dessillé mes yeux. J'ai secoué le joug des passions; la raison m'éclaire, et son flambeau, perçant le voile où la volupté masque le vice, m'en découvre toute l'horreur.

Observation.

Un tel grade, portant la dénomination de Parfaite, et dans lequel figure l'autel de la vérité, devait être un cadre heureux pour développer la vraie morale, celle qui doit servir de guide à la néophyte, et lui ouvrir la voie du progrès et de la perfectibilité. Au lieu de cela, qu'y trouvait-on? Un obscurantisme jésuitique, une niaiserie abrutissante, qui nous dispense de rien rapporter de plus des dix-huit autres questions de la prétendue Instruction.

Loge de table.

Le M° s'appelle Respect∴; les 2 offic∴ Vénérables, et tous les autres M∴, C∴, F∴, Ma Ch∴ S∴.

Les verres se nomment des Étoiles.

Le vin et l'eau, des tonnes de déluge rouge, blanc. (Est-ce assez absurde?)

Le pain, du bois de l'Arche.

On dit : Vider les étoiles avec les dignités écossaises par 4. (Nombre des 4 vœux jésuitiques; et c'est en l'honneur de ces vœux que les Maçonnes doivent vider des étoiles! !)

Exercice.

On porte l'étoile en 2 temps à la bouche, on la vide en deux temps, et on la pose sur la table en 2 autres temps. On frappe 4 fois dans les mains et l'on dit 2 fois : Qu'il vive!

IL FAUT CONVENIR que, pour un grade de Parfaites, ces transformations de noms, loin d'être heureuses, sont par trop ridicules.

5e Grade. — ÉLUE, SUBLIME ÉCOSSAISE

OU SOUVERAINE ILLUSTRE ÉCOSSAISE.

Décoration de la Loge.

Il faut, pour les réceptions, 2 appartements, ou bien on dispose la tenture de manière à pouvoir en changer promptement la couleur, soit en retournant les panneaux, soit en relevant les draperies.

[p. 71]

Pour le 1er point de réception, la tenture est verte, parsemée d'étoiles d'or, galons et franges en or.

Il y a neuf lumières : 7 ensemble et 2 séparées; plus 3 lampes à 3 becs, suspendues, 2 à l'Asie et la 3e à l'Europe, côté de l'Afrique.

Pour le 2e point, la tenture est comme pour les réceptions habituelles, couleur ponceau, galons et franges en or.

Sur l'autel est un vase où brûle de l'esprit de vin pendant la réception.

Titres.

Le M° représente le G∴-Prêtre Eliacim (héb. Eliakim, résurrection de Dieu), gouverneur de Béthulie.

Le 1er Surv∴ représente Ozias, (héb. Gosiab, force du Seigneur), prince de Juda.

La S∴ récipiendaire représente Judith (héb. Jehaudith, laudans).

Signe.

Saisir ses cheveux de la main gauche, et faire de la droite le simulacre de se couper le cou.

Attouchement.

S'entrelacer mutuellement le petit doigt de la main droite.

Mot de passe.

Vagao (intimus), nom de l'eunuque qui introduisit Judith dans la tente d'Holopherne (Judith, ch. XII, v. 1).

Maitresses paroles.

Sigé et Alethé (silence, vérité).

Marche.

Sept pas, qui rappellent les 7 vertus : amitié, union, soumission, discrétion, fidélité, prudence, tempérance, opposées aux 7 vices : haine, discordre, orgueil, indiscrétion, perfidie, étourderie, médisance.

Batterie.

Deux coups égaux.

Acclamation.

Judith! répété 2 fois.

Âge.

Je passe cinq lustres.

Temps du travail.

De l'entrée de la nuit à l'apparition du jour.

Habillement.

Le président porte une longue robe blanche; une large ceinture verte et ponceau fait 2 fois le tour du corps, les bouts retombent jusqu'à terre du côté gauche, et sont rejetés sur l'épaule gauche, pendant le cours des travaux. Sur la poitrine est une plaque d'or où sont gravées les lettres D∴ V∴, qui signifient discrétion, vérité. Cette plaque est fixée par 4 chaînes qui passent sur le cou et sous les bras. Il porte une tiare blanche en lin et sur le front un bandeau jaune où on lit : Kadosch adonaï, consacré au Seigneur.

Cordon.

Les SS∴ portent le cordon écossais ponceau moiré en écharpe, passant de droite à gauche; au bas est suspendu un glaive attaché avec une rosette verte; sur le devant, sont brodées en argent 5 étoiles à 5 pointes, il est fixé sur l'épaule avec une rosette blanche.

Bijou.

Outre le glaive suspendu au cordon, les SS∴ portent une truelle

[p. 72]

en or qui s'attache sur la poitrine au côté gauche avec une faveur bleue. Du côté droit, sont attachés avec une faveur couleur ponceau, un ciseau, un maillet et un anneau d'or ou alliance.

Tablier.

Blanc, doublure ponceau, bordure verte; ou bien doublure bleue, bordure ponceau, la bavette verte. On peut y broder plusieurs attributs de l'adoption : le maillet et le ciseau désignent la maîtrise; le globe marque l'écossisme; et le glaive ou sabre, la lance; la tête de mort et le sac dénotent, dit le rituel, la Sublime Écossaise (le meurtre de Judith).

Tableau.

Béthulie et son grand-prêtre, avec ses habitants ;

Judith allant au camp avec sa servante qui porte un sac;

Judith coupant la tête d'Holopherne (capitaine fort), dans sa tente.

Chambre de préparation.

Sur une table est le tableau et un livre de prières ; de plus, une cuve pleine d'eau.

Questions d'ordre.

D. Étes-vous Sublime Ecossaise?

R. Oui, je le suis.

D. Où avez-vous été reçue?

R. Dans la ville de Béthulie¹.

D. Quel motif vous engagea à vous faire recevoir?

R. La liberté de tous mes frères et sœurs.

D. Quel était leur tyran?

R. Holopherne, général des armées de Nabuchodonosor.

D. Comment étes-vous venue à bout de votre entreprise?

R. En veillant, espérant et priant.

LE RITE D'ADOPTION

Le rite d'Adoption en dix degrés

[p. 72]

Maîtresse Parfaite, 4e degré, ci-dessus ;

Élue, 5e degré;

Écossaise, 6e degré;

Sublime Écossaise, 7e degré, ci-dessus ;

Chevalière de la Colombe, 8e degré ;

Rose ✠, chevalière de la bienfaisance, 9e degré;

1 Cette ville imaginaire n'a pas plus existé que l'indigne histoire de JUDITH, heureusement pour l'honneur des femmes que cette fable calomnie.

[p. 73]

Et Princesse de la Couronne, 10e et dernier degré.

Pour satisfaire la curiosité des FF∴ et des SS∴, nous donnons un extrait des CINQ AUTRES GRADES.

5e Degré. — ÉLUE.

Décoration de la Loge.

Tenture blanche, trône rouge, 5 bougies, une étoile transparente à 8 pointes, au milieu, le mot sacré.

Titres.

Le G∴-M∴ s'appelle Souverain G∴-Msse∴, la G∴-M∴ Souveraine G∴-Msse∴.

Signe.

La main droite au cou du côté gauche; on penche la tête à droite et l'on se donne un coup du tranchant de la main, comme pour se couper la tête.

Attouchement.

Les bras entrelacés, s'empoigner le dessus de l'épaule gauche avec la main gauche.

Mot sacré.

Haluabeth (héb. Elsebach, victima Dei), c'est le nom de la parjure qui doit être immolée.

Mot de passe.

Victoire!

Réponse.

Silence!

Batterie.

Cinq coups égaux.

Heure pour ouvrir.

Le signal est donné, nous sommes prêts à exécuter vos ordres.

Heure pour fermer.

Celle où nos ennemis furent vaincus, et où nous commençons à jouir du fruit de nos travaux pour des temps plus heureux.

Habillement.

Les FF∴ sont en noir, les SS∴ en blanc. Le Souverain et la Souveraine portent, en camail, un large ruban noir, auquel pend le bijou de l'ordre.

Bijou.

Une étoile à 8 pointes, le fond en nacre, le tour et les pointes en or. Au milieu est le mot sacré; il se porte sur le cœur, attaché par une faveur noire.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de noir; le bijou de l'ordre est brodé au centre.

Sujet du grade.

Il roule sur une sœur parjure, et condamnée à la mort! Il appartient à la classe des grades vengeurs qui déshonorent l'écossisme. Il doit être rejeté du rite d'adoption où son admission est plus qu'une faute.

[p. 74]

6e Degré. — ÉCOSSAISSE.

Décoration de la Loge.

Tenture jaune; 4 lumières, une à chaque coin de la salle.

Titres.

Le M° s'appelle Très-Respectable, les Surv∴, Très-Vénérables, les FF∴ et les SS∴ Vénérables.

Signes.

L'index droit sur le front.

Réponse.

L'index sur le cœur, le poing fermé.

Ordre.

Comme la réponse du signe.

Attouchement.

Présenter la main droite verticalement tendue, la S∴ la prend de même avec ses deux mains.

Marche.

Le pied gauche à la pointe occidentale du carré tracé, le droit à celle du midi, le gauche au nord et le droit à l'orient. (4 pas, nombre des vœux du Jésuite,)

Batterie.

Deux coups égaux.

Âge d'une Écossaise.

L'âge de raison.

Mot sacré.

Iectifle (anagramme de félicité).

Mot de passe.

Mont Ararah (maledictio tremoræ).

Heure pour ouvrir.

Deux heures.

— pour fermer. Quatre heures.

Cordon.

Jaune, porté en sautoir.

Bijou.

Une étoile en argent, pendue au cou par un ruban jaune.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de jaune; sur la bavette, une étoile en argent dans un carré.

Questions d'ordre.

D. Étes-vous parvenue à la dignité écossaise?

R. J'ai été purifiée par les eaux du déluge.

D. Qu'avez-vous fait pour être reçue Écossaise?

R. Mes preuves, qui sont la fidélité, le zèle qu'on a reconnus en moi pour les lois de la maçonnerie.

Tableau.

Il représente : 1° l'étoile d'Orient;

2° Le carré désignant la marche par les 4 chiffres rouges.

3° Les 4 flambeaux qui éclairent la Loge;

4° Le mont Ararat, en Arménie;

5° L'Arche de Noé;

[p. 75]

6° Noé et sa famille sortent de l'Arche, conduits par l'étoile au séjour de la félicité.

CE GRADE, où domine le nombre 4, appartient au système jésuitique.

8e Degré.

CHEVALIÈRE DE LA COLOMBE.

Décoration de la Loge.

Tenture rouge et verte, éclairée de 7 lumières : 3 à l'or∴, 2 au midi et 2 à l'occ∴; un trône élevé de 7 marches; au-dessus, une colombe en transparent. Il y a aussi une colombe vivante. Sur l'autel, couvert d'un tapis vert, sont 3 flambeaux garnis de bougies, un maillet, une branche d'olivier et une Bible.

Titres.

Le M∴ se nomme Père Noé et signe ainsi. Le G∴-Insp∴ est le seul à qui Noé parle en particulier et il le tutoie; il se nomme cher fils aîné, ainsi que le 2e Surv∴. Les FF∴ et S∴, qui veulent parler à Noé, le tutoient; il les appelle ses enfants et ne répond qu'à un seul, pour tous.

Signe.

Faire toucher les 2 pouces par les bouts, les mains ouvertes, le dedans tourné vers l'estomac, comme pour représenter deux ailes.

Attouchement.

Se frapper mutuellement 2 coups dans la main.

Mot sacré.

God malech; il se donne à l'oreille par 3 syllabes.

Mot de passe.

Ararat ou Ararath (malédiction de la crainte), montagne d'Arménie, où s'arrêta l'Arche, selon la légende.

Batterie.

Sept coups, par 2 fois : 3 plus un.

Exclamation.

Gloria in excelsis.

Travaux.

Pour ouvrir. Les eaux sont basses.

— Pour fermer. Le temps est calme et serein.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de taffetas vert. Sur la bavette est une colombe tenant dans son bec une branche d'olivier. Au milieu du tablier, est une montagne baignée d'une eau verdâtre, où flottent des corps, des bras, des têtes, et sur la montagne, l'arche de Noé.

Décors du père noé.

Un cordon rouge et vert, porté en sautoir, auquel sont suspendus une truelle et le bijou.

Bijou.

Une colombe d'argent, ayant dans son bec une branche d'olivier.

Questions d'ordre.

D. Étes-vous chevalière?

[p. 76]

R. Je suis enchantée.

D. Pourquoi?

R. Rien n'est plus beau que la grandeur.

D. Quelle marque m'en donnez-vous?

R. Ma prudence.

D. En quoi consiste-t-elle

R. A me faire connaître.

D. Pourquoi?

R. Parce que je ne vous connais pas.

D. Que demandez-vous pour me reconnaître?

R. Un signe (on le fait), en disant : j'ai envoyé une colombe qui m'a apporté une branche d'olivier.

D. Que signifie la colombe?

R. La douceur avec laquelle on doit écouter la vertu.

D. Où se trouve la vertu?

R. Dans la Maçonnerie.

Tableau.

L'arche de Noé sur la montagne; une colombe, apportant une branche d'olivier dans son bec, vole vers l'Arche. Au bas de la montagne, dans l'eau qui commence à verdir, on voit des têtes, des bras et des corps morts.

CE GRADE, fait dans l'esprit de l'adoption, n'a aucun rapport avec le grade détaché intitulé : Les enfants de Noé, il appartient à l'ordre des chevaliers et chevalières de la Colombe, fondé à Versailles, en 1784.

9e Degré. — ROSE-CROIX DES DAMES,

CHEVALIÈRES DE LA BIENFAISANCE.

La réception est censée avoir lieu à Jérusalem, dans l'intérieur du temple des chevaliers et chevalières de la Bienfaisance, sous l'allégorie du Saint-Sépulcre de la Palestine.

Titres.

Le président se nomme F∴ Commandeur; la présidente S∴ Commandatrice; les FF∴ et les SS∴, chevaliers et chevalières.

Signe.

Lever le bras droit et l'index, pour montrer qu'il n'y a qu'un Dieu.

Réponse.

Mettre la main droite sur le cœur.

Attouchement.

Se donner les 2 mains croisées en formant une croix.

[p. 77]

Le premier qui prend la main droite de l'autre, dit : Aimez le bien. ON RÉPOND : fuyez le mal, en donnant l'autre main. Le premier donne le baiser de paix, et dit : pratiquez la vertu. RÉPONSE : Ainsi soit-il!

Ordre.

Croiser les mains sur le cœur, en signe de bon pasteur.

Jarretière des chevalières.

Ruban violet, entouré de tresses d'or; on y brode les trois lettres F∴ E∴ C∴ (Foi, Espérance, Charité). Elle se porte à la jambe gauche.

Bijou.

Une croix en or, avec des rayons aux 4 angles, suspendue à un ruban vert, porté en sautoir.

Tablier.

Taffetas violet, bordé d'un ruban de même couleur. Au milieu, une petite poche rouge, fixée avec deux rosettes vertes.

Cordon.

Violet, auquel est suspendu l'insigne (le maillet, symbole du commandement).

Écharpe.

Les SS∴ officières portent en écharpe, de droite à gauche, un cordon noir liseré de rouge, avec une rosette ponceau.

Batterie.

Neuf coups. (Il y a un F∴ servant et des SS∴ servantes.)

Questions d'ordre.

« Serez-vous toujours prête, ma sœur, à sacrifier » votre vie pour mourir sous la lumière sainte de la religion catholique, » apostolique et romaine ? »

R. Oui, je le promets.

D. « Promettez-vous de procurer la paix et la concorde, de secourir » les malheureux opprimés, d'être religieuse observatrice des Commandements de Dieu et de l'Église, d'être irréprochable devant lui et irrépréhensible devant votre Commandeur et devant vos FF∴ et vos SS∴ » de l'ordre, soit pour paroles et effets et de vous dévouer à la bienfaisance ? »

R. Oui, je le promets.

Le Commandeur dit : « Mes FF∴ et mes SS∴, invoquons pour cet » effet l'Esprit saint! »

On s'agenouille pour chanter le Veni, Creator.

La récipiendaire prononce et signe l'obligation suivante :

Obligation.

« Je promets à Dieu, à notre Sauveur Jésus-Christ et à la » bienheureuse vierge Marie d'observer religieusement, etc. »

Le Commandeur la constitue, en disant : « Je vous reçois, ma chère » S∴, et vous crée chevalière de la Bienfaisance du Saint-Sépulcre de » notre Seigneur Jésus-Christ, au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit. Ainsi soit-il! »

CE GRADE est religieux et catholique; il appartient à l'ancien système jésuitique.

[p. 78]

10e et dernier Degré

PRINCESSE DE LA COURONNE

OU SOUVERAINE MAÇONNE.

La Loge représente la salle de conseil de Salomon.

Les travaux du conseil n'ont rapport qu'aux vertus de Salomon et à la visite de la reine de Saba.

Le cérémonial représente celui qui eut lieu quand cette reine fut reçue par le roi Salomon.

Décoration de la salle.

Tenture rouge, ornée de guirlandes de fleurs et de couronnes. Un trône magnifique élevé de 7 degrés, couvert d'un dais. A la droite du trône est le riche fauteuil de la G∴-M∴; à gauche, une table sur laquelle sont 3 lumières, une coupe et un pain. Auprès est un autel orné pour recevoir le serment de la récipiendaire. 21 lumières éclairent la salle.

Titres.

Le G∴-M∴ représente Salomon; la G∴-Msse∴ sa femme; on les appelle très-sage Roi, très-sage Reine. Les FF∴ Insp∴ et S∴ Inspectrices sont les premiers du conseil; on les nomme : favoris, favorites. La récipiendaire représente la reine de Saba qui vient visiter Salomon ; on l'appelle puissante Reine; elle est décorée d'une riche écharpe et d'un bracelet formé d'un ruban fond bleu sur lequel est brodé en or une couronne antique, avec ces mots : Sagesse et candeur.

DÉCORS DES SS∴. Une écharpe bleu de ciel, terminée par une frange en argent, et nouée sur l'épaule avec une rosette blanche et des glands d'or; au bout s'attache le bijou du grade. Toute S∴, ainsi décorée, a le rang de G∴-Msse∴, et peut prendre place à l'Orient.

Bijou.

Un cercle en or renfermant un sceptre, une main de justice, et, au centre, une couronne antique, qui sont les 3 attributs de la royauté. Ce bijou s'attache au bout de l'écharpe au moyen d'une rosette rose.

CE GRADE n'est nullement initiatique, il est simplement honorifique. Sa création eut lieu en Saxe, en 1770.

[p. 79]

Le besoin de se reconnaître, de se secourir au milieu des vastes forêts, où les voyageurs et même les habitants de ces solitudes risquent si souvent de s'égarer, a donné naissance à ces institutions utiles et déjà si anciennes ; elles se divisent en 5 classes :

1. Fendeur ou Charbonnier ;

2. Le Prodigue converti ;

3. Moins diable que noir ;

4. Scieur ;

5. Charpentier.

Le Fendeur ou Charbonnier est la principale Maçonnerie forestière.

DE LA FRANCHARBONNERIE.

Maçonnerie forestière et Francharbonnerie

[p. 79]

Cet ordre utile s'est très-anciennement organisé dans les diverses contrées de la France où se trouvent des forêts. Dans les VENTES ou réunions de charbonnerie, les associés sont désignés par le titre de BONS COUSINS CHARBONNIERS¹.

1 ORIGINE du titre de COUSIN, donné aux grands dignitaires par les monarques français.

Un auteur a prétendu que François Ier, roi de France, avait été initié dans la Maçonnerie charbonnière, ce qu'il croit être confirmé par les saluts et les honneurs portés à ce souverain, lors des ouvertures des ventes, ainsi qu'on peut le lire dans le Mentor d'apprenti-charpentier, p. 51.

Et Sainte-Croix, dans ses Essais sur Paris, dit que, vers l'an 1540, Fran-

[p. 80]

On lit, dans de vieilles instructions imprimées, que cette institution remonte aux empereurs païens. Saint Thibault est le patron des Francharbonniers. Des Fendeurs prétendent que c'étaient les premiers chrétiens qui, obligés de fuir la persécution, étaient convenus de certains signes pour se reconnaître.

Le but de cette association est la perfection de l'homme. Les aspirants à la charbonnerie doivent avoir des mœurs pures, etc. Ils sont soumis à des épreuves. Il y a 3 grades :

1. Apprenti. 2. Maître. 3. Fendeur. Chaque vente a un Orateur, un Secrétaire, etc.

Après les questions d'usage faites au charbonnier qui se présente en vente, le Père-Maître lui dit : « Souviens-toi que, chez les charbonniers : » Les richesses, l'orgueil ne sont que des chimères ; » Enfants du même Dieu, tous les hommes sont frères ; » Le vice seul est bas, la vertu fait le rang, » Et l'homme le plus juste est aussi le plus grand. »

La coterie des charbonniers entre dans les mystères secrets de quelques Compagnons du devoir.

Les associés de la Fenderie sont appelés BONS COMPAGNONS FENDEURS.

Il est évident que la Francharbonnerie a existé longtemps avant la Fenderie qui, après en avoir fait partie dans le 3e grade, s'en est séparée pour former un corps à part et un rituel différent, tout en conservant le principe moral et le même but de philanthropie.

En France, il existe encore, dans le Doubs, dans le Jura, etc, des ventes de charbonniers et des chantiers de fendeurs.

FENDEURS DU DEVOIR, COMPAGNONS FENDEURS,

SYLVAINS ET CHARBONNIERS.

La FENDERIE est un devoir qui est servi avec toute la décence et la régularité possibles, par les membres sociétaires; on n'entend jamais, dans leurs réunions, jurer, médire ni proférer des paroles inconvenantes.

çois Ier qualifia les pairs et les grands dignitaires de l'Église, dans ses lettres, de COUSINS, tandis que les rois, ses prédécesseurs, les appelaient très-chers et fidèles amis. Ce titre devint inamovible. Henri IV le donna aux cardinaux qui avaient, auparavant, le titre de Chers amis.

[p. 81]

La charité et le droit à l'hospitalité y sont observés.

On y suit les sept béatitudes :

1. J'ai été nu, vous m'avez habillé ;

2. J'ai eu soif, vous m'avez donné à boire;

3. J'ai eu faim, vous m'avez donné à manger ;

4. J'ai été en prison, vous m'avez visité;

5. J'ai été malade, vous m'avez secouru ;

6. J'ai eu froid, vous m'avez réchauffé;

7. J'ai été affligé, vous m'avez consolé.

Le lieu de l'assemblée se nomme chantier ou tente. Il faut être neuf au moins pour tenir séance.

Titres.

Le chef du chantier se nomme Père-M∴; le 1er garde Cousin du Chêne; le 2e, Cousin de l'Orme ; il y a 5 autres officiers et des piqueurs. Le récipiendaire s'appelle Briquet.

Les tables sont des billots sur lesquels sont des couronnes de chêne. Les siéges sont des fagots. Au milieu du local sont des scies, des cognées, des haches, des coins, entremêlés de copeaux et de feuillages.

Costumes.

Veste courte, pantalon de toile, sabots, chemise et cravate débraillées.

Bijou.

Une hache dorée, suspendue à une faveur couleur de feuille morte bordée de vert. On la porte à la 3e boutonnière de la veste, ainsi qu'un petit sifflet.

Cordon.

Un large ruban jaune moiré, feuille morte, porté en écharpe de droite à gauche et au bas duquel pend un coin de bois. Le Père-Maître porte le cordon en sautoir.

Tablier.

De charpentier, peau rousse tannée; 2 poches pour la pierre à aiguiser, les bâtons pour la diane, le tabac, etc.

Diane.

Pour battre la diane, on se sert de 2 bâtons égaux, longs de 17 centimètres. On les frappe en 3 temps : 1 + 2, l'un contre l'autre pour imiter les maréchaux¹.

Les PIQUEURS ont, de plus que les autres, un fusil avec une bandouillère couleur de feuille morte.

Ordre.

La main droite à la gorge, en forme de coin.

Signe.

Porter vers la terre la main gauche formant un coin, la droite à la gorge.

1 La DIANE est une expression moderne, empruntée d'une batterie de tambour. Les anciens manuels imprimés portent battre la danelle, contraction du mot douvelle, petite douve.

[p. 82]

Signe de reconnaissance dans une forêt.

Se coler le dos contre un arbre, frapper 2 coups contre avec le talon droit, et un du talon gauche, en glissant le pied.

Attouchement.

La griffe de M∴, étendre le doigt majeur sur le poignet où il frappe 3 coups égaux; et le majeur de la main gauche frappe 3 coups sur l'omoplate.

Mot sacré.

Bonne vie!

On répond par le MOT DE PASSE : A l'avantage!

Marche.

Empiler le bois (c'est faire 3 sauts de côté).

Batterie.

Trois coups égaux.

Salut de la hache.

La présenter en avant et se courber. C'est la manière de saluer le Père-Maître.

Ordre de table.

La main droite en coin à la gorge, la main gauche sur la hanche, comme pour se reposer.

CHANTIER DE TABLE.

UN DRESSOIR en fer à cheval, sans nappe; la musique au milieu; des bancs pour s'asseoir. S'il fait beau et chaud, on peut s'asseoir sur le gazon, s'il y en a.

Les ustensiles sont de terre ou de bois. Mets rustiques, soupe aux choux; 2 cuisiniers fendeurs, habillés en femme, portant les noms de cousine Marie et cousine Javotte. Noms des objets :

Le vin se nomme copeau rouge ou blanc;

L'eau copeau pourri;

La bouteille cruche ;

Le gobelet sac ou mannequin;

Le pain mousse;

La table bloc;

Boire brûler le copeau;

Boire à la santé relicher à la santé.

Manœuvre du bloc.

Le Père-Maître : Cousins du Chêne et de l'Orme, remplissons nos sacs de copeaux et mettons-les en chantier. (Ils répètent l'annonce.)

Le Père-Maître. Haut le chantier et à l'ordre!

Tous les Cousins se lèvent et se mettent à l'ordre.

[p. 83]

Le Père-Maître : Bons Cousins et bons Compagnons, nous allons relicher la santé de... : La main au sac! le sac à la hauteur de l'oreille droite ! (On tourne la tête à droite pour que le gobelet se trouve contre la lèvre.) Videz le sac! secouez le sac! bas le sac! On applaudit, en disant 3 fois : Bonne vie!

Il n'y a point de santé d'obligation.

QUESTIONS :

D. Connais-tu ton père? L'interrogé regarde le ciel.

Connais-tu ta mère? Id. Id. la terre.

Id. ton parrain? Id. Id. son épaule droite, etc.

FENDEUR DU DEVOIR OU CARBONARO ANCIEN.

Instruction.

D. D'où venez-vous, Cousin Duchêne?

R. De la forêt.

D. Où est votre père?

R. Lever les yeux au ciel.

D. Où est votre mère?

R. Baisser les yeux vers la terre.

D. Que rendez-vous à votre père?

R. Des hommages et des respects.

D. Que rendez-vous à votre mère?

R. Mes soins pendant ma vie, mon corps après.

D. Si j'ai besoin de secours, que me donnerez-vous?

R. Je partagerai avec vous ma journée, quand je l'aurai gagnée, mon pain de douleur; nous brûlerons ensemble mon sac de copeaux et je vous logerai dans ma cabane, etc.

SCIEUR.

Les SCIEURS ont pour MOTS SACRÉS : Ohet acha mahim voohet aves.

On doit les rectifier ainsi : Eth haschamaïm voeth haarets (cœlum et terra).

[p. 84]

LE PRODIGUE CONVERTI

SECOND POINT DE LA FENDERIE.

CE GRADE est, sur les rituels, censé dater de l'an 700.

Décoration du chantier.

Si c'est une chambre, sa tenture doit représenter une forêt, etc. Le trône est élevé de 7 marches. Au-dessus du Maître, est suspendu un triangle en or, avec 3 diamants à chaque angle; devant lui est une table sur laquelle sont : 3 bougies en triangle, 2 pistolets, un triangle et une couronne de laurier. Douze lustres à 7 branches chacun.

Titres.

Le Maître s'appelle le Grand Alexandre la Confiance. Les deux plus anciens du chantier remplissent les fonctions d'orateur et de secrétaire; ils se nomment F∴ Jacques et F∴ Pierre; l'introducteur F∴ Joseph, le récipiendaire se nomme aussi Joseph.

Signe.

Porter la main droite au front et se le toucher du bout des doigts.

SIGNE pour se faire connaître. Porter la main droite au 1er bouton de l'habit.

Ordre.

La hache sur l'épaule, la tabatière à la main.

Batterie.

Trois coups par 2 + 1. Le M∴ l'exécute avec son maillet; les F∴ sur la tabatière : 2 coups sur le côté et un dessus. Cette batterie sur la tabatière, sert aussi de signe de reconnaissance.

Mot sacré.

Josoée. Sur le tombeau du Grand Alexandre, on lit : Le Temps vient à bout de tout.

Sur les 3 portes de la tour, on lit :

Le Passé m'a trompé.

Le Présent me tourmente.

L'Avenir m'épouvante.

Cordon.

Bleu moiré, porté en sautoir.

Bijou.

Un triangle en or, avec les lettres S. J. P., aux angles; elles indiquent la sagesse de Salomon, la patience de Job et le repentir de l'Enfant-PRODIGUE.

Tablier.

De peau blanche, doublé et bordé de vert. Sur le milieu, un cœur bordé de noir, au centre duquel est une larme rouge; sur les

[p. 85]

côtés une hache, un coin, une cognée et le triangle; au bas 3 découpures.

Habillement.

Un habit de toile; le maître porte sur la tête une couronne de laurier.

CARBONARIA (CHARBONNERIE ITALIENNE).

La Charbonnerie ou Fenderie prescrivait, en France, la charité et l'hospitalité. Elle n'avait aucun but politique ni religieux, et ne pouvait se conférer, plus tard, qu'aux Maçons ayant le grade de Maître. Elle ne se composait alors que d'un grade; les Italiens, en l'appliquant à leurs desseins, lui en ont donné trois.

La Carbonaria italienne est une secte politique et religieuse qui avait pour but l'indépendance de l'Italie et la réforme de l'Église. Elle est originaire de France, où les Carbonari (charbonniers) étaient connus, dit-on, dans le xve siècle, sous le nom de Fendeurs.

La Fenderie, selon quelques auteurs, aurait été portée en 1515, en Italie, par l'armée commandée en personne par le roi François Ier. L'histoire du grade, comme toutes les créations de l'époque, en fait remonter l'origine au temps de Salomon; mais il paraîtrait que la Fenderie naquit très-anciennement dans les forêts du Roussillon et du Bourbonnais. Ses premiers auteurs furent, peut-être, de simples bûcherons, détachés de la charbonnerie antérieure à la fenderie, auxquels se joignirent des clercs et des gentilshommes chassés de leurs foyers dans les guerres désastreuses que la France eut à soutenir sous les rois Charles VI et Charles VII.

L'esprit sombre et vindicatif de l'Italien se développe dans le Carbonaro, qui, de bon et de paisible Cousin, est devenu conspirateur ; tandis qu'on retrouve, dans le Fendeur, la philosophie douce et tendre des Maçons et peut-être bien la vive gaîté des Français.

« Des services très-importants, rendus de temps à autre par ses membres, déterminèrent des personnages illustres à s'y faire agréger. On » assure positivement, qu'en France, plusieurs membres du parlement » y furent admis, de 1770 à 1790. » (Esprit du dogme de la Francmaçonnerie, p. 277.)

La Charbonnerie italienne éleva ses prétentions jusqu'à la politique. En 1814, les Carbonari excitèrent des troubles dans la Calabre, et le roi de Naples leur fit défense de s'assembler.

[p. 86]

Sociétés androgynes les plus remarquables

[p. 86]

On sait que le mot Androgyne signifie des deux sexes; il est formé du grec andros, homme, et de guné, femme. La Maçonnerie d'adoption est également androgyne; mais elle est régulière, utile et reconnue, nous avons dû la classer et la traiter à part. Cependant comme il n'est pas inutile de connaître les associations de ce genre qui ont eu quelques succès, nous donnons le Tuileur ou l'analyse des principales sociétés androgynes les plus curieuses, pour en faire connaître l'essence et l'esprit.

Ces sociétés de plaisir sont tellement dans le goût des Français, que vingt-neuf ans avant que la Francmaçonnerie existât à Paris et donnât l'idée de ces réunions androgynes, l'ordre des Chevaliers et Chevalières de la Joie fut, avec succès, créé en 1696. Les statuts de cette société, fondée sous la protection de Bacchus et de l'Amour, ont été imprimés in-8°, en 1698.

Il y eut en Espagne :

Les Chevalières de Saint-Jean-de-Jérusalem ;

Les Chevalières de Saint-Jacques-de-l'Épée et de Palatrava.

L'Église n'a-t-elle pas eu ses diaconesses et ses chanoinesses?

[p. 87]

ORDRE DES FENDEURS ET FENDEUSES.

Cet ordre androgyne, calqué sur le cérémonial des Fendeurs du devoir (p. 83), fut institué le 17 août 1747, sous le nom de Chantier du globe et de la gloire, par le chevalier Beauchêne, le plus fameux et le plus zélé des Vénérables inamovibles de Paris, le même qui avait établi sa Loge dans un cabaret de la rue Saint-Victor, à l'enseigne du Soleil d'or. Il y couchait, y donnait, pour six francs, dans une seule séance, tous les grades maçonniques d'alors. Le local ou chantier représentait une forêt.

Le président se nomme Père-Maître; les frères et les sœurs Cousins et Cousines; le récipiendaire Briquet, si c'est une femme, Briquette.

Ces réunions, qui avaient lieu hors de Paris, dans un vaste jardin de la Nouvelle-France, eurent une vogue extraordinaire. Les gens de cour et de la ville, hommes et femmes, s'y rendaient bras dessus, bras dessous, vêtus de blouses ou de jupons de bure, sabots aux pieds, et s'y livraient à tout le sans-façon d'une gaité populaire décente.

Voir, pour les détails, le rite de l'ordre des Fendeurs, dont nous donnons le rituel.

D'autres sociétés androgynes lui succédèrent. Tels furent :

L'ORDRE DE LA CENTAINE;

L'ORDRE DE LA COGNÉE;

L'ORDRE DE LA FIDÉLITÉ.

Mais leurs formes se rapprochaient plus de la Maçonnerie d'adoption.

COMPAGNE DE PÉNÉLOPE OU LE PALLADIUM DES FEMMES.

La récipiendaire doit avoir des talents sur lesquels elle est examinée avant sa réception.

[p. 88]

Conduite par 2 compagnons et une compagne dans une chambre, au milieu de laquelle est une table couverte d'un linge blanc, dessus sont 3 flambeaux et la statue de Minerve. Elle prête l'obligation suivante :

Obligation.

« Je jure et promets, sur mon honneur, de garder dans » mon cœur la connaissance de tout ce que je vais acquérir, et de n'en » jamais parler qu'avec des compagnes de Pénélope et des compagnons » d'Ulysse que je reconnaîtrai bien légitimes. »

Décors.

La ceinture est de 3 couleurs : jaune, couleur de feu et verte; au milieu, la tête de Méduse.

Épreuves.

Elle y apprend que le travail est le Palladium de la femme.

Les formules d'admission sont accompagnées de statuts rédigés à Lutèce et signés, y est-il dit (sans vérité), de la main de Fénelon. (V. les Compagnons d'Ulysse, ci-après.)

ORDRE DES MOSES.

Cet ordre d'un seul grade, qui ne fut qu'une Maçonnerie d'imitation, ne dut son origine qu'à un scrupule religieux. Il prit naissance à Vienne (Autriche) et fut institué le 22 septembre 1738, voici à quelle occasion. La bulle de Clément XII qui, en 1736, excommunia les Francmaçons, fit fermer les Loges d'Allemagne. Les catholiques allemands, ne voulant pas renoncer aux douceurs des réunions fraternelles, fondèrent cette institution qui, sans les exposer aux censures du Vatican, leur procurait le même agrément que la Maçonnerie. Ils admirent les femmes dans leurs réunions, où il ne se passa jamais rien de contraire à la décence, et toutes se terminaient par des actes de bienfaisance.

Ils mirent ce nouvel ordre, qui se répandit en France et en Hollande, sous la protection d'un des puissants seigneurs de l'époque, l'électeur ecclésiastique Clément-Auguste, né duc de Bavière. Ce prince primat professait une grande admiration pour le beau sexe ; ce fut une occasion de lui procurer des fêtes d'un nouveau genre.

Ils adoptèrent pour emblème celui de la fidélité, le chien; de là le nom de Mopse qui, en allemand, signifie doguin, représenté par un carlin à la queue retroussée et pour cause. Voir le rituel; le sifflet remplace le maillet.

[p. 89]

Ordre.

Porter la main droite ouverte sur le cœur, sans former l'équerre.

Signe.

Appuyer le médius sur le bout du nez, 2 autres doigts sur les coins de la bouche, le pouce sous le menton, le petit doigt étendu et écarté, et faire sortir le bout de la langue par le côté droit de la bouche.

Mot.

Mur (prononcez mour); il n'est pas de rigueur.

Pour entrer.

Gratter 3 fois et hurler, à la manière des chiens.

Les Mopses cessèrent leurs réunions, lorsque, dans les États de l'Europe, la Maçonnerie reprit son rang et sa splendeur.

ORDRE DES FEUILLANTS OU DES DAMES PHILÉIDES.

Cet ordre fut établi en Bretagne, vers le milieu du xviiie siècle.

Signe d'essai.

Élever les mains à la hauteur de l'œil, la paume tournée en haut, les cinq doigts joints.

Signe manuel.

(Attouchement.) Se prendre mutuellement les deux mains, les doigts entrelacés et les serrer 3 fois réciproquement.

Parole.

Avez-vous effeuillé les roses?

Réponse.

Aussi les pampres.

ORDRE DES CHEVALIERS RAMEURS ET DAMES RAMEUSES.

Cet ordre, fondé à Rouen, en 1738, eut peu de succès.

ORDRE DES AMAZONES.

Il fut créé, en 1740, aux États-Unis d'Amérique et n'eut pas de succès.

ORDRE DE LA LIBERTÉ.

On l'institua à Paris, en 1740. Les documents nous manquent.

[p. 90]

ORDRE DE LA FÉLICITɹ OU LES FÉLICITAIRES.

Cet ordre fut fondé à Paris, en 1742, par le F∴ de Chambonnet et quelques autres officiers de marine. Il est divisé en 4 grades :

1er MOUSSE;

2e PATRON;

3e CHEF D'ESCADRE;

4e VICE-AMIRAL.

Les emblèmes et le vocabulaire sont nautiques.

Titres.

Un Orient se nomme rade, la Loge escadre. Il y a 4 officiers : le Chef d'escadre, le Grand-Sondeur, l'Inspecteur et le Surveillant, qu'on appelle Chérubin.

Les SS∴ font le voyage fictif de l'île de la Félicité, sous la voile des FF∴ et pilotées par eux.

Le ou la récipiendaire jure 1° de garder le secret sur le cérémonial qui accompagne la réception ; 2° et de ne jamais entreprendre le mouillage dans aucun port où, déjà, se trouve à l'ancre un des vaisseaux de l'ordre. Si c'est une femme, de ne jamais recevoir un vaisseau étranger dans son port, tant qu'un vaisseau de l'ordre y est à l'ancre.

Elle prête serment, assise à la place du président qui, durant cette formalité, est à ses genoux.

Pour tenir Escadre (Loge), il fallait la réunion de cinq membres.

Pour entrer, on frappe 2 coups, et l'on est questionné sur les planches de son vaisseau.

Trois qualités essentielles pour être reçu comme aspirant : de l'agrément dans l'esprit, de la douceur dans le caractère et des talents pour le service de la mer.

SIGNE DU 1er GRADE. La main droite au bout de l'oreille droite.

Réponse.

Le bras droit tendu le long de la cuisse.

Mots sacrés.

Chalam (sommeil); Le Kah (hébr. ambulants); 2e grade, etc.

Cette société, qui fut longtemps au-dessus de tout reproche, était composée de beaucoup de seigneurs et de dames distinguées. Sa renommée

1 Le F∴ Willaume, dans son Tuileur, donne, par erreur, ce titre à la Maçonnerie d'adoption, qui ne l'a jamais porté, quoiqu'elle le mérite.

[p. 91]

la rendit l'objet d'une critique amère intitulée : Le moyen de monter au plus haut degré de la marine sans se mouiller (in-12, 24 pages).

UNE RÉPONSE à ce pamphlet disculpa complétement la société. (Paris, 1746, in-12, 26 pages.)

La société, devenue trop nombreuse, se divisa.

ORDRE DES CHEVALIERS ET CHEVALIÈRES DE L'ANCRE.

Cet ordre fut créé en 1747, à la suite d'une séparation devenue nécessaire de la part des principaux membres de l'ordre trop nombreux de la Félicité.

Ce nouvel ordre n'est donc qu'une épuration de la société des Félicitaires, dont il conservait les formules, à quelques variantes près. Le but était le même, celui d'entrer dans l'île fortunée de la Félicité. Ces nouveaux chevaliers changèrent leurs mots de reconnaissances et leurs décorations : au lieu de porter un câble et une ancre, ils adoptèrent une médaille sur laquelle étaient gravés tous les attributs de la marine.

ORDRE DU VAISSEAU.

Cet ordre, fondé en 1745, aux États-Unis d'Amérique, était une imitation de l'Ordre de la Félicité dont il n'eut pas le même succès.

SOCIÉTÉ DE LA CHAINE.

La Société de la Chaîne est une sorte de Maçonnerie d'adoption fondée en Danemark, vers 1777, à l'imitation de celle de France. Cette association bienfaisante qui, dit-on, n'a pas cessé d'exister, soutient presque seule le grand hospice des Aveugles, à Copenhague.

A l'époque de sa fondation, un de ses présidents était le F∴ Adam-Wilhelm Hanch, maréchal de cour.

[p. 92]

ORDRE DE LA PERSÉVÉRANCE.

On ignore l'époque et le lieu de la fondation de cet ordre, dont le siége principal, en France, était à Paris, en 1777. Il se composait de chevaliers et dames choisis dans les rangs élevés de la société. Les hommes avaient le titre de dignes frères, et les dames celui de sœurs. Les uns et les autres étaient assujettis à des épreuves. Ils en étaient dispensés, s'ils justifiaient avoir rendu des services à l'humanité.

Chaque maison de l'institution prenait le nom de Temple.

Les étrangers non Français pouvaient être affiliés, en justifiant de services rendus.

Il existait dans les archives de l'ordre, et c'est le seul document que l'on connaisse, un volume in-4° de 400 feuillets, destiné à enregistrer les belles actions des chevaliers et dames. Chaque article est signé par les FF∴ de Seigneley et Le Pelletier de Rosanbo.

Ce volume est intitulé LIVRE D'HONNEUR de l'ordre de la Persévérance, avec ces deux devises :

Nous persévérons dans la droiture.

Amitié, vertu, bienfaisance,

Loyauté, courage et silence.

(V. notre Manuel d'adoption.)

ORDRE DES CHEVALIERS ET DES NYMPHES DE LA ROSE.

Cet ordre gracieux fut fondé à Paris, en 1778, par le F∴ de Chaumont, pour complaire aux désirs du duc de Chartres, dont il était le secrétaire particulier pour ce qui concernait la Francmaçonnerie. Le siége principal était rue de Montreuil, à la Folie-Titon, petite maison du prince. Plusieurs seigneurs de la cour avaient des succursales dans leurs hôtels.

Le président se nommait Hiérophante; il recevait les hommes à l'initiation, avec l'aide d'un chevalier introducteur, nommé Sentiment.

La présidente, sous le nom de Grande-Prêtresse, initiait les femmes, avec l'aide d'une nymphe introductrice, appelée Discrétion.

[p. 93]

Les hommes et les femmes prenaient le titre de Frères et de Sœurs ; ils étaient censés chercher le bonheur.

L'ÂGE, pour un chevalier, est celui d'aimer, et, pour une nymphe, celui de plaire et d'aimer.

FORMULE DU SERMENT : « Je jure et promets, au nom du Maître de » l'Univers, dont le pouvoir se renouvelle sans cesse par le plaisir, son » plus bel ouvrage, de ne jamais révéler les secrets de l'ordre de la Rose. » Si je manque à mes serments, que le mystère n'ajoute rien à mes » plaisirs. Qu'au lieu de roses du bonheur, je ne trouve jamais que les » épines du repentir ! »

L'amour et le mystère étaient le but principal des chevaliers et des nymphes de la Rose.

La salle d'initiation s'appelait le Temple de l'Amour; elle était décorée avec élégance et ornée de devises galantes; elle n'était d'abord éclairée qu'à la lueur d'une lanterne sourde tenue par la S∴ Discrétion, mais, au moment de l'admission, mille bougies éclairaient ce lieu de délices.

LA RÉCEPTION était une imitation de la Maçonnerie d'adoption. (V. le Manuel.)

Ces réunions et celles des sociétés de ce genre ont toutes disparu à l'approche des événements politiques de 1789.

RITE D'ADOPTION DE CAGLIOSTRO.

Ce rite fut fondé à Paris, en 1782. La Loge prit le nom de Mère-Loge d'adoption de la haute Maçonnerie égyptienne. L'épouse de Cagliostro la présidait. On y pratiquait 3 grades : Apprentie, Compagnonne, Maîtresse égyptienne ; les 2 premiers n'étaient qu'un noviciat pour parvenir à la maîtrise. Cagliostro prenait le titre de Grand-Cophte.

La Grande-Maîtresse s'appelait Maîtresse agissante.

Pour les opérations magiques, on employait l'intermédiaire d'un jeune garçon ou d'une jeune fille. Dans les Souvenirs de madame la marquise de Créqui (t. III, p. 271 et suiv. Paris, 1834), on lit :

» Une pupille, une colombe, c'est-à-dire une jeune fille en état d'innocence, était placée devant un vase de cristal rempli d'eau pure, et, » par l'imposition des mains d'un Grand Cophte, elle acquérait la faculté » de communiquer avec les génies de la région moyenne, et voyait,

[p. 94]

» dans l'eau, tout ce qui pouvait intéresser la personne au profit de laquelle on fomentait la révélation.

« J'ai vu, bien malgré moi, ajoute madame de Créqui, pratiquer cette » opération divinatoire à la prison des Carmes (1793), à propos du vicomte de Beauharnais, premier mari de l'impératrice Joséphine, dont » un enfant de sept ans, la fille du geôlier, voyait ainsi dans une carafe » et décrivait exactement tous les détails du supplice, à l'instant même » où l'on fait tomber sa tête sur la guillotine. »

Grade d'apprentie.

Tenture blanche et bleu céleste. Au milieu de la Loge est un arbre qu'entoure un serpent qui tient une pomme entre ses dents.

Cabinet noir.

Éclairé d'une faible lumière, on y voit un squelette et des ossements, avec cette devise : Pense au passé, au présent et à l'avenir.

Après l'introduction et l'interrogatoire, on chante, en français, le psaume : Laudate nomen domini; puis l'aspirante reçoit la lumière et prête son obligation.

On lui donne une rose, emblème de l'innocence et de la vertu, une ceinture bleue et blanche et un tablier blanc bordé de bleu portant ces mots : Amour et charité.

Grade de compagnonne.

L'apprentie est introduite un poignard à la main, les cheveux épars sur son cou et sur son visage. La principale cérémonie consiste à lui faire couper la tête du serpent, dont il est question dans le grade précédent.

Grade de maitresse égyptienne.

La Loge est tapissée en bleu céleste étoilé d'argent; trône élevé de 7 marches; dais de soie blanche avec des lis d'argent; brillant éclairage ; derrière l'autel, le tabernacle.

La Maîtresse agissante prend le titre de Reine de Saba.

L'aspirante étant introduite, la Maîtresse dit :

« Réunissez-vous à moi, FF∴ et SS∴, tant visibles qu'invisibles, » pour adorer l'Éternel et le prier intérieurement de me faire la grâce » d'admettre au nombre de ses enfants la S∴ N∴

Les assistants s'agenouillent. La colombe évoque l'ange Gabriel, qui permet que la récipiendaire soit purifiée ; puis 6 autres anges primitifs consacrent ses ornements que Moïse, évoqué, vient bénir.

Instruction.

D. Connaissez-vous ce que vous êtes ?

R. Oui, je suis femme, mon sexe m'avait, malheureusement, fait perdre mon innocence primitive; mais ayant reçu la lumière, ayant

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écrasé le vice, je suis parvenue à connaître la vérité et à recouvrer mon pouvoir.

D. En quoi consiste ce pouvoir ?

R. Ayant été créée à l'image et ressemblance de Dieu, j'en ai reçu le pouvoir de me rendre immortelle, de commander aux êtres spirituels et de régner sur la terre.

D. Qu'entendez-vous par régner sur la terre ?

R. Que l'Éternel n'a formé et créé la terre que pour l'homme et pour être commandée par lui; mais il ne saurait y parvenir sans connaître la perfection du moral et du physique, sans avoir pénétré dans le véritable sanctuaire de la nature et sans posséder notre doctrine sacrée qui enseigne deux façons d'opérer; l'une pour se rendre immortel physiquement, l'autre pour le dévenir moralement, etc.

Conçoit-on qu'un tel tissu d'absurdités, même à l'aide d'un spectacle pompeux et fantasmagorique, ait pu avoir une sorte de succès dans la France et à l'étranger ?

RITE DU SOUVERAIN CHAPITRE MÉTROPOLITAIN DES DAMES

ÉCOSSAISES DE FRANCE, DE L'HOSPICE DE PARIS, COLLINE DE

MONT-THABOR.

CE RITE, trop prétentieux, fut créé, en 1810, pour la Loge le Mont-Thabor, par le F∴ de Mangourit, qui prit le titre de Général chef d'ordre des dames écossaises en France, et s'adjoignit, pour Grande-Maîtresse souveraine, sœur Joséphine de Richepanse, née Damas.

Les statuts et règlements se divisent en 8 capitulaires, produisant ensemble 53 articles.

Il y a les petits et les grands mystères, savoir :

PETITS MYSTÈRES.

1. Apprentie, rite bleu ordinaire:

2. Compagnonne, —

3. Maîtresse, —

4. Novice maçonne, rite écossais philosophique, auquel appartenait alors la loge le Mont-Thabor;

5. Compagnonne discrète, —

[p. 96]

GRANDS MYSTÈRES.

6. Maîtresse adonaïte, chapitre de perfection.

7. Maîtresse moraliste, —

Les INSTRUCTIONS tendent spécialement à ramener les néophytes vers les occupations auxquelles les institutions sociales ont particulièrement destiné les femmes, et à les prémunir contre l'oisiveté et la séduction qu'elle traîne à sa suite. Donner du pain et du travail aux personnes du sexe féminin qui en manquent; les aider d'abord, les conseiller ensuite et les préserver par des bienfaits et par l'espérance, de l'abandon des principes et du supplice du désespoir. Tel fut le but de cette association qui a fait beaucoup de bien, et qui s'est éteinte en 1828, à la mort de son regrettable fondateur.

On trouvera, dans notre Manuel d'Adoption, les détails nécessaires pour apprécier le mérite des 4 grades de ce rite ingénieux, trop longs pour être rapportés ici.

ORDRE DES CHEVALIERS ET DES DAMES PHILOCHORÉITES,

OU AMANTS DU PLAISIR.

Cet ordre fut établi le 28 décembre 1808, au camp français, devant Orense, en Gallicie, par de jeunes officiers. Les réunions prenaient le titre de CERCLES. Chaque chevalier portait un nom particulier. Voici les noms et les titres des Grands-officiers, au nombre de neuf :

Ainsi, le F∴ de Noirefontaine, Grand-Maître, s'appelait le Chevalier des nœuds;

Gustave de Damas, Grand-Chancelier, le Chevalier du défi d'amour ;

Frédéric Desmontis, Grand-Trésorier, Chevalier d'amitié;

De Philippes, 1er Commandeur, Chevalier nocturne ;

Gustave de Saint-Haon, 2e Commandeur, Chevalier de la grenade;

Deueuchèze, 1er Conseiller, Chevalier discret.

De Belly, 2e Conseiller, Chevalier du miroir ;

Alexis de l'Hospital, Grand-Maître des cérémonies, Chevalier des grâces ;

Raoul de Labourdonnaye, prévôt des cérémonies, Chevalier de la mort.

Les formules de la réception tenaient aux usages des cours d'amour et et aux cérémonies de la chevalerie.

Les Chevaliers sont divisés par légions ou cohortes. Chaque légion a son étendard sur lequel est le nom d'un preux chevalier (servant de mo-

[p. 97]

dèle et de guide), avec l'emblème et la devise de l'ordre. Les jeux de hasard et le duel sont formellement interdits.

Chaque Chev∴ doit assistance et conseil à ses frères d'armes. Les absents se nomment croisés.

Chaque cercle renferme autant de légions de dames que de légions de Chevaliers. Chaque Chev∴ porte la devise et l'emblème de la dame qu'il adopte, et jure de la défendre et de la protéger.

Cordon.

Blanc moiré, liseré rose, avec l'emblème et la devise de l'ordre d'un côté, et des emblèmes ou devises au choix de l'autre; il se porte en sautoir.

Emblème.

Un amour tenant un nœud de rubans.

Devise.

Le dénouera qui pourra.

Autre emblème.

Un nœud d'amour.

Devise.

Chaque instant le resserre.

Bijou.

Pour le Grand-Maître, 2 épées croisées dans une couronne de myrthe. Pour les officiers dignitaires, la même couronne. Les Chevalières portent une couronne.

De l'armée d'Espagne, la société s'étendit aux autres armées françaises employées sur divers points de l'Europe et à quelques garnisons de l'intérieur; mais elle n'eut point d'établissement à Paris.

Elle ne s'est dissoute qu'avec l'armée impériale.

Les motifs de l'institution de cette chevalerie androgyne se trouvent indiqués dans ce passage du discours de l'Orateur, prononcé en 1808, à la réception de plusieurs dames et de plusieurs Chevaliers :

« Nous venons aujourd'hui de les initier à nos mystères; que dis-je, » nos mystères, nous n'en avons pas! Qu'ils se détrompent, si l'appareil pompeux que nous avons mis à les recevoir, si les épreuves qu'on » leur a fait subir, ont pu leur faire croire un instant que nous avions » un but secret.

» Réunis par le goût et les convenances, notre but est d'embellir » notre existence. Prenant toujours pour règle de notre conduite ces » mots à jamais sacrés : Honneur, gaîté, délicatesse. Notre objet est » encore de servir notre patrie, d'être fidèles à l'auguste souverain qui » remplit l'univers de son nom glorieux, afin de servir aussi une cause » qui doit être bien chère à toute âme délicate, celle de protéger l'innocence et la beauté, de former, entre les dames et nous, une alliance éternelle, cimentée par la plus pure amitié.

» A ces titres, quels mortels vertueux n'ambitionneraient l'honneur, » nous osons le dire, d'être Chevaliers philochoréites! »

[p. 98]

Maçonnerie palladique — Ordre des Sept Sages

[p. 98]

Ordre des Sept Sages ou de Minerve.

L'ordre des Sept Sages ou de Minerve (Pallas, d'où le mot palladique), remonte, dit le Rituel, jusqu'à la 48e olympiade (590 ans avant notre ère) : le dépôt de la pure lumière, exemple des erreurs du fanatisme et de la superstition, était alors entre les mains de quelques hommes qui, par la force de leur génie et leurs profondes méditations, s'étaient placés au-dessus du vulgaire. En Grèce, ce furent les sept Sages.

Ces données ont suffi à quelques Maçons philosophes du xviiie siècle pour créer cette ingénieuse Maçonnerie.

L'ordre des Sept-Sages ne cherche point à faire des prosélytes; il ne forme pas de secte, n'a aucun centre de ralliement; il ne fait profession d'aucun dogme; il ne s'attache qu'à mettre en contact les amateurs de la vérité, de la nature et de la vertu, afin de les retirer de l'isolement où la hauteur de leurs conceptions les place dans la société; mais l'ordre n'accueille pour disciple de Minerve que celui qui a été épuré et purifié par les grades maçonniques. (Ce qui prouve que cet ordre fut créé après 1725, à Paris.) On n'emploie ni épreuves, ni cérémonies pour l'adoption des admis : seulement on leur lit sept vœux, base de l'association et relatifs au perfectionnement de soi-même; après chacun, l'adepte dit : Je le ratifie.

Chaque cercle de Sages ou Palladium est isolé, pouvant même n'être pas connu des autres; il ne peut jamais dépasser le nombre de 7, dont

[p. 99]

chacun prend le nom et adopte la devise d'un des sept Sages, fondateurs prétendus de cet ordre qui n'en a jamais établi aucun.

ON OUVRE LE PALLADIUM, en faisant une circonférence. Chacun préside à son tour.

Signe extérieur.

Mettre verticalement le 2e doigt de la main droite sur la bouche.

Réponse.

Porter la paume de la main droite au-dessus de la tempe droite, en disant : Hic est vita.

Attouchement.

Se prendre la main et appuyer le bout du pouce sur la phalange du petit doigt, et en se serrant un peu, on fait du bras un léger mouvement rétroactif, comme si l'on craignait de se tromper.

Mot d'ordre.

Mega-Pan ou Grand-Tout.

Décors.

Large ruban blanc; au milieu l'image de la tête de Méduse, servant d'égide à Minerve. De chaque côté sont adoptés longitudinalement 7 faveurs, ayant chacune une des couleurs de l'arc-en-ciel.

Lorsque le nombre 7 est complet, les nouveaux adeptes forment un nouveau cercle qui se complète.

Chaque adepte, à tour de rôle, prononce un discours de morale, de science, d'histoire ou traite quelques arts libéraux ou la biographie des grands hommes, dont les noms sont contenus dans la nomenclature que chaque cercle a adoptée et qui n'est jamais close.

Pour clore l'assemblée.

On fait une circonvolution autour du président placé au centre; il désigne le F∴ qui présidera la prochaine réunion, dont on indique l'époque.

Le rituel est gracieux et philosophique; on n'en est plus surpris lorsqu'on y lit des passages extraits, mot pour mot, du Voyage du jeune Anacharsis en Grèce; ce qui fait descendre sa création vers la moitié du xviiie siècle.

Ordre du Palladium ou Souverain Conseil de la Sagesse.

L'auteur fait remonter fictivement l'origine de cet ordre, appelé Maçonnerie palladique, à l'école de Pythagore (cette naïveté se réfute d'elle-même). Plus tard, continuant sa fiction, Montaigne et Charron auraient récrépi l'édifice. (La Francmaçonnerie n'était pas encore née!) Enfin, sous Lous XIV, Fénelon, qui ne s'en doutait guère, se serait chargé de rédiger

[p. 100]

un nouveau code en 61 articles, sous le titre de Statuts et Règlements du Palladium ou Souverain conseil de la Sagesse, qu'il avait signé à Lutèce, le 20 mai 1637! (La vérité est que ce rite a été créé à Paris, cent ans plus tard.)

Si le voile maçonnique n'avait jamais couvert que les trois grades symboliques et des conceptions aussi ingénieuses que l'ordre du Palladium et celui des sept Sages, jamais la Maçonnerie n'aurait rencontré de détracteurs.

Le rituel contient deux grades : le 1er, sous le titre d'Adelphe; le 2e, de Compagnon d'Ulysse. Il se termine par une nomenclature des hommes qui ont bien mérité de l'humanité et de leur patrie; elle n'est jamais close.

Adelphe — 1er Grade.

Le cahier de ce grade est orné du portrait de Fénelon.

Les règlements, en 61 articles, se terminent ainsi : « Faits sous l'égide » de Minerve, à l'issue de l'établissement du souverain conseil, dont les » membres ont été unanimement élus. et choisis parmi 60 Compagnons » d'Ulysse assemblés à cet effet, et rédigés ainsi de leur consentement, » par MOI, FÉNELON, le plus petit de tous les sages. A Lutèce, le 20 mai » 1637 (lisez 1737)¹. » Suivent les signatures, etc.

1 A la lecture de ce passage mystificateur, des Maçons à courte vue, dénués de tout esprit de critique, s'écrient et impriment : Fénelon était maçon, sans examiner si, de son temps, la Francmaçonnerie existait. D'ailleurs, avec un peu d'attention, on découvre aisément que les auteurs du Palladisme avaient voulu dérouter les Maçons gobe-mouches de toutes les époques, en leur jetant aux yeux, pour patrons de leur œuvre, les noms imposants de Montaigne, de Charron, et de Fénelon. Ce dernier naquit en 1651, comment aurait-il pu signer des statuts le 20 mai 1637, 14 ans avant de naitre ?

On ne doit voir, dans cette ingéniosité dite maçonnique qu'un jeu d'esprit à l'instar des conceptions gracieuses qu'après 1730, enfanta l'apparition de la Maçonnerie des dames, comme le prouvent la compagne de Pénélope et autres ordres androgynes mentionnés plus haut. C'est ce que, sans doute, ont voulu donner à penser ces mêmes auteurs, en mêlant, dans leur œuvre, sans les indiquer, des passages entiers du Voyage d'Anacharsis qui venait de paraître et faisait fureur. D'ailleurs, ne déclarent-ils pas que l'Ordre des 7 Sages n'accueille, pour disciple de Minerve, que celui qui a été épuré et purifié par les grades

[p. 101]

LE SCEAU est un cœur dans lequel est écrit : Je sais aimer, au-dessus est une couronne de fleurs; il est placé sur un autel orné d'une guirlande, entre une branche de palmier et une de laurier.

Serment.

La main étendue sur 4 vases (les 4 éléments des anciens) : « Je suis sorti de la terre, un feu divin anime mon être; l'air et l'eau » se combinent pour soutenir mon existence. Je suis homme d'honneur, » je promets secret inviolable, attachement sincère à mes frères, » dévouement au service de la patrie et obéissance à ses lois. »

Mots.

Agapar (signifie aimer); Mélétan, mot des admis, signifiant s'exercer. En les prononçant, on ajoute : Je le connais, parce que je viens de lui.

Signe extérieur.

Les deux doigts de la main verticalement sur la bouche.

Réponse.

Même signe.

A chaque réception, un F∴ fait au récipiendaire un discours sur un point de morale ou sur l'éloge d'une vertu, et l'on allume une bougie. Six autres FF∴ en prononcent un et sept bougies se trouvent allumées. Chaque discours commence par cet exorde :

« On ne dit point : au lion, sois la terreur des forêts; » Au tigre farouche, sois la terreur des déserts; » A l'éléphant superbe, sois, après l'homme, l'ornement et l'orgueil » de la nature; » Au cheval, sois fier et généreux; » Au chien, sois fidèle; » A l'agneau, sois innocent; » A la colombe, sois tendre et voluptueuse; » A l'enfant, sois étourdi et léger, etc. Et il finit ainsi : » De la part et au nom des compagnons d'Ulysse, je vous dis : Soyez » bienfaisant, bon ami, etc., selon l'objet du discours. »

LES SEPT FLAMBEAUX allumés, graduellement, annoncent les progressions successives de la lumière dans l'âme du néophyte.

LA CIRE, travail de l'abeille, est un emblème précieux, choisi de préférence. Elle est, comme le miel, le fruit des recherches les plus laborieuses et des soins les plus assidus. La seconde qualité de la cire est de jeter la flamme la plus pure et la plus homogène qui doit retracer celle dont doit brûler le néophyte pour la sagesse. Tour à tour, chaque ora-

maçonniques, lesquels ne furent apportés à Paris qu'en 1725 ; la Maçonnerie palladique n'a donc paru que 12 ans après, en 1737, ainsi que nous l'avons indiqué.

[p. 102]

teur a été, près de lui, son organe, en lui donnant les conseils qu'elle a dictés à la société. Chacun d'eux a été comme un échelon lumineux qui le guide jusqu'à elle.

Compagnon d'Ulysse. — 2e Grade.

Le récipiendaire assiste à un dialogue en vers assez médiocres qui a lieu entre Diomède et Ulysse, dans la tente de ce dernier, où l'on est censé déposer le Palladium.

Serment.

Il le prête la main droite sur le cœur et la gauche sur le bouclier de Minerve, dans la tente d'Ulysse, en disant : « Si le mensonge » est dans ma bouche, puisse le ciel verser sur ma tête tous les maux » dont il frappe l'imposteur. »

Le récipiendaire, les yeux bandés, est ensuite conduit par Diomède aux tombeaux des sept Sages. Il reçoit à chaque tombeau diverses instructions. A celui de Pittacus, il apprend l'histoire du Palladium, où se trouve un éloge pompeux du fabuleux Ulysse.

Il prend le nom d'Anacharsis. Il soupe en quittant Périandre, ayant besoin de force pour retourner sur la terre.

Les agapes ne doivent être composés que de 3 plats et un peu de miel.

Les officiers du Palladium sont le Président, le Secrétaire Général et le Trésorier.

L'ATTOUCHEMENT et le RITUEL, pour le surplus de la réception dans les deux grades, ressemblent à ceux de l'Ordre des Sept Sages.

[p. 103]

Origine du Rite écossais, dit Ancien et Accepté, en 33 degrés

[p. 103]

Le si tristement célèbre Lacorne, maître à danser, chef d'une l'action turbulente de Maçons de bas étage, voulut se venger, à la suite de ses démêlés avec la Gr∴-Loge de France, qui dût le bannir de son sein, lui et les siens, malgré sa qualité de Substitut particulier du G∴-M∴, le comte de Clermont, qui, pour éviter les sarcasmes des beaux esprits de la cour contre la Francmaçonnerie, avait, par dérision, nommé, pour le représenter, ce bas agent de ses plaisirs secrets, sans songer que cette étrange nomination nuisait plutôt à la bonne opinion qu'on devait avoir d'un prince du sang, qu'à la réputation de la Maçonnerie, qui est bien au-dessus de ces basses intrigues.

La vengeance de Lacorne consistait à élever autel contre autel ; pour cela, il collecta 22 grades, qui, ajoutés aux 3 premiers, forment une Maçonnerie biblique, chrétienne, templière, etc., en 25 degrés, auxquels on donna le nom de Rite d'Hérédom ou de perfection ; il institua, sous le patronage du G∴-M∴, qui sans doute l'ignorait, des Loges et des Chapitres. En 1758, il seconda l'établissement du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident,

[p. 104]

composé de ses partisans, dont les colléges qu'ils fondèrent, contrecarraient, partout, les opérations de la G∴-Loge, qui, avec son symbolisme, ne pouvait pas lutter contre un rite de 25 grades, parce qu'elle ne sut pas agir avec l'esprit et la prudence de la Grande-Loge d'Écosse, qui, en pareille circonstance, se réserva la pratique exclusive du symbolisme dans le royaume. Enfin, le 27 août 1761, il fit délivrer à un des siens qui partait pour Saint-Domingue, le Juif Stéphen Morin, la fameuse patente de G∴-Inspecteur-Député, pour répandre en Amérique cette Maçonnerie de perfection. (V. l'Orthod. maçonn., p. 131.)

On sait qu'en 1797, à Charleston, d'autres Juifs ajoutèrent illégalement à ce rite huit grades inutiles, et donnèrent à ces 33 degrés le titre injustifiable de Rite écossais ancien et accepté, qui, faute de critique éclairée dans l'ordre maçonnique, se conserva à l'aide d'un mensonge historique qui donnait, sans pudeur, pour patron à ce nouvel ordre, un moribond, le roi de Prusse, qui avait toujours eu en aversion les hauts grades, et Louis de Bourbon, qui était décédé quinze ans auparavant, le 15 juin 1771.

On sait aussi comment d'autres intrigants apportèrent à Paris, en 1804, ces 33 degrés qui éblouirent les administrateurs du G∴-O∴, lesquels oubliaient ou ignoraient que, sur ces 33 grades, ils en possédaient légitimement 25 des plus importants, que le G∴-O∴ seul avait le droit de pratiquer en France, puisque ceux qu'on lui présentait provenaient de ses prédécesseurs, dont les tenait Stéphen Morin, qui, après la paix avec l'Angleterre, érigea, à Charleston, une G∴-Loge de perfection.

Ces mêmes administrateurs eurent la faiblesse inqualifiable d'accepter, sous serment, des grades de la nouvelle secte, qui, voyant son rite reconnu et admis, releva orgueilleusement la tête. Il en résulta une double autorité qui fit à la Maçonnerie, et pour longtemps, tout le mal que l'on connait. Triste effet de l'ignorance des chefs de la Maçonnerie française d'alors. (Voir l'Orthodoxie maçonnique et notre Rituel du 33e degré.)

[p. 105]

4e degré — Maître Secret

[p. 105]

Décoration de la Loge¹.

Tenture noire, parsemée de larmes blanches. La Loge représente le Saint des Sains (en hébreu, Koderch hakoderchim, Sanctita Sanctitarum). Au fond est un grand cercle, dans lequel est inscrit un triangle ; au centre du triangle est l'Étoile flamboyante.

Le Loge est éclairée par 81 lumières, posées sur 9 chandeliers à 9 branches. On peut réduire ce nombre à 9, avec 3 chandeliers à 3 branches.

Titres².

Le Vénérable représente le roi Salomon, et prend le titre de trois fois puissant. Il a un sceptre en la main ; devant lui, sur un autel triangulaire, est un maillet garni en étoffe noire, et une couronne d'olivier et de laurier, dont il est fait usage dans les réceptions.

Il n'y a qu'un Surveillant, qui représente Adhoniram, et prend

1 Nous donnerons, à chaque grade, la décoration de la loge, pour qu'en y entrant, le visiteur ne soit pas dépaysé.

2 Les titres sont utiles à connaître, afin que, dans ses remerciments après son introduction, ou lorsqu'il veut demander la parole pendant la séance, le visiteur puisse désigner les officiers par les titres que le grade leur a conférés.

[p. 106]

le titre d'Inspecteur; il est placé à l'Ouest, et ne doit avoir aucun outil de fer¹.

Ordre.

Point.

Signe dit du silence.

Mettre à plat, sur la bouche, les deux premiers doigts de la main droite. La réponse est de faire le même signe de la main gauche.

Attouchement.

La griffe de maître; on glisse ensuite mutuellement la main sous le coude, en se balançant sept fois le bras et en se croisant la jambe droite.

Mot de passe.

ZIZA² (resplendens, splendeur), nom du fils de Jonathan.

Mots sacrés.

IOD. Lettre qui, étant prise cabalistiquement, signifie Dieu, principe, unité; ADONAÏ (Dieu) et IVAH (contraction de Jéhovah), nom ineffable, un des mystères de l'intérieur du Temple.

Marche.

Point, ou celle de maitre.

Âge.

81 ans accomplis (trois fois 27).

Batterie.

Sept coups (6 + 1), ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○

Temps du travail.

Du point du jour à la nuit tombante.

Questions d'ordre³.

D. Etes-vous maître secret?

R. Je m'en glorifie.

D. Comment avez-vous été reçu à ce grade?

R. En passant de l'équerre au compas.

1 Le continuateur de l'histoire des Juifs par Joseph, dit qu'en 1480, on découvrit à Sagonte un corps d'une grandeur prodigieuse; qu'il y avait sur la pierre qui le couvrait, une inscription hébraïque, dont voici la traduction, donnée par Billerus, Villalpondus la regarde comme authentique : Hic est tumulus ADONHIRAM servi regis Salomonis qui venit ut exigeret tribut et mortuus est die..... Cet Adonhiram, fils d'Abda, qui diffère d'Adonhiram, était un des intendants des tributs perçus par Salomon (Rois, l. III, c. IV, v. 6).

2 Quelques rituels portent abusivement ZIZON, la traduction de ce mot par balustrade, ne peut s'interpréter qu'en considérant les rayons de la gloire de Dieu, auxquels pourraient être appliquée la signification vraie resplendens, comme une balustrade qui en garantit l'approche. C'est d'après ce mot que les rabbins ont fait leur fameux oiseau ziz, qui, lorsqu'il ouvrait les ailes, dérobait à la terre les rayons du soleil.

3 Nous donnerons, à chaque degré, un abrégé de l'instruction, pour que le visiteur puisse répondre de manière à prouver qu'il est familier avec une partie de l'historique du grade.

[p. 107]

D. Où avez-vous été reçu?

R. Sous le laurier et l'olivier.

D. A quelle heure s'ouvre la Loge?

R. L'éclat du jour a chassé les ténèbres, et la grande lumière commence à paraître.

D. A quelle heure se ferme la Loge?

R. A la fin du jour.

Décors¹.

TABLIER. Blanc, attaché avec un ruban noir; bavette bleue sur laquelle est peint ou brodé un œil. Au milieu du tablier sont deux branches, l'une de laurier et l'autre d'olivier, formant une couronne non fermée, et au milieu la lettre Z (initiale du mot de passe).

Cordon.

Bleu, large de 11 centimètres, liseré de noir, porté en sautoir.

Bijou.

Clef d'ivoire (symbole du secret), ayant au milieu un Z. (On l'attache au cordon avec une faveur noire.)

1 Les DÉCORS ou ORNEMENTS annoncent le grade du visiteur. Il est nécessaire que le récipiendaire en ait la description, pour qu'il puisse se les procurer conformes au Rituel.

5e degré — Maître Parfait

[p. 107]

Décoration de la Loge.

Tenture verte, 4 colonnes blanches dans chacun des angles; au total, 16 colonnes, 64 lumières éclairent la loge, 16 à chaque angle; on peut les réduire à 16 en tout.

Titres.

Le Vénérable représente Adonhiram, fils d'Abda, et prend le titre de Trois fois puissant respectable Maître. Il n'y a qu'un Surveillant, appelé Stofkin ; un frère assistant et un frère conducteur ou introducteur; ce dernier représente Zerbal (en hébreu, Sereb-iah ou Schereb-iah, prævalens cùm domino. (Esdras, liv. II, ch. IX, v. 5) ; c'est le nom supposé du capitaine des gardes.

Le Maître-Parfait connaît le cercle et sa quadrature.

Ordre.

Point.

[p. 108]

Signes.

Premier, dit D'ADMINISTRATION : Lever les mains et les yeux vers le ciel, laissant retomber les bras en les croisant sur le devant, et en portant la vue à terre.

Second signe, dit DE RECONNAISSANCE. Appuyer la main droite sur le cœur, comme si l'on y ressentait de la douleur, en se joignant mutuellement la pointe du pied droit, puis le genou, et retirer au côté droit, en formant l'équerre, la main qui est sur le cœur.

Attouchement.

Se porter mutuellement la main gauche sur l'épaule droite, et se prendre la main droite, en tenant le pouce écarté.

Mot de passe.

ACACIA.

Mot sacré.

JEHOVAH (hébr., sum qui sum).

Marche.

Point (dans quelques rituels : former un carré par 4 pas assemblés).

Âge.

Huit ans : un an à l'ouverture des travaux, et sept à la clôture.

Batterie.

4 coups égaux : ○ ○ ○ ○

Heures du travail.

En ouvrant : une heure; en fermant : sept heures.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Maître-Parfait?

R. J'ai une parfaite connaissance des travaux du Temple.

D. A quelle heure s'ouvre la Loge des Maîtres-Parfaits?

R. A une heure.

D. Quand la ferme-t-on?

R. A sept heures.

Décors.

TABLIER. Blanc, bavette verte, doublé et bordé de vert. Sur le tablier sont 3 cercles concentriques, au milieu desquels est une pierre carrée portant la lettre J (initiale du mot sacré).

Cordon.

Vert moiré, porté en sautoir.

Bijou.

Un compas ouvert sur une équerre, ou sur un quart de cercle, lequel est gradué.

6e degré — Secrétaire intime ou Maître par curiosité

[p. 109]

Décoration de la Loge.

Tenture noire, parsemée de larmes blanches. C'est la salle d'audience des Maîtres dans le palais de Salomon.

27 lumières sur 3 chandeliers à 9 branches.

On voit sur le tableau de la Loge le tombeau d'Hiram, avec le mot Ki ou Kahi¹.

Titres.

La Loge a deux chefs : l'un représente Salomon, et l'autre Hiram, roi de Tyr. Il y a ensuite deux officiers, savoir : un capitaine des gardes et un lieutenant.

Dans les réceptions, il n'y a, dans la salle, que les deux chefs; le reste des Frères représente la garde du roi Salomon, et se tient dans le premier appartement.

Ordre.

Point.

Signe.

Porter la main droite à l'épaule gauche et la descendre à la hanche droite. C'est le signe de l'obligation. On y répond en levant et croisant les bras à la hauteur de la poitrine; on les abaisse ensuite vers la garde de l'épée, en levant les yeux au ciel.

Attouchement.

Se prendre mutellement la main droite ; le premier dit, en la retournant : BERITH (héb. b'rith, fœdus, alliance); le second, en la retournant, dit NEDER (qui, en hébreu, veut dire votum, promesse, vœu); enfin, le premier, retournant la main, dit SCHELEMOTH (en hébreu, Sch'lemoth, integræ, intègre, pur, inaltéré). Voulant donner à ces 3 mots un sens suivi, quelques Maçons les interprètent ainsi : Vœu d'une alliance complète.

1 Selon le Tuileur écossais, le mot est chaï, qui signifie vivant. Ainsi dans la tombe, Hiram n'est point mort. Il en est de même de tous les personnages dont il est le type.

[p. 110]

Mot de passe.

JOHABEN (hébr. Jhœoben, filius Dei)¹; c'est le nom donné au récipiendaire.

Second mot : ZERBAL, c'est le nom du capitaine des gardes d'Hiram, roi de Tyr.

Mot sacré.

JVAH, par syncope, pour Jéhovah.

Marche.

Point.

Âge.

Point.

Batterie.

27 coups par 3 fois 9 (8 + 1 + 8 + 1 + 8 + 1), ou 9 coups par 8 + 1).

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous secrétaire intime?

R. Je le suis (en regardant le ciel).

D. Qu'est-ce qui vous a porté à vous faire recevoir?

R. La curiosité.

D. Avez-vous couru quelque danger?

R. Oui, celui de perdre la vie.

Décors.

Salomon et Hiram sont vêtus d'une longue robe bleue, avec un manteau royal de même couleur, doublé d'hermine; ils ont la tête ceinte d'un bandeau royal (ce costume n'est pas de rigueur). Les autres frères ou gardes portent les décors suivants :

Tablier.

Blanc, liseré et doublé de rouge; sur la bavette est un triangle en or, peint ou brodé.

Cordon.

Cramoisi, porté en sautoir.

Bijou.

Triple triangle (3 triangles entrelacés, présentant 9 pointes).

1 Il est évident qu'on devrait prononcer Jhaoben; mais l'usage a consacré Johaben.

7e degré — Prévôt et Juge, ou Maître Irlandais

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Décoration de la Loge.

Tenture rouge.

5 lumières, une à chacun des angles, et la cinquième au milieu de la Loge.

Titres.

Le Vénérable prend le titre de trois fois illustre, et représente Tito, prince des Harodim².

2 Harodim, nom hébreux signifiant Præsidentes. C'est ainsi que l'on qualifiait

[p. 111]

Les deux Surveillants se nomment illustres.

Ordre.

Point.

Signe.

Porter à côté du nez les deux premiers doigts de la main droite. En réponse, on porte l'index sur le bout du nez, et le pouce sous le menton.

Attouchement.

S'entrelacer réciproquement le petit doigt de la main droite avec l'index, et se donner 7 coups légers dans la paume de la main.

Mot de passe.

TITO.

Mot sacré.

JAKINAÏ (en hébreu Jachinaï, pluriel du mot Jachin).

Grande parole.

IZRACH-IAH (hébr. Iz' rahh-iah, orietur Dominus, Paralip., I, ch. VII, v. 3). JÉHOVAH, HIRAM, STOLKIN (GÉOMÈTRES-ARCHITECTES).

Selon quelques rituels, cette parole est : Geometros, Xinchen, Ysirïe, Ivah, Hiram et Stolkin ; cela est fautif.

On dit aussi Chivi (prononcez Kivi, d'un verbe hébreu signifiant incliner, que l'on traduit ainsi : fléchissez le genou, et Ki ou Kai, que l'on traduit par levez-vous ! (il est vivant).

Marche.

Point.

Âge.

Point.

Batterie.

Cinq coups (4 + 1), ○ ○ ○ ○ ○ !

Heures de travail.

Neuf : deux et sept.

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous Prévôt et Juge?

R. Je rends la justice à tous les ouvriers sans exception.

D. Quand avez-vous été introduit en Loge?

R. Après que j'eus frappé quatre coups et un séparé.

D. Que signifient ces quatre coups?

R. Les quatre coins du temple et le centre, où nous nous humilions devant Dieu.

les 3,600 chefs ou préfets que Salomon avait établis sur les ouvriers du temple (Paralip. 2, ch. II, v. 17 et 18). On feint que Tito en était le chef ou le prince ; ce nom n'est pas d'origine hébraïque ; l'écriture ne le nomme pas. (Grec Titos, latin Titus, signifie honorabilis ; Titus, cognomento justi (act. 18, v. 7). Ce pourrait être à ce personnage que l'on a voulu faire allusion.

[p. 112]

D. Quelle heure est-il?

R. Le point du jour.

Décors.

TABLIER. Blanc, bordé de rouge (destiné à serrer la clef du coffre renfermant ou le cœur d'Hiram ou les plans), avec une poche au milieu, portant une rosette rouge et blanche (le rouge signifie l'ardeur des Maîtres irlandais). Sur la bavette est peinte ou brodée en or la parole du grade.

Cordon.

Cramoisi, porté en sautoir, au bas duquel pend le bijou.

Bijou.

Une clef d'or.

8e degré — Intendant des Bâtiments, ou Maître en Israël

[p. 112]

Décoration de la Loge.

Tenture rouge.

27 lumières en trois groupes : l'un de 5 lumières, placé devant le second Surveillant ; l'un de 7, placé devant le premier Surveillant ; et le troisième de 15, placé devant le Président.

Titres.

Le Président représente Salomon, et prend le titre de Trois fois Puissant. Le premier Surveillant représente Tito, et a le titre de Trois fois illustre Inspecteur ; le second représente Adoniram, et fait les fonctions d'Introducteur.

Le Récipiendaire est nommé Johaben.

Ordre.

Point.

Signe.

Il est triple. 1er. De surprise : Porter les deux pouces aux tempes, les mains étendues en équerre; reculer de deux pas, avancer d'autant ; porter ensuite les mains sur les yeux pour les couvrir, en disant : Ben-chorim (hébr. Ben-khorim, nobilium filius).

2e. D'admiration : Entrelacer les deux mains, les tourner ensuite la paume en haut, puis les laisser retomber sur la ceinture, en regardant le ciel et en prononçant Akar (hébr. Achor, conturbans, troublant). C'est un des noms de Dieu.

3e. De douleur : Porter la main droite sur le cœur et la main

[p. 113]

gauche sur la hanche, puis se balancer par 3 fois sur les genoux en disant : le premier, Haï (hébreu, Hhaï, vivans) ; le second, Jah (hébreu, il signifie Dieu).

Attouchement.

Se toucher mutuellement sur le cœur avec la main droite, que l'on passe ensuite sous le bras gauche, et de l'autre main prendre l'épaule droite du Frère, en disant : l'un, Jakinaï (Jachinaï); l'autre Juda (louange).

Mot de passe.

JAKINAÏ.

Mot sacré.

JUDA (en hébreu, Jehoudah, laudatio. Gen., ch. XXIX, v. 35).

Âge.

Trois fois neuf ans.

Marche.

Cinq pas égaux. L'Intendant connaît les cinq points de fidélité, et monte les 7 marches d'exactitude.

Batterie.

Cinq coups égaux, ○ ○ ○ ○ ○ !

Temps du travail.

Du point du jour jusqu'à sept heures du soir.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Intendant des bâtiments?

R. J'ai monté les 7 marches de l'exactitude; j'ai pénétré dans les plus grandes parties du Temple; j'ai vu une grande lumière, au milieu de laquelle j'ai aperçu 3 lettres mystérieuses en caractères hébraïques : J∴ J∴ J∴ (initiales des mots ci-dessus).

D. A quelle heure ouvre-t-on les travaux?

R. Au point du jour.

D. A quelle heure doivent-ils être fermés?

R. A 7 heures du soir.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublé en rouge et bordé en vert. Au milieu est une étoile à 9 pointes sur une balance. Sur la bavette est un triangle contenant les lettres B∴ A∴ I∴

Cordon.

Rouge moiré, porté de l'épaule droite à la hanche gauche.

Bijou.

Un triangle où sont gravés les mots : BEN-CHORIM, ACHAR, JACHINAÏ (ch, dans ces mots, se prononce k); en Loge, on les traduit par Francmaçon, Dieu-Éternel. Sur le revers du triangle, on lit : JUDA, JAH, qui signifient : Louanges soient au Seigneur, et que l'on traduit par Dieu-Puissant, Dieu! Dieu!

Le bijou est attaché au cordon par une rosette verte.

9e degré — Maître Élu des Neuf

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Décoration de la Loge.

Le lieu d'assemblée est un des appartements du palais de Salomon. La tenture est noire, parsemée de flammes ; de distance en distance, sont des colonnes alternativement rouges et blanches. Les maillets sont remplacés par des poignards.

L'appartement est éclairé par 9 lumières, 8 dans un seul groupe et 1 séparée.

Titres.

La Loge prend le titre de Chapitre.

Le Président représente Salomon et se nomme Très-Souverain.

Il n'y a qu'un Surveillant, nommé Inspecteur ; il représente Stolkin. Un Maître des cérémonies remplace le second Surveillant.

Le récipiendaire représente Johaben, chef des 9 élus envoyés à la recherche des assassins d'Hiram ; ce fut celui qui tua de sa main l'un des meurtriers qui s'était réfugié dans une caverne située au bord de la mer, près de Joppé¹.

Ordre.

Point.

Signes.

1° Faire le mouvement de frapper l'adversaire au front, avec un poignard ; on répond en portant la main au front, comme pour s'assurer si on y est blessé.

2° Lever le bras comme si on tenait un poignard, et feindre de frapper au cœur celui dont on veut se faire connaître, en disant : Nekam! mot hébr. ultio, vengeance ; ne pas dire Nekum, ainsi que l'indiquent quelques cahiers ou régulateurs). En réponse, on porte la main droite sur le cœur, en disant : Nekah! (nechah). On devrait dire hikah ! (hichah) qui, en hébreu, signifie

1 En hébreu Japho, pulchritudo (Jos., ch. XIX, v. 46), aujourd'hui, Jaffa. C'est dans ce port qu'abordaient les vaisseaux que le roi de Tyr envoyait à Salomon, chargés des matériaux destinés à la construction du temple. (Paralip. 2, ch. II, v. 16). Selon la fable, c'est près de Japho qu'était le rocher où était attachée Andromède, lorsque Persée vint la délivrer.

[p. 115]

percussit ; mais l'usage contraire a prévalu. C'est une faute de dire Nekar.

Attouchement.

Fermer la main droite, le pouce levé, et la présenter. En réponse, on saisit le pouce avec la main droite, en tenant aussi le pouce levé, pour indiquer le nombre neuf.

Mot de passe.

BEGOGAL-CHOL, ou BEGOAL-CHOL qui, en hébr. signifie in abominatione omnium. (Le mot Bagulkal, qu'on lit dans beaucoup de cahiers, est mal transmis. Dans la série adonhiramite, le mot de passe est Sterkin, qui devrait être remplacé par Schoulkain (franche de possession).

Mots sacrés.

NEKAM ! réponse : NEKAH !

Âge.

Huit et un ans accomplis.

Marche.

Point, ou 3 pas d'App∴, 3 de Comp∴, 3 de M∴.

Batterie.

Neuf coups (8 + 1) ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

Travaux.

Ils s'ouvrent au point du jour, et se ferment à l'entrée de la nuit

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous chevalier-élu?

R. Une caverne m'a reçu, une lampe m'a éclairé, une source m'a désaltéré.

D. Quel âge avez-vous?

R. Huit et un ans accomplis.

Décors.

TABLIER. Blanc, tacheté de rouge, doublé et bordé en noir. Sur la bavette est peint un bras tenant un poignard ensanglanté.

Cordon.

Noir moiré, passant de gauche à droite, ayant au bas 9 rosettes rouges.

Bijou.

Un poignard à lame d'argent, monture en or, suspendu à la pointe du cordon, cinquième rosette.

10e degré — Illustre Élu des Quinze

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Décoration de la Loge.

Tenture noire, parsemée de larmes rouges et blanches.

[p. 116]

Quinze lumières éclairent la salle : 5 devant le Président, à l'est, et 5 devant chacun des Surveillants.

Titres.

L'assemblée se nomme Chapitre.

Le Président est nommé Très-Illustre Maître.

Le premier Surveillant se nomme Inspecteur, et le second Surveillant Introducteur.

Il ne peut y avoir plus de 15 élus dans le Chapitre pour les réceptions, le surplus se tient en dehors.

Ordre.

Point.

Signe.

Se porter le poignard sous le menton et le faire descendre le long du corps, comme si l'on voulait s'ouvrir le ventre. En réponse, on fait le signe d'apprenti, ayant le poing fermé et le pouce levé.

Attouchement.

S'entrelacer réciproquement les doigts de la main droite, les pouces du côté du ventre, comme pour se l'ouvrir.

Mot de passe.

ELIGAM (populus dei), ou ELIAM.

Mots sacrés.

ZERBAEL, fils de Jaïada, dit par erreur le Sanctuaire. Réponse : BEN-IAH (filius Dei). Ce Ben-iah, ou Benaïas, était fils de Joïada (Rois, III, ch. I, v. 8), et devint général de l'armée de Salomon après la mort de Joab, tué par lui par ordre de Salomon (Rois, III, ch. II, v. 25)¹.

Âge.

Point.

Marche.

15 pas triangulaires.

Batterie.

5 coups égaux : ○ ○ ○ ○ ○ !

Temps du travail.

De 5 heures du matin à 6 heures du soir.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous élu des Quinze ?

R. Mon travail et mon zèle m'ont mérité ce grade.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans la salle d'audience de Salomon, et par lui-même.

1 Quelques régulateurs indiquent pour second mot sacré : Ben-Akar (en hébreu Ben-gakar, filius sterilis), nom donné à la caverne où s'était réfugié l'un des meurtriers d'Hiram.

Dans d'autres, on lit : Ben-daka (en hébreu Ben-dacha, filius contritus), c'est le nom de l'intendant de Salomon, dans Maccès. (Rois 3, ch. IV, v. 9.)

[p. 117]

D. Quelle heure est-il ?

R. Cinq heures du matin.

D. A quelle heure devons-nous nous retirer ?

R. A six heures du soir.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublure et bordure noire. Au milieu est peinte une ville carrée représentant la ville de Jérusalem, et à trois de ses portes, sur des pieux, sont les têtes des assassins d'Hiram.

Cordon.

Noir, passant de gauche à droite. Les mêmes têtes y sont brodées ou peintes, et représentent les trois assassins d'Hiram.

Bijou.

Poignard d'or à lame d'argent, suspendu au bas du cordon.

Banquet.

Mêmes usages qu'au grade d'Élu, p. 34.

11e degré — Sublime Chevalier Élu

[p. 117]

Décoration de la Loge.

Tenture noire, parsemée de cœurs enflammés.

Il y a 24 lumières.

Titres.

La Loge prend le titre de Grand-Chapitre; il ne peut y avoir que 12 Élus

Le Président représente Salomon; il est appelé Trois fois puissant.

Un Grand-Inspecteur et un Maître des Cérémonies remplacent les Surveillants.

Ordre.

Point.

Signe.

Se croiser les bras sur la poitrine, ayant les mains fermées, le pouce écarté.

Attouchement.

1° Se présenter mutuellement le pouce de la main droite, les autres doigts étant fermés; l'un des frères saisit le pouce de l'autre et lui renverse le poignet par 3 fois, en di-

[p. 118]

sant entre eux alternativement ces 3 mots : Berith, Neder, Schelcmoth (voir leur explication au 6e degré, p. 109).

2° Prendre la main droite du Tuileur; lui frapper 3 coups avec le pouce sur la première phalange du doigt médius.

Mot de passe.

STOLKIN, que l'on interprète par eau courante. AMAR-ÏAH (parole de Dieu).

Mot sacré.

ADONAÏ.

Âge.

Point.

Marche.

Point.

Batterie.

12 coups égaux : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

Temps du travail.

De 12 heures au point du jour.

Questions d'ordre.

Etes-vous Sublime Chevalier élu ?

R. Mon nom vous l'apprendra.

D. Quel est votre nom ?

R. Emerok (c'est Amar-ïah qu'il faudrait dire). Ce mot hébreu signifie Verbum domini; d'autres lui font signifier homme vrai.

D. Que signifie ce nom ?

R. Homme vrai en toute circonstance.

D. Quand nous réunissons-nous ?

R. A la douzième heure.

D. Quand nous séparons-nous ?

R. Au point du jour.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublure et bordure noire. Au milieu est une poche, sur laquelle est peinte ou brodée en rouge, une croix ou un poignard environné de 9 flammes.

Cordon.

Noir, porté de gauche à droite, sur lequel sont brodés 3 cœurs enflammés, ou simplement la devise d'Élu : Vincere aut mori.

Bijou.

Un poignard ou courte épée, à poignée d'or et lame d'argent, suspendu au bas du cordon.

Remarques.

On lit dans l'historique des Élus, que Bengabel, l'un des intendants de Salomon, informa ce prince que les deux complices d'Abiram, meurtrier d'Hiram, s'étaient retirés dans le pays de Geth, dont Maacha était roi et tributaire de Salomon; que les coupables ayant été saisis et amenés à Jérusalem, ils furent mis, en y arrivant, dans une tour nommée Achizar.

[p. 119]

Ces mots ont été mal transmis. Voici leur rectification :

1° Ben-gabel est une corruption de Ben-gheber (filius hominis), qui était, en effet, l'un des intendants de Salomon à Ramothgalaad (Rois, III, ch. IV, v. 13).

2° Magachah ou Maachah (en hébreu Magechah, compressus), était effectivement roi ou prince du pays de Gheth (torculus), et non par Geth (le g étant dur). (Rois, III, ch. II, v. 39).

3° Abiram, nom du meurtrier, est tronqué. C'est Abi-ramah (dejiciens patrem, qui renverse le père).

4° La tour, dite Achizar, était nommée Gezer ou Ezer (de secours).

Les Rituels varient aussi sur les noms des 3 principaux Élus, qui ne sont en effet que des êtres allégoriques et supposés. Les uns les nomment Sterhin, Stolkin ou Schoulkain, Zéomet et Éléham; d'autres Johaben ou Jocabert ou Johabert, Éléchior et Tercy; et d'autres Toffet, Tabaor et Edom. Nous ne les mentionnons ici que pour ne rien omettre dans le grade important d'Élu.

12e degré — Grand Maître Architecte

[p. 119]

Décoration de la Loge.

Tenture blanche, parsemée de flammes rouges.

Sur la table des trois premiers Officiers est un étui de mathématiques.

Titres.

Le Vénérable se nomme Grand-Maître; il est vêtu d'une robe pontificale blanche ; un cordon bleu, passant de droite à gauche, un tablier blanc, bordure bleue, une poche au milieu du tablier. Le bijou, suspendu au cordon, est une plaque carrée, dont les côtés sont égaux; sur l'une des faces sont gravés quatre demi-cercles, devant sept étoiles ; au centre est un triangle contenant la lettre A. Sur l'autre face, sont les 5 ordres d'architecture, au-dessus est un niveau, au-dessous sont une équerre, un

[p. 120]

compas, une croix au milieu de laquelle sont les lettres R∴ B∴; au-dessous des colonnes des 5 ordres sont les lettres initiales de leurs noms : C∴ (corinthien), D∴ (dorien), T∴ (toscan), I∴ (ionien), C∴ (composite), qu'on interprète par : cheved (grandeur), devek (union), thokath (force), jophi (beauté), chillah (perfection).

Il y a deux Surveillants.

Ordre.

Point.

Signe.

Avoir l'air de tracer un plan dans la main gauche, observant de regarder plusieurs fois le Grand-Maître, comme pour le consulter.

Attouchement.

Entrelacer les doigts de la main droite avec ceux de la gauche du Tuileur, et mettre chacun sur la hanche la main qui est libre.

Mot de passe.

RAB-BANAÏN (œdificantium magister), M∴ des Architectes.

On lit dans quelques Rituels Rabacin ou Rabacim; ce mot, qui n'a aucune signification, ne peut être qu'une faute de copiste.

Mot sacré.

ADONAÏ.

Âge.

Point.

Marche.

Faire 3 pas en équerre, le premier avec lenteur, les deux autres avec vivacité.

Batterie.

3 coups (1 + 2) ○ ○ ○ !

Questions d'ordre.

D. Quel est le premier de tous les arts ?

R. L'architecture, dont la géométrie est la clé ainsi que la règle de toutes les sciences.

D. Combien y a-t-il de genres d'architecture ?

R. Trois : l'architecture civile, l'architecture navale et l'architecture militaire.

D. Etes-vous Grand-Maître Architecte ?

R. Je connais parfaitement tout ce que renferme un étui de mathématiques.

D. Quels objets renferment-ils ?

R. Une équerre, un compas simple, un compas à 4 pointes, une règle, un à-plomb, un compas de proportion, un demi-cercle.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublure et bordure bleue; une poche est au milieu pour recevoir les plans.

[p. 121]

Cordon.

Bleu, porté de droite à gauche. Au bas est suspendu le bijou.

Bijou.

Carré parfait, en forme de médaille. Sur l'une des faces sont gravés 4 demi-cercles devant 7 étoiles ; au centre est un triangle contenant la lettre A, initiale du mot sacré ; sur l'autre face, sont les 5 ordres de l'architecture ; au-dessus est un niveau, au-dessous, une équerre, un compas et une croix, au milieu les lettres R∴ B∴, initiales du mot de passe. Au-dessous des colonnes des 5 ordres, sont les lettres initiales de leurs noms : C∴ D∴ T∴ I∴ C∴.

13e degré — Royal-Arche

[p. 121]

Décoration de la Loge.

La Loge se tient, autant qu'il est possible, dans un lieu souterrain et voûté, sans porte ni fenêtre. On y entre par une trappe placée au sommet de la voûte.

Neuf arches ou arceaux supportent la voûte ; sur chacune des arches est écrit le nom d'un des 9 premiers Architectes qui suivent :

JOD (Principium).

JHAO (Existens).

JHA (Deus).

EHEIAH (Ero).

ELIAH (Fortis).

JAHEB (Concedens).

ADONAÏ (Dominus).

EL-HHANAN (Misericors Deus).

JOBEL (Jubilans).

Tous ces mots sont des noms de Dieu.

Titres.

La Loge prend le titre de Collége ou de Loge royale.

Cinq Officiers sont nécessaires : le président, qui se place toujours à l'est, est nommé Trois fois puissant Grand-Maître ; il représente Salomon. Le second Officier représente Hiram, roi de

[p. 122]

Tyr ; il se place près de Salomon, du côté du sud. Le troisième se place au nord, c'est le Grand-Trésorier ; il représente Jabulum¹. Le quatrième est le Grand-Secrétaire, il se place au sud et représente Johaben. Le cinquième, qui se tient à l'ouest, est le Grand-Inspecteur ; il représente Stolkin.

On ne peut admettre moins de 3 récipiendaires à la fois.

Ordre.

Point.

Signes.

Le premier signe d'admiration se fait en levant les mains vers le ciel, la tête penchée sur l'épaule gauche et en fléchissant le genou.

Le second signe, d'adoration, est de tomber sur les deux genoux.

Attouchemet.

Porter les mains sous les bras du Tuileur, comme pour l'aider à se relever, en disant : Toub bagani gamal abel, ou Toub baani amal abel, dont la signification est : Lugentis labor in afflictione bonum, et que l'on traduit en Loge par : Ayez bon cœur, courage² ou : il est bon de récompenser le travail.

Le Tuileur fait, en réponse, le même attouchement, et dit Jabulum, ou Jabulum est un bon Maçon.

Mot de passe.

Point.

Mot sacré.

JEHOVAH.

Âge.

Point.

Marche.

Point.

Batterie.

Cinq coups (2 + 3) ○ ○ ○ ○ ○ !

Temps du travail.

Du soir au matin.

Questions d'ordre.

D. Quelle est votre qualité ?

R. Chevalier royal architecte.

D. Qui vous a reçu ?

R. Salomon et le roi de Tyr.

D. Avez-vous été reçu seul ?

1 Ce nom varie dans plusieurs rituels. Dans l'un, c'est Johabulum ; dans d'autres, c'est Jibulum, Jibellum ou Chibullum. Quelques Maçons font dériver ces mots de Jobel. Nous sommes de l'avis de ceux qui prétendent que l'on doit dire Zabulon (habitacle par excellence, le ciel, la demeure de Dieu) ; car Jabulum n'a pas de signification.

2 On lit dans quelques cahiers : Toub banaï amalabec. Cette transmission de mots est insignifiante.

[p. 123]

R. Non, j'ai été reçu avec Johaben et Stolkin, mes compagnons.

D. Quels sont les noms des 9 architectes ?

R. On les nomme (Voir d'autre part).

D. Que signifient ces noms ?

R. Ce sont les noms de Dieu.

Décors.

Le Grand-Maître est vêtu d'une robe jaune ; par-dessus, est un manteau royal en satin bleu.

Hiram est en habit de voyage à l'antique, la tête couverte, le glaive à la main.

Le Grand-Trésorier porte au cou un cordon blanc, auquel est suspendue une clef en or. Sur le cordon sont peintes ou brodées les lettres I∴ V∴ I∴ O∴ L∴ que l'on explique ainsi : Inveni verbum in ore leonis.

Tablier.

Point.

Cordon.

Pourpre, porté en sautoir ou en écharpe, de droite à gauche.

Bijou.

Triangle d'or, ou médaille représentant d'un côté une trappe formant une voûte ; de l'autre un triangle. Il se porte suspendu au bas du cordon.

INVOCATION.

Souv∴ Arch∴ de ce vaste univers, toi qui pénètres les pensées les plus secrètes de nos cœurs, purifie-les par le feu sacré de ton amour ; garde et dirige-nous dans le sentier de la vertu ; écarte de ton adorable sanctuaire la perversité et l'impiété ; nous te promettons de nous occuper entièrement du grand œuvre de la perfection, ce qui sera la récompense suffisante de nos travaux ; que la paix et la charité resserrent les liens de notre union, et que cette Loge soit l'image du bonheur dont jouissent les élus dans le royaume céleste. Donne-nous cet esprit saint et ce discernement qui distingue le bon du mauvais, pour que nous puissions connaître ceux qui ont le vrai zèle de la perfection ; fais enfin, que nous n'ayons d'autre but que la gloire et l'avancement du bien dans le règne de la Maçonnerie !

Tous les frères répondent : Amen, amen, amen !

14e degré — Grand Écossais de la Voûte sacrée de Jacques VI

[p. 124]

On dit, pour lui donner du relief, que ce grade fut rédigé par Jacques VI, roi de la Grande-Bretagne. Il pénétra en France, en 1741. La générosité de quelques officiers français engagea des frères anglais, qu'ils avaient bien traités, à le leur conférer. Le Prétendant le conféra aussi à des officiers français qui l'avaient suivi dans sa malheureuse expédition d'Écosse. On trouve dans ce grade, qui est plein d'onction et d'intérêt, une très-belle invocation. Ce grade est un des principaux de la Maçonnerie biblique.

Décoration de la Loge.

Une voûte souterraine, tendue en rouge pourpre et flambée couleur de feu.

24 lumières éclairent cette salle, savoir : 9 à l'est, devant le trône, 7 au sud, 5 à l'ouest, devant le premier Surveillant, et 3 devant le second Surveillant.

En avant du trône, du côté du sud, est un autel dit des Parfums, sur lequel est un réchaud allumé dans lequel brûle le plus pur encens. Du côté du nord, est une table carrée sur laquelle sont les 12 pains de proposition, formant 2 piles composées chacune de 6 pains. Sur cette table, en avant, est une auge en or, avec une truelle de même métal. L'auge contient une mixtion dont il est fait usage dans les réceptions. Un autel, dit des Sacrifices, est également placé à l'est, en avant du trône.

A l'ouest, est un grand vase ou cuve, en airain, rempli d'eau.

Dans le fond du dais qui orne le trône, est un delta transparent, où l'on voit en caractère hébraïque le grand nom de Dieu.

Le nombre des colonnes qui décorent la Loge n'est point fixé ; elles doivent être riches et du meilleur goût. On trouve sous cette voûte la pierre cubique.

1 Ce grade porte aussi le titre de Grand-Écossais de la perfection, ou Grand-Élu, ancien Maître-Parfait et Sublime-Maçon.

[p. 125]

Titres.

La Loge prend le titre de Collége. Il y a 10 officiers.

1° Le président, qui représente Salomon et se nomme Trois fois Puissant ou Grand-Maître ;

2° Un officier, qui représente Hiram, roi de Tyr, assis à la droite du président.

3° Le respectable premier Surveillant, qui représente Adonhiram ;

4° Le respectable second Surveillant, qui représente Moabon ;

5° Le garde des sceaux, placé à la gauche du président, représente Galaad¹ ;

6° Le Grand-Trésorier, placé au nord, devant la table des pains de proposition, représente Jabulum ;

7° Le Grand-Secrétaire, assis au sud, devant la table des parfums, représente Johaben ;

8° Le Grand-Orateur, au sud, près l'autel des sacrifices, représente Abdamon² ;

9° Le Grand-Maître des cérémonies, au nord, représente Stolkin ;

10° Et le Capitaine des gardes, placé près du second Surveillant, représente Zerbal ou Bendia.

Il y a de plus deux frères Tuileurs.

Ordre.

Point.

Signes.

Premier signe, celui du serment ; c'est le signe du ventre coupé : la main droite portée au flanc gauche, est ramenée horizontalement à la partie droite.

1er ATTOUCHEMENT. Se prendre mutuellement la main droite et se la renversant 3 fois, l'un dit : Berith (alliance), l'autre Neder (promesse), tous deux Schelemoth (perfection).

1er MOT COUVERT. JABULUM (Voir la note 1re du grade précédent) : ami chéri, favori, zélé frère.

1er MOT DE PASSE. SCHIBBOLETH (prononcé en 3 syllabes).

2e SIGNE, celui du feu. Porter au-dessus de la joue gauche, la main droite ouverte, la paume en dehors ; allusion à l'impression

1 En hébreu, Gal-ged (tumulus testis) Gen. ch. XXXI, v. 48). Galaad était fils de Machir, fils de Manassé, fils aîné de Joseph (Josué, ch. XVII, v. 1).

2 En hébreu, Gebed-homon (Servus turbæ).

[p. 126]

que fit le buisson ardent sur Moïse, qui fut obligé de porter la main de cette manière, ses yeux ne pouvant supporter l'éclat de la lumière.

2e ATTOUCHEMENT. D'abord la griffe de Maître ; puis, lors de la question : Allez-vous plus loin ? se prendre l'avant-bras, ensuite le coude. Pendant ces différents temps, on se pose mutuellement la main gauche sur l'épaule droite, en avançant chacun la jambe droite, et lorsqu'elles se touchent, on se balance 3 fois.

2e MOT COUVERT. MACHOBIM (ch se prononce k, dolores) ; on l'interprète ainsi : c'est lui, il est mort¹ !

2e MOT DE PASSE. EL-HHANAN (gratia Dei, misericors Deus²).

3e SIGNE dit d'admiration et de silence. Lever les mains ouvertes et regarder le ciel, en inclinant un peu la tête à gauche. Ensuite se poser sur les lèvres les 3 premiers doigts de la main droite.

3e ATTOUCHEMENT. Se saisir réciproquement la main droite ; se cramponner avec la gauche à l'épaule droite et l'avancer sur le cou, comme pour attirer à soi le frère pour l'embrasser.

3e MOT COUVERT. ADONAÏ.

Grand mot de passe.

BEA-MACHEH (pron. makeh. BAMEARAH, que l'on interprète : Dieu soit loué, nous avons trouvé ! (En hébr. Bega macheh bam'garah, quærit interfectorum vel percussorum spelunca³) ; ces mots se sont corrompus dans la tradition.

Mot sacré.

JEHOVAH.

Âge.

Sept fois sept ans.

Marche.

Neuf pas : huit précipités et un lent (en se prenant le coude droit et en se portant la main droite sur la joue, la paume

1 On lit dans quelques rituels : Mohabin ou Makobin (silence respect). Mohabon ou Moabon ; ces mots, ou sont fautifs ou ne sont pas à leur place. D'autres font dire Gabaon notade, avec cette traduction Gabaon, ami élu, ami parfait, on devrait dire Gabaon notel, en hébreu Ghibgon notel, afflumens collis.

2 Eleanom ou Elehanam que l'on trouve dans quelques cahiers sont fautifs. Il ne faut pas confondre ce nom avec El-Chanan, l'un des plus braves officiers de David (Parl. 1, ch. II, v. 26).

3 Il y a des régulateurs où l'on trouve Macmaha Rababack, mots tout à fait nsignifiants.

[p. 127]

en dehors. C'est ainsi, dit le Rituel, que fit Hiram pour parer les coups de ses meurtriers.)

Banquet.

Mêmes usages qu'au grade Écossais du rite français, p. 40.

Batterie.

24 coups, par 3, 5, 7 et 9, comme au 2e ordre français.

Temps du travail.

De midi à minuit.

Questions d'ordre.

Etes-vous Écossais ?

R. Oui, je suis Grand-Élu, Parfait-Écossais.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Sous la voûte sacrée.

D. Par où avez-vous passé ?

R. Par un long corridor.

D. Que veut dire le premier attouchement ?

R. L'union qui lie les Élus parfaits ; le premier mot rappelle l'alliance qu'ils se sont jurés ; le deuxième mot, la promesse qu'ils se sont faite, et le troisième mot, la perfection, objet de leurs travaux.

D. Que signifie le premier mot couvert ?

R. Élu parfait, ami choisi.

D. Pourquoi prononce-t-on en trois temps le premier mot de passe ?

R. Pour prouver qu'on ne saurait trop prendre de précautions.

D. Que signifie le second signe ?

R. L'impression que fit sur Moïse l'éclat du buisson ardent et l'effort qu'il fit pour résister à la frayeur qui le saisit en entendant le nom de Dieu prononcé par Dieu même.

D. Que signifie le second attouchement ?

R. La précaution que l'on doit prendre lorsqu'il s'agit de reconnaître quelqu'un pour Grand-Élu parfait.

D. Que signifie le second mot couvert ?

R. Silence et respect.

D. Que signifie le second mot de passe ?

R. Miséricorde de Dieu.

D. Que signifie le troisième signe ?

[p. 128]

R. Le respect et la discrétion.

D. Que signifie le troisième attouchement ?

R. La défiance que l'on a des faux frères, la disposition où l'on est de résister aux profanes, la satisfaction que l'on goûte en rencontrant un bon frère.

D. Que signifie le troisième mot couvert ?

R. Ce mot fut choisi par les Hébreux pour invoquer l'Éternel après que Moïse leur eut défendu de prononcer le saint nom de Dieu.

D. Que signifie-t-il ?

R. Vous êtes seul éternel.

D. Que signifie le grand mot de passe ?

R. Dieu soit loué, nous avons trouvé ! Il signifie encore : il a cherché le meurtrier dans la caverne.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublé et bordé de taffetas couleur de feu. Au milieu est peinte une pierre plate, carrée, au centre de laquelle est représenté un anneau de fer qui y est scellé.

Cordon.

Rouge cramoisi, porté en sautoir, au bas duquel est suspendu le bijou.

Bijou.

Compas, surmonté d'une couronne à pointes, ouvert sur un quart de cercle. Entre ses branches est une médaille représentant d'un côté le soleil, et de l'autre l'étoile flamboyante, au milieu de laquelle est la lettre G. Sur le quart de cercle sont gravés les chiffres 3, 5, 7 et 9.

Bague.

Chaque Écossais porte un anneau d'or, en forme d'alliance, dans l'intérieur duquel sont gravés, d'un côté, le nom de l'Écossais et la date de sa réception ; de l'autre, ces mots : La vertu unit ce que la mort ne peut séparer. (En anglais) : Virtue unites what death cannot separate.

Voici une des questions pour l'admission : « Qu'auriez vous fait » aux assassins de notre respectable Maître Hiram, si vous aviez » vécu dans ce temps ; auriez-vous vengé sa mort ? Répondez- » moi ?

». Rép. J'aurais fait ce qu'a fait Johaber.

OBLIGATION (extrait) : « Je promets de ne jamais recevoir ni assister à aucune réception qu'aux conditions suivantes :

[p. 129]

1° qu'avec la permission et le consentement unanime de tous les Grands-Élus parfaits Maçons de cette respectable Loge, ou par une permission par écrit de tous ses membres ; 2° par un Grand-Inspecteur ou un de ses députés, 32e degré, qui m'aurait délivré un pouvoir, et à la distance de 25 lieues de cette respectable Loge ou de toute autre de perfection régulièrement constituée, et l'aspirant devra avoir été officier d'une Loge écossaise. » Les peines auxquelles se soumet cet adepte de la perfection sont aussi barbares ou atroces que celles de l'apprenti, sans avoir pour motif la même antiquité ; tant les Maçons ont de peine à perfectionner et leur moral et leurs travaux.

Le Trois fois puissant dit au récipiendaire : « Souvenez-vous, » mon cher frère, que si vous approchez de nos mystères avec » froideur et indifférence, quand vous aurez reçu le grade de » Grand-Élu parfait et sublime Maçon, vous serez beaucoup plus » blâmable qu'auparavant, et VOUS EN RÉPONDREZ AU GRAND ET » TERRIBLE JOUR DU JUGEMENT, où les replis de tous les cœurs » seront fouillés et tous les secrets découverts. Ce grade, mon » frère, est le COMPLÉMENT DE LA MAÇONNERIE SYMBOLIQUE... » Erreur ! ce grade est salomonique, biblique, et le symbole initiatique était complet avant Salomon et la Bible.

Nous devons le répéter ici, à l'occasion de ce grade éminemment écossais, l'esprit de l'écossisme n'a aucun rapport avec celui de l'antique initiation, de laquelle tout grade qui s'écarte n'est pas de la Maçonnerie. Celle-ci s'arrête à la maîtrise.

Ce 14e grade ferme la 1re classe composée de 3 grades qui concernent surtout la confrérie des Architectes, car ils se rapportent à l'architecture dont Salomon veut former une école. Les 5 ordres sont représentés par 5 colonnes. Le président demande au 1er Surveillant, dans le Grand-Architecte, 12e degré, s'il possède ce grade, il répond qu'il connaît parfaitement tout ce que renferme un étui de mathématiques, etc.

[p. 130]

Vrai Maître écossais de Jacques VI, dit de la Voûte Sacrée.

Variantes du grade précédent, attribuées aux Jésuites d'alors.

1er SIGNE, dit du Serment. Porter la main droite au côté gauche du ventre, et la ramener horizontalement vers la droite, comme pour s'ouvrir le ventre.

1er ATTOUCHEMENT. Se prendre mutuellement la main droite et la renverser, l'un dit : Berith, l'autre Neder.

2e SIGNE, dit du Silence. Porter trois doigts de la main droite sur la bouche.

2e ATTOUCHEMENT. Se prendre avec la main droite le coude du bras droit, que l'on secoue trois fois, en disant, en trois temps : Gaba-on-natade (Notel, proponsus), que l'on rend par Ami-Parfait, Élu.

3e SIGNE, dit d'Appel ou d'Horreur. Porter le revers de la main droite sur la joue gauche.

3e ATTOUCHEMENT. Pied gauche contre pied gauche, genou contre genou ; poignard dans la main droite, main gauche sur l'épaule droite du frère ; on dit, en trois temps, Ma-ha-ben¹, qu'on dit signifier : C'est lui, il est mort !

Marche.

Celle d'Élu ; à chaque pas, on se prend le coude et l'on renverse la main sur sa joue ; comme devait faire Hiram pour parer les coups de ses assassins.

Grande parole.

Makah Meharah Beha, Jehovah Berith Neder Schelemoth.

Cordon.

Ponceau, moiré, très-large, en camail ; au bout une rosette pour attacher le bijou.

Bijou.

Un compas couronné, sur un quart de cercle ; au milieu, un soleil rayonnant.

1 Ce mot altéré est une corruption de Moabon ou de Makbenah ; ou bien il faut dire Makobim (dolores).

15e degré — Chevalier d'Orient ou de l'Épée

[p. 131]

Décoration de la Loge.

La Loge se tient dans deux appartements : l'un est tendu en étoffe de couleur vert d'eau, et l'autre en rouge.

Chaque appartement est éclairé par 70 lumières, divisées en 10 groupes de 7.

Titres.

Le président représente Cyrus, roi de Perse et de Médie; il prend le titre de souverain.

A sa droite, est le grand garde des sceaux, nommé Néhémie. Il ne quitte jamais sa place, pas même lorsqu'il se présente des princes Maçons visiteurs; ils se placent à sa droite.

A la gauche du souverain est le Grand-Orateur, nommé Esdras.

Devant le souverain, et faisant les fonctions de premier Surveillant, est le grand général, appelé Strabuzanes.

Également devant le souverain, et remplissant les fonctions de 2e Surveillant, est le Grand-Trésorier, nommé Mithridate.

Tous les frères sont princes, parce que Zorobabel, de la tribu de Juda, était prince, descendant de David.

Au lieu de maillets, les chefs se servent du pommeau de l'épée.

Les deux derniers princes reçus font l'office de gardiens et sont armés de piques ou lances.

Le récipiendaire est nommé Zorobabel, et représente le roi des Israélites. (En chaldéen, Zérubbabel, dispersio confusionis). Il était fils de Salathiel (Aggée, ch. I, v. 1).

Ordre.

Point.

Signe.

Porter la main droite à l'épaule gauche, et la descendre en serpentant vers la hanche droite, comme pour imiter l'ondulation d'un fleuve; ensuite tirer le glaive du fourreau et le présenter en avant, comme pour combattre.

[p. 132]

Attouchement.

Se saisir mutuellement la main gauche, le bras levé et tendu, comme pour repousser une attaque, tandis que de la droite, on semble vouloir se frayer un passage. Puis se porter réciproquement la pointe de l'épée sur le cœur. Le premier dit Juda, le second répond Benjamin (en hébr. Binjamin, dextræ filius, sive ætatum filius. Gen. ch. XXXV, v. 18). C'est le nom du dernier des 12 enfants de Jacob, et le père de la tribu de Benjamin.

Mot de passe.

JAABOROU-HAMMAÏM (en hébr. Jagaboron-hammaïm, aquæ transibunt). Ces mots se trouvent corrompus dans beaucoup de Rituels où on lit : Ya vaurum hamen, que l'on traduit par ils passeront les eaux.

Mot sacré.

RAPHODOM, lieu de repos (en hébr. Rephidim, reclinatoria). C'est le nom donné au lieu où les Israélites firent leur dernier campement après la sortie d'Égypte, sous Moïse. (Exod., ch. XVII, v. 1 et suiv.).

Grande parole.

SCHALAL SCHALOM ABI (diripuit pacem patri¹).

Âge.

Soixante-dix ans.

Marche.

Avancer fièrement, par cinq grands pas, l'épée haute.

Batterie.

Sept coups (5 + 2) ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

Acclamation.

Gloire à Dieu et au souverain!

Questions d'ordre.

D. Étes-vous Chevalier d'Orient?

R. Mon air, mes habits, mon épée et ma fermeté vous le prouvent.

D. Comment êtes-vous parvenu à ce grade?

R. Par l'humilité et la patience.

D. Quelle est votre origine?

R. Je suis de la tribu de Juda.

D. Que professez-vous?

R. La Maçonnerie.

D. Votre nom?

R. Zorobabel.

D. Votre surnom?

1 On lit dans quelques rituels : Shilo Shalom Abi. Le premier mot est fautif et insignifiant.

[p. 133]

R. Maçon très-libre.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublure et bordure verte. Au milieu sont brodés 3 triangles, ou mieux trois mailles de chaîne de forme triangulaire. Sur la bavette est peinte une tête ensanglantée et deux épées en sautoir.

Cordon.

Ruban vert d'eau, passant de droite à gauche. Sur le cordon sont peints ou brodés des ossements et des membres épars, des têtes, des couronnes, des épées entières et d'autres brisées. Au milieu est un pont, sur le ceintre duquel sont les lettres L∴ D∴ P∴ (liberté de passer, ou de penser).

Bijou.

Un glaive en forme de sabre.

16e degré — Prince de Jérusalem

[p. 133]

Décoration de la Loge.

La Loge est séparée en deux parties; ou plutôt, il est mieux d'avoir deux appartements contigus, avec une communication dans l'intérieur.

Le premier appartement représente la cour de Zorobabel, roi de Jérusalem; la tenture en est aurore; il est éclairé au dernier point de la réception, par 25 lumières, en 5 groupes de 5 lumières chacun.

Le second appartement représente la cour de Darius, successeur de Cyrus, qui règne à Babylone. La tenture en est rouge; le trône et le dais sont de couleur aurore.

Le passage par où l'on conduit le récipiendaire, pour aller d'un appartement dans l'autre, représente le chemin qui conduit de Babylone à Jérusalem.

Titres.

Dans les deux appartements, le président prend le titre de très-équitable Prince; les Surveillants, celui de très-éclairés Princes, et tous les frères, celui de valeureux Princes.

La Loge a le titre de Conseil.

Les princes de Jérusalem jouissent de grands priviléges dans

[p. 134]

les Loges inférieures, dont le Conseil a la surveillance et l'administration.

Ordre.

Point.

Signe.

Le bras tendu, prêt à combattre, la main gauche sur la hanche, les doigts écartés. Le contre-signe, ou signe de réponse, est le bras droit tendu à la hauteur de l'épaule, les doigts fermés, l'index ouvert, pour annoncer un ordre, ayant le pied droit en équerre, le talon à la pointe du pied gauche.

Attouchement.

Se prendre réciproquement la main droite, se frapper alternativement cinq petits coups par un, deux et deux (○ ○ ○ ○ ○), avec le pouce droit sur la jointure du petit doigt, mettre les pieds droits pointe contre pointe, ensuite genou contre genou, puis se porter réciproquement la main gauche ouverte sur l'épaule. L'un dit : Vingt, l'autre répond Vingt-trois; ce qui rappelle l'époque de la rentrée des Israélites à Jérusalem, après la captivité de Babylone, qui eut lieu le vingtième jour de Tebeth, dixième mois de l'année, et celle des actions de grâces rendues par le peuple juif après la réédification du Temple, le 23e jour d'Adar, 12e mois de la 6e année du règne de Darius. Le Temple avait été terminé le 3e jour du même mois, et le 14e jour du mois suivant, la Pâque y fut célébrée. (Esdras, I, ch. VI, v. 15 et 19.).

Mot de passe.

TEBETH ou TEVETH, nom du 10e mois lunaire¹. On répond : Esrim (vingt).

Mot sacré.

ADAR, nom du 12e mois². On répond : Schalashesrim (vingt-trois).

Âge.

Point.

Marche.

Un pas grave sur la pointe des pieds.

On en fait quelquefois cinq : étant au signe, avancer le pied gauche en glissant; rapporter le pied droit à la pointe du gauche, en marquant le pas, et ainsi de suite jusqu'à cinq pas.

Batterie.

25 coups par 5 fois 5 : ○ ○ ○ ○ ○, cinq fois.

1 Ce fut le 20 tebeth, que les Hébreux rentrèrent chez eux après l'esclavage de Babylone.

2 Ce fut le 23 adar, que les Israélites purent, après tant de malheurs, faire la nouvelle dédicace du temple de Jérusalem, en rétablissant les anciens secrets, les cérémonies et les mystères.

[p. 135]

Salut.

On s'incline un peu à gauche et d'une manière respectueuse.

Heures du travail.

On commence au soleil levant, et l'on termine à la moitié du jour.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous prince de Jérusalem?

R. Le chemin de Babylone m'est connu.

D. Avez-vous combattu?

R. Oui, contre les Samaritains qui s'opposaient à mon passage.

D. Que signifie le mot de passe?

R. C'est un mot hébreu, qui rappelle le 20e jour du 10e mois; c'est ce jour que les princes firent leur entrée à Jérusalem.

D. Que signifie le mot sacré?

R. C'est aussi un mot hébreu qui indique le 23e jour du 12e mois, où l'on rendit grâces à Dieu de la reconstruction du Temple.

Décors.

TABLIER. Rouge, doublure et bordure jaune aurore. On y peint quelquefois le Temple de Salomon, une équerre, un bouclier, un delta et une main de justice. Les princes portent des gants rouges.

Cordon.

Couleur aurore, liseré d'or, porté de droite à gauche. On y brode une balance, une main de justice, une épée, cinq étoiles et deux couronnes.

Bijou.

Médaille d'or, sur laquelle sont gravées, d'un côté, une main tenant une balance en équilibre, de l'autre, une main tenant une épée à deux tranchants, entourée de cinq étoiles.

Ce grade tire son origine de l'ambassade envoyée par les Élus parfaits du peuple de Jérusalem à Darius, roi de Babylone; Zorobabel fut chargé de cette ambassade.

On trouve, dans le 2e livre des Rois, tous les détails de ce grade.

17e degré — Chevalier d'Orient et d'Occident

[p. 136]

Décoration de la Loge.

Tenture rouge, parsemée d'étoiles d'or.

Titres.

La Loge se nomme Grand-Conseil; elle est composée de 24 membres.

Le président prend le titre de Très-Puissant; les autres membres du conseil sont nommés respectables Anciens.

Les membres reconnus dans le grade et qui excéderaient le nombre de 24, fixé pour la composition du conseil, peuvent y assister sans voix délibérative, et ils sont nommés respectables Chevaliers.

Ordre.

Point.

Signe général.

Regarder son épaule droite, en disant : Abaddon; à quoi l'on répond en regardant son épaule gauche, et disant : Jabulum.

Signe pour l'entrée. Se mettre mutuellement la main droite sur le front; on garde cette position pour entrer au conseil.

Attouchement.

1° Mettre la main gauche dans la main droite du Tuileur, les doigts allongés; celui-ci la couvre de son autre main, pendant que l'on se regarde chacun l'épaule droite.

2° Toucher de la main gauche l'épaule gauche du Tuileur, tandis que celui-ci touche de sa main droite l'épaule droite du premier.

Mot de passe.

JABULUM. (V. la note 1re du 13e degré.).

1 On veut faire croire que ce grade, qui est tiré de l'Apocalypse et renferme par conséquent, des emblèmes astronomiques, a été institué en 1118, quand les croisés s'unirent aux initiés d'Orient, sous la conduite de Garimond, patriarche de Jérusalem, et formèrent un corps armé pour la défense et la protection des pèlerins qui visitaient la Terre sainte.

[p. 137]

Mot sacré.

ABADDON¹.

Âge.

Point.

Marche.

Sept pas en équerre sur les côtés de l'heptagone.

Batterie.

Sept coups par 3, 3 et 1 = ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

Heures du travail.

Pour commencer : le temps est proche, où le soleil se couche.

Pour terminer : Il n'y a plus de temps, ou le soleil se lève.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Chevalier d'Orient et d'Occident?

R. Oui, je le suis.

D. Qu'avez-vous vu?

R. Des choses merveilleuses.

D. Comment avez-vous été reçu?

R. Par l'eau et l'effusion du sang.

D. Quel âge avez-vous?

R. Je suis très-vieux.

D. Qui êtes-vous?

R. Un Pathmon.

D. D'où venez-vous?

R. De Pathmos.

D. Que signifient les lettres B∴ D∴ S∴ P∴ H∴ G∴ F∴?

R. Beauté, Divinité, Sagesse, Puissance, Honneur, Gloire, Force.

D. Quelle est l'heure de l'ouverture?

R. Le temps est proche.

D. Quelle est celle de fermeture?

R. Il n'y a plus d'heure.

Décors.

TABLIER. Soie jaune, doublure et bordure rouge.

Cordons.

Deux, l'un blanc passant de droite à gauche, l'autre noir porté en sautoir; le bijou au bas.

Bijou.

Médaille heptagone, partie or et partie argent ou nacre

1 Ce mot signifie, en hébreu, exterminans, vel perditio. — Abyssus, radical Abad, periit, disperiit, nom de l'ange de l'abime, l'ange exterminateur. (Apocal., ch. IX, v. 11.)

Il y a des conseils où l'on dit, APOLYON, qui, en grec, signifie exterminans, vel perditio, aut destruens. (Apoc., Ibidem.)

[p. 138]

de perles. Sur une des faces, dans chacun des angles, sont gravées les lettres B∴ D∴ S∴ P∴ H∴ G∴ F∴, initiales des mots : Beauté, Divinité, Sagesse, Puissance, Honneur, Gloire, Force. Au centre, est un agneau en argent, couché sur le livre des 7 sceaux, et chacun des sceaux portant une des lettres ci-dessus. Sur l'autre face sont deux épées en croix, la pointe tournée vers le haut, posées sur une balance en équilibre. Il y a des conseils où l'on joint une lancette à l'heptagone.

BANQUET DES CHEVALIERS D'ORIENT ET D'OCCIDENT.

Le commandement pour les santés est le même que celui des Grands-Élus; seulement, lorsqu'on a posé l'urne sur la table, on frappe un coup de pied à terre.

Tableau du grade.

Le chandelier à 7 branches sous un dais d'azur rond; de chaque côté, la lune et le soleil; sous le chandelier, la couronne boréale; dessous, un homme nu, les bras ouverts, les pieds sur l'intérieur d'un croissant. Au-dessous, en travers, une clé, celle de David, qui ouvre et personne ne peut fermer, qui ferme et personne ne peut ouvrir. Six lumières : 2 de chaque côté de l'homme; 2 plus rapprochées, de chaque côté du croissant, et 2 en dessous, plus rapprochées.

Les sept anges de la semaine sont : Raphaël, Gabriel, Michel, Adaniel, Salathiel, Anaël et Uriel.

18e degré — Souverain Prince Rose-Croix

[p. 138]

Disposition et décoration de la Loge.

Il y a 3 apparte-

1 On le nomme aussi de l'Aigle Noir, du Pélican, d'Hérédom ou de Saint-André d'Écosse. Une partie de ces titres est retracée dans le bijou attribué au grade.

[p. 139]

ments¹, comme à l'ancien rite français, p. 31 de notre Rituel. Ce qui va suivre indique les variantes.

Titres.

Le président se nomme Athirsatha ou Athersatha²; les autres officiers, comme au rite français, non pratiqué aujourd'hui.

1 Ces appartements, dans les premiers rituels attribués aux jésuites, représentaient :

Le 1er, la mort et la passion de J.-C., ou le calvaire, pour symboliser une loge dans la consternation d'avoir été trahie par de faux frères.

Sur une table, des attributs de mort, pour rappeler celle des frères suppliciés innocemment.

Sur une autre table, sont une croix avec l'inscription I N. R. I., un livre ouvert et une bougie allumée qui signifient la vertu et le zèle des frères morts pour la foi ; 33 lumières, emblème de l'âge prétendu de J.-C., de ses souffrances et de celles de l'ordre jésuitique.

Le 2e représentait l'enfer où se trouvaient précipités trois hommes souffrant, dans les flammes, la peine du crime affreux qu'ils ont commis contre notre respectable ordre (celui des jésuites), et de leurs faux préjugés contre nos premiers frères, morts innocents.

Le 3e représentait l'ascension de Jésus-Christ frappant d'étonnement ses gardiens. « Il nous montre, dit l'explication, l'espérance que nous devons avoir du rétablissement de notre ordre, en rentrant en possession de notre premier bonheur et de son nouveau lustre qui saisira d'étonnement tous nos ennemis, en sortant de l'assoupissement où nous sommes ensevelis depuis si longtemps. » (Est-ce clair) ?

Un 4e tableau représentait à une table trois personnages : l'un est souverain, les deux autres ont leur bâton de pèlerin et paraissent ne point s'entendre pour symboliser l'égalité des frères et leur zèle à s'éviter, en parcourant le monde jusqu'à l'entière consommation des siècles.

2 En hébreu, Hathis'schatha, contemplant Tempus. C'est le nom du fils d'Achelaï, Esd. II, c. II, v. 1 ; c. X, v. 1 ; et c. 7, v. 66. C'est un titre donné au prophète Néhémie, parce qu'il avait exercé l'office d'échanson près d'Artaxercès.

19e degré — Grand Pontife ou Sublime Écossais

[p. 139]

Décoration de la Loge.

Tenture bleue, parsemée d'étoiles d'or.

La Loge n'est éclairée que par la lumière qui pénètre à travers

[p. 140]

un transparent qui est au fond du dais, sous lequel est placé le président.

Titres.

Le Maître ou président, se nomme Trois fois puissant ; les autres frères sont appelés Fidèles et vrais frères. Il n'y a qu'un seul Surveillant qui se place à l'ouest.

Ordre.

Point.

Signe.

Étendre le bras droit horizontalement, la main également étendue ; abaisser perpendiculairement les trois derniers doigts.

Attouchement.

S'appliquer réciproquement la paume de la main droite sur le front, en disant, le premier : Alleluia ! le second : Louons le Seigneur. Le premier réplique : Emmanuel, et le second : Dieu nous assiste ! Tous deux ensemble : Amen (firmum sit).

Mot de passe.

EMMANUEL.

Mot sacré.

ALLELUIA (en hébr. Hall'lou-iah, signifiant Dominum laudate).

Âge.

Point.

Marche.

Point.

Batterie.

12 coups égaux : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○¹ !

Heures du travail.

A l'ouverture. Il est l'heure prédite.

A la clôture. L'heure est accomplie.

Questions d'ordre.

D. Qui êtes-vous ?

R. Sublime-Écossais, à qui rien n'est inconnu.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans un lieu qui n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour être éclairé.

D. Quel est votre âge ?

1 VARIANTES. — SIGNE. Lever le bras droit, les trois doigts du milieu pointés vers le ciel, les deux autres fermés.

ATTOUCHEMENT. Se mettre mutuellement la paume de la main droite sur le front.

MOT DE PASSE.

DIEU.

MOT SACRÉ.

MORALE.

BATTERIE. 11 coups, plus 1 : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ! d'autres 4 fois. 2 et 1.

[p. 141]

R. Je ne compte plus.

D. Quelle heure est-il ?

R. L'heure prédite.

D. A quelle heure nous séparons-nous ?

R. Quand l'heure est accomplie.

Décors.

TABLIER. Point.

Le Maître est revêtu d'une longue robe de satin blanc ; les autres membres sont également en robe blanche, mais en lin. Tous ont le front ceint d'un bandeau couleur bleu-céleste, sur lequel sont brodées en or, douze étoiles.

Cordon.

Ruban cramoisi, liseré de blanc, orné de 12 étoiles dor ; vers le haut est brodé un A (alpha), et vers le bas, un Ω (oméga), qui sont les deux extrémités de l'alphabet grec. Ce cordon, auquel est suspendu le bijou, se porte de gauche à droite par-dessus la robe.

Bijou.

Une plaque d'or en forme de carré long, sur laquelle sont gravés d'un côté un A, et de l'autre un Ω.

Au banquet, on boit de la main gauche, faisant le signe de la droite.

20e degré — Vénérable Grand Maître de toutes les Loges

[p. 141]

Décoration de la Loge.

Tenture bleue et jaune (par allusion à l'or et à l'azur des nuages dans lesquels l'Éternel apparut à Moïse). Le trône est élevé sur une estrade de neuf marches.

Derrière l'autel est un chandelier à neuf branches, et en avant est un réchaud allumé, avec de l'encens à côté, lorsqu'il y a réception.

Titres.

Le chef ou président de la Loge est nommé Grand-

[p. 142]

Maître et représente Cyrus-Artaxercès¹. Il est revêtu des ornements royaux.

Il y a deux Surveillants, qui représentent deux des premiers officiers d'Artaxercès.

Le récipiendaire représente Zorobabel, roi des Israélites.

Il ne peut y avoir moins de neuf Maîtres pour composer la Loge.

Ordre.

Point.

Signes.

Trois : Premier. Former 4 équerres ; 1° en portant la main droite sur le cœur, les doigts rapprochés, le pouce écarté, ce qui forme deux équerres ; 2° en mettant la main gauche sur les lèvres, le pouce écarté, ce qui forme encore une équerre ; 3° enfin, en joignant les deux talons, les pieds ouverts en équerre.

Second signe. Tomber à genoux, poser les coudes à terre, prosterné, la tête inclinée du côté gauche.

Troisième signe. Croiser les bras sur la poitrine, le droit par-dessus le gauche, les doigts étendus et rapprochés, le pouce en équerre, les pieds placés en équerre, se joignant par le talon, ce qui forme cinq équerres.

Il y a des Rituels où l'on n'indique qu'un seul signe, en place des deux premiers, qui est de mettre le genou droit à terre, le gauche étant relevé, ce qui forme deux équerres ; poser ensuite le coude gauche sur le genou relevé, les doigts étendus et rapprochés, le pouce en équerre, la tête penchée vers la terre, inclinée un peu à gauche, comme si l'on n'osait regarder en face.

Signe d'introduction.

L'épée haute, ou, à défaut, le bras droit élevé au devant de la tête, comme pour parer un coup ; en se rencontrant, le glaive des deux frères se croisent et forment la voûte d'acier.

Attouchement.

Se saisir mutuellement le coude avec la main droite, les doigts serrés, le pouce écarté ; après s'être pressé quatre fois le coude, on descend, en glissant les mains jusqu'au poignet. Là, on lève trois doigts, en s'appuyant l'index sur le poignet.

1 Cet Artaxercès et Cambyse, fils de Cyrus, roi de Perse, nommé Assuérus, dans Esdras (liv. I, ch. IV, v. 7, 8, 11, etc.), et Artaxercès, dans le même livre (v. 8). Ce fut lui qui s'opposa à la réédification du temple de Jérusalem.

[p. 143]

Attouchement d'introduction.

Se prendre mutuellement la main droite, le pouce sur la ligature du poignet ; la laisser ensuite glisser le long de la main jusqu'au bout des doigts.

Mot de passe.

JEKSAN ; à quoi l'on répond : STOLKIN¹.

Mot sacré.

RAZAH-BETSIJAH (mot hébreu signifiant : macis in solitudine², branche de la solitude).

Âge.

Point.

Marche.

Neuf pas en équerre.

Le Maître fait neuf voyages dans le cours de sa réception, après lesquels il est purifié par le fer et par le feu.

Batterie.

Trois coups par 1 + 2 : ○ ○ ○ ! (Il y a des cahiers où la batterie est 3 + 2.)

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Grand-Maître ?

R. On m'a reconnu en cette qualité à Jérusalem.

D. Comment vous reconnaîtrai-je pour tel ?

R. A mon zèle pour rebâtir le Temple.

Décors.

TABLIER. Point.

Cordon.

Jaune et bleu, ou deux cordons ; l'un jaune et l'autre bleu d'azur ; on les croise sur la poitrine.

Bijou.

Triangle en or, sur lequel est gravé le mot sacré ou la lettre R, son initiale.

1 Selon quelques rituels on fait répondre Zabulon au lieu de Stolkin, et le premier réplique : Nabuz ardan (en hébreu N'bouzar-adan, nom d'un des officiers de Nabuchodonosor, princeps exercitas ; Rois IV, ch. XXV, v. 8).

Selon quelques autres, au lieu de Stolkin, on répond : Jubellum, Zanabozane, ou Janaborane ; ce sont des mots insignifiants.

2 Ce mot est fort corrompu dans quelques cahiers, où l'on trouve Razabass ; Razabassus, mots insignifiants.

Il y a des rituels où l'on donne Jehovah pour mot sacré, et, pour mot de passe Balthazar (en hébreu Bel'ts chatzar, nom donné à Daniel par Nabuchodonosor ; Daniel, ch. I, v. 7.)

21e degré — Noachite ou Chevalier Prussien

[p. 143]

Décoration de la Loge.

L'assemblée se tient dans un lieu retiré ; la salle est disposée de manière à ce qu'elle reçoive la

[p. 144]

lumière de la lune par une seule fenêtre ; c'est la seule lumière qui doive l'éclairer. C'est pourquoi la Loge ne se réunit que dans la pleine lune.

Titres.

La Loge prend le nom de Chapitre.

Le président se nomme Grand-Commandeur ; il représente Frédéric II, roi de Prusse, fondateur de l'ordre, dit le rituel.

Il y a six chevaliers d'office :

Un Inspecteur (c'est le seul Surveillant).

Un Introducteur.

Un Chevalier d'éloquence (Orateur).

Un Garde.

Un Chancelier.

Un Financier (Trésorier).

Tous les membres sont nommés Chevaliers prussiens.

Armoiries de l'ordre.

Au premier, d'azur, à la lune d'argent, entouré d'étoiles d'or ; au second, de sable, à l'équilatéral et à la flèche d'or.

Ordre.

Tourner le visage à l'est (où se lève la lune), et lever les bras vers le ciel.

Signe.

Montrer les trois premiers doigts levés de la main droite ; le Tuileur les prend de la même main, et dit : Frédéric II ; il présente à son tour les trois doigts, on les saisit également, en disant : Noé. (En hébr. Noahh, requies. Il était fils de Lamech, Gen., ch. V, v. 29.) Ce signe est au premier attouchement.

Attouchement.

Prendre l'index de la main droite du Tuileur et le presser avec le pouce et l'index, en disant : Sem (renommée) ; le Tuileur fait le même attouchement, en disant : Cham (chaud ou noir) ; répéter l'attouchement, en prononçant : Japheth (beau), noms des trois fils de Noé (en hébreu : Schem, fama ; kham, calidus vel niger ; Japheth, pulcher. Gen., ch. V, v. XXXI, et ch. IX, v. 18.)

Mot de passe.

PHALEGH, prononcé trois fois d'un ton lugubre et lent (ce mot en hébreu signifie divisio ; il était fils de Héber. Gen., ch. XX, v. 25.)

Mots sacrés.

SEM, CHAM, JAPHETH.

Âge.

Point.

[p. 145]

Marche.

Trois pas de Maître.

Batterie.

Trois coups lents : ○ ○ ○ !

Il est défendu, par les statuts, de tenir Loge de table.

Questions d'ordre.

D. Qui êtes-vous ?

R. Dites-moi qui vous êtes, et je vous dirai qui je suis.

D. Connaissez-vous les enfants de Noé ?

R. Je n'en connais que trois.

Décors.

TABLIER. Jaune. Gants jaunes.

Cordon.

Noir, porté de droite à gauche.

Bijou.

Triangle d'or, traversé par une flèche d'argent ayant la pointe tournée vers le bas. On l'attache à la pointe du cordon.

Bijou de l'ordre.

Une lune d'argent qu'on peut porter à la boutonnière.

Ce grade fut introduit en France en 1757.

22e degré — Chevalier Royal-Hache ou Prince du Liban

[p. 145]

Décoration de la Loge.

Il y a deux appartements.

Le premier est tendu en bleu, et représente l'atelier du mont Liban. Il est éclairé de 11 lumières.

Le second est tendu en rouge ; c'est le conseil de la Table ronde.

Titres.

La Loge se nomme Collége, au premier point ; le Maître y est nommé Très-Sage.

Au second point, la Loge prend le titre de Conseil, et le Maître y est nommé Grand-Patriarche.

Après le Maître, il y a deux Grands-Officiers.

Ordre.

Point.

Signe.

Faire le mouvement d'élever une hache avec les deux mains, et de frapper, comme pour couper un arbre par le pied. En réponse, lever les deux mains à la hauteur du front, les doigts étendus et les laisser retomber.

[p. 146]

Attouchement.

Se prendre mutuellement les mains en croisant les doigts, en signe de bonne foi.

Mots de passe.

JAPHETH, OOLIAB (en hébreu, Aholiab, patris tabernaculum, ou pater tabernaculi¹, et LIBAN (en hébreu L'banon, blanc, encens).

Mots sacrés.

NOÉ, BESELEEL (en hébreu Betsalel, umbra Dei, fils d'Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda et de Marie, sœur de Moïse), et SIDONIUS ou SEDONIAS (en hébreu Tsidoni, venator, nom appellatif du peuple de Sidon, qui était réputé pour sa science dans la coupe des bois. (Rois, III, ch. 5, v. 6).

Âge.

Point.

Marche.

Trois pas croisés, en partant du pied droit.

Le récipiendaire fait trois voyages dans le cours de la réception.

Batterie.

Deux coups égaux : ○ ○ !

Questions d'ordre.

D. Que signifient les lettres gravées sur les deux côtés de la hache des Chevaliers princes du Liban ?

R. L. Liban. S. Salomon. 1er A. Abda (nom du père d'Adon-Hiram). 2e A. Adon-Hiram. C. Cyrus. D. Darius. X. Xerxès. Z. Zorobabel. 3e A. Ananias ou Ananiah (divination du Seigneur).

D. Que signifient les lettres gravées de l'autre côté de la hache ?

R. S. Sidonius (ou Sidonias, Sidonnien). N. Noé. S. Sem. C. Cham. J. Japheth. M. Moïse.

1 On sait que c'est dans la forêt du Liban que furent coupés et préparés les bois employés dans la construction du temple de Salomon.

[p. 147]

B. Bescleel. O. Ooliab. Si c'est E, dites Eliab¹.

Décors.

TABLIER. Blanc, au milieu est peinte ou brodée une table ronde, sur laquelle on voit des plans déroulés.

Il y a des Loges où l'on se borne à peindre un œil sur le tablier.

Cordon.

Ruban couleur d'arc-en-ciel, doublé en taffetas couleur ponceau. On le porte en sautoir, au bas est suspendu le bijou.

Bijou.

Hache d'or couronnée. Sur un côté du manche, sont les lettres L∴ S∴ A∴ A∴ C∴ D∴ X∴ Z∴ A∴. Sur l'autre côté, les lettres S∴ N∴ S∴ C∴ J∴ M∴ B∴ O∴ (initales des 17 noms ci-dessus).

1 Dans quelques rituels, on lit élial ou éliab, au lieu d'Ooliab ; c'est une faute : Ooliab, Bescléel, étaient deux célèbres ouvriers qui furent employés par Moïse à la construction du tabernacle. (Exode, ch. XXXI, v. 2 ; et ch. XXXVIII v. 22 et 23.)

23e degré — Chef du Tabernacle

[p. 147]

Décoration de la Loge.

Tenture blanche soutenue par des colonnes rouges et des colonnes noires, accouplées et placées à distance, selon le goût du F∴ Architecte.

Au fond, est le sanctuaire, séparé du reste par une balustrade, et par un rideau rouge relevé de chaque côté.

Dans le sanctuaire est un trône élevé sur une estrade de sept degrés ; devant le trône est un autel couvert d'une étoffe rouge. Sur l'autel, est le livre de la Sagesse et un poignard ou une épée.

Au-dessus du trône, est l'Arche d'alliance, surmontée d'une gloire, au milieu de laquelle est le nom de Dieu, Jéhovah, et, sur les côtés, les images du soleil et de la lune.

Sur la droite du premier autel, et un peu en avant, est l'autel des holocaustes ; en face, à la gauche, est celui des parfums.

A l'ouest, sont deux chandeliers à cinq branches, en forme pyramidale ; à l'est, est un chandelier à deux branches.

[p. 148]

Le Président se place sur le trône, et les deux Surveillants en avant de l'autel.

Pour les réceptions, il y a une chambre obscure, au milieu est un autel sur lequel sont placées une lampe et trois têtes de mort. Au-devant de l'autel est un squelette humain.

Titres.

Le président se nomme Grand-Souverain sacrificateur ; ses deux assistants, placés à ses côtés, ont le titre de Grands-Prêtres. Les autres frères sont appelés Lévites, ou Grands-Sacrificateurs.

La Loge est désignée sous le titre de Hiérarchie.

Signe.

Avancer le pied gauche, en faisant le mouvement de saisir de la main droite l'encensoir que l'on est censé tenir de la gauche.

Attouchement.

Se prendre mutuellement le coude gauche avec la main droite, en arrondissant le bras pour former un peu le cercle.

Mot de passe.

URIEL (en hébreu Ouriel, ignis Domini, nom de l'ange du feu qui préside à l'encensoir). En réponse, on dit : TABERNACLE DES VÉRITÉS RÉVÉLÉES¹.

Mot sacré.

JÉHOVAH. On ne le prononce pas, on l'épelle par syllabe. D'autres Maçons disent IRAM (Hiram).

Âge.

Point.

Marche.

Point ; ou 6 pas égaux, et 1 plus grand.

Batterie.

Sept coups, par 6 + 1 = ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ! ou 3 coups égaux.

Heures de service.

Pour commencer. L'heure où le fils d'Hiram doit venir pour sacrifier.

Pour fermer. L'heure où le sacrifice est consommé.

Questions d'ordre.

Il n'est pas d'usage que le F∴ Tuileur fasse des questions sur le grade au frère visiteur.

Habillement.

Le Grand-Sacrificateur porte une longue robe rouge, par-dessus est une autre robe jaune, plus courte que la première et sans manches ; il est coiffé d'une mitre fermée, en

1 Le tabernacle que Moïse fit construire dans le désert, par l'ordre de Dieu, est nommé, dans la Bible, Misch'chan, habitaculum (Exod. ch. XXVI, v. 36.)

MOT DE PASSE chez quelques-uns : HAPHTZIEL (voluntas Dei). En réponse : DARAHIEL (Directio Dei).

[p. 149]

étoffe d'or, au devant de laquelle est peint ou brodé en rouge un delta, avec le nom ineffable. Par-dessus son vêtement, est une écharpe noire à franges d'argent, au bas de laquelle est attaché, par une rosette rouge, un poignard ; elle se porte de gauche à droite.

Les deux assistants, Grands-Prêtres, ont le même costume, à l'exception du delta sur la mitre, qu'ils ne portent pas.

Les Lévites sont vêtus d'une robe blanche, par-dessus laquelle est une écharpe rouge à franges en or. Au bas de l'écharpe est suspendu, avec une rosette noire, un encensoir pour bijou.

Bijou.

Un encensoir (dans quelque grade, un delta).

24e degré — Prince du Tabernacle

[p. 149]

Décoration de la Loge.

Il y a deux appartements.

Le premier, qui précède immédiatement le second, est nommé vestibule ; il sert de vestiaire. Il est décoré d'attributs variés de Maçonnerie.

Le second appartement est de forme circulaire, il est éclairé par 49 lumières. La décoration varie, dans cet appartement, aux trois points de la réception.

Au milieu de la Loge, est un chandelier à 7 branches.

Titres.

La Loge se nomme Hiérarchie.

Le Maître prend le titre de Très-Puissant.

Il y a trois Surveillants qui ont le titre de Puissants ; ils se placent, l'un au sud, le second à l'ouest, et le troisième au nord.

Ordre.

Point.

Signes.

Il y en a deux : Signe de reconnaissance, porter sur les yeux la main droite ouverte, comme pour se garantir d'une vive lumière, ayant la main gauche sur la poitrine ; ensuite, porter la main droite vers l'épaule gauche et la ramener diagonalement sur le côté droit, ce qui s'appelle signe du Cordon.

Grand signe.

Porter les deux mains ouvertes sur la tête ; join-

[p. 150]

dre les deux pouces et les deux index par les extrémités, pour former un triangle.

Signe d'admiration.

Incliner la tête en avant, la main droite sur la poitrine, et de la main gauche, couvrir les yeux élevés vers le ciel.

Attouchement.

Comme au grade précédent.

Mot de passe.

Id.

Mots sacrés.

Id.

Batterie.

Id.

Âge.

Point.

Marche.

Sept pas : six égaux et un plus grand.

Heures de service.

Pour ouvrir. La première heure du jour des sept de la construction de la Hiérarchie.

Pour fermer. La dernière heure du jour de vie et de suavité.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous prince du Tabernacle ?

R. Oui, je le suis.

D. Comment tenez-vous ?

R. En Conseil souverain.

D. Sur quoi travaillez-vous ?

R. Sur les Douze Commandements de la table de la loi.

D. A quelle heure ouvre-t-on le Conseil ?

R. A la première heure du jour.

D. A quelle heure le ferme-t-on ?

R. A la dernière du jour de vie et de suavité.

Habillement.

Une aube ou robe de soie bleue, dont le collet est garni de rayons en gaze d'or, imitant l'auréole ; le surplus de la robe parsemé d'étoiles d'or. Sur la tête, une couronne fermée, environnée d'étoiles et surmontée d'un delta, ou triangle.

Cordon.

Ruban ponceau moiré, porté en sautoir, ou de l'épaule droite à la hanche gauche.

Tablier.

Blanc, doublure couleur ponceau.

Bijou.

Un globe d'or, surmonté d'un double triangle cerclé et rayonnant de gloire, ayant au centre le mot Jéhovah.

Cérémonie de table.

La table est ronde ; les mets ne sont pas déposés dessus ; ils sont présentés successivement à chacun, qui se sert à son gré.

[p. 151]

Au milieu de la table est un groupe de cœurs enflammés ; l'encens brûle.

Il ne peut y avoir que 7 lumières sur la table.

Manière de porter les santés.

(Il n'y en a que trois.).

1re SANTÉ. Le Maître fait charger, etc., et dit : L'ardent midi de nos solennités sollicite nos cœurs à des libations nouvelles ; chargeons nos canons !

Puissant frère second Surveillant, quelle suite de bonheur nous annoncez-vous ? — R.....

Frères Surveillants et vous puissants frères de cette hiérarchie, célébrons la grandeur du glorieux destin qui nous unit.

On vide la coupe d'un seul trait.

2e SANTÉ. Le Maître dit : L'ardent midi de nos solennités, etc.

D. Où sont nos frères ?

R. Le souverain Grand-Maître les dirige en Loge et les conserve en hiérarchie.

Puissants frères de la sapiente Loge hiérarchique, je porte la santé de tous les Maçons élus et à élire, par les accords de 7 et de 3 fois 3.

3e SANTÉ. Le Maître dit : L'ardent midi, etc.

Puissants frères, nous portons la santé du roi, notre souverain, et de toute la famille royale¹. Que le Sublime Architecte des mondes leur donne joie et prospérité.

1 On portait, en 5848, la Santé de la France et de ses enfants.

25e degré — Chevalier du Serpent d'airain

[p. 151]

Décoration de la Loge.

Tenture rouge.

Au-dessus du trône, est un transparent où l'on voit un buisson ardent, au milieu duquel est Jéhovah.

Au centre de la Loge, est une montagne haute d'environ cinq pieds, ayant la forme d'un cône tronqué.

[p. 152]

Un seul flambeau ou torche éclaire la Loge.

Titres.

La Loge se nomme la Cour de Sinaï.

Le président prend le titre de Très-Puissant Grand-Maître; les Surveillants, celui de premier et second Ministre; l'Orateur, celui de Pontife; le Secrétaire est nommé Grand-Ciseleur, et tous les frères sont qualifiés Chevaliers.

Il y a en outre un Examinateur; le récipiendaire est un Voyageur.

ORDRE (1er signe).

Signes.

Deux signes. Le premier, d'ordre, est de montrer la terre avec l'index de la main droite. Le deuxième, de reconnaissance, est de faire un signe de croix.

Attouchement.

Se plaçant à la droite de l'Examinateur, lui prendre, avec la main gauche, le poignet gauche; en réponse, prendre, de la main droite, le poignet droit du visiteur.

Mot de passe.

J∴ N∴ R∴ J∴.

Mot couvert.

JOHANNES RALP; c'est le nom du fondateur du grade. D'autres, Johan Raph (soleil, quérir).

Mot sacré.

MOÏSE¹; il s'épèle.

Âge.

Point.

Marche.

Neuf pas eu serpentant.

Batterie.

Neuf coups : 5 lents, 3 précipités et 1 séparé : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

Heures du travail.

La cour s'ouvre à une heure et se ferme à quatre.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Chevalier du Serpent d'airain ?

R. Oui, je le suis.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir ?

R. Pour porter, volontairement, le joug de mes frères, me rap-

1 En hébreu Moscheh, Assomptus (enlevé). Il fut le chef et le législateur des Hébreux. Il mourut sur la montagne Nebo (Deuter., ch. xxxiv). On n'a jamais pu découvrir le lieu de sa sépulture. On fixe l'époque de sa mort au dernier jour de la lune d'Adar, dernier de l'an du monde (selon la Bible), 2553 ou 2653, et 1451 ans avant Jésus Christ.

[p. 153]

peler sans cesse qu'ils sont nos semblables, et que nous pouvons tous être blessés d'un même trait.

D. Est-ce là votre seul motif ?

R. J'en avais encore un autre. Animé par l'esprit divin à venger notre patrie, à faire respecter nos mystères, à porter la loi du Très-Haut aux extrémités de l'univers, je me suis déterminé à solliciter l'honneur d'être admis à votre sublime grade.

D. Pourquoi marchez-vous en serpentant ?

R. Pour montrer que nous ne sommes parvenus qu'avec peine et que par la persévérance dans le bien.

D. Que désignent les chaînes ?

R. Le titre de ce grade, qui est de délivrer les captifs.

D. Que signifie le serpent d'airain ?

R. Il est l'image du serpent que Moïse fit élever dans le camp des Israélites, et dont la vue avait la vertu de guérir la morsure des serpents qui poursuivaient ces peuples dans le désert¹.

D. A quelle heure s'ouvre la cour ?

R. A une heure.

D. A quelle heure se ferme-t-elle ?

R. A quatre heures, nos conquêtes étant alors accomplies.

Décors.

TABLIER. Point.

Cordon.

Ruban rouge, porté en sautoir, et sur lequel sont brodés ces mots : Vertu, courage.

Bijou.

Un serpent d'airain enlaçant une baguette qui se termine par un T. (Il rappelle le serpent que Moïse fit élever dans le camp des Israélites.)

1 (Nomb., ch. xxi, v. 9). Le serpent d'airain avait été, depuis, conservé avec soin dans le temple; mais, comme il devint, dans la suite, un sujet d'idolâtrie pour les Juifs, Ézéchias, roi de Juda, le fit mettre en pièces; et, dans son indignation, il le nomma Nehhus'tan, œneus serpens, vieux cuivre à mettre à la fonte; vile matière (Rois, 4, ch. xviii, v. 4).

26e degré — Écossais Trinitaire ou Prince de Merci

[p. 154]

Décoration de la Loge.

Tenture verte, supportée par neuf colonnes, alternativement blanches et rouges. A chacune des colonnes est un bras ou candélabre portant neuf lumières, ce qui forme au total 81 lumières.

Le dais sous lequel est le trône est en étoffe verte, blanche et rouge; la table, qui est devant le trône, est couverte d'un tapis aux mêmes couleurs.

Au lieu de se servir d'un maillet, le Maître tient une flèche, dont il frappe sur l'autel; les empennes de la flèche sont peintes en rouge d'un côté et en vert de l'autre; le bois en est blanc et la pointe en or.

Sur l'autel est une statue représentant la Vérité, couverte d'un voile, aux trois couleurs du grade. C'est le palladium de l'ordre.

Titres.

La Loge se nomme le troisième Ciel.

Le Maître prend le titre de Très-Excellent¹.

Outre les deux Surveillants et les Officiers ordinaires, il y a un Sacrificateur et un Gardien du palladium.

Ordre.

Main droite appuyée sur la hanche.

Signes.

Trois. Le premier d'entrée; porter la main droite ouverte en triangle, au-dessus des yeux, comme pour les garantir d'une trop vive lumière.

Deuxième, de caractère; réunir en forme de triangle les deux pouces et les deux doigts qui suivent, et les appuyer sur le ventre.

Troisième, de secours ou d'appel; croiser les deux bras au-dessus de la tête, les mains ouvertes, la paume en avant, en disant : A moi, les enfants de la Vérité! (En hébreu : Elaï beni Emeth!)

1 L'exagération fait de ce titre un solécisme, car excellent est un superlatif qui n'admet pas l'augmentatif très.

[p. 155]

Attouchement.

Porter les mains sur les épaules du Tuileur, les lui presser légèrement par trois fois, en disant : Gomel.

Mot de passe.

GOMEL (récompensant¹).

Mots vulgaires.

GHIBLIM et GABAON (colline).

Mot sacré.

JEHOVAH, JACHIN (prononcez Jakin).

Mot sublime.

EDUL-PEN-CAGU (en chaldéen, Gabid pena-chegen, fais ce que tu voudrais qui te fût fait).

Âge.

81 ans (âge d'Hiram-Abif, lorsqu'il fut tué).

Marche.

Trois pas égaux, en partant du pied gauche.

Batterie.

Quinze coups par 3, 5, 7 : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ !

POUR COMMENCER LE TRAVAIL : Avertissez, Très-Excellent; de même pour fermer : Avertissez, Très-Excellent.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous prince de Merci ?

R. J'ai vu la grande lumière, et je suis, comme vous, Très-Excellent, par la triple alliance de J.-C., dont vous et moi portons la marque.

D. Quelle est cette triple alliance ?

R. Celle que l'Éternel fit avec Abraham par la circoncision; celle qu'il fit avec son peuple, dans le désert, par l'entremise de Moïse, et celle qu'il fit avec les hommes par la mort et la passion de N∴ S∴ J∴-C∴, son fils.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Quatre-vingt-un ans.

D. Quelle heure est-il ?

R. Avertissez, Très-Excellent.

Habillement.

Le prince Très-Excellent est vêtu d'une longue tunique aux trois couleurs : vert, blanc et rouge. Il porte une couronne à pointes de flèches en or.

Tablier.

En soie rouge, sur lequel est brodé un triangle blanc et vert.

Cordon.

Ruban aux trois couleurs de l'ordre, porté en sautoir.

Bijou.

Triangle d'or, suspendu au cordon.

L'Agneau sacré, qui figure dans ce grade, a nom : Stehenna,

1 On lit dans quelques cahiers Gomez, c'est une faute. Il y a aussi des loges où l'on donne pour mot de passe Jakimaï; mais ce n'est pas le mot véritable.

[p. 156]

signe céleste descendu entre les chérubins qui le couvrent de leurs ailes dans le saint des saints. C'est le soleil naissant.

27e degré — Grand Commandeur du Temple

[p. 156]

Décoration de la Loge.

Tenture rouge, colonnes noires, à chacune desquelles est un bras tenant un flambeau.

Le dais et le trône sont rouges, avec des larmes noires.

Au milieu de la Loge est un lustre à trois rangs, portant 27 lumières : 12 au rang inférieur, 9 au second et 6 au troisième.

Vingt-sept autres lumières sont posées sur une table ronde, autour de laquelle siégent les Commandeurs.

Titres.

La Loge prend le titre de Cour.

Le Maître est qualifié Tout-Puissant. Dans quelques cours, on lui donne le titre de Très Illustre et Très-Valeureux.

Les Surveillants sont nommés très-souverains Commandeurs, et les autres membres souverains Commandeurs.

Ordre.

Étant debout, placer la main droite en équerre sur le ventre; en cour, poser sur la table ronde la main droite étendue, le pouce écarté pour former l'équerre.

Signes.

Il y a deux signes de reconnaissance; le premier, de demande, est de faire sur son front le signe de la croix, avec le pouce droit, les autres doigts étant fermés; le second signe, de réponse, se fait en baisant le front à la place où le signe a été fait. Cela n'a lieu qu'en cour. Hors de la cour, au lieu de baiser le front, la réponse est de porter, sur la bouche, les deux premiers doigts de la main droite, en fermant les autres, le dedans de la main tourné en dehors.

Attouchement.

Le frère Examinateur provoque l'attouchement en frappant trois légers coups sur l'épaule gauche du visiteur, qui répond en prenant la main droite et faisant sentir trois secousses légères.

[p. 157]

Mot de passe.

SALOMON (en hébreu Sch'lomoh, pacificus, fils de David et de Belzabée, femme d'Urie (Rois, II, ch. xii, v. 24).

Mot sacré.

J∴ N∴ R∴ J∴ (il s'épèle).

Âge.

Point.

Marche.

Point¹. Le récipiendaire fait trois voyages.

Batterie.

Vingt-sept coups, avec le plat de l'épée, par 12, 12+3.

Heures de service.

Pour ouvrir, 10 heures; pour fermer 4 heures.

Questions d'ordre.

D. Etes-vous Commandeur-Souverain ?

R. J'ai vu la triple lumière.

D. A quelle heure les Grands-Commandeurs prennent-ils séance ?

R. A dix heures.

D. A quelle heure se retirent-ils ?

R. A quatre heures.

Habillement.

Le Tout-Puissant porte une robe blanche, et par-dessus un manteau rouge doublé d'hermine. Il a sur la tête une couronne à pointes.

Tablier.

Rouge, bordure et doublure noire. Sur la bavette est une croix teutonique, qui est celle de l'ordre, entourée d'une couronne de laurier dont les branches sont en or. Au-dessous de la bavette est une clé ; le tout peint ou brodé en noir.

Gants.

Blancs, doublure et bordure rouge.

Cordon.

Blanc, liseré de rouge, porté en camail ou sautoir. A la pointe du cordon est suspendu le bijou. Sur les deux côtés, sont brodées, en rouge, 4 croix de commandeurs.

Écharpe.

Rouge, bordée de noir, passant de droite à gauche, à laquelle est suspendue la croix de commandeur, en or émaillée.

Bijou.

Triangle d'or avec les lettres J. N. R. J., gravées au centre en lettres hébraïques.

On lit cette note dans le Tuileur du frère Willaume :

« Nous avertissons nos lecteurs qu'il ne faut pas prendre l'ordre des Commandeurs du Temple, 27e degré de l'écossisme, pour

1 Dans quelques rituels : trois pas ordinaires.

[p. 158]

celui des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, plus connus sous le nom de Templiers, successeurs immédiats des anciens Chevaliers du Temple.

» Cet ordre militaire et religieux subsiste toujours, malgré l'abolition qui en a été prononcée par le pape Clément V. On sait que, depuis, la bulle d'abolition a été cassée et annulée.

» Le Grand-Maître, Jacques de Molay, avant de mourir, se nomma un successeur qui a transmis ses pouvoirs, jusqu'au Grand-Maître actuel, par une suite non interrompue de chefs de cet ordre célèbre à tant de titres. Parmi ces chefs, on compte plusieurs princes de la maison de Bourbon.

» Les Chevaliers du Temple ne sont donc point un ordre de Maçonnerie. Cependant, ils fraternisent, ainsi que faisaient leurs ancêtres, avec les Francmaçons, et ils les visitent sous le titre de Maçons de l'ordre d'Orient¹, mais sans avoir aucun rite maçonnique. »

1 Nous pensons que le frère Willaume se trompe ici : Pour visiter nos ateliers, il faut appartenir à une loge maçonnique régulière, et être à même de donner le mot de semestre. D'ailleurs voici ce qu'on lit sur l'existence actuelle de cet ordre célèbre dans l'Histoire pittoresque de la Francmaçonnerie. (Voir p. 214).

28e degré — Chevalier du Soleil ou Prince Adepte

[p. 158]

Décoration de la Loge.

Il n'y a point de tenture particulière; on peut faire peindre, sur les panneaux de la salle, des champs, des montagnes, des forêts et tout ce que présente la nature, ou sauvage ou cultivée.

Le local n'est éclairé que par la seule lumière d'un soleil transparent, placé au-dessus de la tête du Président. Ce soleil occupe le milieu d'un triangle inscrit dans un cercle. Dans chacun des angles de ce triangle est peinte une S; ces trois lettres sont traduites ainsi : Stella, Sedet, Soli, ou bien : Science, Sagesse, Sainteté².

2 L'interprétation forcée de ces lettres indique évidemment une erreur des co-

[p. 159]

Dans quelques Loges, au lieu d'un soleil en transparent, on place sur l'autel une forte lumière derrière un globe de verre rempli d'eau (attendu qu'il n'y a qu'un soleil pour éclairer le monde matériel; il n'y a qu'une seule lumière divine pour éclairer les hommes.)

Titres.

Le Président se nomme Adam (en hébreu, ce nom signifie humus, terra) ; il représente le père des hommes.

Il n'y a qu'un Surveillant, qui est en même temps Introducteur et Préparateur, lorsqu'il y a réception; il se nomme Frère de la vérité, èt, comme tel, il est aussi l'Orateur en titre du conseil; les autres membres de la Loge sont nommés Chérubins¹. Il ne peut y avoir que 7 Chérubins composant le conseil; cependant, s'il y a des membres au-delà de ce nombre, on peut les porter jusqu'à 12; les 5 excédants sont nommés Sylphes².

Le nombre fixe de 7 Chérubins est déterminé par celui des anges préposés à la conduite des 7 planètes que connaissaient les anciens. Voici le nom de ces anges :

MICHAEL, pauper Dei, gouverne Saturne.

GAB'RIEL, vir Dei, Id. Jupiter.

OURIEL, Ignis Dei, Id. Mars.

Z'RAHHIEL, Oriens Dei, Id. Le Soleil.

HHAMALIEL, Indentia Dei, Id. Vénus.

RAPHAEL, medecina Dei, Id. Mercure.

TSAPHIEL, mirans Deus, Id. La Lune³.

Ordre.

Point.

pistes qui auront pris pour trois s les trois iods hébraïques ; car il s'agit, ici, de représenter la Divinité sous le symbole de l'astre vivifiant qui nous éclaire, et rien ne convient mieux que le tétragramme cabalistique du mot Jéhovah si souvent employé dans la maçonnerie.

1 En hébreu cheroub (prononcez keroub) signifie aratrum, charrue et caulis, fût d'un dard ou d'une pique. Au pluriel chérubin ou chérubim ; il signifie, selon Kimhi, des images qui ont la figure humaine, avec des ailes et représentant des anges ; sunt imagines angelorum quæ habebant figurum corporis humani, erantque, alatæ.

2 Habitants des airs.

3 Tel est le système adopté dans le grade; mais les cabalistes ne sont pas tous d'accord sur le nom, ni sur la distribution des intelligences célestes.

[p. 160]

Signe.

La main droite en équerre sur le cœur; en réponse, montrer le ciel avec l'index.

Attouchement.

Se prendre mutuellement les mains, et se les presser doucement.

Mot de passe.

STIBIUM (antimoine). Quelques Loges y ajoutent Hélios (le soleil), Méné (la lune), Tétragrammaton (nom de Dieu en 4 lettres).

Mots sacrés.

ADONAÏ, à quoi l'on répond : ABRA ou ABRAG (en hébreu, ab'rag, malas pater), que l'on interprète Roi sans tache.

Âge.

Point.

Marche.

Point.

Batterie.

Six coups égaux.

État du temps.

Lorsque l'on ouvre, il est nuit sur la terre; mais le soleil est à son midi sur la Loge.

Lorsque l'on ferme. Les hommes suivent toujours l'erreur ; peu la combattent, peu parviennent au saint lieu.

Questions d'ordre.

D. D'où venez-vous?

R. Du centre des ténèbres.

D. Comment avez-vous pu en sortir ?

R. Par la réflexion et l'étude de la nature.

D. Que signifie le mot de passe?

R. Matière première, principe de tout ce qui est créé.

D. Quels sont les noms des 7 Chérubins?

R. Michael, Gab'riel, Ouriel, Z'rahhiel, Hhamaliel, Raphael, Tsaphiel.

D. Quelle est l'heure de l'ouverture ?

R. Il est nuit sur la terre; mais le soleil est dans son plein éclat pour la Loge.

Habillement.

Le Maître a une robe rouge, et un manteau de couleur aurore; il tient en la main un sceptre peint en bleu, au bout duquel est un globe en or.

Le Frère de la vérité porte un bâton blanc, à l'extrémité duquel est un œil en or.

Tablier.

Point.

Cordon.

Blanc moiré, porté en sautoir, un œil brodé à la pointe du cordon.

[p. 161]

Bijou.

Triangle radieux, en or, au milieu duquel est un œil. On le suspend au sautoir.

Les Sylphes portent un habit ou tunique courte, un tablier brun, un bonnet bleu, serré par un ruban couleur aurore.

En entrant en Loge, le récipiendaire est voilé.

NOTA. Plusieurs grades, qui répondent au 28e degré, se conféraient, dans beaucoup de Loges, hors de l'écossisme; le plus estimé et le plus répandu est le Sublime-Élu de la vérité, dont il exista un conseil métropolitain, près du Chapitre des Souverains princes Rose-Croix de la Parfaite-Union, à l'orient de Rennes.

Le Sublime-Élu de la vérité est divisé en deux grades : le prince Adepte ou Chérubin, qui n'est que l'introduction au second, et l'Élu de la vérité.

Nous pensons être agréable à nos frères en donnant ici le Tuileur de ces deux grades philosophiques.

Prince adepte ou Chérubin, faisant suite au 28e Degré.

Décoration de la Loge.

Elle est la même que dans le Chevalier du Soleil.

Les Officiers sont en même nombre; ils ont les mêmes titres.

Le conseil, qui ne peut excéder le nombre de sept membres, n'admet point de Sylphes; ils ne sont pas connus dans cet ordre.

Décors.

TABLIER. Blanc, doublure et bordure ponceau. Au milieu du tablier, sont trois rosettes couleur ponceau, placées en triangle.

Cordon.

Ruban ponceau, sur lequel est brodé, en or, le soleil.

Bijou.

Un soleil en or, suspendu à une chaîne d'or passée au cou.

Le surplus est absolument conforme au 28e degré.

[p. 162]

Sublime Élu de la Vérité, faisant suite au 28e Degré.

Décoration de la Loge.

La salle n'a aucune décoration obligée.

Une table ronde est placée au milieu de l'appartement. Les Élus se placent autour sans distinction de rang.

Une seule lumière, comme dans les Chevaliers du Soleil.

Titres.

La Loge prend le titre de Souverain Conseil.

Le Président est nommé Vénérable Frère.

Les membres du conseil s'intitulent Très-humbles Frères, serviteurs des serviteurs de Dieu.

Il n'y a point de signe, point d'attouchement, de marche, d'âge ni de batterie.

Mot de passe.

Il n'y a qu'un mot de reconnaissance qui est NATURA, et qui se donne à voix basse, à l'oreille, même dans le conseil.

Les Sublimes-Élus datent leurs actes de l'an du monde ooooooo (inconnu).

Habillement.

Ordinaire.

Tablier.

Point.

Cordon.

Ruban ponceau, avec franges en or, attaché vers le bas avec une rosette blanche. Il se porte de droite à gauche. Sur le devant est brodé un delta rayonnant, en or et en argent, au milieu duquel est un œil. Sur la partie du cordon qui passe sur l'épaule, est une épaulette en or, avec trois étoiles en argent.

Bijou.

Une gloire en or ou en pierreries; au milieu est un triangle et dans le triangle est un œil. Ce bijou se porte au cou, avec une chaîne d'or.

Ce grade, d'invention assez moderne, est calqué sur le dernier degré de l'initiation aux anciens mystères.

29e degré — Grand Écossais de Saint-André d'Écosse

[p. 163]

Décoration de la Loge.

Tenture supportée par des colonnes blanches.

Le siége de Maître et ceux des deux Surveillants sont en étoffe rouge, à franges en or; ceux des Écossais sont bleus.

A chacun des angles de la salle est une croix de Saint-André; devant chacune d'elles, sont 4 lumières de front, ce qui forme 16 lumières, lesquelles, avec 7 groupes de 9 et 2 sur l'autel, portent à 81 le nombre des lumières de la Loge. A l'occident, est un billot et une hache dessus.

Titres.

La Loge prend le titre de Grande-Loge.

Le Maître prend celui de Patriarche; les Écossais celui de Respectables Maîtres.

Il n'y a qu'un Surveillant nommé Inspecteur.

Ordre.

Point.

Signes et attouchements.

Il y a 7 signes, 3 attouchements et un attouchement général.

1er Signe, celui de la Terre. S'essuyer le front avec le revers de la main droite, la tête un peu penchée.

1er Attouchement. Se prendre mutuellement et successivement la 1re, la 2e et la 3e phalange de l'index de la main droite, en épelant alternativement le mot d'Apprenti écossais (Booz).

2e Signe, celui de l'Eau : Mettre la main étendue sur le cœur, et la laisser retomber sur le côté droit, comme si on saluait.

2e Attouchement. Faire sur le médius, comme on a fait sur l'index, au 1er attouchement, en épelant le mot de Compagnon écossais (Jakin).

3e Signe, celui d'étonnement et d'horreur. Regarder la terre, à gauche, joindre et lever les mains au ciel, en les portant à droite.

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4e Signe, celui du Feu. Entrelacer les mains et en appliquer le revers sur les yeux. Ce signe a une réponse dite de l'air ; porter la main droite en avant, à la hauteur de l'épaule.

3e Attouchement. Se prendre réciproquement la 1re phalange de l'index, en disant, l'un Mo, l'autre a, passer à la même phalange du petit doigt et dire, l'un bon, l'autre, moabon (mot de la maîtrise écossaise).

5e Signe, celui d'admiration. Lever vers le ciel les yeux et les mains, le bras gauche un peu moins élevé que le droit; le talon du pied gauche un peu relevé, de manière à ce que le genou fasse équerre avec la jambe droite.

6e Signe, celui du soleil. Placer au-dessus de l'œil droit le pouce droit, l'index étendu en l'air pour former l'équerre, et viser au bout comme si l'on prenait un point de vue, en disant : Je compasse jusqu'au soleil.

7e Signe, signe général. Former sur la poitrine, avec les bras, les mains en haut, la croix de Saint-André.

Attouchement général. Se prendre la phalange extrême de l'index droit, et dire, l'un Né, l'autre K; passer ensuite à la même phalange du petit doigt, en disant, Mah, l'autre Nekamah.

Mots de passe.

ARDAREL, ou plutôt ARDRIEL, ange du feu, de la lumière; CASMARAN, ange de l'air; TALLIUD, ange de l'eau, FURLAC, ange de la terre. D'autres Maçons, trouvant ces mots fautifs, disent : Erel, Hassan, Taljahhad, Phorlach.

Mot sacré.

NEKAMAH (celui de l'attouchement général, qui, en hébreu, signifie ultio).

Âge.

Quatre-vingt-un ans (le carré de 9).

Marche.

Sur le plan de la croix de Jérusalem, par 3 pas d'Apprenti, 3 de Compagnon et 3 de Maître.

Batterie.

Neuf coups égaux, par 2, 3, 4 : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○! ou 3 fois 2 plus un.

Heures de travail.

Pour ouvrir, midi plein. Pour fermer, l'entrée de la nuit.

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous Écossais de Saint-André d'Écosse?

R. Je le suis, éprouvez-moi.

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D. Que signifient les mots de passe?

R. Ce sont les noms des 4 éléments : le 1er est le nom de l'ange du feu; le 2e, celui de l'ange de l'air; le 3e, le nom de l'ange de l'eau, et le 4e celui de l'ange de la terre.

D. A quelle heure ouvre-t-on la Loge?

R. A midi plein.

D. A quelle heure la ferme-t-on?

R. A l'entrée de la nuit.

Habillement.

Robe rouge.

Tablier.

Point.

Cordon.

Ruban ponceau, porté en écharpe. Au bas du cordon est attaché le bijou, avec une rosette en ruban gros vert, liseré de rouge. Lorque l'on porte le cordon en camail, il est vert liseré de rouge.

Ceinture.

En soie blanche, avec franges en or.

Bijou.

Un compas dans trois triangles, renfermés dans un seul. Au-dessous du grand triangle, est une équerre renversée; un poignard est posé dans l'angle de l'équerre.

Avec le cordon en camail, on porte pour bijou une croix de Saint-André, surmontée d'une couronne fermée. Au centre, et sur la croisure, est une pomme de pin ou un J, renfermé dans un triangle placé au milieu d'un anneau. A cet anneau est attachée une clef pendante entre les deux branches inférieures de la croix. Sur l'extrémité des bras de la croix sont les initiales des quatre mots sacrés : R∴ J∴ M∴ N∴.

30e degré — Chevalier Kadosch

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Décoration de la Loge.

Il y a, pour les réceptions, quatre appartements obligés, dont les deux premiers ne sont que préparatoires.

Le premier est tendu en noir; il est éclairé par une seule lampe de forme triangulaire, suspendue au plafond. Cet appartement

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communique à un cabinet, espèce de caveau, où l'on entre en descendant quelques marches. Il n'y a, dans ce cabinet, d'autre lumière que celle que l'on y porte en conduisant le récipiendaire. C'est le lieu des réflexions; on y voit un cercueil couvert d'un voile noir, et d'autres images relatives à la destruction.

Le second appartement est tendu en blanc; vers le milieu de la salle sont deux autels, sur l'un desquels est une urne remplie d'esprit de vin allumé, qui éclaire l'appartement; sur l'autre autel est un réchaud avec du feu, et de l'encens à côté. Il ne paraît dans cette pièce que le frère Sacrificateur.

Le troisième est tendu en bleu; la voûte est étoilée, il n'est éclairé que par trois bougies jaunes. C'est l'aréopage, ou chambre d'examen.

Le quatrième appartement est tendu en rouge, c'est la chambre du sénat. A l'est, est un trône, au-dessus duquel est un double aigle couronné, ayant les ailes déployées, tenant dans ses serres un poignard. Au cou de l'aigle est passé un ruban noir, auquel pend la croix de l'ordre. Sur sa poitrine est un triangle équilatéral, au milieu duquel on lit le nom de Dieu : Adonaï, et autour cette légende : Nec proditor, nec proditur, innocens feret¹.

La draperie du dais est en velours noir et blanc, parsemé de croix teutoniques en étoffe rouge. Derrière le trône, sont les étendards de l'ordre : l'un, fond blanc avec deux bandes croisées vertes, et la légende : Dieu le veut; l'autre, fond vert, ayant, d'un côté, une croix teutonique rouge, et de l'autre un aigle noir à deux têtes, tenant dans ses serres un poignard, avec la devise : Vaincre ou mourir, brodée en argent. L'aigle a les becs et les ongles en or.

1 Il y a des Loges où le quatrième appartement est tendu de noir, et la tenture parsemée de flammes rouges; il n'est éclairé que de cinq bougies jaunes; une épaisse fumée, produite par l'encens qui brûle dans des cassolettes, laisse à peine apercevoir les objets.

Dans d'autres, la tenture est rouge, avec des colonnes blanches, des flammes blanches, il y a 7 bougies et quelquefois 81.

Enfin, le nombre, la distribution et la décoration des appartements, varient suivant les Ordres et même dans chaque Loge d'un même Ordre. Ces 4 appartements n'existent que pour recevoir 4 serments qui répondent aux 4 vœux des Jésuites.

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Neuf bougies jaunes éclairent cette salle, au milieu de laquelle est une échelle à deux montants.

Titres.

Les deux premiers appartements n'étant que des lieux de préparation pour le cas où il y a réception, la Loge ne se forme que dans le troisième, ou salle de l'aréopage. C'est le premier Surveillant qui y préside, assisté de deux Juges. Il porte sur la poitrine une image allégorique de la Vérité, brodée en or.

Dans le quatrième appartement la Loge prend le titre de Sénat. Le chef se nomme Grand-Maître, ou Grand-Commandeur, ou Grand-Souverain; il est qualifié de Trois fois Puissant, et représente Frédéric II, roi de Prusse. Les frères ont le titre de Chevaliers.

On se tutoie dans le sénat et l'on tutoie le Grand-Maître.

Ordre.

L'épée droite dans la main gauche, la main droite ouverte sur le cœur.

Signe.

Le visiteur, étant à l'ordre, laisse tomber sa main droite sur la cuisse, fléchit un peu le genou, et, en se relevant, saisit le poignard suspendu à l'écharpe, l'élève à la hauteur du front et a l'air de vouloir frapper, en disant Nekam, Adonaï! c'est-à-dire Vengeance, Seigneur!

Attouchement.

L'examinateur et le visiteur mettent en contact les deux pointes du pied droit et le genou : l'un présente le pouce droit levé, l'autre le saisit rapidement; tous deux reculent d'un pas, et ont l'air de vouloir se frapper au front avec leur poignard; l'un dit : Nekamah-bealim (vengeance des traîtres), l'autre répond : Pharesch-chol (tout est expliqué)¹.

Mots de passe.

Pour entrer au conseil : NEKAM. Réponse : MENAHHEM (consolateur). Pour sortir : PHAGAL-CHOL ou PHAAL-GHOL (tout est opéré). Réponse : PHARASH-CHOL (tout est expliqué).

1 Dans quelques rituels, on trouve à la place de cet attouchement et des paroles, l'attouchement et les paroles de l'Élu des neuf.

Selon d'autres, pour l'attouchement, on porte la main droite au front, en disant : Étes-vous Kadosch? La réponse est : Oui, je le suis; et l'on présente le point fermé et le pouce levé, comme il est dit ci-dessus. On fait trois fois alternativement le mouvement de saisir le poignard, figuré par le pouce et à la troisième fois on s'embrasse.

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Mots sacrés.

NEKAM ADONAÏ. Réponse : PHARASCH-CHOL¹.

Âge.

Cent ans et plus, ou un siècle et plus, ou je ne compte plus; (parce que les Chevaliers Kadosch ne comptent point leur âge.)

Marche.

Trois pas précipités, les mains croisées sur la tête.

Batterie.

7 coups (2+2+2+1) : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○! Cette batterie est celle de l'écossisme en France. Dans quelques autres aréopages, les batteries sont, 1 coup : ○! 3 coups : ○ ○ ○ ○! (1+2); 5 coups (1+2+2) : ○ ○ ○ ○ ○! ou mieux 9 coups (1+4+2+1+1) : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○!

Heures de l'assemblée.

On ouvre l'aréopage à l'entrée de la nuit (et selon quelques Rituels, à neuf heures du soir), et on le ferme au point du jour.

Questions d'ordre.

D. Étes-vous Chevalier Kadosch?

R. Oui, j'ai ce bonheur.

D. En êtes-vous digne?

R. J'ai fait mes efforts pour cela.

D. Quel profit avez-vous fait?

R. Je connais l'échelle mystérieuse.

D. De quoi se compose-t-elle ?

R. De deux montants et de sept échelons chacun.

D. Comment nommez-vous les deux montants?

R. Oheb Eloha (Deus amans) et Oheb Kerobo (propinquum à amans).

D. Que signifient ces mots?

R. Amour de Dieu, et amour du prochain.

D. Que signifient les sept échelons?

R. Les sept vertus que je dois professer.

D. Comment se nomment les échelons du premier montant?

R. 1er Tsadakah (hébr. élustitia, éleemosina).

2e Schor-Laban (id. Bos albus, pureté).

3e Mathok (id. Dulcis, douceur).

4e Emounah (id. Fides, firmitas, foi, force).

5e Amal Sagghi (id. Labor magnus, travail).

1 Dans quelques cahiers on fait dire à tort Pharas-Chol, qui n'a aucun sens.

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6e Sabbal (id. Onus, fardeau).

7e Ghemoul, Binah Thebounah (id. Retributio, intelligentia, prudentia¹).

D. Comment se nomment les échelons du second montant de côté?

R. 1. Astronomie.

2. Musique.

3. Géométrie.

4. Arithmétique.

5. Logique.

6. Rhétorique.

7. Grammaire².

D. A quelle heure ouvre-t-on la Loge des Chevaliers K∴-S∴?

R. A l'approche de la nuit.

D. A quelle heure la ferme-t-on?

R. Au point du jour.

DES BANQUETS.

Les banquets des Chevaliers Kadosch se nomment Agapes. On y suit le Rituel des Élus (p. 34).

Lorsque l'on plonge le poignard dans l'urne, on dit : Deus sanctus, ou sacratus, Nokem (hébr. Ultor).

Habillement.

Tunique blanche, ouverte sur le côté, en forme de dalmatique, bordée en noir; par-dessus est une écharpe noire, portée en ceinture, avec franges en argent. Un poignard à manche d'ivoire et d'ébène est passé dans la ceinture.

CHAPEAU rabattu; sur le devant de la coiffe est un soleil à fond d'argent, rayons en or; au centre du soleil est peint un œil; le soleil est placé entre les lettres N∴ A∴.

En habit de ville, les Chevaliers doivent être en noir; ils portent (outre la ceinture qui, alors, est rouge) un CORDON noir en

1 Tous ces noms, fort altérés ou défigurés dans beaucoup de cahiers, sont rétablis ici avec exactitude.

2 Les 2 montants de cette échelle représentaient Philippe le Bel et Clément V. Les échelons rappelaient les CONDITIONS imposées par le roi de France à l'archevêque de Bordeaux, pour arriver au sommet de l'épiscopat : la papauté.

[p. 170]

écharpe, passant de gauche à droite, au bas duquel est suspendu un poignard. Sur le devant du cordon sont brodées, en rouge, 2 croix teutoniques; il y a aussi un aigle à deux têtes, un soleil et les lettres C∴ K∴ H∴, brodées en argent. On peut aussi porter le cordon en sautoir, si l'on a priorité; sur chacun de ses côtés est brodée en rouge une croix teutonique.

Tablier.

Point (le travail est censé terminé)¹.

Bijou.

Une croix teutonique, émaillée en rouge, suspendue au camail ou bien au sautoir ou cordon, ou attachée à la boutonnière sur le côté gauche. Une croix émaillée a été faite pour cet ordre; elle porte, au centre, un médaillon en nacre de perles; sur un des côtés, on voit les lettres J∴ M∴, et sur l'autre, une tête de mort traversée d'un poignard.

Beaucoup d'aréopages ont adopté, pour bijou, un aigle noir à deux têtes, portant une couronne, ayant un poignard dans les serres.

Les Chevaliers Kadosch de l'antique et stricte observance, portent l'ancien costume des Chevaliers du Temple; ils sont bottés, cuirassés et casqués.

Lorsqu'un Chevalier Kadosch assiste dans les Loges ou ateliers inférieurs, il peut se dispenser du costume qui vient d'être décrit et ne porter que le cordon, ou même le bijou attaché par une faveur rouge sur le sein gauche.

NOTA. Ce grade, malgré l'esprit philosophique dont on l'affu-

1 Il y a des maçons qui, ne comprenant pas ce grade, portent un tablier blanc doublé et bordé en rouge ou en noir ; sur la bavette est brodée, en rouge, une croix teutonique; au milieu du tablier est un aigle noir à deux têtes, couronné, tenant un poignard dans les serres.

D'autres chevaliers font broder sur ce tablier l'échelle à 2 montants, posée sur le serpent à trois têtes.

Les chev∴ Kadosch de la stricte observance portaient l'ancien costume des Ch∴ du Temple ; ils étaient bottés, cuirassés et casqués.

Dans le Kadosch de Sudermanie,

Le chapitre s'ouvre à midi et se ferme au point du jour.

Dans un autre Kadosch,

Le lieu saint s'ouvre à l'heure de l'innocence, lorsque la lumière a percé la nuit la plus affreuse. Il se ferme lorsque la clarté du jour s'obscurcit.

ÂGE. Celui de la sagesse.

[p. 171]

bla depuis 1795, rappelait encore trop les projets de vengeance templière pour en continuer la pratique, qui cessa en 1860. On y substitua un véritable KADOSCH PHILOSOPHIQUE. Voir le nouveau Rituel.

Kadosch Templier.

Nous avons cinq cahiers de ce grade, non compris le Kadosch templier dit de Sudermanie. Il y a quelques différences dans les détails et dans les mots.

Parole.

HABBAMAH (sanctuaire élevé).

Mot de passe.

ELIEL (force de Dieu). Réponse : NEHEMIAH (consolation de Dieu), ou NEKAM-MAKKAH (vengeance du meurtre).

Mot de l'attouchement.

KIRIE (Seigneur).

PAROLES DES CROISÉS : Evar' qah eth Adonaï Bechol-geth Tuamid Thehillatho Bephi¹ (je bénirai Dieu en tout temps; sa louange sera toujours dans ma bouche).

Autres paroles.

Bahabah ahhalek im heani (je partagerai avec le pauvre, avec amour).

Autre parole.

Si l'on demande à un Templier quels sont ses droits, il répond : Mischtar (ministère).

Les banquets fraternels se nomment Agapes (amitié).

Kadosch (Faux) dit de Cromwell.

Ce prétendu grade, dont nous avons quatre copies, qui ne diffèrent que par les réflexions exécratives des frères qui les ont possédées, nous paraît une monstruosité inventée par un ennemi de

1 Il faut lire: Evarechah eth adonai Bechol-geth thamed thehillatho vephi.

[p. 172]

toute Maçonnerie, afin d'avoir un prétexte pour la calomnier. Le Rituel contient un mot prussien, traduit par exterminés, et une note, au bas des cahiers, dit que ce grade ne se donne qu'en Prusse et en Angleterre, ce dont nous doutons : il n'est bon à être communiqué nulle part. Nous n'en parlons que parce qu'il figure dans les collections.

31e degré — Grand Inspecteur, Inquisiteur, Commandeur

[p. 172]

Décoration de la Loge.

Tenture blanche, soutenue par huit colonnes dorées.

Titres.

La Loge se nomme Souverain tribunal.

Le Président prend le titre de Très-parfait Président ; les Surveillants celui d'Inspecteurs; le Secrétaire celui de Chancelier et tous les membres du Souverain tribunal, celui de Très-éclairés Frères.

Ordre.

Les mains en croix sur le ventre.

Signes.

De demande, mains croisées sur le ventre; de réponse, dite d'équité, mains croisées sur la tête, les paumes en dehors.

Attouchement.

S'approcher réciproquement du pied droit, aire toucher le genou, se prendre la main gauche, et de la droite se frapper mutuellement un léger coup sur l'épaule droite.

Mot de passe.

Point.

Mots sacrés.

JUSTICE (en héb. Tsedakau); réponse : ÉQUITɹ (en héb. Mischor). Ensemble : AINSI SOIT-IL (amen)!

1 Voir l'introduction aux grades symboliques, page 35, note 1re, du Cours interprétatif des initiations.

Les initiales de ces deux mots rappellent les initiales de deux mots grecs Isotéis (égalité) et Eleuthéria (liberté). Les légendaires voulant, sans doute, commémorer les persécutions qu'éprouvent de temps à autre, l'égalité, la liberté, ont inscrit, dans le martyrologe romain, une sainte Isotéis et un saint Eleuthère; ce dernier est fêté le 20 février, époque où la nature se dispose à briser les chaînes hivernales.

Ces initiales J, E, signifiant justice, équité ou égalité, liberté, figuraient sur les colonnes des Sublimes Maîtres parfaits, adelphes et philadelphes, pour indi-

[p. 173]

ÂGE.

Marche.

Point.

Batterie.

Neuf coups (1+3+4+1) : ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○!

Questions d'ordre.

D. Êtes-vous Grand-Inquisiteur ?

R. Oui.

D. Combien de membres composent un Souv∴-Trib∴?

R. Neuf.

D. Quels sont-ils?

R. Un Président, un Chancelier, un Grand-Trésorier, six Grands-Inquisiteurs.

D. Par quelles qualités avez-vous obtenu ce grade?

R. Je possédais tous les grades de la Maçonnerie, depuis celui d'Apprenti jusqu'au grade de Chevalier Grand-Élu Kadosch inclusivement. J'ajouterai que je ne suis ni souverain, ni ecclésiastique, ni Chevalier de Malte, ni d'aucun ordre de chevalerie.

D. Quelles sont les fonctions de Grand-Inquisiteur ?

R. Celle de veiller à ce qu'aucun frère, de quelque grade que ce soit, ne s'écarte des devoirs qui lui sont imposés ; d'empêcher les contraventions aux lois de la Maçonnerie ; enfin de travailler à la répression des abus.

Décors.

TABLIER. Point. (Dans les Loges inférieures, on peut avoir un tablier blanc, une croix teutonique brodée sur la bavette.)

Cordon.

Blanc moiré, porté en camail; à sa pointe, est brodé, en or, un triangle radieux, portant au centre le nombre 31.

Dans les Loges inférieures, au lieu d'un cordon, les Grands-Inspecteurs portent une chaîne d'or passée au cou, à laquelle est suspendue la croix de l'ordre. Les chaînons sont composés des attributs entrelacés, des degrés fondamentaux de la Maçonnerie.

Bijou.

Une croix teutonique, en argent.

quer que la maçonnerie, établie sur ces deux bases, jointes à la sagesse et à la force, était impérissable.

Avec ces deux lettres, en figuraient deux autres, placées de chaque côté du firmament : R (religion), N (naturelle).

Dans les archives maçonniques de Douai, il exista, dit-on, un rituel d'une société maçonnique, dite des Adelphes.

Une loge de Philadelphes a existé à Narbonne. Elle n'a donné qu'à ses adeptes la connaissance de ses doctrines.

32e degré — Sublime Prince du Royal Secret

[p. 174]

Décoration de la Loge.

La Loge se tient dans un lieu élevé. Sa tenture est noire, parsemée de larmes, de squelettes, de têtes de mort, d'os en sautoir; le tout brodé en argent.

Le trône du Président est élevé de sept marches; un dais est au-dessus du siége de chaque Surveillant.

La table des Surveillants est couverte d'un tapis cramoisi, bordé en noir. Sur le devant on lit les lettres N∴ K∴ M∴ K∴, brodées en noir.

Une balustrade divise la salle en deux parties : est et ouest. En avant de la balustrade, dans la partie de l'ouest, est le tableau du camp des princes.

Titres.

La Loge se nomme Consistoire.

Le Maître prend le titre de Souverain des souverains, Grand-Prince, Illustre Commandeur en chef; il représente Frédéric II, roi de Prusse.

Les deux Surveillants sont nommés 1er et 2e lieutenants Commandeurs, et l'Orateur ministre d'État.

Il y a, outre ces officiers, un Grand-Chancelier, un Grand-Secrétaire, un Grand-Trésorier et un Grand-Capitaine des gardes.

Historique.

Frédéric II, roi de Prusse, Grand-Maître et Commandeur en chef, Souverain des Souverains, dirige l'armée, qui se compose de Chevaliers-Princes de l'Aigle blanc et noir (Prussiens, Anglais et Français), Princes adeptes du Soleil, Princes du Liban, Princes Rose-Croix ou de Saint-André, Chevaliers d'Orient et d'Occident, Princes de Jérusalem, Grands-Élus, Parfaits et Sublimes Maçons, Chevaliers de Royal-Secret, Chevaliers-Élus, etc, etc.

Mot d'ordre pour chaque jour pendant la semaine :

JOURS : Dimanche. Dem. Cyrus.

Rép. Ézéchiel (fortitudo Dei).

[p. 175]

JOURS : Lundi. Dem. Darius.

Rép. Daniel (judicium Dei).

Mardi. Dem. Xerxès.

Rép. Habacuk (amplector).

Mercredi. Dem. Alexandre.

Rép. Sophonias (scrotum Dei).

Jeudi. Dem. Philadelphe.

Rép. Aggée (fortitus solemnis).

Vendredi. Dem. Hérode.

Rép. Zacharie (memoria Domini).

Samedi. Dem. Ézéchias.

Rép. Malachias (chald. Angelus).

Heures du départ pour l'armée.

La cinquième, après le coucher du soleil.

Description du camp.

Son contour est un ennéagone, dans lequel est inscrit un heptagone qui renferme un pentagone, dans lequel est un triangle équilatéral, et dans ce dernier un cercle, figures emblématiques des nombres mystiques 1, 3, 5, 7 et 9.

Le triangle équilatéral, dans le milieu du tableau, représente le centre de l'armée, et montre où doivent être placés les Chevaliers de Malte admis à nos mystères, et qui en sont les fidèles gardiens; ils doivent être joints aux Chevaliers de l'Aigle blanc et noir.

Le corps du centre est commandé par les cinq Princes, qui prennent ensemble les ordres de commandement du Souverain des Souverains, ou alternativement, suivant leur date d'ancienneté.

Les cinq Princes fixent, dans les 5 angles du pentagone, leurs drapeaux, pavillons ou étendards, désignés par les lettres T. E. N. G. U.

1° Le pavillon T est pourpre; il porte l'Arche d'alliance, avec la devise : Laus Deo.

2° Le pavillon E est azur ; il porte un lion d'or, tenant dans la gueule une clef d'or; un collier d'or au cou; devise : Ad majorem Dei gloriam.

[p. 176]

3° Le pavillon N est argent; il porte un cœur enflammé et ailé, avec une couronne de laurier.

4° Le pavillon G est vert d'eau ; il porte un aigle à deux têtes, couronné, tenant une épée dans la serre droite, et un cœur sanglant dans la gauche.

5° Le pavillon U est or; il porte un bœuf.

Sur les côtés de l'ennéagone sont 9 tentes, et, sur les angles, 9 flammes, aux couleurs des pavillons des tentes qui les précèdent. Les flammes sont marquées par des chiffres, et les tentes sont désignées par des lettres disposées de droite à gauche, dans l'ordre suivant : I. N. O. N. X. I. L. A. S., et qui étant lues dans l'ordre inverse, forment les deux premiers mots sacrés.

Ces 9 tentes du camp sont celles de la milice de la Maçonnerie, répartie ainsi qu'il suit :

Tente S, nommée Malachias, pavillon et flamme n° 1, couleur blanche, tachetée de rouge; c'est la tente des Princes Rose-Croix, des Chevaliers d'Orient et d'Occident, et des Princes de Jérusalem.

Tente A, nommée Zorobabel, pavillon et flamme n° 2, vert clair. C'est la tente des Chevaliers d'Orient ou de l'Épée.

Tente L, nommée Nohemias, pavillon et flamme n° 3 , rouge. C'est la tente des Grands-Élus.

Tente I (première), nommée Johaben, pavillon et flamme n° 4, noire et rouge. C'est la tente des Sublimes-Élus et des Élus des Quinze.

Tente X, nommée Phaleg, pavillon et flamme n° 5, noir. C'est la tente des Élus des Neuf et des Grands-Maîtres Architectes.

Tente N (première), nommée Joiada (Domini scientia), pavillon et flamme n° 6, rouge et noir losangé. C'est la tente des Prévots et Juges.

Tente O, nommée Ooliab, pavillon et flamme n° 7, rouge et vert. C'est la tente des Intendants des bâtiments et des Secrétaires intimes.

Tente N (seconde), nommée Josué (Salvator), pavillon et flamme n° 8, vert. C'est la tente des Maîtres-Parfaits.

[p. 177]

Tente I (seconde), nommée Esdras (adjutorum), pavillon et flamme n° 9, bleu. C'est la tente des Maîtres, Compagnons et Apprentis.

Ordre.

La main sur le cœur.

Signe.

Poser à plat la main droite sur le cœur, la tirer du côté droit, l'élever à la hauteur de l'épaule, la porter ensuite en avant, la paume en bas, puis la laisser tomber sur la cuisse.

Attouchement.

Point.

Âge.

Un siècle et plus.

Marche.

Point.

Mots de passe.

PHAAL-CHOL (séparés), PHARASCH-CHOL (réunis, ils ont, dans le Kadosch, une autre signification, NEKAM-MACCHAH (pour la vengeance).¹ Ensemble SCHADDAÏ (omnipotens), c'est un des noms de Dieu.

Mots sacrés.

SALIX; réponse : NONI; ensemble TENGU (ces trois mots sont composés des lettres qui marquent les tentes du camp des Princes et de celles qui sont au-dessus des cinq étendards.

NOMS DES PORTE-ÉTENDARDS :

Beseleel, pavillon T.

Ooliab, — E.

Mahusem, — N. (En hébreu Mahh'Schim, hœsitantes).

Garimon, — G.

Amariah, — U.

Batterie.

Cinq coups (1+4) : ○ ○ ○ ○ ○!

Décors.

Le Souverain des souverains, Président, est revêtu du costume royal, à la moderne, en étoffe rouge; il est armé d'un glaive et d'un bouclier. Son sceptre est sur la table qui est devant lui, avec une balance.

Les Lieutenants-Commandeurs ont aussi un glaive et un bouclier, et le chapeau sur la tête.

Les Officiers, et six membres au moins, doivent être vêtus en rouge ; ils se tiennent dans la partie de l'est du Consistoire.

Les Officiers et les membres en costume ne portent point de

1 Ces mots, entre parenthèses, sont leur interprétation.

[p. 178]

tablier ; ils n'ont que le cordon auquel est suspendu le bijou de l'ordre.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouges; au milieu, le tracé ou plan du camp des Princes. Sur la bavette, une croix rouge liserée d'argent¹.

Cordon.

Noir, liseré d'argent, porté en sautoir. Sur la pointe est brodée en rouge une croix teutonique ; l'aigle à deux têtes, en argent, est placé dans le centre de la croix. Le cordon est doublé en ruban couleur ponceau, sur lequel est brodé, en noir, une croix teutonique.

Ceinture.

Noire, avec franges en argent. Une croix rouge est brodée sur le devant.

Bijou.

Croix teutonique en or.

Au lieu de dire : tracer une planche, on dit : dessiner un balustre.

1 Le sceau de Sublime Prince du Royal-Secret est à la fois le sceau, le tableau de la loge et la peinture du tablier du grade.

Nous avons les statuts de ce gr∴ en 32 articles, arrêtés, y est-il dit, au Grand Consistoire écossais, à Paris, le 23e jour du 12e mois 5805.

33e degré — Souverain Grand Inspecteur Général

[p. 178]

Décoration de la Loge.

Tenture pourpre ; des squelettes, des têtes de mort, des os en sautoir, peints ou brodés.

Au dedans du dais est un transparent représentant un delta, dans lequel on voit le nom ineffable de Dieu.

Vers le milieu de la salle est un piédestal quadrangulaire, couvert d'un tapis cramoisi, sur lequel est une Bible ouverte, une épée nue en travers. Au nord de ce piédestal est un squelette humain, debout, tenant de la main gauche, le drapeau blanc de l'ordre, et, de la droite, un poignard, dans le mouvement de frapper.

Au-dessus de la porte d'entrée, dans l'intérieur, on lit, sur une écharpe bleue, la devise Deus meumque jus.

[p. 179]

À l'est, est un chandelier à 5 branches ; à l'ouest, un à trois branches ; au nord, un avec une seule branche ; et, au sud, un autre à 2 branches ; ce qui produit en tout 11 lumières.

Titres.

L'assemblée se nomme Conseil suprême.

Le Grand-Maître prend le titre de Très-Puissant Souverain, Grand-Commandeur ; il représente Frédéric II, roi de Prusse.

Il n'y a qu'un Surveillant, qui est nommé Souverain Lieutenant-Commandeur.

Il y a, en outre : un Trésorier du Saint-Empire, un Grand-Chancelier, un Illustre Grand-Secrétaire du Saint-Empire, un Illustre Maître des cérémonies, et un Illustre Capitaine des Gardes.

Les membres ordinaires du Conseil sont nommés Illustres Souverains, Grands-Inspecteurs généraux.

Ordre.

Point.

Signe.

Il est triple. Premier signe. Croiser les bras sur la poitrine, fléchir les genoux, incliner le corps vers la terre.

Deuxième signe. Porter la main au glaive, le tirer du fourreau, fléchir en même temps le genou gauche, et mettre la main gauche sur le cœur.

Troisième signe. Appliquer trois fois les lèvres sur la lame de son glaive.

Attouchement.

Point.

Âge.

30 ans accomplis.

Marche.

Point.

Mot de passe.

1er mot : DE MOLAY.

Réponse : HIRAM-ABI.

2e Mot : FRÉDÉRIC.

Réponse : DE PRUSSE.

MOT SACRÉ OU GRAND MOT DE PASSE. MI-CHAMICHAH BEALIM (prononcez Mikamika). L'autre répond : ADONAϹ (en hébreu :

1 Dans quelques rituels, on trouve, pour mots sacrés : NEKAMAH BEALIM ADONAÏ (ultio proditorum, vengeance des meurtiers, Seigneur ! ou NEKAMATHA BEALIM ADONAÏ (chaldaïque, dont la signification est la même.)

(Exode, ch. xv, v. 11). Begalim ou bealim signifie idole et traître ; c'est dans le premier sens que ce mot doit être pris : Quis similis tui (qui est semblable à vous), ne devant s'entendre que des idoles.

[p. 180]

Michamochah bealim adonai. quis similis tui in fortibus, Domine! (qui est semblable à vous parmi les forts, Seigneur!)

Batterie.

Onze coups (5+3+1+2) ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○¹ !

Heures du Conseil.

Pour ouvrir : Le mot d'ordre est donné.

Pour fermer : Le soleil du matin illumine le Conseil.

Décors.

Le Très-Puissant Souverain, Grand-Commandeur, est vêtu d'une robe de satin cramoisi, bordée de blanc. Il a une couronne royale sur la tête, l'épée nue dans la main droite.

Le Puissant Souverain, Lieutenant-Commandeur, a, sur la tête, une couronne ducale et l'épée nue à la main.

Le Capitaine des Gardes a un costume militaire antique.

Tous les membres du Conseil suprême portent, de gauche à droite, un grand cordon blanc moiré, liseré d'or ; au bas du cordon est une rosette, blanc, rouge et vert, franges en or. Sur le devant, est brodé, en or, un delta environné d'une gloire traversée par deux épées, au centre de laquelle est le chiffre 33.

Tablier.

Point.

Bijou.

Un grand aigle noir à deux têtes, couronné, ayant les ailes étendues et tenant un glaive dans les serres. Les becs, les ongles et le glaive sont en or. On porte ce bijou suspendu au bas du cordon, ou à une chaîne d'or passée au cou.

On peut porter, en outre, sous l'habit de ville, du côté gauche, une croix teutonique rouge.

Grand-Inspecteur anglais primitif².

Instruction.

D. Qui êtes-vous?

R. Grand-Inspecteur. J'ai monté le dernier échelon, et j'ai vu le but de la Maçonnerie.

1 Cette batterie et millénaire et signifie 5312.

2 Nous donnons ici l'Instruction de ce grade pour que nos lecteurs en comparent l'esprit avec le grade que l'on conférait en France.

[p. 181]

D. Par qui avez-vous été reçu?

R. Par le Très-Puissant Souverain Commandeur.

D. Pourquoi les Très-Sublimes Princes de Royal-Secret portent-ils un cordon noir?

R. A cause du deuil que doivent porter tous les bons frères.

D. Pourquoi portent-ils une croix rouge?

R. Pour faire voir qu'ils sont chrétiens.

D. Dans quelle intention la placent-ils sur le cœur ?

R. Pour rappeler que rien ne doit leur arracher du cœur la religion chrétienne¹.

D. Je suis aussi Grand-Inspecteur ; parlez-moi sans emblème.

R. Le puis-je sans danger?

D. Je me montre. (L'Examinateur ouvre ses vêtements et met son épée à plat sur la croix.)

R. Je me livre. (Le visiteur porte son épée sur son front, sur son cœur et en avant.)

D. Quel est le mot?

R. Quelqu'un peut-il nous entendre?

D. Dieu seul.

R. Paul-Kal-Pharès-Kadosch.

D. Le mot sublime?

R. Nika-Maka-Baclim-Adonaï.

D. La grande parole d'entrée?

R. Necam Adonaï Necam.

D. Qu'est-ce que cela signifie?

R. Vengeance, à Dieu, vengeance²!

D. Faites-moi connaître vos signes?

R. Les voici (comme au 33e degré).

D. Pourquoi mettez-vous la main gauche sur le cœur ?

R. Pour marquer ma confiance en Dieu, afin qu'il favorise mes desseins.

1 Cette réponse démontre évidemment que ce grade, qui s'éloigne de l'esprit philosophique des 3 premiers degrés, n'a de maçonnique que le voile, car le maçon n'est pas un sectaire.

2 Cette réponse, qui était alors toute templière, n'est plus le cri de l'antique initiation.

[p. 182]

L'examinateur : Qu'il les favorise donc à cause de la vertu méprisée et du vice régnant ; de l'innocence outragée ou punie, et du crime soutenu et récompensé!

Décors.

TABLIER. Point.

Cordon.

Ruban blanc moiré, ayant au bas une rosette blanche et rouge, à laquelle est suspendu le bijou. Sur le milieu du cordon, un triangle d'or environné d'une gloire également en or. Le chiffre 33, en or, est placé au centre du triangle ; chaque côté du triangle est adhérent à la pointe d'un poignard.

Bijou.

Grand aigle noir à deux têtes, les ailes éployées, et tenant une épée dans ses serres.

Priviléges du Grand-Inspecteur.

Dans toutes les Loges et dans tous les Conseils, excepté dans le Suprême Conseil du 33e degré, il assiste la tête couverte de son chapeau. Il a le droit de parler sans se lever de son siége.

Lorsqu'il se présente aux travaux d'un Conseil au-dessus du 16e degré, il est reçu sous la voûte d'acier ; et si le Président du Conseil n'est pas du 33e, il lui offre son siége, que le Grand-Inspecteur Général visiteur peut accepter ou refuser.

Dans toutes les Loges et dans tous les Conseils, il a la première place à la droite du Président.

Maçonnerie scandinave

[p. 183]

UNE TENTE de Chevaliers scandinaves se tient dans un local d'un carré long².

Drapeau de l'ordre.

Il est couleur de feu, ayant au milieu une épée et une palme croisées ensemble.

Décors.

Ruban couleur de feu, en sautoir, avec une rosette noire.

Bijou.

Suspendu en sautoir. Une étoile en or pour les dignitaires, en argent pour les Chevaliers.

Ordre.

Tirer l'épée de la main droite et la tenir par le milieu de la lame, la main gauche pendante et écartée de la cuisse.

Signe de demande.

Frapper deux coups sur le fort de la lame de

1 La Maçonnerie scandinave ordonne le respect pour toutes les religions, un dévouement sans bornes pour son pays. Elle consacre les vertus qui honorent l'humanité, et reconnait tous les rites, toutes les sectes ou sociétés maçonniques qui tendent au même but.

Pour avertir de la présence d'un profane, on dit : Il fait nuit (art. 1er des Règlements généraux.)

En Suède, cette maçonnerie remonte si haut et date de si loin qu'elle est la plus ancienne.

2 Dans le principe, elle était toujours située sur une montagne couverte de neige et de glaçons, à l'abri des surprises des profanes habitants de la plaine.

[p. 184]

l'épée avec la main gauche, ayant le dos de la droite sur le cœur.

Signe de réponse.

Poser, sur la bouche, l'index de la main droite fermée, excepté le pouce et le petit doigt.

Attouchement.

Poser les deux pieds droits l'un contre l'autre, les deux mains gauches sur le cœur, et se prendre les deux mains droites, les bras tendus verticalement.

Signe de secours.

Porter la main droite sur l'épaule gauche et la main gauche sur le front.

Marche.

Porter la main droite à la poignée de l'épée, la gauche empoignant le fourreau, on fait six pas ordinaires, on tire l'épée et l'on se met à l'ordre.

Mot sacré.

O.... Il est défendu de l'écrire et de l'imprimer.

EXPRESSIONS USITÉES DANS LES BANQUETS.

La voûte du Temple, — Aurore boréale.

Vin rouge, — Beau feu rouge.

Vin blanc, — Le feu le plus pur.

Liqueurs, — Le feu le plus ardent.

Eau, — Fusion de neige.

Tous les mets, — Les solides.

Sel, — Graine commune.

Poivre, — Graine fine.

Couteaux, — Poignards.

Assiettes, — Boucliers.

Plats, — Plates-formes.

Table, — Bastion.

Serviettes, — Étendards.

Vinaigre, — Feu piquant.

Huile, — Feu jaune.

Moutarde, — Terre forte.

Manger, — Travailler

Cuillers, — Bêches.

Fourchettes, — Pioches.

Pain, — Pierre.

Chandelle, — Astre.

[p. 185]

Boire, — Saluer les bardes.

Tirer une santé en l'honneur d'un tel, — Saluer les bardes et leur recommander un tel.

MYTHOLOGIE SCANDINAVE.

La mythologie scandinave suppose que les fils de Bor, ou les dieux suprêmes, tuèrent le géant Ymer, qu'ils traînèrent son corps dans l'abîme et en formèrent le monde. De son sang, ils firent la mer et les fleuves; la terre de sa chair; les grandes montagnes de ses os; les rochers, de ses dents et de ses os brisés. Ils firent de son crâne la voûte du ciel; le soleil et la lune furent ses yeux; ses cheveux sont les arbres et les autres végétaux.

Chez les Égyptiens, Isis, considérée comme la nature, prenait la forme d'une vache, à cause de sa fécondité; les Scandinaves avaient le même symbole : c'était la vache Ædumla ou Audoumbla. Quatre fleuves de lait coulent de ses quatre mamelles. Elle se nourrissait en léchant les pierres couvertes de sel et de blanche gelée.

Le 1er jour qu'elle lécha ces pierres, il en sortit, vers le soir, des cheveux d'homme; le 2e jour, une tête; le 3e jour, un homme tout entier, qui était doué de beauté, de force et de sagesse; c'est Boure, né des rochers de glace que léchait la vache Audoumbla, et père de Bor, qui, lui-même, fut père des 3 dieux les plus anciens : Odin, Vile et Vé. Sa femme était Belsta, fille du géant Bergthorer.

Le 1er homme Aske ou Askour, et la 1re femme Embla, furent tués par les 3 fils de Bor.

[p. 186]

Rite des Élus, dit de Zoroastre

[p. 186]

ÉONS se dit, dans les systèmes gnostiques, des émanations ou intelligences éternelles, sorties du sein de Buthos ou Bythos, pour constituer le Plérome.

Le Buthos (l'Abîme) est le nom par lequel les gnostiques désignent l'être infini, le Père inconnu d'où sortent toutes les émanations ou Éons.

Les Éons sont classés en séries, ou heptades, ogdoades, etc.

Dans le système des Valentiniens, les Éons sont au nombre de 30, et même de 365. Éon est aussi le nom de l'arbre dont fut construit le navire Argo par Argus. « Éon, en phénicien, signifie » un point central de développement; comme ion signifie la » faculté génératrice, et, dans un sens restreint, une colombe, qui » fut le symbole de Vénus. C'est là le fameux Yoni des Indiens, » et même le yn des Chinois, c'est-à-dire la nature plastique de » l'univers. De là le nom de Yoni donné à la Grèce (Vers dorés » de Pythagore, p. 204). »

Ce rite philosophique, quoique pourvu d'une belle et savante instruction, fut à peine connu et tomba dans l'oubli.

Il n'est répandu et pratiqué que dans l'Asie.

Sa morale et ses préceptes sont tirés de l'Izeschné, ouvrage de Zoroastre en 72 chapitres.

[p. 187]

Le Soleil, ancien des anciens, astre des astres, est aussi considéré par les Gostiques comme le père, le roi des Éons, esprits ou abstractions du temps Eon, et des siècles Aïon de l'éternité. Le Meros, le Nord, est sa partie cachée, sa cuisse; le pôle est son phallus; l'Orient est sa droite, l'Occident sa gauche, et le Zodiaque étoilé est son vêtement, sa robe, son étole; vêtement d'une seule pièce que les Mages ont divisé en douze figures, pour mieux en observer les lois qui font les destinées du monde.

C'est parce que le Soleil est le père des Éons du temps que la finale du Pater, tel qu'il se trouve dans le texte grec de l'Évangile de saint Mathieu, le glorifie en ces termes : « Parce que tu » es la royauté, la puissance et la gloire dans tous les siècles; » c'est parce qu'en s'élevant dans les cieux, vers le solstice d'été, » ce Soleil, Horus, assume à lui l'Éri-gone, ou la céleste Vierge » de l'équinoxe d'automne qui y fait son Assomption le 15 août, » qu'il est dit que Christ est monté au ciel, et qu'il y a assumé » sa mère. »

[p. 188]

Réception dans l'Ordre des Bonzes

[p. 188]

Noviciat.

Avant d'être initié dans l'ordre des SENG ou des BONZES, prêtres du Bouddhaïsme, il faut passer par de rigoureuses épreuves. Le novice doit laisser croitre sa barbe et ses cheveux pendant le cours d'une année. Vêtu d'un habit pauvre et déchiré, il va, de porte en porte, les yeux baissés, demander l'aumône en chantant les louanges de l'idole au service de laquelle il veut se consacrer. Durant ce pénible noviciat, il doit s'abstenir de la chair de toute espèce d'animal ; il lui est même défendu de dormir; et, s'il vient à succomber au sommeil, ses supérieurs le réveillent sans pitié. Quand il a subi, avec courage, ces rudes épreuves, on l'admet à la profession. Tous les Bonzes des monastères voisins s'assemblent et se prosternent devant l'idole, récitent, à haute voix, certaines prières au son de plusieurs clochettes, et ayant, sur le cou, une espèce de chapelet. Pendant ce temps-là, le novice, prosterné à la porte du temple, attend, en silence, la fin des cérémonies. Alors les Bonzes viennent le prendre, le conduisent à l'autel, et lui jettent sur le corps une robe grise avec une ceinture de corde pareille à celle des novices capucins. On lui met sur la tête un bonnet de coton, et le tout finit par des embrassements réciproques. — On reconnait ici l'origine des Ordres mendiants de l'Europe.

C'est à la suite de cette réception que le néophyte est admis à la connaissance de la doctrine secrète de l'Ordre.

[p. 189]

Maçonnerie de Royale-Arche, improprement appelée rite d'York

[p. 189]

Les loges, toujours si sages de l'Angleterre, n'ont su, pas plus que celles des autres nations, se garantir de l'invasion des hauts grades. Elles virent s'établir, à Londres, une nouvelle initiation appelée la MAÇONNERIE DE ROYALE-ARCHE. Ce système insignifiant et tout salomonien, fut inventé en Écosse par les Jésuites, en 1777. Ils le portèrent en Angleterre où on le surnomma, fort mal à propos, Rite des anciens free masons (Maçons de pratique). Ces ouvriers bâtisseurs n'avaient qu'une initiation, leur maîtrise, bien différente de celle de la Francmaçonnerie. C'est à ce surnom que cette Maçonnerie doit le titre qui lui est resté, de RITE D'YORK ; Yorck étant alors le chef-lieu des confréries ouvrières des Free-Masons d'Angleterre¹.

Ce rite est composé de 4 grades, nombre des vœux de la Société de Jésus:

1. Past-master (Passé maitre).

2. Mark-master (Ou excellent maçon).

3. Super excellent mason.

4. Holy Royal-Arch.

1 Il est à remarquer que c'est le seul rite créé en Écosse et qui n'en porte point le nom.

[p. 190]

PAST-MASTER (PASSÉ MAITRE), N° 1.

Décoration de la Loge.

Tenture rouge.

Titres.

Les mêmes que dans les grades symboliques.

Signe.

Mettre 3 doigts de la main droite derrière l'oreille droite.

Attouchement.

S'accrocher réciproquement par le petit doigt de la main droite, les autres doigts étant fermés et se joignant mutuellement le pouce.

BATTERIE, 4 coups égaux.

MARCHE, 4 pas ordinaires. Le récipiendaire fait 4 voyages.

Mot de passe.

Zabulon, (héb. Z'buloun, habitacle par excellence, le ciel, la demeure de Dieu).

Mot sacré.

Que ferons-nous de cette pierre?

R. Portons-la plus loin.

Bijou.

Une médaille en or, avec les 2 col∴ et les lettres H∴T∴S∴T∴R∴S∴ (Voir le Rituel).

D'anciennes Loges françaises, pour tenir lieu du Past-master, avaient fait un extrait du Rituel du Vén∴ Me∴ de Loge, grade fort déplacé comme 20e degré, puisqu'il n'est que le complément du 3e.

GRADE DE MARK-MASON, N° 2.

Ce grade repose allégoriquement sur une clé de voûte qui aurait appartenu à l'arcade principale du temple de Salomon, et sur la découverte du Trésor caché, renfermant les emblèmes de l'ancienne loi. On retrouve le même sujet à Upsal, dans la Maçonnerie suédoise.

[p. 191]

Décoration de la Loge.

Tenture rouge décorée par des colonnes blanches, les espaces noirs.

Signe.

Porter les 2 premiers doigts allongés derrière l'oreille, le pouce et les autres doigts pliés dans la main.

Attouchement.

S'accrocher les 2 petits doigts de la main droite, tourner les mains et appuyer les pouces l'un contre l'autre, puis tourner les mains sens dessus dessous, en donnant le mot de passe.

Mot de passe.

It is over.

Mot sacré.

Jabulum.

Batterie.

5 coups égaux.

Serment.

Je jure et promets de remplir les obligations auxquelles je me suis soumis précédemment, et, en outre, discrétion, soumission, obéissance.

AUTRE MARK-MASON (GRADE ANGLAIS).

Nous ne mentionnons ici ce grade, pauvrement conçu, qu'à cause de ce passage dans l'allocution du vénerable au nouvel initié : « Ce grade est très-usité et répandu en Angleterre et en Amérique. Les peuples du Levant et surtout d'Alger en font beaucoup de cas et le pratiquent avec la plus grande considération. »

Nous laissons aux Maçons curieux le soin de vérifier le fait.

Disposition et décoration de la Loge.

Tenture verte. Une colonne blanche à chaque coin. Dans l'intérieur du carré, sont 9 lumières disposées en triangles et par groupes de trois.

Tablier.

Il est de peau blanche, bordé de vert, ainsi que la bavette.

Cordon.

Large ruban vert moiré porté en sautoir, ou de l'épaule droite à la hanche gauche; au bas est une rosette de même couleur.

Bijou.

Un triangle en or entouré de pierres vertes et surmonté d'une couronne. Au milieu est un cercle en argent, autour duquel

[p. 192]

sont gravées ces 8 lettres : H∴ W∴ S∴ S∴ T∴ T∴ K∴ S∴ (Voir le Rituel).

Temps de travail.

Depuis 4 heures du matin, jusqu'à 4 heures du soir.

Âge.

Neuf ans.

Signe.

Présenter l'index et le médius ouverts. (Voir le Rituel).

R. Porter l'index et le médius ouverts derrière l'oreille droite.

Signe de reconnaissance.

Porter la main droite en avant, le petit doigt et l'annulaire fermés.

Mot de passe.

Gibulum.

Mot sacré.

Que ferons-nous de cette pierre ?

R. Tournez-là.

Attouchement.

S'entrelacer les 2 petits doigts de la main droite et joindre les pouces, en fermant les autres doigts. L'interrogateur donne un coup d'ongle sur l'ongle du F∴ qui répond en donnant un coup d'ongle en dessous.

Batterie.

4 coups égaux.

Questions d'ordre.

D. Qu'est-ce qu'un Mark-mason (Maçon de marque)?

R. C'est un Maçon zélé qui a mérité ce grade par un chef-d'œuvre.

D. Comment avez-vous reçu ce grade?

R. Par la complaisance du Parfait-Maître-Mark, qui a bien voulu m'admettre, malgré l'imperfection de mes ouvrages, mais comme une récompense de mon zèle.

Les épreuves roulent sur une mystification burlesque, indigne de Frères honorés du grade de Maître. (Voir le Rituel.)

GRADE D'EXCELLENT-MAÇON, N° 3.

Ce troisième grade donne des instructions pour la constitution et l'installation des Loges, pour les réceptions, pour la pose de la première pierre des édifices publics (se regardant comme descendants des bâtisseurs), pour la dédicace des Temples maçonniques, pour les funérailles des Frères, etc.

[p. 193]

Décoration de la Loge.

La même que celle du grade précédent. A l'entrée est un escalier creux en dedans, à 3 marches, qui s'élève et baisse à volonté; au milieu, un prie-dieu sur lequel est la Bible ouverte au 6e psaume, et 3 médailles avec les mots sacrés.

Avant l'ouverture, on lit le 23e psaume de David.

Signe.

Porter en avant les 2 mains élevées, pointant le ciel, le corps courbé.

Mot de passe.

It is over.

Mot sacré.

Jéhovah.

Attouchement.

Prendre la main du Frère et l'empoigner de manière que les doigts soient dessous, et que le pouce couvrant toutes les phalanges, vienne aboutir à l'index.

Batterie.

6 coups égaux.

Pour ouvrir.

Le Frère secrétaire lit le psaume 241.

Pour fermer.

On donne lecture des psaumes 133 et 134.

SAINTE ROYALE-ARCHE, N° 4 ET DERNIER.

Ce quatrième degré est tiré de ce passage des Paralipomènes, chap. vii : « Salomon ayant achevé sa prière, le feu descendit du » ciel, consuma les holocaustes et les victimes, et la Majesté de » Dieu remplit la maison... Tous les enfants d'Israël... se » prosternèrent la face contre terre, adorèrent le Seigneur, parce » qu'il est bon et que sa miséricorde est éternelle. »

DÉCORATION DE LA LOGE.

Premier appartement.

Chambre de préparation, présidée par le 3e Grand-Maître. On y dépouille l'aspirant de ses métaux, même des vêtements qui ont des boutons de métal.

2e APPARTEMENT. C'est la 3e Loge où préside le 2e Grand-Maître. Elle est tendue de bleu, ainsi que la porte ; à l'entrée, à gauche, sont un buisson ardent, une baguette portant une mèche, une table, 3 bougies et une Bible.

[p. 194]

3e APPARTEMENT. C'est la 2e Loge où préside le 1er Grand-Maître. Elle est tendue de rouge ; il y a de l'eau dans un vase, du vin dans un autre, une table, 3 bougies et une Bible.

4e APPARTEMENT. C'est le SANCTUAIRE, décoré comme chez les Grands-Ecossais; la porte et le plafond sont bleus. Au fond, en avant, à droite du Grand-Maître, est un gros anneau de fer attaché à une trappe qui ferme un caveau dans l'intérieur duquel sont 3 étages de chacun 3 arches, et, au bas, est une pierre triangulaire sur laquelle sont 3 médailles où se trouvent gravés les mots de mérite, le grand mot de passe et le mot sacré, ces 2 derniers gravés par syllabes.

A gauche du Grand-Maître, est un prie-dieu ; le Grand-Pontife occupant l'autel, ayant à sa droite le 1er Grand-Maître, et le 2e Grand-Maître à sa gauche; le Capitaine Royale-Arche vis-à-vis, et le 3e Grand-Maître ; l'Orateur et le Secrétaire à droite et le Trésorier à gauche.

Décors.

Le Grand-Pontife est coiffé d'une tiare portant en lettres d'or, SAINTETÉ AU SEIGNEUR ; il porte une aube attachée par une ceinture noire ; une plaque carrée émaillée avec les noms en or des 12 tribus, et, au bas, DOCTRINE, VÉRITÉ, est attachée au cou par une chaine d'or, et 2 autres attachées derrière le dos.

Le 1er Grand-Maître est en robe pourpre, manteau jaune, la tête couverte, le ruban et le bijou en sautoir.

Le 2e Grand-Maître est en robe blanche, le manteau aurore, la tête couverte, le ruban et le bijou en sautoir.

Le 3e Grand-Maître est en robe bleue, manteau jaune, la tête couverte, le ruban et le bijou en sautoir.

Les autres officiers sont couverts d'une couronne, ainsi que le 3e Grand-Maître, et portent le ruban et le bijou en sautoir.

Le-Capitaine Royale-Arche, est muni d'une hallebarde de six pieds.

Cordon.

Rouge ponceau, en sautoir pour les officiers ; en bandouillère de droite à gauche, pour les autres Frères.

Bijou.

Une clé avec les lettres J∴ U∴ J∴ L∴ Le BIJOU des Frères non officiers est un triangle plein.

Grand-cordon.

Pourpre, porté en sautoir auquel est attachée

[p. 195]

la grande médaille de l'Arche en or ; d'un côté, est une porte de trappe carrée et 2 personnes ayant leur tête l'une contre l'autre et tirant un homme de la trappe; de l'autre côté une gloire, le delta au milieu.

Grand signe.

Tourner la main horizontalement et faire comme si l'on se coupait le crâne ; c'est l'ORDRE de Royale-Arche.

2e SIGNE. Laisser tomber son bâton et le ramasser par le petit bout.

3e SIGNE. Mettre la main sur l'estomac, la retirer, regarder dedans et dessus et la reporter sur l'estomac.

4e SIGNE. Prendre un verre d'eau et demander qu'est-ce cela ? — On répond : Rouge.

5e SIGNE d'admiration. Porter la main droite devant les yeux, et le corps un peu en arrière.

Attouchement.

La main droite mutuellement sous l'oreille droite, la main gauche derrière le dos, faire comme si l'on se relevait, et l'on donne le premier mot de passe.

Mot de passe.

le 1er : Je suis ce que je suis.

Le 2e : Sem, Cham, Japhet.

Le 3e : Adonhiram.

On répond : Éléazar.

Mot de mérite.

Sainteté au Seigneur.

Mot sacré.

Jabulum.

Grand mot.

Jéhovah.

Batterie.

7 coups : Six plus un.

Titres.

Celui du Grand-Pontife est Très-Excellent; les autres Compagnons (de la couronne). Voir le Rituel pour la réception, l'historique, etc.

NOTA. — Les Américains du Nord y ont ajouté 2 grades, le Royal-Maître, et le Maître-Choisi ou Élu. (Voir le Rituel de Royale-Arche terminé par : Esprit de la Francmaçonnerie aux États-Unis d'Amérique, suivant le rite d'York).

[p. 196]

Écossisme réformé — dix grades en deux Temples (1778)

[p. 196]

DIX GRADES EN DEUX TEMPLES, ATTRIBUÉS AU BARON DE TSCHDUDI (1776).

LISTE DES GRADES :

1er TEMPLE (celui de Salomon).

1er. Apprenti,

2e. Compagnon,

3e. Maître,

4e. Ancien-Maître,

5e. Élu-Symbolique,

6e. Grand-Architecte d'Hérédom (Orient d'Édenbourg).

7e. Maçon du Secret (Orient d'Upsal).

2e TEMPLE (celui de Zorobabel).

8e. Prince de Jérusalem (Orient de Babylone),

9e. Chevalier de la Palestine (Orient d'Upsal).

10e. Chevalier Kadosch, Chevalier de l'Aigle-Blanc et Noir, Chevalier Kée, etc, ou homme saint.

1er TEMPLE (celui de Salomon).

1er Grade. — Apprenti.

Tenture.

Bleue.

NOTA. Indépendamment des Officiers ordinaires de la Loge, il y a deux Gardes du trône, casqués et armés d'une pique et d'un bouclier : l'un de ces boucliers est aux armes de la Loge, l'autre porte celles du Véné-

[p. 197]

rable. Il y a en outre des Porte-Oriflammes, l'une desquelles (à la droite du trône) est blanche et l'autre, à gauche, rouge; enfin, au milieu des deux colonnes, sont deux Stuarts, portant de longs bâtons, terminés, l'un par un soleil, l'autre par une lune.

Mot sacré.

Jakin.

Mot de passe.

Schibboleth.

Tout le reste, à l'ordinaire.

2e Grade. — Compagnon.

Attouchement.

Il se donne sur la première phalange du médial, au lieu de la 1re phalange de l'index.

Mot sacré.

Bohaz.

Mot de passe.

Tubalcain.

Le reste du tuilage, comme à l'ordinaire.

3e Grade. — Maître.

Tenture.

Noire, etc. Tout le tuilage comme celui de Maître ordinaire. Les Frères sont en grand deuil, le chapeau rabattu, avec un crêpe.

Ouvriers du temple (de Salomon).

Préfets (en hébreu Menatschim pour activer l'ouvrage. — 3,600

Tailleurs de pierre dans la montagne (Chotschim). — 80,000

Porte-faix (Sabbal, fardeau). — 70,000

Coupeurs de bois au Liban sous la conduite d'Adonhiram. — 30,000

Total. — 183,600

Voir Paralipomènes, liv. II, ch. II, v. 18.

4e Grade. — Ancien Maître ou Maître parfait.

Tenture.

Verte. Quatre lumières aux quatre coins du tableau.

Titres.

Le Maître s'appelle Très-Sage; il représente Salomon.

Le Surveillant, il n'y en a qu'un, il se nomme Frère Intime.

[p. 198]

Et tous les Frères, Très-Respeotables.

Signe.

Porter la main droite sur le cœur, en Compagnon; la lever au ciel, en y portant aussi les yeux; la baisser à la hauteur de l'épaule, le bras étendu, la paume en haut; puis la laisser tomber sur la cuisse droite, en regardant la terre, ce qui forme 4 temps (répondant aux 4 vœux des Jésuites).

Attouchement.

Porter la pointe du pied droit contre celle du Frère; lui présenter la main droite dans laquelle il met la sienne; en faire autant du pied et de la main gauche. Tout cela forme encore 4 temps. Les deux mains de chacun sont, l'une la paume en haut, l'autre la paume en bas; dans cette position, on se dit à l'oreille le mot sacré.

Mot sacré.

Jéhovah.

Mot de passe.

Mont Liban.

Âge.

Huit ans.

Heure.

Pour ouvrir, midi plein.

Pour fermer, minuit plein.

Batterie.

Quatre coups : 2 + 2.

Cordon.

Vert moiré.

Bijou.

Un compas sur un quart de cercle.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de vert.

Au banquet, le canon se tire en 4 temps et se pose de même.

Ce grade a quelques conformités avec le 4e de la Maçonnerie Adonhiramite et le 5e du rite ancien et accepté.

5e Grade. — Élu symbolique.

La Loge est à colonnes blanches et rouges, parsemées de flammes.

Elle est éclairée par neuf lumières : 8 + 1 et se nomme Conseil.

Il y a deux chefs : Salomon, couronne en tête, portant un sceptre bleu et or, surmonté d'un triangle lumineux, on l'appelle Très-Équitable. Puis Hiram, roi de Tyr, tenant un poignard d'acier, à manche d'ébène, on l'appelle Très-Puissant.

Un Surveillant, dit Ancien, représente Stolkin. Les Frères sont dits Illustres Maîtres.

Le Récipiendaire représente Pérignan.

Signe.

Lever le poignard à la hauteur de l'épaule, comme pour frapper, en disant : Nekam !

[p. 199]

Réponse.

Porter le revers de la main gauche sur le front, comme si l'on était blessé, en répétant : Nekam ! (vengeance.)

Ordre.

L'attitude des Élus, au Conseil, est d'être assis, la jambe droite relevée sur le genou gauche et retenue par la main gauche; le coude droit appuyé sur le genou et la tête dans le creux de la main, dans la posture d'un homme endormi.

Attouchement.

Se prendre mutuellement le pouce, comme dans l'Élu Secret. Le premier dit : Nekam, et l'autre Moabon.

Batterie.

Neuf coups (8 + 1).

Âge.

Neuf ans (8 + 1).

Mots sacrés.

Nekam. RÉP. : Moabon.

Mot de passe.

Jocabert.

STOLKIN découvrit le corps d'Hiram assassiné.

PÉRIGNAN découvrit la retraite du meurtrier.

JOCABERT, celui des neuf Maîtres qui atteignit l'assassin, et lui enfonça le crâne.

HOBBEN est le nom du meurtrier.

SCHTERKÉ, AUSTERPUTH, complices du meurtrier.

ZAOMET, ÉLÉHAM, les premiers des quinze Maîtres qui les découvrirent dans la carrière Bendaka.

BEN-GHEBER (filius fortis), intendant de Salomon, lui avait donné avis du lieu de leur retraite. Salomon en écrivit à Maaca (Mahaka, compressus), prétendu roi de Geth.

On les enferma dans la tour Hezer (auxilii).

Les 3 lettres J. H. S, qui sont sur le mausolée, signifient Jéhovah, Hiram, Stolkin.

Les 2 lettres N. J, près du bras armé d'un poignard, signifient Nekam, Jocabert.

Heure.

Pour ouvrir. L'entrée de la nuit.

Pour fermer. Le point du jour.

Cordon.

Noir en sautoir, avec une rosette rouge sur la pointe.

Bijou.

Une étoile de nacre à 9 pointes, avec un poignard au milieu; autour, le mot Mohabon; sur le revers un soleil et le mot Jocabert.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de noir. Une larme rouge sur le devant; gants bordés et brodés en noir.

Le Banquet, comme celui de l'Élu Secret.

Voir, pour les conformités et les différences, les divers Elus adonhiramites, écossais et français.

[p. 200]

6e Grade. — Grand-Architecte d'Hérédom Victns du collége Ternaire de St-André-d'Écosse (Orient d'Édenhourg).

Tenture.

Rouge, à colonnes vertes. Quinze lumières par 3, 5 et 7.

Titres.

La Loge se nomme Collége. Le chef représente Salomon; il est qualifié de Très-Sublime. Un seul Surveillant représente Adonhiram, fils d'Abda; il est dit Très-Expert Maître et tient une règle. Les Frères s'appellent Maîtres des Maîtres.

SIGNE (de caractère). Porter la main ouverte contre le front, la paume tournée vers la terre, comme pour garantir ses yeux d'une trop grande lumière.

SIGNE (de salut). Croiser les bras sur la poitrine et s'incliner profondément.

Attouchement.

Appuyer le genou droit contre celui du Frère, le prendre par la grippe; puis glisser la main jusque sous le coude, en passant la main gauche sous l'épaule gauche du Frère, alors, se tenant ainsi embrassés, ils se donnent alternativement les trois mots sacrés, et, se faisant éprouver 3 secousses au coude, chacun prononce une syllabe du mot Gabaon.

1er MOT SACRÉ. EL (Deus fortis); 2e MOT SACRÉ. GOMEZ (autre interprétation de la lettre G de l'Étoile flamboyante). On rend ce mot par beauté divine, et l'on prétend que ce fut la première parole prononcée par Adam. Au fait, ce mot est insignifiant, on a sans doute voulu dire GOMEL (retribuens), un des noms de Dieu.

3e MOT SACRÉ. JÉHOVAH.

Mot de passe.

GABAON (habitaculum excelsum). Sa signification diffère ici du Maître-Écossais.

Âge.

Comme Ecossais, 81 ans, le carré de 9.

— 12 ans, à cause des 12 grands noms de Dieu.

81 Maîtres furent choisis par Salomon pour terminer les ouvrages, après la mort d'Hiram.

Adonhiram en commandait 27,

Bazéchiel — 27,

Stolkin — 27.

81.

[p. 201]

NOMS DES 12 MAITRES PRÉPOSÉS PAR SALOMON POUR VEILLER SUR LES 12 TRIBUS D'ISRAEL.

1. Jocabert sur Juda.

2. Éléchior » Siméon.

3. Tercy » Benjamin.

4. Morphis » Éphraïm.

5. Dorson » Issachar.

6. Keremos » Zabulon.

7. Berchanos sur Aser.

8. Tito » Nephtali.

9. Alambort » Manassé.

10. Banackat » Dan.

11. Sapphat » Ruben.

12. Tubar » Gad.

Les 9 premiers de ces noms fantastiques furent envoyés à la recherche de l'assassin.

Les lettres X. C, placées sur le tombeau d'Adonhiram, signifient Xinchen (siége de l'âme), autre mot également fantastique.

Les 12 grands noms de Dieu, gravés sur les 12 pierres du Rational.

1. Melek (rex) sur la Sardoine.

2. Gomel (retribuens) » la Topaze.

3. Adar (magnificus) » l'Émeraude.

4. Eloah (Deus fortis) » l'Escarboucle.

5. Hain (Fons, oculus) » le Saphir.

6. Elchaï (Deus vivens) » le Diamant.

7. Elohim (dii) » le Lyncure.

8. El (fortis) » l'Agathe.

9. Jao (Deus) » l'Améthiste.

10. Ischgob (Pater excelsus) » la Chrysolithe.

11. Adonaï (Domini) » l'Onix.

12. Jéhovah (sum qui sum) » le Bérylle.

Autres noms de Dieu, par ordre alphabétique :

1. Ehieh (sum, ero)

2. Bachour (electus, juvenis).

2 bis. Barouk (benedictus).

3. Gadol (magnus).

4. Dagoul (insignis).

5. Hadour (formosus, majestuosus).

6. Vezio (cùm splendore).

7. Zakai (purus, mundus).

8. Chasid (misericors).

9. Tchor (mondus, purus).

10. Jah (Deus).

[p. 202]

10 bis. Jakir (pretiosus).

11. Kabbir (potens).

12. Limmud (doctus).

13. Meborak (benedictus).

14. Nora (formidabilis).

15. Somek (fulciens, firmans).

16. Hazaz (fortis).

17. Phodeh (redemptor).

18. Tsedek (justus).

19. Kodesch (sanctus).

20. Rodeh (imperans).

20 bis. Rachoum (misericors).

21. Schaddai (omnipotens).

22. Thechinnah (graciosus).

Ces vingt-cinq noms présentent, dans leurs initiales, les vingt-deux lettres de l'alphabet hébraïque. Les amateurs de la Kabbale peuvent y joindre les dix noms appliqués aux Sephiroth, les douze Harioth, le nom sacré de 22 lettres, dit Sicosidyagrammaton, les tables de Ziraph, les 42 attributs de Dieu; les 72 noms qui composent le grand Schem hammephoras, et beaucoup d'autres spéculations de ce genre, tristes et stériles fruits du loisir et de la patience.

Heure.

Pour ouvrir. La première du premier des sept jours de la création et du premier jour des sept années de la construction du Temple.

Pour fermer. La dernière du septième jour de la création et du dernier jour de la dernière année de la construction du Temple.

Habillement.

Habit couleur de feu, collets et parements verts, boutons d'or. Chapeau rouge; sur sa forme sont brodés en or un cercle, un triangle inscrit, et aux angles les initiales E. G. J. des mots sacrés.

Les Frères servants ont un habit vert, avec une épaulette rouge.

Cordon.

Ruban ponceau, liseré de vert en collier. Les Chevaliers Kadosch y ajoutent une rosette jaune et noire.

Bijou.

Une étoile flamboyante d'or; au milieu un triple triangle avec la lettre G.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de rouge, avec une poche pour les plans.

Presque toute l'instruction de ce grade est tirée, assez fidèlement, de l'Exode, ch. xxv et suiv.

[p. 203]

7e Grade. — Maçon du Secret (Orient d'Upsal).

Ce grade correspond au Royal-Arche du rite ancien; mais il présente dans le Rituel les différences que nous allons indiquer.

Décoration de la Loge.

La même qu'au 6e grade. Neuf lumières par 3 fois 3.

Titres.

La Loge est dite Collége. Le chef représente Salomon, on l'appelle Sérénissime lord Maire. Un Surveillant représente Adonhiram, il tient un long bâton blanc. Le Récipiendaire représente Ghiblim.

SIGNE (d'admiration). Ouvrir les bras.

Réponse.

Porter l'index sur la bouche.

Attouchement.

Porter une main sous le bras gauche du Frère, l'autre sur l'épaule droite; l'un dit : Berith, l'autre, Neder.

ATTOUCHEMENT pour communiquer la parole. Se joindre mutuellement les deux mains en formant une double arche.

Marche.

Neuf pas mal assurés, levant et croisant les jambes l'une sur l'autre, comme si l'on marchait parmi des décombres.

Batterie.

Neuf coups par 3 fois 3.

Âge.

Vingt-sept ans (3 fois 9).

Mot sacré.

Jabulum (3 fois); on l'épèle alternativement en 3 syllabes.

Mot de passe.

Je suis ce que je suis.

On dit au Récipiendaire, en le retirant de la trappe : Ghiblim est un bon Maçon.

Suivant la légende, la Loge primitive était composée de trois Maîtres :

Salomon.

Hiram, roi de Tyr.

Hiram, architecte.

Heure.

Pour ouvrir. Le déclin du jour.

Pour fermer. Le soleil luit.

Bijou.

Une petite clé d'or attachée, par une rosette jaune, à la troisième boutonnière de la veste.

Au banquet, les canons se tirent en neuf temps, passant ensuite le canon 9 fois sous le coude; le drapeau autour du corps, sous les bras.

[p. 204]

2e TEMPLE (celui de Zorobabel).

8e Grade, 1er Degré. — Prince de Jérusalem (Orient de Babylone).

Ce grade correspond au Chevalier d'Orient, 15e du rite ancien, et comprend, en outre, le 16e degré, Prince de Jérusalem, avec des variantes; mais les Signe, Ordre, Attouchement, Marche, Batterie, Âge, Heure, Décorations sont les mêmes.

Décoration de la Loge.

Deux appartements : l'un tendu de noir, où est le tombeau de Sédécias, l'autre, tendu de vert.

Soixante-dix lumières, par 10 fois 7.

Titres.

Il y a quatre Officiers. Le chef représente Cyrus et préside le Conseil, c'est le nom de la Loge. Un Surveillant, dit Nabuzardan, général; un Grand-Trésorier nommé Mithridath; un Secrétaire, dit Archiviste, et un Orateur, dit Premier ministre d'État. Les Frères sont appelés Zélés Princes. Les délibérations du Conseil ont le titre d'Arrêts; la table du Conseil est ronde, chargée de sept lumières : trois vis-à-vis du Souverain, une devant chaque Officier.

La batterie se frappe par le chef Cyrus, avec son sceptre, et par les Frères avec leur cimeterre.

Mots sacrés.

Juda. — Benjamin.

Mot de passe.

Liberté.

On célèbre la fête de la réédification du Temple aux deux équinoxes.

Noms employés dans ce grade et rectifiés :

Sédécias (Tsidkhah) justitia Domini.

Nabucodonosor (Neboukadnetsar), coaretans judicium angutia.

Nabuzardam (Nebouzaradan), prophetia extrami judicii.

Mithridates (Mithredath) explorans legem.

Riblathah, ville de Syrie; c'est Antioche.

Saraius (Saraiah), grand-prêtre (principatus Domini).

Sophonie (Stephaniah), sacrificateur (secretum Domini).

Ananias (Hananiah), intendant de Néhémie (augur Dei).

[p. 205]

Les trois chefs des portiers du Temple :

Schallum (pacificus).

Hacoub (Astutiosus).

Talmon (Rospræparatus).

Les six portiers :

Schelemiah (pax Domini).

Zekariah (memoria Domini).

Hobed-Edom (servus Domini).

Schuphim (barbatus).

Chosah (fiducia).

Achiiah (frater Domini).

Dans Esdras, liv. II, ch. VII, v. 46, on ne nomme en tout que six chefs des portiers du Temple :

Schallum, Hacoub, Talmon, Ater (clausus), Chatita (peccati declinatio) et Schobaï (conversio).

Cephanc (Tsaphon, redonditus), gardien de l'Arche, architecte du Temple.

Balthasar (Belschatsar, non thesaurisans), fils de Nabucodonosor.

Trois intendants des Maçons de Jérusalem :

Zorobabel.

Josué (Jehoschouah, Salvator).

Néhémie (Nechemiah) (Consolator).

Neuf sous-intendants (Esdras, liv. II, ch. VII, v. 7).

Azarias (Hazariah, auxilium Domini).

Raamias (Rahamiah, tonitruum Domini).

Nahamani (Nachamani, consolator).

Mardochée (Mordokai, amara contritio).

Relsam (Bilschan, scrutans).

Mespharath (Mispherath, numerans).

Bégoaï (Bigvaï, in gente).

Nahum (Nachum, pœnitens).

Baana (Bahanah, in afflictione).

Un manuscrit infidèle ne donne que huit noms, les voici :

Seraiah (principatus Domini).

Rehelaiah (stupor Domini).

Mordekaï (myrrha purissima).

Bilshan (scrutans).

Misphar (scriba).

[p. 206]

Bigvaï (in superbia).

Rechum (misericors).

Bahanah (in humilitate).

L'instruction de ce grade est tirée du IVe liv. des Rois, ch. xxv, et du 1er livre d'Esdras, ch. IV et suiv.

Voir pour les concordances, les divers grades de Chevalier d'Orient et le Prince de Jérusalem.

8e Grade, 2e Degré. — Chevalier de la Palestine (Orient d'Upsal).

Ce grade est censé tirer son origine des croisades; il a pour objet l'Institution des Chevaliers du Temple¹.

Décoration de la Loge.

Elle représente l'appartement de Godefroi de Bouillon.

TENTURE verte, à colonnes blanches.

Neuf lumières, en mémoire des 9 fondateurs des Templiers².

Titres.

Le chef représente Godefroi, et a le titre de Général; les officiers sont qualifiés de Princes, et tous les frères de Chevaliers.

Signe.

Porter la main droite sur le cœur; puis la lever en l'air en regardant le ciel, et la porter ensuite sur l'épée.

Attouchement.

S'opposer les mains gauches, en s'entrelaçant les doigts; puis s'empoigner la main droite par le travers.

Batterie.

Neuf coups égaux. Elle se fait avec le pommeau de l'épée.

Âge.

Quatre-vingt-un an (le carré de 9).

Mot sacré.

Sion (en hébreu, Tsiion, monumentum).

MOT DE PASSE (Cri de guerre servant de). DIEU LE VEUT ! C'était le cri supposé des Templiers.

Les Nathinéens (donati), prêtres voués au service du tabernacle, desquels Esdras fait mention, furent, suivant l'instruction du grade, appelés Paul-Kal-Pharat-Kados, ce qui signifie, ajoute-t-on; Séparés par la sainteté de leurs mœurs. Il faut écrire :

Phohal (opus), Phered (separavit); Kadosch (sanctum).

1 Nous parlerons d'une autre espèce de Chevaliers de la Palestine, que les Maçons éclectiques regardent comme les chefs suprêmes de toute Maçonnerie.

2 D'autres en mettent quatre-vingt-un, en mémoire des 81 députés vers l'évêque d'Upsal.

[p. 207]

Heure.

Pour ouvrir : Le temple de Zorobabel est détruit.

Pour fermer : Les troupes sont licenciées.

Habit.

Les Chevaliers doivent être armés de pied en cap.

Cordon.

Une écharpe de soie blanche, sur laquelle est une croix verte entourée de palmes et de lauriers.

Bijou.

Une croix d'or émaillée de vert, entourée de palmes et de lauriers.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de vert, avec une croix verte sur le devant. Il ne se porte que dans les Loges inférieures.

Étendard.

L'étendard de l'Ordre est blanc, avec une croix verte environnée de palmes et de lauriers. De l'autre côté est représentée une mitre d'évêque (en mémoire de l'évêque d'Upsal).

Sceau.

Il est formé de la croix et de la mitre de l'étendard.

On commémore, dans ce grade, quatre-vingt-un Chevaliers qui, sous la conduite de Garimont¹, prétendu patriarche de Jérusalem, passèrent en Europe à l'époque des Croisades, vers 1150, et se rendirent en Suède auprès de l'archevêque d'Upsal², qui les accueillit avec empressement³.

Ce furent ces 81 chevaliers, toujours selon l'instruction, qui établirent la Francmaçonnerie en Europe, et voilà pourquoi les Écossais eux-mêmes rendent des honneurs aux Chevaliers de la Palestine.

La Fête de l'Ordre est fixée à celle de saint Jean l'Aumônier⁴, patron des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem; mais c'est à tort qu'on la célèbre le 10 mars, puisque le patriarche d'Alexandrie mourut le 11 novembre 616; ce fut saint Jean de Dieu qui mourut le 8 mars 1550, le même jour que celui de sa naissance.

Voir, pour les variantes, le grade de Chevalier de la Palestine ou de l'Aurore.

1 Dans d'autres grades, il est appelé Guimont.

2 Il est à remarquer qu'il exista jadis à Upsal un des plus fameux temples d'Odin.

3 Il reçut d'eux, est-il dit dans l'instruction du grade, le dépôt sacré des connaissances maçonniques. Il l'enferma dans une tombe de marbre, scellée de quatre sceaux ; descendit cette tombe, à l'aide de ses frères, dans un caveau de la tour des 4 couronnes, trésor ordinaire des rois de Suède. Dans les temps postérieurs, cette tombe fut retirée du caveau avec la même corde qui avait servi à la descendre. Voilà une application plus moderne du Royal-Arche. On n'a point assez réfléchi sur cet établissement (supposé) des grades en Suède.

4 Ce patriarche est né à Amathonte (Chypre), vers 550.

[p. 208]

10e et dernier Grade, 3e Degré

Nec plus ultrà de la Maçonnerie Templière.

Chevalier Kadosch (ou homme saint),

Dit indistinctement Chevalier de l'Aigle blanc et noir, Chevalier Kée, Teutonique de Saint-Georges, Grand Inspecteur, Grand Élu, etc.

Nous avons vu, dans le grade précédent, l'Institution des Chevaliers Templiers par Hugues des Payens, Geoffroi de Saint-Omer, et sept autres Chevaliers. Le Kadosch a pour objet l'abolition de cet Ordre par Philippe le Bel et le pape Clément V, et, surtout, le supplice du dernier Grand-Maître Jacques Molay.

Ici, la scène change; il n'est plus question d'Hiram ni de sa fin tragique. Ce personnage allégorique est remplacé par Molay, dont, comme Élu, le Récipiendaire doit venger la mort, soit, figurativement, sur les auteurs même de son supplice, soit, implicitement, sur leurs successeurs. (Voir l'Élu secret.)

Le plus ou moins de développement, d'application et d'extension que l'on donne à la vengeance, introduit une multitude de variantes dans le Kadosch, ou, plutôt, en fait comme autant de grades différents. Le vrai Kadosch est horrible, c'est l'Élu dans son ultracisme¹; il a pour maxime fondamentale : Guerre aux trônes et aux autels. De tels principes ne pouvaient pas figurer dans les systèmes modernes, dits maçonniques. Dans le Kadosch conféré en France, cette vengeance se réduit à peu près à une simple formule, puisqu'elle ne se prononce que contre les Chevaliers qui seraient réfractaires à l'Ordre. Au lieu d'un voile plus ou moins trompeur, il fallait supprimer ce grade et s'en tenir à celui de Maître, véritable nec plus ultra, où la mort symbolique n'appelle aucune vengeance, puisque la renaissance la suit aussitôt.

Le véritable Kadosch se conférait en trois points : ILLUSTRE CHEVALIER DU TEMPLE, dont le mot sacré est Adonaï; CHEVALIER DE L'AIGLE NOIR, et GRAND-ÉLU²; mais, ordinairement, on le réduit aux deux derniers.

1 Dans de très-anciens manuscrits de Maçonnerie anglaise, le Kadosch est appelé Killer (assassin). Ils existaient avant Ramsay, à qui l'on attribue erronément cette conception — monstrueuse.

2 Au premier point, on enflamme l'imagination du récipiendaire par le tableau

[p. 209]

Le mot KADOSCH ou KODESCH, signifie sanctus, consecratus, purificatus¹.

Décoration de la Loge.

Il faut trois appartements, non compris la chambre de préparation. Le premier est tendu de blanc. Au fond est une estrade élevée de 7 marches, et, sur le devant, une urne d'airain, dite Urne de la mort. Au-dessus de la porte de sortie, on lit cette inscription : Quiconque pourra vaincre les frayeurs de la mort, sortira du sein de la terre, et aura droit d'être initié aux Grands Mystères.

Le second appartement est tendu de noir. Une lampe triangulaire, suspendue au-dessus d'une trappe, laisse apercevoir un escalier par où l'on descend à un caveau dans lequel est un tombeau, etc.

Le troisième appartement est décoré de colonnes blanches et rouges. A l'Orient est un trône surmonté d'un double aigle couronné, tenant un poignard dans ses serres; à son cou est passé un cordon noir, au bas duquel pend une croix émaillée, à 3 pointes; sur sa poitrine est un équilatéral, au milieu duquel on lit J∴ M∴, et, tout autour, nec proditor, nec proditur, innocens feret. Une draperie de velours noir et blanc, parsemé de croix rouges, descend entre les ailes de l'aigle, et forme un pavillon. Derrière le trône sont deux étendards croisés; l'un blanc avec une croix verte, et ces mots : Dieu le veut ! l'autre noir, chargé, d'un côté, d'une croix rouge, de l'autre d'un double aigle tenant un poignard, avec ces mots brodés en argent : Vaincre ou mourir.

Dans le troisième appartement, tendu de rouge, à colonnes et flammes blanches, sont 9 bougies de cire jaune. D'autres Rituels indiquent 81 lumières².

Titres.

Dans le premier appartement, la Loge est appelée Tribunal-

du supplice de Molai et de ses confrères ; au second, on exerce l'aspirant à la vengeance par un acte atroce, on lui fait frapper au cœur, avec son poignard, un mouton vivant qu'on lui dit être un homme (il a les yeux bandés); puis, on ouvre la victime, on en arrache le cœur palpitant, qu'il apporte en loge au bout de son poignard, et qui le couvre de sang. Au troisième point..... Voyez le cahier du grade.

1 Il parait bizarre que des hommes, qui voulaient faire du poignard un usage utile à leurs desseins, se soient donné le nom de SAINTS ; mais ils ont voulu exprimer par là qu'eux seuls sont les Élus, les hommes par excellence, purifiés de toute la souillure des préjugés.

2 Dans le vrai Kadosch, le 3e appartement est tendu de noir, parsemé de colonnes et de flammes rouges, éclairé de cinq bougies jaunes ; au moment que le récipiendaire y est entraîné, l'épaisse fumée des cassolettes lui laisse à peine entrevoir les objets. Le reste de la décoration diffère aussi de celle qui vient d'être décrite.

[p. 210]

Suprême, et les Chevaliers composent l'Aréopage. Il est présidé par le Maître des Cérémonies, portant sur la poitrine la figure de la Vérité brodée en or; c'est une tête de femme couronnée d'un soleil.

Au troisième appartement, la Loge est dite Chapitre. Le chef s'appelle Grand-Commandeur (suivant d'autres cahiers, Souverain), qualifié de Trois fois Puissant¹.

Signes.

Porter la main droite sur le cœur, les doigts écartés; la laisser tomber sur la cuisse droite (suivant d'autres, sur la gauche), en fléchissant un peu le genou; puis saisir le poignard qui est à l'écharpe, et le lever à la hauteur de l'épaule, comme pour frapper, en disant : Nekam Adonaï.

Variantes. Frapper la cuisse droite avec la main droite, saisir le poignard, porter la main sur le cœur, puis l'élever comme pour frapper.

Porter la main droite sur le cœur, les doigts étendus; puis sur le genou droit, et l'empoigner.

Ou : Mettre la main droite sur le cœur, faire une génuflexion, ouvrir la main droite, et étendre le bras.

Pour entrer en loge inférieure, le vrai Kadosch ne fait d'autre signe que de feindre de lever le poignard et de le porter en avant, comme pour frapper.

Ordre.

L'épée de la main gauche, la droite sur la croix rouge qui couvre le cœur, comme au Kadosch prussien.

Autrement : Main droite levée, le bras tendu, les doigts serrés, le pouce écarté, la paume vers la terre; l'épée de la main gauche, le bras plié sur la hanche gauche.

Attouchement.

La pointe du pied droit contre celle du Frère; genou contre genou; présenter le poing droit, le pouce levé; se le prendre alternativement, en le laissant glisser et reculant un pas, le bras gauche levé, comme pour frapper.

Ou : l'attouchement de l'Élu des Neuf.

Autre : Dire : Êtes-vous Kadosch ? et porter la main droite au front.

R. Oui, je le suis; et présenter le poing fermé, le pouce levé. Le Frère en fait autant, et le premier le répète; alors le Frère empoigne le pouce, et l'on s'embrasse trois fois.

Ouverture.

D. A quelle heure s'ouvre le chapitre ?

R. A l'entrée de la nuit.

1 Dans le 30e grade du rite ancien et accepté, le chef représente Frédéric II, roi de Prusse, et le chapitre doit être composé de cinq frères.

[p. 211]

D. Qui connaissez-vous ?

R. Deux abominables.

D. Nommez-les ?

R. Philippe le Bel et Bertrand de Goth (Clément V).

Batterie.

Cinq coups : 1 + 2 + 2; ou sept coups, 2 + 2 + 2 + 1; ou neuf, 1 + 4 + 2 + 1 + 1.

Ou bien : trois coups, 1 + 2; c'est la batterie du Kadosch ordinaire.

Ou enfin, un seul coup; c'est la batterie du vrai Kadosch, et celle qui doit être préférée.

Marche.

Pour entrer au chapitre : Trois pas précipités, les mains croisées sur la tête.

Mots sacrés, de passe, etc. Au 1er point (Chevalier de l'Aigle noir).

Parole.

Jabamiach (Habbamah, fanum excelsum). Bamah, chez les Hébreux, était un lieu saint, élevé, près de l'autel, où l'on mangeait les victimes immolées.

Mots de passe.

Ceux du 10e grade de l'Écossisme réformé.

D. Manchem (Menachem, consolator).

R. Nemehaniach (Nechemiah, solatio Dei).

Dans le Kadosch ancien : Nemaek Miach (Noumah Machats, Percussit dormitatio).

Mot de l'attouchement.

Kirie ou Kiries (Kypie, de Kupos, Dominus).

2e POINT. Échelle mystérieuse. Voir le 30e degré du Rite ancien et accepté.

Parole sacrée.

Nekam Adonaï. Cette parole est commune à tous les Kadosch, de Suède, d'Allemagne, de Prusse, d'Angleterre, de France, etc.

Grands mots.

(Comme ceux du 30e degré.)

D. Nekamah Béalim (ultio inter fortes).

R. Begohal Kol (omne in abjectione)¹, Pharas Kol (omne explicatum est). Puis l'on s'embrasse en disant Adonaï.

Mots de passe.

Pour entrer. D. Nekam (ultio) ?

R. Menachem (consolator).

Pour sortir. D. Phaalkol (omne operatum est) ?

R. Pharas kol (omne explicatum est).

Paroles des croisés.

Evarechah ath adonaï hechol-geth, thamid

1 Ce mot est tiré de l'Élu des Neuf.

[p. 212]

thegillatho vephi. (Benedictum in omni tempore, semper laus ejus in ore meo.) (Psal. 34, v. 1, suivant les Hébreux). Dans beaucoup de cahiers, on trouve ces mots estropiés ainsi : Avreca adonaï recolgetho thamith rephi.

Autres paroles.

Bahabah achallek im hehàni (bahabah ahhallek him gim hégani : In dilectione dividam cum paupero). On les trouve travesties ainsi : Banahamel jon hamex (mots insignifiants).

Si l'on demande à un Kadosch Templier quels sont ses droits, il répond : Mischtar (Dominium aut ministerium), le pouvoir de Maître par excellence.

Heure.

Pour ouvrir. L'entrée de la nuit. Suivant d'autres, neuf heures après midi.

Pour fermer. Le point du jour.

Habillement.

Dans le Kadosch ordinaire, le Récipiendaire est vêtu de gris; dans le vrai Kadosch, il est absolument nu.

Dans le 30e degré, les Chevaliers sont en noir avec des gants blancs, etc. Dans le 10e de l'Écossisme réformé, ils portent une tunique blanche bordée de noir avec une croix rouge devant et derrière. Dans le Kadosch prussien, ils ont l'habit noir avec une croix rouge sur le cœur, d'autres portent un crachat à fond rouge, au milieu duquel est un aigle écartelé en argent, tenant dans ses serres un poignard; et le Souverain est vêtu de rouge avec un manteau noir chargé de la croix. Enfin, dans le vrai Kadosch, ils ont l'habit exact des anciens Chevaliers du Temple, sont bottés et casqués.

Cordon.

Généralement il est noir, placé de gauche à droite. Les uns y brodent deux épées en croix; d'autres, la devise Vincere aut mori. D'autres, la croix de l'ordre en or; il est ou n'est point liseré en argent. Les Officiers le portent en sautoir.

Écharpe.

Rouge à franges d'or, dans laquelle est passé un poignard à manche d'ivoire et d'ébène. Quelques-uns attachent ce poignard au grand cordon avec une rosette rouge. Cette écharpe se porte de droite à gauche.

Bijou.

La croix teutonique. On la porte le plus près possible du cœur, attachée, soit au camail, soit à la boutonnière de l'habit.

Le vrai Kadosch porte une croix émaillée en rouge. Au centre, sur un ovale de nacre de perle, est, d'un côté, le chiffre J. M. (Jacques Molay), de l'autre, une tête de mort traversée d'un poignard.

Tablier.

Un Chevalier Kadosch n'en porte point en chapitre. Lorsqu'il est en Loge inférieure, il a, sous la bavette du tablier du grade,

[p. 213]

une croix rouge, ou un aigle noir écartelé tenant un poignard dans ses serres, et couronné d'or.

Âge.

Un siècle et plus, ou : Je ne compte plus.

Le banquet s'exécute comme celui d'Élu. Lorsque l'on plonge le poignard dans l'urne, on dit : Deus sanctus (ou sacratus) Nokem (ultior), et non pas Machem, ainsi que l'indiquent beaucoup de Rituels.

Suit ordinairement l'abrégé historique de l'ancien ordre des Chevaliers Templiers.

Un auteur regarde, d'après le baron de Tschoudy, le Petit-Élu (Voir ce grade), comme le premier échelon du Kadosch et des grades qui ne respirent que vengeance. Il ajoute : « Quoique ignorant absolument d'où » nous vient cette monstruosité dite maçonnique, il n'en est pas moins » vrai que le Kadosch a servi de type aux Écossais d'Écosse, comme les » Écossais d'Écosse ont servi de type aux Écossais saxons, adoptés par » Lyon, Strasbourg et Bordeaux, concentrés dans une seule Loge de » chacune de ces villes. »

Cet écossisme réformé porte la date de 1776, 48 ans après les 3 grades Templiers de Ramsai.

[p. 214]

Maçonnerie Adonhiramite en treize grades (Tschoudi, 1787)

[p. 214]

1er Grade. APPRENTI.

2e id. COMPAGNON.

3e id. MAÎTRE.

Ces grades, pour ce qui regarde le Tuileur, sont absolument semblables aux trois premiers degrés du rite français.

1 Elle existe dans l'ouvrage de Tschoudi, ayant pour titre Recueil précieux de la Maçonnerie Adonhiramite (1 vol. in-12, en 2 parties, la 1re est de 144 pages, la 2e de 166, année 1787).

Elle comprend treize grades ; l'auteur s'est plu à enrichir de notes curieuses et d'observations savantes les trois premiers degrés ; cette préférence semble justifier l'opinion commune à beaucoup de Maçons que la véritable Maçonnerie ne s'étend pas au-delà du régime symbolique.

Liste des grades :

1. Apprenti.

2. Compagnon.

3. Maître.

4. Ancien Maître.

5. Élu des Neuf.

6. Élu de Pérignan.

7. Élu des Quinze.

8. Petit Architecte.

9. Grand Architecte.

10. Maître Écossais.

11. Chevalier d'Orient.

12. Rose-Croix.

13. Noachite ou Chevalier prussien.

Le baron de Tschoudi a fondé, en 1766, l'Ordre de l'Étoile flamboyante. Cet auteur n'a travaillé que pour propager le système templier jésuitique, aussi a-t-il dédié ce rite aux Maçons Instruits (lisez aux Jésuites).

[p. 215]

4e Grade. — Maître-Parfait ou Ancien Maître.

Décoration de la Loge.

Tenture verte. Quatre lumières.

Titres.

Le Vénérable se nomme Très-Sage.

Signes.

Il y en a quatre :

1er. Étendre la main, comme pour la poser sur l'Évangile.

2e. La porter sur la mamelle gauche.

3e. Lever la main droite, le bras tendu, et regarder le ciel.

4e. Montrer la terre avec l'index.

ATTOUCHEMENTS (quatre). De Reconnaissance, de Paix, d'Amitié et d'Égalité.

Marche.

Trois pas : un d'Apprenti, un de Compagnon, un de Maître.

Batterie.

Quatre coups égaux.

Âge.

Un an en ouvrant. — Sept ans en fermant.

Mot sacré.

Jehovah.

Mot de passe.

Mont-Liban (en hébreu, Lebanon, Thus, albus).

Heure.

Pour ouvrir : une heure.

Pour fermer : sept heures.

Cordon.

Vert, moiré.

Bijou.

Un quarré parfait.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de vert.

Le Récipiendaire est introduit en Loge la corde au cou.

D. Pourquoi ?

Il répond : « Pour nous apprendre que nous ne devons pas rougir des » épreuves que l'on nous fait faire pour nous rendre parfaits. »

Voir, pour plus de détails, le 5e degré du Rite ancien, le 4e de l'Écossisme réformé (Ancien Maître), et le Maître-Parfait, grade détaché.

5e Grade. — Élu des Neuf ou Petit Éln.

Ce grade est ainsi nommé, parce qu'on y suppose neuf Maîtres envoyés à la recherche du meurtrier d'Hiram.

[p. 216]

Décoration de la Loge.

A volonté. Neuf bougies jaunes, huit ensemble, une séparée.

Titres.

La Loge représente le Conseil de Salomon. Il y a deux chefs : SALOMON, qui préside, et que l'on appelle Très-Sage; et HIRAM, roi de Tyr, que l'on nomme Très-Puissant. Les Élus sont dits Très-Respectables. Il n'y a point de Surveillant, mais un seul Intime du Conseil. Le Récipiendaire représente Sterkin.

Signes.

D. Lever le poignard de la main droite, comme pour frapper au front, et dire Necum.

R. Fermer la main droite, lever le poing et le renverser.

D'autres, pour réponse, portent le revers de la main sur le front, en répétant Necum.

Attouchement.

Fermer la main droite, le pouce levé, et le présenter au Frère, qui le saisit, et fait comme a fait le premier, qui recommence une deuxième fois.

Marche.

Neuf pas, 3 d'Apprenti, 3 de Compagnon, 3 de Maître.

Batterie.

Neuf coups, 7 égaux et 2 précipités. Mieux, 8 + 1.

Âge.

Neuf ans.

Mots sacrés.

D. Necar (Nikar, perforavit).

R. Necum (Necam, ultio).

Pour comprendre le sens de ces paroles, il faut se rappeler que, suivant l'ancienne légende, le Maître trouva dans la caverne le meurtrier endormi. Il saisit le poignard du coupable, le lui plongea dans la tête, et lui enfonça le crâne (perforavit, effodit). Le scélérat, en expirant, s'écria Necum !

Mot de passe.

Sterkin, nom du 1er des 9 Élus, envoyés à la recherche.

Dans l'Élu secret français, il se nomme Joaben; dans l'Écossisme réformé, Jocabert. Trois d'entre eux ont des noms qui varient à l'infini dans les différents grades. On les appelle tantôt Sterkin, Zeomet, Eleham; tantôt Joaben, ou Jocabert, Zaomet, Elcham; tantôt Jocabert, Elechior, Tercy; tantôt Adonhiram, Bazechiel, Stolkin et tantôt Toffet, Tabaor, Edom; tous noms fantastiques et insignifiants.

Celui qui découvrit le corps d'Hiram est appelé Nistokin ou Stolkin.

Pérignan est le nom de l'inconnu qui guida les pas des Maîtres.

Heure.

Pour ouvrir, le point du jour.

Pour fermer, l'entrée de la nuit.

Habillement.

Habit noir. Sur le cœur un petit plastron où sont bro-

[p. 217]

dés en argent, une tête de mort, un os et un poignard en sautoir, avec la devise : Vaincre ou mourir.

Cordon.

Noir, porté de droite à gauche, avec la devise brodée en argent.

D'autres y brodent des os, des larmes et le mot vengeance.

Bijou.

Un poignard dans son fourreau, tenant à une rosette de ruban blanc.

Tablier.

De peau blanche, doublé et bordé de noir. Sur la bavette, une tête de mort, avec un os et une épée en sautoir, le tout sous une équerre d'or. Sur la poche, une grosse larme; sur les côtés, 8 larmes plus petites; au bout une branche d'acacia.

Voir, pour les variantes, le 9e grade du rite ancien et accepté.

6e Grade. — Élu de Pérignan ou de l'Inconnn.

Décoration de la Loge.

Comme au grade précédent. Vingt-sept lumières par 3 fois 9.

Titres.

Le Maître s'appelle Très-Respectable, et les Surveillants, Vénérables.

Signe.

Feindre de s'arracher la langue avec les mains, en regardant le ciel.

Réponse.

Lever les yeux au ciel, comme si l'on était pris en flagrant délit; puis étendre les bras, comme pour demander grâce, en disant : Dieu soit béni, le crime est puni.

Attouchement.

Présenter la main droite au Frère qui la prend et la baise.

Marche.

Neuf pas, comme au grade précédent.

Le Récipiendaire fait 9 voyages, visitant deux fois chacun des points cardinaux, puis traversant pour aller au trône.

Batterie.

Vingt-sept coups, par 3 fois 8 + 1.

Âge.

Neuf ans. Mieux vingt-sept ans.

Mot sacré.

Moabon, que l'on traduit par : Loué soit Dieu, le crime est puni. On verra plus loin que ce mot, qui est celui du Maître de l'Écossisme, ne peut avoir cette signification.

Mot de passe.

Abiram, nom du premier des trois meurtriers d'Hiram.

[p. 218]

Dans l'Élu Secret du rite français, ce personnage a nom Abibalah (patrem destruens).

Le mot Abiram est formé de deux mots hébreux Abi-Ramah (Djiciens patrem)¹.

Les deux autres meurtriers sont Romvel et Gravelot, noms insignifiants.

Les noms de ces trois grands coupables varient beaucoup dans les différents grades et suivant les diverses applications que l'on a faites de la Maçonnerie. Dans l'Écossisme, on les appelle Hobben, Schterké, Austersfurth; dans l'Élu des Quinze, Hoben, Sterkin, Oterfut; ailleurs Giblon, Giblas, Giblos; ailleurs encore Jubela, Jubelo, Jubelum, etc.

Le Templier y voit Squin de Florian, Noffodeï et l'Inconnu, sur les dépositions desquels Philippe le Bel accusa l'ordre devant le pape; ou bien les trois abominables Philippe le Bel, Clément V et Noffodeï.

Le Maçon couronné, le Rose-Croix français, etc., leur substituent Judas, Caïphe et Pilate, les trois auteurs de la mort de Jésus.

Dans le Rose-Croix de Kilwining, les trois assassins de la Beauté sont Caïn, Hakan, Eni. On peut pousser plus loin les allusions.

CORDON, BIJOU, TABLIER. Les mêmes qu'au grade précédent.

Heure.

Pour ouvrir, l'entrée de la nuit.

Pour fermer, le point du jour.

7e Grade. — Élu des Quinze, dit Grand-Maître élu.

Décoration de la Loge.

Tenture noire, parsemée de larmes rouges et blanches.

QUINZE lumières sur 3 flambeaux à 5 branches.

Titres.

Les mêmes qu'au grade précédent.

Signes.

Fermer la main droite, lever le pouce, le porter sous le menton et le descendre le long du corps, comme si on voulait se l'ouvrir avec un poignard.

1 On trouve dans l'Écriture (Rois, l. III, c. XVI, v. 34), un Abiram, fils de Hiel. Son nom y signifie Pater dejecit, parce que son père fut la cause de sa mort, lorsqu'il jeta les fondements de Jéricho, malgré l'anathème lancé par Josué contre quiconque entreprendrait de rebâtir cette ville.

[p. 219]

Réponse.

Feindre de se couper le cou avec le pouce.

Attouchement.

Donner sur le petit doigt deux coups avec l'index, par allusion aux deux traîtres découverts.

Réponse.

Prendre les mains étendues du Frère avec la main droite aussi étendue, ce qui réunit quinze doigts, par allusion aux Quinze Élus.

Marche.

Quinze pas triangulaires.

Batterie.

Quinze coups par 3 fois 5.

Âge.

Quinze ans.

Mot sacré.

Zeomet.

Mot de passe.

Eleham (Eliham).

Heure.

Pour ouvrir, 5 heures du matin.

Pour fermer, 6 heures du soir.

Habillement.

Celui de l'Élu des Neuf.

Cordon.

Noir, porté de gauche à droite et sur lequel sont quinze larmes en argent. On y attache le bijou avec 3 petits rubans ponceau.

Bijou.

Une tête de mort.

Tablier.

De peau blanche, doublé et bordé de noir. Au milieu, une tour d'argent; aux deux coins et sur la bavette 3 rosettes noires; sous celle à droite, la lettre S; sous celle à gauche, un O, et sous la bavette, un H. Ce sont les initiales des 3 mots Sterkin, Oterfart, Hoben.

Le Récipiendaire tient dans ses mains deux têtes de mort, et un poignard sous celle de la droite.

Voir le 10e grade du rite ancien et accepté.

8e Grade. — Petit Architecte ou Apprenti écossais.

Décoration de la Loge.

Tenture noire.

Vingt-une lumières sur 3 candélabres, par 9 + 9 + 3.

Titres.

Le Maître, qui représente Salomon, se nomme Puissant-Maître; les Surveillants, Respectables, et tous les Frères Vénérables.

SIGNE dit de passage, parce qu'on l'exige pour entrer en Loge.

DIRE : Êtes-vous Architecte ? et poser la main droite sur la hanche droite, en la serrant du pouce et de l'index; lever les yeux au ciel et faire un mouvement de corps, comme pour se reculer.

RÉPONDRE : Je le suis, et exécuter les mêmes mouvements, mais du côté opposé.

[p. 220]

Signe ordinaire.

D. Porter la main droite sur le cœur, comme au grade de Maître; décrire une diagonale en avant, à la hauteur du visage, puis ramener la main dans sa position horizontale, le pouce appuyé sur le front, ce qui forme un triangle; la laisser ensuite retomber sur le cœur.

R. Porter la main droite à plat sur le flanc droit; faire un mouvement comme si l'on voulait se retirer, et passer le pied droit derrière le gauche, ce qui forme l'équerre.

ATTOUCHEMENT dit LA DOUBLE VOUTE. Celui de Maître, puis passer rapidement, l'un et l'autre, la main sous le coude, que l'on prend dans la paume de la main pour se tirer par trois secousses, en disant en trois temps : Ga-ba-on.

Marche.

Trois pas d'Apprenti en avant, trois en arrière, et dix-huit fois le tour de la Loge. (Le Maître peut les réduire à 3, 6 ou 9.)

Batterie.

Sept coups, par 3 + 4.

Âge.

Vingt-sept ans.

Mot sacré.

Gomel.

Mot de passe.

Gabaon.

Heure.

Pour ouvrir. Le premier instant, la première heure, le premier jour que le Grand-Architecte employa à la création de l'univers.

Pour fermer. Le dernier instant, la dernière heure, le dernier jour que le Grand-Architecte employa à la création, et Salomon à la construction du Temple.

Cordon.

Ponceau, porté en sautoir.

Bijou.

Un triangle, attaché à une rosette bleue.

Tablier.

Blanc, doublé et bordé de ponceau.

9e Grade. — Grand-Architecte ou Compagnon écossais¹.

Décoration de la Loge.

Deux appartements.

Le 1er. Tenture noire, vingt-sept lumières par 3 fois 9.

Le 2e. Tenture rouge parsemée de fleurs d'hyacinthe.

Quatre-vingt-une lumières placées en triangle.

1 Le frère Bonneville prétend que les chevaliers de Saint-Jean (Saint-Ignace), sont les auteurs de ce grade jésuitique.

[p. 221]

Titres.

Les mêmes qu'au grade précédent. Le Récipiendaire est appelé Moabon; il doit remplacer Adon-Hiram.

SIGNE dit d'APPEL. Porter les mains sur l'estomac, en formant un triangle avec les pouces et les index.

RÉPONSE dite SIGNE DE SECOURS. Porter les mains ainsi disposées au-dessus de la tête.

Attouchement.

Se prendre, l'un l'autre, la main droite et les renverser trois fois alternativement, en prononçant les trois syllabes du mot sacré; puis on s'embrasse.

Marche.

La même qu'au grade précédent. Vingt-sept tours de Loge, mais réductibles par le Puissant-Maître.

Batterie.

Neuf coups, par 3 fois 3.

Âge.

Vingt-sept ans, ou plutôt 81 ans, selon quelques Rituels.

Mot sacré.

Moabon.

Mot de passe.

Schibboleth.

HEURES d'ouverture et de fermeture. Les mêmes qu'au précédent grade.

Cordon.

Ponceau, porté en sautoir ou en écharpe de gauche à droite. Dans le premier appartement, on porte un ruban noir.

Bijou.

Un double triangle formé par un compas et un niveau, et renfermé dans un cercle, le tout en or. La tête du compas est un soleil d'or qui s'appuie sur le sommet du niveau.

Tablier.

Le même qu'au grade précédent.

10e Grade. — Maître écossais.

Décoration de la Loge.

La même qu'au grade précédent.

Titres.

Le Maître se nomme Très-Puissant; les Surveillants Très-Respectables, et tous les Frères Très-Honorables.

Le Récipiendaire est appelé Moabon.

Signes.

D. Présenter les deux mains, en formant un triangle à la hauteur du front, et disant : Triangulaire au front, c'est mon point d'appui.

R. Porter la main droite sur les yeux, incliner la tête et fléchir le genou.

Signe de la loi.

Porter sur la tête, à côté l'une de l'autre, les deux

[p. 222]

mains étendues; ce qui représente les deux tables de la loi et les dix commandements de Dieu.

ATTOUCHEMENT dit la PARFAITE ÉPREUVE. Se prendre les mains droites, comme au Grand-Architecte; mais au lieu de les renverser, se donner mutuellement trois petits coups avec les quatre doigts serrés, en mettant la main gauche sur l'épaule droite et disant : La vertu unit deux cœurs, deux corps, deux mains, et tout cela ne fait qu'un.

Marche.

3 pas de Maître en avant. Trois fois vingt-sept tours, réductibles à 3 fois 3.

Batterie.

Quatre-vingt-un coups, que l'on réduit à 9.

Âge.

Quatre-vingt-un ans.

Mots sacrés.

Urim et Thumim. Ces noms étaient donnés à certains objets de la superstition juive.

Parole incommunicable.

Jéhovah.

Mot de passe.

Zédidiac (en hébr. Zédadiah, dei victima seu sacrificium, à peu près).

Heures.

Les mêmes qu'au grade précédent.

CORDON, BIJOU, TABLIER. Les mêmes qu'au précédent grade. Voir l'Écossais français, le 14e degré de l'Écossisme et le Grand-Architecte d'Hérédon.

11e Grade. — Chevalier de l'Épée, dit aussi Chevalier de l'Orient ou de l'Aigle.

Ce grade ne diffère du Chevalier d'Orient français que par les variantes que voici :

Les deux généraux représentent, l'un Nabuzardan (Nabuzaradan)¹ et Mithridates (Mithredath)². Cyrus est dit Très-Excellent; les Surveillants Très-Puissants et les Frères Très-Vénérables.

L'Architecte du second Temple est nommé Ribot; on a sans doute voulu dire Ribboth (myriades), ou Reboth (multiplicari).

1 Nabuzardan fut, suivant l'Écriture, le général de l'armée de Nabuchodonosor qui s'empara de la ville de Jérusalem et emmena les Juifs en captivité à Babylone. (Rois, l. IV, c. xxv, vers. 8 et suiv.)

2 Mithridates était trésorier de Cyrus, roi de Perse. Ce fut lui qui rendit aux Juifs, par ordre de son maître, les vases du Temple (Esdras, l. IV, c. v, v. 8).

[p. 223]

Mot de passe.

Libertas.

Cordon.

Rouge, avec cinq petites rosettes, la 1re bleue, pour le Petit Architecte; la 2e ponceau, pour le Grand-Architecte; la 3e rouge, pour l'Écossais; la 4e verte, pour le Chevalier d'Orient; la 5e noire, pour le Chevalier de l'Aigle.

Voir le Chevalier d'Orient, rite français; les 15e et 16e degrés de l'Écossisme, et le Prince de Jérusalem, 8e degré de l'Écossisme réformé.

12e Grade. — Chevalier Rose-Croix.

Ce grade est le même que le Rose-Croix, 7e degré de la Maçonnerie française.

13e et dernier Grade. — Noachite ou Chevalier prussien.

Ce grade est le vingt-unième de l'Écossisme, rite ancien et accepté. L'auteur a dédié ce rite aux Maçons Instruits, lisez Jésuites.

[p. 224]

Singulière association prétendue maçonnique (1804)

[p. 224]

Eh quoi! Fouché, tu dormais donc!

« J'ignore s'il est bien exact que les Frères de la Rose-Croix aient puissamment aidé Charles II à remonter sur le trône d'Angleterre, mais, ce que je puis assurer, de visu et auditu, c'est qu'en 1804, à Paris, et sous la police du ministre Fouché, les M∴ formèrent une association pour rendre à la France son légitime souverain.

» Les membres de cet ordre n'entendaient, par ces mots, légitime souverain, qu'une autorité fondée sur les lois constitutives du royaume ; et comme, dans leurs efforts, ils n'avaient d'autre but que de travailler pour le triomphe de l'ordre public et de la justice, qu'ils aimaient sincèrement leur patrie, et qu'ils n'étaient mus par aucun sentiment d'intérêt personnel, ils n'ont sollicité aucune récompense, et sont restés, après le retour des Bourbons, enveloppés du voile mystérieux qui les a affranchis, comme corporation, de toute persécution sous Bonaparte.

» Si je parle de leur existence, c'est dans la pensée seule de fournir aux historiens un document à la fois certain et curieux.

» Tant de gens, après la victoire, se sont prétendus auteurs ou

[p. 225]

membres d'institutions qui n'ont jamais existé, que c'est un devoir de faire connaître celles qui ont existé véritablement. Que les romanciers des premières en recueillent le fruit, à la bonne heure ! Les fondateurs et les directeurs des secondes se contenteront de répéter, sans regret comme sans étonnement, avec Virgile : Sic vos non vobis…

» Je traduis ici le catéchisme de cette singulière association ; il peut être considéré comme une pièce historique. »

CATÉCHISME DES M∴, ORDRE FONDÉ EN 1804.

D. Etes-vous Chevalier, de quelle religion êtes-vous?

R. C'est un secret que vous ne devez pas connaître.

D. Quelle préférence donnez-vous aux hommes de différents cultes ou religions?

R. Aucune : s'ils sont gens de bien, mon estime leur appartient; s'ils sont malheureux, mon cœur leur est ouvert ; s'ils sont opprimés, mon épée les défend.

D. Quel gouvernement servez-vous, et quelles sont vos opinions politiques?

R. Je sers le gouvernement de ma patrie ; je suis l'ami de tous ceux qui ont pour base la vertu. Mes opinions politiques vous resteront inconnues, parce qu'elles ne peuvent être ici la matière d'aucune discussion.

D. Si le gouvernement de votre patrie était en opposition avec vos principes, que feriez-vous?

R. Je remplirais mon devoir, j'obéirais.

D. Si vous trouviez moyen d'empêcher ce qui vous paraît être un mal, et qu'il y eût du danger à faire connaître votre opinion, garderiez-vous le silence?

R. Non; je ferais part de mes observations, et, quelque danger qu'il y eût pour moi, je tenterais tous les moyens de les faire accueillir.

D. Ne trouvez-vous pas de l'incohérence entre votre première réponse et celle-ci? En effet, dans l'une, vous annoncez une obéissance passive, dans l'autre, tout le zèle d'un réformateur.

[p. 226]

R. Non; dans le premier cas, j'obéis à mes chefs, ce qui est le devoir de l'inférieur ; dans l'autre, j'indique ce qui me parait utile, et je remplis mes obligations comme Chevalier.

D. Etes-vous Chevalier?

R. ..... m'est connue.

D. Où avez-vous été reçu?

R. Dans la Grande∴..... (L'abréviation est un cercle fait avec des points.)

D. Qui vous a fait Chevalier?

R. Le G∴-C∴ des A∴.

D. Où habite-t-il?

R. A Tchoum-Coué, au centre d'un cercle immense.

D. Comment marchent les Chevaliers?

R. Comme leur mère, de l'Est à l'Ouest.

D. Quand vous êtes entré dans la Grande∴..., qu'avez-vous vu?

R. L'univers en deux parties.

D. Quelles sont ces parties?

R. Esprit et matière.

D. A quoi se reconnaissent les Chevaliers?

R. Au double signe de ∴ et de ∴, ainsi qu'à l'attouchement parfait.

D. Comment se donnent le signe et l'attouchement? Quel est le mot de ralliement? Quel est le mot sacré? Que représente le mot sacré?

R. .....

D. Quel âge avez-vous? A quelle heure les Chevaliers ouvrent-ils le Conseil?

R. A toute heure, parce qu'ils sont toujours prèts à remplir leur devoir.

D. Comment s'ouvre la Grande∴.....?

R. Par le secours de 1 et 8.

D. Comment êtes-vous parvenu à la Grande∴...?

R. Par un temple situé dans la vallée de Josaphat, et auquel on parvient par un labyrinthe dont les degrés se montent par 3, 5, 7, et ainsi de suite jusqu'à 324 (81 × 4).

D. D'où sortiez-vous, quand vous êtes entré ici?

R. De la chambre du milieu.

[p. 227]

D. Etes-vous entré dans la salle de Salomon; connaissez-vous le Rose-Croix, l'Écossais, l'Irlandais, le Prussien, le Templier et l'Isiaque ?

R. Je connais tous les ordres de Chevaliers secrets répandus sur la terre.

D. Expliquez-moi les bijoux des Frères Maçons?

R. L'ÉQUERRE est le symbole de la vertu qui doit rectifier nos cœurs; le NIVEAU représente l'égalité parfaite qui règne entre nous ; la PERPENDICULAIRE nous apprend que c'est de Dieu que toute science nous vient, et que c'est à lui que tout doit retourner; la PIERRE BRUTE désigne l'état où se trouve l'homme qui n'est point éclairé; la PIERRE CUBIQUE signifie la stabilité des principes et de l'institution maçonnique ; la PLANCHE A TRACER est l'emblème de la route des vertus que nous devons indiquer à tous les hommes et particulièrement à nos frères, en leur servant nous-mêmes de guides et de modèles ; le PAVÉ MOSAÏQUE est l'image de l'union intime qui doit exister entre les Frères Maçons, malgré les différences des climats, des tempéraments, des religions et des gouvernements ; l'ÉTOILE FLAMBOYANTE, telle que la lampe qui, chez les Hébreux, brûlait nuit et jour devant le Saint des Saints, ou telle que le feu du temple de Vesta; annonce que nous plaçons nos travaux sous l'influence d'une lumière supérieure ; la HOUPE DENTELÉE indique qu'il faut cacher nos mystères aux profanes ; le MAILLET, que rien ne résiste à l'action de la philosophie; le COMPAS, que tout, dans l'art maçonnique, est le produit des sciences, et la RÈGLE, qu'il n'est rien, dans nos entreprises, qui ne soit soumis aux lois éternelles de l'ordre.

Le CERCLE est l'emblème de l'éternité, et le TRIANGLE est celui du système du monde. Dieu est figuré par la monade ou l'UNITÉ ; la matière est représentée par la dyade ou le nombre DEUX, et le nombre TROIS signifie les êtres créés.

D. Qui vous a donné cette dernière explication?

R. Mon maitre Pythagore.

D. Les trois points du triangle n'ont-ils pas d'ailleurs un autre sens mystérieux?

R. On les explique aussi par la FORCE, la SAGESSE et la BEAUTÉ,

[p. 228]

considérées dans leurs rapports avec la conception, la direction et l'exécution.

D. Comment expliquez-vous la médaille distinctive de votre ordre?

R. Les 18 LANCES représentent les fondateurs; les 6 ÉTOILES, les chefs ; l'AIGLE, tenant, dans l'une de ses serres, les lances, et, dans l'autre, une branche d'olivier, figure la force offrant la guerre aux ennemis de l'humanité et la paix à ses bienfaiteurs. L'ABEILLE, symbole de l'obéissance et du travail, rappelle le lieu qui fut le berceau des M∴ La GLOIRE, qui domine la tête de l'aigle, annonce que les Chevaliers ont pour guide l'auteur de l'univers, qui est DIEU, et que leurs actions ne craignent pas l'épreuve du grand jour.

D. Que faites-vous de la hache, de l'épée et de l'écharpe?

R. La HACHE sert à ouvrir les portes, si l'on osait les fermer aux Chevaliers, l'ÉPÉE, à secourir nos amis, et l'ÉCHARPE, à essuyer les larmes du malheur.

Sociétés secrètes militaires sous le premier Empire

[p. 228]

Dans un rapport présenté à l'Empereur par le ministre des relations extérieures, en 1813, on lisait les passages que voici :

« .... On vit, en 1809, des régiments entiers, cédant à l'influence qu'exerçaient des sociétés secrètes et séditieuses, se » ranger sous les drapeaux des ennemis de Votre Majesté; » scandale unique dans les fastes du gouvernement...

» .... Le chancelier d'État manda auprès de lui les coryphées » de ces sectateurs, qui, dans leur fanatisme religieux, préchent le bouleversement de l'ordre social et la destruction du » trône.... »

Pour copie conforme : J.-M. R.

[p. 229]

LOGES D'ÉCLAIRCISSEMENT.

Ces Loges n'avaient ni tableaux, ni symboles, ni grades, ni cérémonies ; elles n'étaient connues qu'en Allemagne.

Les membres n'adoptèrent le titre de Francmaçons, que comme moyen de s'assurer une protection.

Leurs travaux consistaient à tout faire pour éclairer le peuple. Ils se sont joints aux illuminés de Bavière.

Ordre du Temple moderne (1804) — tuileur des chevaliers

[p. 229]

Annonce. D. ○. R. ○ ○. D. ○ ○ ○. R. ○ ○ ○ ○. Ensemble : ○.

NOTA. Cette annonce peut se faire en se tenant mutuellement les mains, et en serrant autant de fois que l'exige soit la demande, soit la réponse.

Signes. D. Se saluer mutuellement en élevant les mains à la hauteur des épaules et les baissant en avant.

R. Élever mutuellement à la hauteur du visage la main droite fermée, faisant saillir le doigt où est l'anneau.

Dire ensemble : Adonaï, consummatum est.

D. Quand avez-vous été régénéré?

R. Au xive siècle.

D. En quelle année?

R. En 1314.

D. Quel jour?

R. Le 18 de mars.

D. Quel baptême avez-vous reçu?

R. Le baptême du feu.

[p. 230]

D. Où était placé le feu?

R. Au-dessus des eaux.

Faire alors le signe d'union M, en épelant, par monosyllabes, les mots At-an-na-tos-el-ey-son.

Se dire ensuite mutuellement : Pax tecum.

L'on finit par décrire, l'un M, l'autre I, et, si le lieu le permet, l'on s'embrasse en disant : V. D. S. A. (Vive Dieu, saint amour !)

Expliquer l'hiéroglyphe.

Indiquer les faux signes.

Novice.

Annonce. D. ○. R. ○ ○. Ensemble : ○.

NOTA. On peut faire l'annonce, en se serrant mutuellement la main droite, etc.

Signes. D. Lever le bras gauche horizontalement et dire : Grand, ou Magnus.

R. Porter la main droite sur le cœur, les doigts crochus; se baisser, porter la main droite sur le genou droit, dire : Elouck.

D. Porter la main gauche fermée sur le côté gauche, dire : Chabal.

R. Porter la main droite ouverte au front, la paume en avant, dire : Maître, ou Magister.

Ensemble : Faire les deux signes réunis, en disant : V. D. S. A.

NOTA. Les mots Elouck et Magister s'épèlent par lettres, moitié chacun.

(Noms de religion; manière de signes).

Servant hospitalier.

Annonce. D. ○, ○ ○ ○. R. ○ ○ ○ ○ ○, ○.

NOTA. Elle se fait aussi en se prenant mutuellement la main droite, etc.

D. Qui êtes-vous?

R. Serviteur des pauvres.

D. Quel est votre devoir?

R. J'obéis et garde le silence.

D. Quelle est votre devise?

R. Respect et soumission.

D. Respect.

R. Fidélité.

D. Silence?

[p. 231]

R. Soumission.

Signes. D. Croiser les bras sur le ventre.

R. Incliner la tête, se frapper trois coups sur la poitrine.

ORTHODOXIE.

Chevalier.

D. Bernard.

R. Monos.

D. Unité.

R. Unité.

D. Unité.

R. Unité.

Signes ✠, en parcourant les lèvres avec les deux doigts index et le pouce d'une main; l'autre en fait autant avec la main opposée.

L'on dit : Bien.

R. C'est bien. Ensemble : Unité.

Écuyer.

D. Mieux.

R. Mieux. Ensemble : Orthodoxie.

Se frapper un coup de la main droite sur l'épaule gauche.

Porte.

.... — D. Soumission.

R. Soumission. Ensemble : Soumission.

Frapper idem, avec la main gauche.

Chevalier-adepte.

D. Dévouement.

R. Fidélité. Ensemble : Charité.

Initié simple.

D. Espérance.

R. Constance. Ensemble : Charité.

Signe de mutisme : Porter la main ouverte sur la bouche et la retirer en forme de salut.

NOTA. Ces signes et paroles d'orthodoxie ont été arrêtés le 19 janvier 1820, à Paris, entre le Grand-Maître Fabré-Palapratet, et le bailli Jean-Marie de Virginie. (J.-M. Ragon, partant pour l'Amérique.)

RITE RECTIFIÉ.

Parole.

D. Ecce lignum crucis (montrant la croix).

R. In quo solus mundi popendi.

[p. 232]

Parole d'entrée.

D. Jérusalem. — R. 1118.

MOTS D'ORDRE DE LA SEMAINE.

Dimanche. Paganis. Pascal.

Lundi. Craon. Honorius.

Mardi. Jramelai. Lucius.

Mercredi. Jorroge. Adrien.

Jeudi. Sablé. Clément.

Vendredi. Sonnac. Célestin.

Samedi. Molai. Martyr.

Mot final.

D. Paris.

R. 1314.

D. Requiescat.

R. In æternum.

NOTA. Le 26 janvier 1833, l'Ordre célèbre publiquement, dans un local de la Cour des Miracles, à Paris, les cérémonies (la messe) du culte johannite qu'il professe.

Le 30 avril 1808, le Grand-Maître Fabré-Palaprat, avait déguisé, par un décret, l'origine maçonnique, en changeant les dénominations des grades de cet ordre équivoque.

« LE FAUX GRAND-MAITRE (L'EMPEREUR NAPOLÉON)

DU G∴ O∴ DE FRANCE (l'empire français)

Ou la comédie de m.

DCCCXV,

Comédie en un acte et en vers; par un vrai Français.

« Paris,

Cussac, imprim.-libr., rue d'Orléans-Saint-Honoré, n° 13, août 1815.

Brochure de 74 pages, avec une préface ; la pièce a 20 scènes; elle est terminée par 44 notes. »

Cette rapsodie royaliste, d'environ 900 vers, retrace l'Histoire des 100 jours, à la manière historique du Père Loriquet.

[p. 233]

1ers vers; Libellac :

« Enfin nous l'emportons! notre nouveau Grand-Maître

» Aux portes de Paris à nos yeux va paraître.

Derniers vers; Salvator :

» Partout des pavois blancs, on dirait qu'il en pleut.

» Et l'étendard des lys....

(Tous ensemble, excepté Salvator) :

Des lys!!! Sauve qui peut!!! »

« PERSONNAGES :

ENTERRANTOUT (Buonaparte), Faux Grand-Maître du Grand-Orient de France.

BERTRAND-SIMIA (général Bertrand), Grand-Maître du palais), grand dignitaire, confident du Faux Grand-Maître, chargé du soin du palais.

LIBELLAC (Carnot)..., d'abord simple Francmaçon, puis chargé des affaires intérieures du Faux Grand-Maître.

TREMBLOTIN (Cambacérès), grand dignitaire, chargé, provisoirement, de surveiller l'exécution des lois maçonniques.

SALVATOR (Fouché), grand dignitaire, chargé de la police intérieure des Loges.

BONATOUT (Caulaincourt), grand dignitaire, chargé des rapports entre le G∴-O∴ de France et les GG∴-OO∴ étrangers.

FELONY (Ney)...., Francmaçon militaire, dévoué au Faux Grand-Maître.

Un valet. Personnages muets : Francmaçons militaires.

Le théâtre représente un palais situé sur les bords de la Seine, où s'assemble le chapitre du G∴-O∴ de France.

(La scène est à Paris). »

Ce libelle n'a rien de maçonnique et ne figure ici qu'à cause de son titre, qui est aussi FAUX que l'ouvrage.

[p. 234]

Ce rite représente l'autocratie. UN SEUL, sous le titre de SOUVERAIN-GRAND-MAITRE ABSOLU, gouverne les ateliers; il est irresponsable. Cette anomalie toute profane rappelle le droit divin. Ce régime, qui n'a de maçonniques que ses emprunts aux collections et aux rites connus, n'est pas même maçonnique dans ses formes.

A une époque où il était déjà question de réduire le nombre, récent alors, des 33 degrés de l'Écossisme, réduits de fait à 5 dans la pratique : les 3 gr∴ symb∴, le Rose-Croix et le Kadosch, se présenta le Misraïmisme, avec ses 90 degrés divisés en 4 séries, subdivisés en 17 classes, savoir :

1re Série, dite symbolique, comprenant les grades : 1 à 33, divisés en 6 classes.

2e — philosophique, — 34 à 66, — 4 classes.

3e — mystique, — 67 à 77, — 4 classes.

4e — cabalistique, — 78 à 90, — 3 classes.

Les deux 1res séries ou les 66 premiers degrés, étrangers à ce rite, sont des emprunts faits pour arriver au nombre de 90.

[p. 235]

Maçonnerie de Misraïm

[p. 235]

Nous parlerons plus loin des 24 derniers grades qui, pas plus que les précédents, n'ont rien d'égyptien.

Les Souverains-Grands-Maîtres Absolus, puissance suprême de l'ordre, 90e degré, s'arrogent le droit de régir tous les rites, qui ne sont, disent-ils, que des branches détachées de l'arbre misraïmite. Nous ne pouvons que les féliciter, ainsi que leurs Grands-Maîtres constituants, sur l'immense étendue de leur science et sur les talents dont ils doivent être pourvus pour gouverner et administrer TOUS LES RITES EXISTANTS SUR LE GLOBE.

Sur ce RITE MONSTRE, pour lequel ses auteurs ont puisé dans l'Écossisme, le Martinisme, l'Hermétisme, le Templiérisme et dans des réformations maçonniques, voici ce que dit l'auteur de l'Histoire pittoresque de la Francmaçonnerie, qui a pratiqué ce régime :

« C'est eu 1805 que plusieurs FF∴, de mœurs décriées, n'ayant » pu être admis dans la composition du Suprême-Conseil écossais, qui s'était fondée en cette année à Milan, imaginèrent le » régime Misraïmite. Un F∴ Lechangeur fut chargé d'en recueillir les éléments, de les classer, de les coordonner et de » rédiger un projet de statuts généraux. Dans ces commencements, les postulants ne pouvaient arriver que jusqu'au » 87e degré ; les 3 autres qui complètent le système, étaient réservés à des supérieurs inconnus; et les noms mêmes de ces » degrés étaient cachés aux FF∴ des grades inférieurs. C'est » avec cette organisation que le rite de Misraïm se répandit dans » les royaumes d'Italie et de Naples. Il fut adopté notamment » par un chapitre de Rose-Croix, appelé la Concorde, qui avait » son siége dans les Abruzzes. Au bas d'un bref ou diplôme, délivré en 1811, par ce chapitre, au F∴ B. Clavel, commissaire » des guerres, figure la signature d'un des chefs actuels du rite, » le F∴ Marc Bedarride, qui n'avait alors que le 77e degré. »

En 1814, Paris entendit parler, pour la première fois, du rite de Misraïm.

Voici une similitude d'origine qu'il est important de remarquer. « Ah! disait le F∴ Lacorne, parlant à la Grande-Loge de France, qui l'avait banni lui et les siens, vous ne voulez plus de

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moi ni des miens, vous qui ne professez que 3 grades; eh bien! nous allons établir une Maçonnerie de 25 degrés, où vous ne serez pas reçus. »

De même, le F∴ Lechangeur dit aux Écossais milanais : « Ah! vous ne voulez ni de moi ni des miens dans votre Suprême-Conseil de 33 degrés; eh bien! nous allons établir un rite de 90 degrés, où vous ne serez point admis. »

Dès que l'on connaît cette triste origine, née d'un orgueil blessé chez des FF∴ tarés, on conçoit pourquoi ces deux rites sont comme un habit d'arlequin, composés de pièces et de morceaux assemblés à la hâte. Que de dupes ils ont fait, nous compris! Pourtant, il fallait bien y entrer, pour en connaître la valeur; mais notre illusion fut de courte durée.

Ce fut le 21 mai 1814 que des Maçons, venant d'Italie, nommés Bedarride frères, négociants (ils passaient pour des Juifs portugais), établirent, dans leur domicile, rue des Bons-Enfants, n° 27, un grand chapitre du rite de Misraïm, dont nous donnons plus loin le Tuileur complet.

Notre intention n'étant pas de tracer ici l'historique du rite, bornons-nous à citer ce qui nous a été personnel, comme pouvant être, pour son histoire, un épisode non dénué d'intérêt.

Les FF∴ Bedarride ayant su qu'un F∴ Ragon, chef de bureau, avait cédé aux sollicitations de ses principaux employés et de ceux des autres divisions que la sienne, et qu'avant de solliciter la régularisation du G∴-O∴, il présidait cette réunion de plus de trente sujets intelligents et zélés, que depuis le 15 octobre 1815, sous le titre modeste de Vrais amis, il initiait dans le silence et sans contradiction, aux mystères d'une Maçonnerie rationnelle, philosophique et non salomonienne, comme celle d'alors, ils vinrent le voir.

Cette visite de FF∴, qu'éclairaient 90 soleils, étaient pour moi un honneur éblouissant. Quel bonheur! Que de lumières leur entretien me promettait! quelle ample récolte de savoir j'allais faire!

Je m'évertuai à leur parler des anciens mystères, des rites qui en dérivaient plus ou moins, des grades, etc. Ils écoutaient, par-

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laient peu et approuvaient tout. J'étais presque fier de mes opinions.

Ils me vantèrent la sublimité de leur rite, sans vouloir entrer dans aucun détail. Je leur objectai qu'ayant lu leur nomenclature, j'en connaissais les 68 premiers degrés, et je les priai de me dire l'esprit et le but des 22 derniers grades. Leur réponse fut un balbutiement que je pris pour de la réserve et que j'attribuai aussi à la difficulté de s'exprimer en français qu'ils baragouinaient alors avec peine. Enfin, nous nous quittâmes satisfaits.

A quelques jours de là, je leur rendis ma visite, ainsi que je l'avais promis. Leur accueil fut empressé et leur parole me sembla plus libre. Ils m'entretinrent de différents faits de voyage où la Maçonnerie avait joué un rôle; puis, reprenant l'apologie de leur rite, ils m'engagèrent, avec une instance toute fraternelle, à entrer dans leur ordre.

J'y consentis volontiers, à la condition d'être chargé, dès que j'aurais pu en aprécier le mérite, de le présenter au G∴-O∴, centre unique de la Maçonnerie en France, où ils l'administreraient à l'abri de cette puissance légitime.

Leur réponse fut approbative : « C'est, dirent-ils, notre intention et celle de nos FF∴, et nous ne doutons pas de la majorité du scrutin, quand nous mettrons, vous présent, cette proposition sous le maillet. »

Je signai un engagement, rédigé par moi, et remportai avec reconnaissance un bref de 70e degré, dûment signé et scellé, où il n'y avait à remplir que mes prénoms, âge et qualités. Ils me promirent l'explication de ce grade, lorsqu'ils me gratifieraient d'un nouvel avancement¹.

1 Ce bref peu regrettable était, avec beaucoup de manuscrits maçonniques et autres documents intéressants que je regrette encore, renfermés dans une cassette qui tomba dans la mer pendant mon voyage aux États-Unis, et pour lequel je quittai le Havre le 20 février 1820. En mars, entre la Jamaïque et Saint-Domingue, nous subîmes un calme plat qui, pendant 22 jours, voulut bien nous permettre, à l'aide du courant de ce beau canal, de nous avancer de trois lieues (12 kilomètres). En entrant dans le golfe du Mexique, le capitaine réunit ceux d'entre nous qui avaient des objets de valeur, et nous recommanda fortement de les sortir des caisses pour les serrer dans les cachettes du bâtiment qu'il mettait à notre disposition, et de faire ainsi la part des pirates redoutés de Christophe, dont il

[p. 238]

Cependant, je dois l'avouer, je ne pus contraindre une légère grimace en lisant le titre de ma nouvelle dignité : TRÈS-SAGE ISRAÉLITE-PRINCE.

Ces FF∴ revinrent me voir le dimanche, 4 août, pour aviser au moyen d'introduire mes disciples dans leur Maçonnerie. Je leur promis de les consulter, et je leur démontrai qu'il était nécessaire que je connusse leurs règlements.

Je m'occupai sans retard de cette proposition, et leur adressai, quatre jours après, le 8 août 1816, la lettre suivante :

« Très-Ill∴ et Très-Écl∴ FF∴,

» La conférence qui eut lieu dimanche entre nous a plutôt été interrompue que continuée lors de l'arrivée de nos FF∴ Mais en lui donnant plus de suite, la part que j'y aurais apportée eût été insuffisante, parce que je n'avais pas, comme aujourd'hui, la connaissance de vos règlements, ce qui était indispensable pour convenir de faits ultérieurs et les baser avec solidité.

» Je n'avais, d'ailleurs, d'autre intention que de raisonner avec vous, mes T∴-R∴ FF∴, sur les sources et les divers buts des sociétés maçonniques anciennes et modernes et sur les corporations qui n'ont de la Maçonnerie que le nom, emprunt qui leur est indispensable pour être tolérées et pour exister avec une sorte de considération au milieu de la société civile. Sous ces différents rapports, mon but fut atteint, puisque mes vues sur ces associations secrètes étaient conformes aux vôtres et qu'à cet égard, notre profession de foi était la même.

» Depuis, selon nos conventions, j'ai convoqué tous les membres de ma Loge naissante, la réunion eut lieu hier soir.

» Ce matin, dix FF∴, hauts gradés, qui doivent entrer dans ma Loge, lors de sa régularisation, sont venus me trouver, répondant à mon appel : je leur ai fait part, comme à la Loge, de l'entretien que j'eus la faveur d'avoir avec vous et des propositions que j'étais chargé de faire aux FF∴ de l'At∴, nous avons lu vos règlements, et la discussion a naturellement eu plus d'intérêt que ne pouvait offrir la séance de la Loge, composée de

appréhendait l'attaque pendant la nuit. Il en résultat une sorte de tohu-bohu pendant lequel ma cassette disparut.

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Maîtres, pour qui cette matière est peu familière, s'en rapportant à ce que je ferai, promettant de l'approuver.

» Voici l'oppinion des FF∴ :

» La Loge des Vrais amis, composée de 35 Maîtres, auxquels devaient s'adjoindre 11 FF∴ possédant : quelques-uns, le 18e degré, d'autres, le 30e, le 31e et un le 33e, se trouvait faire partie de droit de la 10e classe, 66e degré de votre rite ; et, en nous en tenant là, nous n'aurions aucune compensation pour les grades de Souv∴-Prince du Royal-Secret et du Gr∴-Insp∴-Gén∴, 33e degré, qui, à la vérité, surtout le dernier, ne sont qu'administratifs et honorifiques.

» Possédant les cahiers complets de tous ces grades, nous pouvons donc nous occuper des connaissances qui composent les systèmes symbolique et philosophique et élever, sans votre participation, des adeptes à ces hauts degrés.

» Mais il est de principe ou d'usage, lors des compositions de Loge, Chap∴, Coll∴, Syn∴, Cons∴, Tribun∴, Consist∴, et même lors de l'établissement d'un rite, d'y admettre avec plus de facilité, et comme par prérogative particulière, des FF∴, qui, par leurs lumières et leurs principes, peuvent mériter cette honorable distinction.

» En conséquence, ces FF∴ désirent, s'il est possible, voir établir, dans leur sein, la 4e classe, 77e degré.

» Le Tuileur de la 3e série serait communiqué à 9 FF∴, le F∴ Wilhen de Henkelhein, 87e degré, formerait le 10e membre, nombre prescrit.

» Ces FF∴ formeront un Sup∴ G∴-Cons∴-Gén∴ impétrant ; ils adresseront à la puissance Sup∴ ou au S∴-G∴-Conservateur, la demande d'une patente constitutionnelle; ils payeront le bref, ainsi que les cotisations annuelles et se conformeront aux art. 204 à 210 de la 6e section du règlement général.

» Si donc cette série est vacante, ils en voient la création possible dans leur Loge, au moyen de la faculté que vous donnent les dispositions de l'art. 210 de ladite section. Et dans cette hypothèse, les FF∴ ne consentiront à aucun autre payement que ceux indiqués ci-dessus et les œuvres de miséricorde : ils se refu-

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seront à toute rétribution que pourrait demander le chef d'une série inférieure ou précédente, sous prétexte d'une affiliation au rite.

» Les sentiments des FF∴ sont conformes à l'esprit de vos règlements généraux, ainsi qu'au désintéressement qui m'a paru vous guider, et qui est le véhicule le plus favorable à toute société qui veut s'établir et se propager.

» Ces FF∴ réservent leurs métaux pour l'acquisition des cahiers et sceaux nécessaires à la Grande-Chancellerie de leur S∴ G∴ C∴ G∴ et des bijoux de leurs grades.

» Si cette 3e série est déjà formée par vous dans la Loge de l'Arc-en-ciel ou dans une autre et ne peut être établie dans votre atelier, soit parce que vos règlements s'y opposent, soit parce qu'il est, sans doute, dans vos intentions de fonder, dans cette capitale, une Grande-Mère-Loge générale, qui constituerait et gouvernerait tous les SS∴ GG∴ CC∴ GG∴ qui pourront être créés dans les départements et villes de France; dans ce cas, plusieurs FF∴ préféreront demander à ce S∴ G∴ C∴ G∴, déjà formé, l'initiation aux degrés qu'ils désireront, ou l'affiliation à leurs grades correspondants aux degrés de votre nomenclature.

» Je m'empresse, TT∴-DD∴ FF∴, de vous faire connaître la résolution de mes FF∴

» J'ai la faveur d'être, etc.

» Signé : RAGON, Vén∴ »

Les exigences d'argent des FF∴ Bedarride refroidirent un peu les communications; mais, dans l'entretien que j'eus avec eux, le dimanche, 18 août, ils m'assurèrent qu'il serait fait selon les désirs exprimés dans ma lettre du 8 août; je les remerciai, et nous arrêtâmes qu'il serait donné suite à ce projet, après ma demande en régularisation au G∴-O∴, en octobre prochain.

Le samedi, 7 septembre, les FF∴ Bedarride ayant appris que je partais le lendemain pour aller passer une semaine dans ma famille, à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne), m'apportèrent galamment une patente à cette date, qui m'élève, dans leur rite, à

[p. 241]

la dignité de G∴-MINISTRE-CONSTITUANT, SOUV∴-G∴-PRINCE DU 88e DEGRÉ. Cette patente, dont voici la teneur, est encore entre mes mains :

GLOIRE AU (Inscription en hébreu.) TOUT-PUISSANT.

Emet, NEEMOUNA.

Respect a l'ordre.

PUISSANCE SUPRÊME.

De l'Orient du Suprême Grand Conseil général, pour la France, DES SOUVERAINS GRANDS-MAÎTRES ABSOLUS de l'Ordre maçonnique de MISRAÏM et ses 4 séries, 90e et dernier degré, séant à la vallée de Paris, sous un point fixe de l'Étoile polaire, répondant au 48e degré, 50 minutes, 14 secondes, latitude septentrionale, le 7e jour du 7e mois An°∴ L∴, 5816.

A TOUS LES MAÇONS RÉGULIERS,

SALUT, sur tous les points du Triangle.

Nous avons la faveur de vous faire connaître que le SUPRÊME GRAND-CONSEIL GÉNÉRAL du 90e et dernier degré du rite de Misraïm, PUISSANCE SUPRÊME pour la FRANCE, a décidé, dans son assemblée générale et extraordinaire du 6e jour du 7e mois, anno lucis 1816, que vous seriez revêtus des POUVOIRS requis pour établir et organiser, dans les vallées du département de Seine-et-Marne, UN SOUVERAIN CONSEIL DU 70e DEGRÉ, en vous conformant en tout ce qui est prescrit, ordonné et voulu par les Statuts généraux de l'Ordre maç∴ de Misraïm.

En conséquence, la PUISSANCE SUPRÊME vous délègue, par ces présentes, les POUVOIRS d'agir à cet effet, entendant que vous jouissez des DROITS et PRÉROGATIVES attachés à votre éminente dignité de GRAND MINISTRE CONSTITUANT, REPRÉSENTANT LÉGITIME DE L'ORDRE, SOUVERAIN GRAND-PR∴ DU 88e DEGRÉ, à la charge par vous de lui faire connaître le résultat de vos opérations.

Le Sup∴ Gr∴-Conservateur,

Signé. M. Bedarride, 90e.

Signé : Roualin d'Alost, 90e. — J. Bedarride, 90e. — De Collet, 90e. — Frizon, 87e. — Pignière, 87e. — Hinkelbein, 87e.

Scellé et timbré par nous G∴ Garde des Sceaux de la SUPRÊME PUISSANCE. — Signé : BEDARRIDE, 90e. — (Sceau de la G∴ Chancellerie.) — Par exprès commandement de la Puissance suprême, le Gd Chancelier. — Signé : MÉALLET, 90e.

Au T∴ R∴, T∴ Ill∴ et T∴ Éclairé, F∴ Ragon, G∴ M∴ C∴, R∴ Lég∴ de l'Ordre Souv∴ G∴ Pr∴ du 88e degré. (Chef de bureau), vallée de Paris.

Ne varietur,

Signé : Ragon, 88e degré.

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Je remerciai avec gratitude les FF∴ Bedarride de cette faveur qui me mettait à même d'étudier ce rite ; je ne l'acceptai cependant qu'à la condition qu'ils présenteraient bientôt au G∴-O∴, ainsi qu'ils me l'avaient déjà promis, leur Maçonnerie, pour y être pratiquée sous leur direction; ils me le promirent de nouveau, m'assurant bien que c'était leur vœu. (ILS MENTAIENT.)

A mon retour, je visitai ces FF∴ qui me parurent être dans les mêmes dispositions ; je leur promis une bonne moisson de frères, dès que leur rite serait admis au G∴-O∴; ils m'invitèrent pour le vendredi, 18 octobre, à la séance de la loge l'Arc-en-Ciel, où devait être votée la proposition de placer le rite sous les auspices du Gr∴-O∴ de France.

Le 15 octobre, après une année révolue d'exercices maçonniques et d'études philosophiques, les Vrais Amis méritant d'être récompensés, je les nommai TRINOSOPHES (qui savent ou étudient : 3 sciences, 3 rites, 3 grades, le delta ou la nature dans ses 3 règnes, ou Dieu dans ses 3 manifestations), et c'est sous ce beau titre distinctif que j'adressai ma demande de constitutions sous deux rites. Cette demande, signée de 7 Off∴ du G∴-O∴, fut bien accueillie.

Le 18 octobre, j'allai avec 3 FF∴ à la séance de l'Arc-en-Ciel; Marc Bedarride présidait. Il annonça sèchement, et sans en faire sentir l'importance et l'utilité, que l'ordre du jour est le vote pour ou contre la proposition de présenter le rite de Misraïm au G∴-O∴; les boules noires seront pour le rejet. — Très-mécontent de cet énoncé, j'attendis le dépouillement du scrutin : l'urne contenait 36 boules, dont seulement 4 blanches, celles de mes amis et la mienne. Je me levai, et, sans demander la parole, mais en mettant en poche mon cordon de Kadosch, je déclarai aux assistants que je me retirais, ne me croyant pas avec des Maçons, puisqu'ils rejetaient la régularité qu'on leur offrait, et, me tournant vers l'Orient : « Messieurs Bedarride, j'ai, jusqu'à ce » moment, été complétement votre dupe; mais cette séance vient » heureusement de m'éclairer sur votre duplicité, sur le trafic » immoral que vous voulez faire d'un rite que vous ne connaissez » même pas : votre ignorance en Maçonnerie, votre facilité à

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» manquer à vos engagements, à vous parjurer, témoins vos » boules noires, me font douter que vous soyez Maçons : vous » n'avez jamais pu prouver votre mission, montrer vos pouvoirs. » Non, vous n'êtes point Maçons ! Je romps avec vous ; vous ne » me reverrez jamais ! » Et, suivi de mes 3 amis, je gagne vite l'escalier. Joseph Bedarride, se précipitant sur nos pas, s'écriait : FF∴, remontez, on recommencera le scrutin, on s'est peut-être trompé! Nous ne répondîmes pas.

M'étant informé du nom de celui qui figurait au banc de l'Orateur avec le cordon aurore du G∴-O∴, on me dit que c'était le F∴ Méallet, homme faible, mais très-capable.

Le lendemain, j'allai le trouver et lui fis les plus vifs reproches de se fourvoyer, lui et son cordon, avec des gens sans moralité qu'il devait bien connaître. Il m'avoua ses torts, en m'assurant que l'émotion générale éprouvée dans la séance d'hier, où ma sortie rompit les travaux, le séparait entièrement d'eux. Il me pria de l'agréer dans ma Loge, ajoutant que d'autres bons FF∴ viendraient bientôt solliciter la même faveur. Je lui tendis la main, en le nommant Orateur-Adjoint de ma Loge. Il me conta qu'un prêt de 300 fr. que lui avaient fait ces Maçons de contrebande, qui possédaient une longue nomenclature de grades sans rituels, l'avait retenu, mais qu'il se croit dégagé et quitte avec eux, parce que, pour cette somme, il avait rédigé leurs statuts qui étaient fort libéraux, et que pendant une grave indisposition qui le tint au lit, ils y introduisirent un absolutisme ridicule en leur faveur.

Le lendemain, dimanche 20 octobre, vinrent chez moi : les FF∴ Joly, Or∴-Titul∴ des Trinosophes, Méallet, Or∴-Adj∴, et Hènkelbein, 1er M∴ des C∴ ; ces deux derniers me présentèrent les FF∴ Décollet, conservateur des médailles à l'administration de la Monnaie, et le F∴ Pignière, chef d'escadron d'artillerie, qui, rompant avec les Bedarride, sollicitaient une fonction chez les Trinosophes. Je nommai le F∴ Décollet, secrétaire, et le F∴ Pignière, 1er expert. Ces FF∴, fort satisfaits, me remercièrent et m'expliquèrent ainsi l'énigme de l'unanimité des boules noires qui trompa tout le monde.

Les Bedarride, pendant mon absence, avaient dit à leurs affi-

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dés, qu'à mon retour, on voterait sur la proposition de présenter au G∴-O∴ la Maçonnerie de Misraïm. « Ce vote, disaient-ils, » est nécessaire pour l'établissement définitif de cette sublime » Maçonnerie en France. Mais comme le G∴-O∴ absorberait le » rite au détriment des FF∴ haut-gradés qui occupent des fonctions importantes, et pour leur en conserver la direction, il » faut que l'urne ne présente que des boules noires, afin de » prouver que, la formalité de convenance ayant été remplie, le » rejet unanime constatera qu'il n'y aura plus à y revenir. » Ils ajoutèrent que ma protestation, mon apostrophe au président et ma brusque sortie avaient alors éclairé les FF∴ qui se sont empressés à quitter le local après moi. Cette escobarderie n'étonna personne.

Le F∴ Joly était accompagné des FF∴ Gaborria et Garcia ; ces 3 FF∴ étaient porteurs de leur patente du 90e degré, constatant le pouvoir d'établir, hors de l'Italie, le rite de Misraïm. Ces FF∴ nous proposèrent de former une SUP∴-PUISSANCE, pour mettre ce rite sous la protection du G∴-O∴, et m'offrirent la dignité de Sup∴-Gr∴-Chancelier. Nous accédâmes tous à ce projet qui répondait à nos vues. Je fus chargé de consulter les FF∴ HACQUET, Président de la chamb∴ des rites, et GASTEBOIS, Off∴ du G∴-O∴, et de convoquer, à l'Étrétat, les memb∴ du Nouveau-Supr∴ Gr∴-Consistoire du 90e degré. Et l'on se sépara très-satisfaits de la réunion.

J'allai le lendemain trouver le F∴ Hacquet chez lui, et, au G∴-O∴, le F∴ Gastebois. Tous deux accueillirent la proposition et m'assurèrent qu'il en recevraient avec plaisir l'exposé.

Je convoquai, pour le dimanche 27 octobre, les memb∴ du Sup∴-Consistoire. J'y rendis compte de ma mission, qui fut approuvée, et l'on arrêta qu'il en serait délibéré le dimanche, 6 novembre. Je fus chargé de préparer les pièces nécessaires à l'appui de notre demande.

Le 3 novembre, je soumis au Consistoire le projet de la délibération de ce jour à joindre à la lettre de demande, dont je lus la minute ; ces deux pièces furent approuvées, et la mise au net ordonnée, pour être signées le dimanche, 10.

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Le 10 novembre, ces deux pièces, que je datai du 8, furent signées, pour être portées le lendemain au G∴-O∴.

Voici les principaux articles de la délibération :

« ART. 3. Le Sup∴ Gr∴-Consistoire général ne reconnaissant, dans le royaume, d'autre autorité maçonnique et légale que le G∴-O∴, comme centre unique de tous les rites en France, travaille sous ses auspices et décide qu'il lui sera donné connaissance, par une colonne gravée, et de l'existence du Sup∴ G∴-Consistoire général, et du but de sa réunion.

» ART 4. Tous les degrés établis en France, compris dans les 2 premières séries symbolique et philosophique, jusqu'au 66e degré inclusivement, travailleront, à compter du jour de la réunion du rite de Misraïm au G∴-O∴, au nom et sous l'autorité du G∴-O∴ de France, qui, sous la demande du Sup∴ Gr∴-Consistoire général, validera les patentes constitutives dont les Loges, Chapitres et Conseils de ces divers degrés pourraient être pourvus.

» ART. 5. Dans la colonne gravée à adresser au G∴-O∴, il lui sera exprimé le désir de voir, dans le plus court délai possible, les FF∴ délégués par lui, pour concerter avec les membres du Sup∴ G∴-Consistoire général, les bases d'après lesquelles devra être opérée, pour la centralisation des rites, la réunion de celui de Misraïm au G∴-O∴, afin qu'aussitôt après la ratification de ces bases, il fasse choix, parmi ses Officiers, d'un nombre de FF∴ nécessaire, pour porter à 17 membres, le Sup∴ G∴-Consistoire général du 90e et dernier degré du rite de Misraïm, etc. »

Voici la teneur de la colonne gravée :

« Vallée de Paris, 11e j∴ du 9e m∴, 5816.

» Le Sup∴ G∴-Consistoire général du 90e et dernier degré du rite de Misraïm pour la France,

» Au Grand-Orient de France,

» S∴ S∴ S∴

» TT∴ CC∴ et TT∴-RR∴ FF∴,

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» Le rite de Misraïm est établi en France. Il convenait, depuis longtemps, à son intérêt et à sa dignité, qu'il fût réuni au G∴-O∴, régulateur de la Maçonnerie dans le royaume. Sans entrer dans la considération des motifs qui ont pu retarder le projet de sa réunion au G∴-O∴, nous trouvant possesseurs légaux de ce rite, nous nous sommes concertés pour mettre un terme au délai qui, nuisible à la Francmaçonnerie, pourrait nous rendre responsables d'abus graves, dont les suites deviendraient funestes à l'ordre, et nous nous empressons, en conséquence, TT∴-CC∴ et TT∴-RR∴ FF∴, de vous adresser l'extrait de notre G∴-Livre d'Architecture, qui contient le résultat de notre délibération du 8 de ce mois. Cette délibération vous fera suffisamment connaître la pureté de nos intentions. Nous sommes persuadés que la réunion que nous vous proposons tournera à l'avantage de l'Art Royal, en ce qu'elle centralisera les rites et le pouvoir, conservera l'unité intégrale maçonnique en France, et ne pourra ainsi qu'ajouter à l'éclat du G∴-O∴, dont l'objet est d'embrasser tous les rapports qui lient les Francmaçons français.

» Veuillez, TT∴-RR∴ FF∴, mettre notre proposition fraternelle et amicale sous les yeux du S∴ G∴-Cons∴ des rites, etc.

» Ont signé : Joly, homme de lettres, Sup∴-G∴-Président, 90e degré; Richard, chef d'institution, membre de la Société académique des Sciences, 90e degré; Ragon, chef de bureau, S∴-G∴-Chanc∴, 90e degré; Méallet, secrétaire de la Société royale académique des Sciences, Sup∴-G∴-Insp∴ régularisateur, faisant fonction de G∴-Expert, 90e degré ; Gabborria, Sup∴-Garde des Sceaux, 90e degré; Pignière, chef d'escadron de cavalerie, 90e degré; Décollet, 90e degré, etc. »

Le mercredi, 20 novembre 1816, il y eut réunion au local du G∴-O∴, dont les cinq commissaires étaient les RR∴ FF∴ Benou, Bertonasco, Gastebois, président, Géneux et Hacquet; les propositeurs étaient les FF∴ Gabboria, Garcia, Joly, Méallet et Ragon.

Le F∴ Joly, chef du rite, exhiba les pouvoirs que lui avait délégués, en 1813, à Naples, le Supr∴-Cons∴ du 90e et dernier degré du rite de Misraïm, avec l'autorisation de créer, d'établir et constituer le rite de Misraïm, dans ses 4 séries et dans tous les

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degrés qui les composent. Les FF∴ Gabboria et Garcia exhibèrent également leurs patentes de 90e et dernier degré. Le F∴ Gastebois déclara que ces 3 Grands-Maîtres du rite de Misraïm lui paraissaient suffisamment aptes à le présenter légalement, sauf examen, à l'admission du G∴-O∴. Les 4 autres commissaires furent de l'avis de leur président.

Les FF∴ Joly et Gabboria donnèrent des explications sur le rite de Misraïm, qui ne commence qu'au 67e degré.

Le F∴ Ragon développa les interprétations qui lui ont été demandées sur les 2 premières séries comprenant les 66 premiers degrés, connus avant l'existence de ce rite.

La séance fut longue, très-amicale et des plus fraternelles ; le F∴ Joly communiqua les statuts et règlements du Supr∴-Cons∴ de Naples au F∴ Gastebois, qui en donna une rapide lecture en français. Cette communication fit plaisir aux membres du G∴-O∴. Mais quel ne fut pas l'étonnement général lorsque le F∴ Benou, voulant revoir un passage, s'écria : « Mais je n'y comprends rien; ces statuts sont en italien. F∴ Gastebois, je vous fais mon sincère compliment sur votre grande facilité à traduire l'italien !

Le F∴ Gastebois leva la séance, en disant : Le F∴ Ragon étant de notre régime, c'est à lui que j'écrirai, si nous avons besoin d'une deuxième réunion. Veuillez, F∴ Joly, me donner bientôt l'historique de votre rite, et y joindre les explications et les documents nécessaires pour me le faire apprécier, et me mettre en mesure de faire mon rapport au Grand-Directoire des rites. Le F∴ Joly promit de s'occuper de ce travail.

A quelques mois de là, le F∴ Gastebois m'écrivit que le F∴ Joly ne lui avait encore rien communiqué. J'écrivis une lettre pressante à ce dernier, qui, peu de temps après, adressa les renseignements désirés au F∴ Gastebois.

Tout le G∴-O∴ se réjouissait de cette agrégation sur laquelle on comptait. Le F∴ Langlacé, l'éloquent Orateur du G∴-O∴, l'annonça formellement, et félicita l'institution, à la fête solsticiale d'été (1817), de cet heureux accroissement de lumières.

Malheureusement, les FF∴ Bedarride, abandonnés à eux-

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mêmes, déshonoraient ce rite et la Francmaçonnerie par le honteux trafic des grades¹.

1 1819, 30 avril, la Loge misraïmite les Sectateurs de Zoroastre, à Paris, déclare s'isoler de la Puissance suprême, tant que les actes de ce corps porteront les signatures des FF∴ Bedarride. Le 11 juin suivant, cette Loge fut démolie. La même Puissance démolit, le 23 juillet, la Loge l'Arc-en-ciel, à Paris, parce qu'elle ne l'avait pas reçue avec les honneurs maçonniques qu'elle croit lui être dus. Elle lui pardonne le 4 août, et la réintègre sur ses tableaux.

1818, 22 juin, circulaire du Supr∴ Cons∴ des Pays-Bays qui interdit le Rite de Misraïm, dont les Statuts y avaient été promulgués le 5 avril.

1821, la Loge la Bonne Foi, à Montauban, venant d'adopter l'Écossisme, eut la malheureuse idée d'ajouter aux régimes qu'elle professe le Misraïmisme, alors en butte aux poursuites du gouvernement. L'autorité civile s'empare de ses papiers et registres, et fait fermer son local.

10 octobre, même année, circulaire du G∴-O∴ rappelant aux ateliers de son obédience que le Rite de Misraïm n'est pas reconnu par lui, et interdisant toute communication avec les Loges de cette maçonnerie.

1822, 1er octobre, une Loge de Tarare, professant le Misraïmisme, est envahie par la police qui se saisit de tous ses papiers et registres.

Avant de nous arrêter, car notre intention n'est point d'écrire l'historique de ce régime, faisons remarquer que les FF∴ Bedarride eurent quelques chauds partisans en dehors de Paris, où leurs exactions étaient ignorées; citons un exemple :

Le F∴ Richard, orat∴ du G∴-O∴, dit à la fête d'ordre du 24 juin 1822 :

«..... Il faut donc vous rappeler que ce Rite (Misraïm), présenté d'abord au » G∴-O∴ par des FF∴ qui, prévoyant l'abus qu'on se disposait d'en faire, » crurent qu'il serait avantageux, pour l'autorité maçonnique, de l'adopter. »

Dans une réplique plus véhémente que maçonnique, le F∴ Vernhes, de Montpellier, 87e degré du régime des FF∴ Bedarride, auteur du Parfait Maçon, un vol. in-8°, Montpellier, 1821, s'exprime ainsi :

« Nous pouvons vous porter le défi, F∴ Richard, de produire ou même de » citer une seule démarche officielle faite par la Puissance Suprême auprès du » G∴-O∴, pour qu'une semblable fusion s'opérât, à moins que cette démarche » ne fut l'œuvre de quelques parjures ou transfuges de votre espèce qui, sans aucune instruction, sans aucun pouvoir, se seraient arrogés cette mission. »

— Comme la colère aveugle ce pauvre F∴ Vernhes et le rend écrivain de mauvais ton! Y a-t-il un mot de son Suprême Conseil dans les trois lignes qu'on vient de lire du F∴ Richard ?

Le F∴ Vernhes ajoute : « Et de quel droit, s'il vous plait, le G∴-O∴ a-t-il » agité la question d'adopter un Rite qui ne lui a pas été offert ? »

— Ignare que vous êtes, ne deviez-vous pas, avant d'écrire, vous informer au G∴-O∴ si ce Rite lui avait été présenté et dans quel but ?

Le F∴ Vernhes, continuant à délirer, dit encore : « Vous prétendez que le G∴-O∴ n'a pas voulu de nous. » — Malgré le soulignement de ces deux derniers mots, qui ferait supposer qu'ils sont vrais, il est de fait que le F∴ Richard n'en a dit aucun; mais s'il avait exprimé cette pensée, il l'eut fait en meilleurs termes,

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Le F∴ Gastebois, instruit des divergences existant entre le régime des Bedarride et celui du F∴ Joly, qui lui parut être le vrai, et de plus, étant informé de toutes les turpitudes et des actions anti-maçonniques des FF∴ Bedarride, en méprisa profondément les auteurs, qui, pensait-il, pouvaient devenir des rivaux les plus indignes; toutes ces considérations le firent renoncer à l'adoption projetée, donnant, pour prétexte, un anachronisme échappé au F∴ Joly dans l'historique de son rite, prétexte bien faible, mais les véritables motifs ne pouvaient point être déduits. L'agrégation fut donc définitivement rejetée le 27 décembre 1817, à la fête de l'ordre.

Alors les FF∴, composant la Suprême-Puissance, présidée par le F∴ Joly, se sont réunis pour déclarer que, voulant armer le G∴-O∴ de ce rite, afin que personne en abusât; mais que des considérations, qui leur sont étrangères, s'y étant opposées, ils renonçaient pour toujours à la Maçonnerie de Misraïm, et que leur Suprême Conseil, 90e et dernier degré, qui n'avait été établi qu'à cette fin, est et demeure à jamais dissous.

DERNIÈRE PARTICIPATION DU F∴ RAGON AU RITE DE MISRAÏM.

J'adressai au G∴-O∴, le 15 octobre 1816, la demande en constitutions de la Loge naissante des TRINOSOPHES, dont le tableau officiel, joint à la demande, portait les signatures de sept Officiers du G∴-O∴ qui avaient assisté aux exercices philosophiques des adeptes de la Loge impétrante des VRAIS AMIS.

L'installation de la Loge des Trinosophes, par les commissaires du G∴-O∴, eut lieu solennellement le samedi 11 janvier 1817; l'assistance fut nombreuse.

parce qu'il se respectait et qu'il respectait ses auditeurs et ses lecteurs. Mais pour soutenir les FF∴ Bedarride, le mensonge et l'invective paraissent être nécessaires.

En 1836, 18 janvier, il est donné lecture, au G∴-O∴, d'une lettre de la préfecture de police, relative au Rite de Misraïm. Le G∴-O∴ répond qu'il ne reconnaît point cette maçonnerie.

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L'adoption par le G∴-O∴ du RITE DE MISRAÏM, présidé par le F∴ Joly, paraissant assurée, désirée qu'elle était par nombre de Vénérables et de Maçons, j'imaginai, dans le but d'abasourdir et de dérouter les FF∴ Bedarride, de représenter dans ma Loge, en 3 séances, où ils ne seraient pas admis, les 3 grades symboliques d'une Maçonnerie dite égyptienne, sous le nom de Misraïm.

La première représentation, fastueusement annoncée, eut lieu le vendredi 15 mai. Elle consistait dans l'initiation d'HORUS, fils d'Osiris et d'Isis, dont les statues étaient présentes. Les décors de la Loge étaient somptueux et fantastiques. Les murs du temple rappelaient une partie des objets et des animaux symboliques vénérés dans les temples de l'Égypte. Je composai le Rituel, que je bourrai d'invocations orphiques, de citations antiques, de maximes indiennes, d'aphorismes égyptiens, etc. L'ensemble parut savant, splendide, très-récréatif et parfois stupéfiant, à cause d'une nouveauté si étrange à l'esprit des Maçons de l'époque. Aussi cette réception fit merveille; elle fut très-applaudie et déclarée sublime (Risum teneatis).

La deuxième représentation, annoncée partout comme la première, s'accomplit le vendredi 12 juin. Le décor de la Loge se modifiait; sur les murs du temple étaient figurés le Nil, les pyramides, l'étoile polaire, etc. Le spectacle consistait dans l'admission d'HORUS aux cinq voyages; il portait, successivement, les instruments propres à mesurer les mouvements du Nil, le partage des terres abandonnées par les eaux; les instruments d'architecture et d'astronomie pour construire et orienter les pyramides, dont un souterrain servait d'observatoire, laissant voir, par un conduit ascendant, l'étoile polaire, qu'aujourd'hui l'on n'aperçoit qu'en montant dans le conduit, etc, etc.

Cette représentation fit également fureur ; elle fit pâlir le symbolisme ordinaire, mais sa renommée fut par trop retentissante, tant l'admiration fut grande.

La salle de nos séances, rue de Grenelle-Saint-Honoré, quoique fort grande, se trouva beaucoup trop étroite. Après l'introduction des députations et des FF∴ invités, il fallut laisser ouvertes les portes du temple pour qu'une bonne partie des nombreux visi-

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teurs, forcés de rester dans le parvis et au-delà, puisse voir ou entendre. On reconnut donc l'impossibilité de tenir, dans ce local, la troisième séance égyptienne, qui exigeait un nombreux concours d'acteurs et de spectateurs, au nombre de plusieurs milliers.

Alors, le F∴ Houy, ancien notaire, membre de la Loge, offrit, gratuitement pour cette occasion, l'immense salle de Tivoli, pouvant contenir 6,000 personnes, et son parc magnifique. Cette offre inattendue fut acceptée d'enthousiasme et acclamée avec reconnaissance, même par les visiteurs, surtout par les visiteurs qui étaient debout à l'extérieur.

Il fut convenu, d'après l'avis du F∴ Houy, qu'on profiterait, vers la fin de juillet, du surlendemain d'une fête dans le jardin, afin de jouir des décorations de la vaste salle et de celles des allées, ornées de festons et de guirlandes.

Le spectacle, annoncé d'avance, devait être le triomphe ou la manifestation de l'initié. HORUS devait être présenté au public, couronné de feuilles de lotus et marchant en tête de la belle et longue procession d'Isis, telle qu'elle est si savamment représentée dans la belle gravure de Moreau. Quinze cents FF∴ y auraient pris part sous la conduite de Maçons à masques d'anubis, de chacal, d'ibis, etc. Les femmes et les filles des prêtres égyptiens auraient eu, pour similitude, 200 femmes ou filles de Maçons, décorées comme dans les Loges d'adoption.

Mme la comtesse Rampon (pair de France) avait bien voulu accepter la Grande-maîtrise; elle m'avait assuré qu'elle procurerait à la fête 150 familles arrivant en équipages.

L'idéal de cette fête était magnifique; malheureusement il n'exista qu'en projet.

Le 15 février 1817, j'avais formé la demande d'un Chapitre. Elle fut agréée par le G∴-O∴, et l'installation fut fixée au 7 juillet.

Le 5 juillet, je reçus un billet de mon ami Savin, secrétaire du G∴-O∴, m'informant qu'il recevait à l'instant l'ordre d'informer les FF∴ installateurs du Chapitre des Trinosophes, que cette

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cérémonie était ajournée, et que je n'avais pas une minute à perdre pour conjurer cet orage.

Cette nouvelle m'atterra. J'avais convoqué nombre d'amis de la province, dont les plus éloignés étaient à 30 et 35 lieues, et je n'avais plus le temps de leur faire parvenir un contre-ordre.

Désespéré, j'accourus trouver à sa mairie le F∴ Gastebois qui parut étonné de ma visite. Je lui dis : « Monsieur Gastebois, si je n'étais pas si en colère, je ne sais pas ce que je vous dirais ou vous ferais. » Il sourit, me tendit la main en disant : Calmez-vous, ce qui vous irrite va s'arranger.

« Vous faites, me dit-il, dans votre Loge, des représentations » égyptiennes, sous le nom de Misraïm. Elles causent une révolution chez les Maçons et dont ne sont pas exempts les Officiers » du G∴-O∴ qui y ont assisté. Elles effacent, disent-ils, tout ce » que la Loge la plus savante, la plus ingénieuse de notre régime » voudrait imaginer. Je connais votre but et je sais que vous » voulez vous borner à trois représentations. C'est justement la » dernière que je veux empêcher, car les applaudissements vous » encouragent et vous portent, chaque fois, à vous surpasser. » Que deviendrait, chez les Maçons, le véritable esprit de l'institution, si je ne vous arrêtais pas à temps? » Je lui fis remarquer que ce fatras scientifique, si imposant, n'était imaginé que pour rendre difficiles ou impossibles les représentations futures, qui perdraient sans doute à la comparaison; mais tout ce que je pus objecter fut inutile.

Le F∴ Gastebois écrivit quelques lignes par lesquelles je m'engageais expressément, tant pour moi, comme fondateur des Trinosophes, que pour les Vénérables, mes successeurs, à ne pratiquer aucun grade de la Maçonnerie de Misraïm, à laquelle je déclarais renoncer.

Je signai, et l'installation du Chapitre des Trinosophes se fit, avec pompe, le jour désigné.

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Tuileur du rite de Misraïm

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1re Série, 1re Classe, 1er Degré. — Apprenti.

Tout se passe comme au 1er grade du rite écossais, p. 7, sauf les différences suivantes¹ :

Ordre.

Porter la main droite étendue à la gorge, le coude élevé à la hauteur de la main.

Signe de reconnaissance.

Étant à l'ordre, retirer horizontalement la main jusqu'à l'épaule droite et la laisser retomber le long du corps.

Attouchement.

Prendre la main droite du F∴, poser le pouce entre la 1re et la 2e phalange de l'index, et poser l'ongle du pouce sur la 1re jointure de l'index ; c'est la demande du mot.

Batterie.

Trois coups par 1 et 2.

Acclamation.

Alleluia, répété 3 fois.

Marche.

3 pas ordinaires, partant du pied gauche et assemblant à chaque pas.

1 Puisque, primitivement, on avait souché ce rite sur les 3 premiers degrés écossais, dont les cahiers servaient pour les réceptions, pourquoi y a-t-on apporté depuis des variantes qui ne font en rien progresser l'instruction ?

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2e Degré. — Compagnon.

Comme au 2e degré du rite écossais, p. 21, excepté ce qui suit :

Attouchement.

Prendre la main droite du F∴, placer le pouce entre le doigt annulaire et le médius ; le F∴ en fait autant ; c'est la demande du mot de passe ; poser l'angle du pouce sur la 1re jointure du médius ; c'est la demande du mot sacré.

Batterie.

Trois coups égaux.

Marche.

3 pas d'app∴, le 1er et le 3e partant du pied droit ; le 2e en partant du pied gauche.

3e Degré. — Maître.

Comme au rite écossais, 3e degré, p. 25, à l'exception de ce qui suit :

Attouchement.

Prendre la main droite du F∴ poser le pouce entre la 1re phalange du doigt annulaire et de l'auriculaire ; le F∴ agit de même ; c'est la demande du mot de passe.

Ensuite l'attouchement par les cinq points de perfection.

Batterie.

Trois coups lents. Des Loges en font sept.

Marche.

1 pas d'App∴, 3 de Comp∴, et un en avant, en partant du pied gauche et assembler.

2e Classe, 4e Degré. — Maître Secret.

Voir le 4e degré du rite écossais, Variantes.

Habillement.

Le trois fois Puissant porte un cordon bleu en sautoir ; en bas, est un triangle en or, ou bien il le porte en bandouillère, passant de droite à gauche.

Les Maîtres portent un ruban blanc, liseré noir ou cramoisi, en sautoir, auquel pend la clef d'ivoire, bijou du 4e degré écossais.

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Tablier.

Blanc, bavette bleue, attachée par des cordons verts ; sur la bavette est peint ou brodé un cercle en or ou un œil.

5e Degré. — Maître Parfait.

Comme au 5e degré écossais, excepté :

2e ATTOUCHEMENT. Se prendre la main comme au 3e grade, porter la main gauche sur l'épaule droite du F∴, et se prendre réciproquement la main droite, les 4 doigts serrés et le pouce écarté. Presser par 4 fois la main, en disant : Moabon.

Habillement.

Sur le cordon, on fait broder en or les 2 col∴ croisées ; au milieu, comme nœud, la pierre carrée, enfermée dans 3 cercles concentriques.

Sur le tablier, on voit 7 cercles concentriques, avec la pierre carrée au centre.

6e Degré. — Maître par curiosité ou Secrétaire intime.

Comme au 6e degré, du rite écossais, sauf quelques variantes.

7e Degré. — Prévôt et Juges ou Maître Irlandais.

Comme au 7e degré du rite écossais, sauf quelques variantes.

8e Degré. — Maître Anglais.

Titres.

Le président est nommé : Cinq fois P∴ Maître. Les Surv∴, cinq fois W∴ Surv∴. Les autres FF∴, trois fois B∴ Maîtres.

Ordre.

Porter le tranchant de la main droite sur le cœur. Ou mettre la main droite sur la garde de l'épée, et regarder fièrement devant soi.

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Signe de reconnaissance.

Porter la main droite vers le front, les doigts tournés vers les yeux, et avoir l'air pensif.

Signe d'admiration.

Lever les yeux, croiser les mains, les doigts en haut, et les laisser retomber devant soi.

Signe de douleur.

Porter la main droite un peu crochue sur le flanc droit et faire un petit mouvement en arrière.

Âge.

Trois fois 9 ans, ou 27 ans accomplis.

Batterie.

Cinq coups égaux.

Attouchement.

Poser la main droite sur le coude droit du F∴¹, le presser légèrement ; se joindre intérieurement le pied et le genou droit et donner les mots sacrés.

Mot de passe.

Zabulon. On dit quelquefois Zizon pour Ziza, mot du 4e degré écossais.

Mots sacrés.

Jachinaï (prononcez Jakinaï) et Jéhovah.

Marche.

Cinq pas graves.

Cordon.

Blanc liseré de noir, avec une étoile à 5 pointes en argent rayonnant d'or ; ou un cordon rouge avec un triangle.

Tablier.

Blanc, doublure rouge.

3e Classe, 9e Degré. — Élu des Neuf.

Voir le 9e degré du rite écossais, excepté ce qui va suivre :

Mot de passe.

Nekah (vengeance), ou Johaben ou Stolkin.

Paroles sacrées.

Gomer (deficiens), Noéman, Begoal-Chol.

10e Degré. — Élu de l'Inconnu dit de Pérignan.

Signe.

Faire le mouvement de s'arracher la langue.

R. Lever les mains et les yeux vers le ciel.

Attouchement.

Présenter le dos de la main. Celui qui la reçoit la baise, en fléchissant le genou.

1 Tout attouchement où le COUDE est en jeu, indique un ancien grade jésuitique.

[p. 257]

Mot de passe.

Abi-Ramah.

R. Pérignan, nom de l'inconnu.

Mot sacré.

Moabon.

Ordre.

Avoir les bras levés vers le ciel.

Batterie.

27 coups par 3 fois 9. Ou 9 coups par 8+1.

Cordon.

Noir, porté en écharpe, de gauche à droite. On y brode une tête de mort et un poignard.

Bijou.

Un poignard attaché au cordon.

Tablier.

On y voit tous les attributs de l'Élu des 9.

11e Degré. — Élu des Quinze.

Comme le 10e degré du rite écossais, excepté les variantes qui suivent :

Ordre.

La main droite sous le menton, le pouce levé.

Attouchement.

Se porter réciproquement le pouce sur le ventre, comme pour l'ouvrir.

Mot sacré.

Zerbal.

B. Ben-dacha (daka), ou Ben-iah (Fils de Dieu).

12e Degré. — Élu parfait.

Signe.

Se donner mutuellement la main droite.

Attouchement.

Se renverser 2 fois réciproquement la main droite, en disant : Ben-akar (fils de la stérilité).

Mots de passe.

Bérith, neder, Abraham.

Maitresse parole.

Elle est perdue.

Mot sacré.

Stolkin.

Batterie.

9 coups, par 8+1.

CORDON NOIR, avec 3 cœurs enflammés et la devise : Vincere, aut mori.

13e Degré. — Illustre.

Décoration de la Loge.

Tenture rouge garnie de galon. Le trône de même. Éclairage à volonté.

[p. 258]

Tableau.

À l'orient, un soleil renfermant une étoile flamboyante à 9 pointes. Au centre, une pierre carrée, le tombeau d'Hiram ; la perspective de Jérusalem. Au midi des pierres cubiques, au nord des pierres.

Signe.

S'appuyer les mains sur la tête, comme pour faire un coup.

R. Porter la tête en arrière, en mettant la main droite sur le cœur.

Attouchement.

Présenter la main droite fermée, le pouce levé.

R. Saisir le pouce, tenant aussi le pouce levé. Ou, se croiser l'un avec l'autre la main droite, en s'entrelaçant les doigts.

Batterie.

9 coups par 6+1+2, ou, par 6+2+1.

Mot de passe.

Abi-ramah, ou Abiram.

Mot sacré.

Nac-Morah (rebellum percussit) ; le 1er dit Morah, le 2e répond Nac, et ensemble le mot entier.

Cordon.

Ponceau, passant de gauche à droite, auquel pend le bijou.

Bijou.

Un soleil d'or, renfermant l'étoile flamboyante à 9 pointes, une pierre carrée au milieu.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure ponceau. Gants blancs.

4e Classe. 14e Degré. — Écossais Trinitaire.

Titres.

Le président est appelé Très-Excellent.

Signe d'entrée.

Porter la main droite, en forme de triangle au-dessus des yeux, comme pour se garantir d'une grande lumière.

Signe de caractère.

Former un triangle avec les 2 pouces et les 2 index réunis par les extrémités et les porter sur le ventre.

Signe d'appel ou de secours.

Croiser les 2 bras au-dessus de la tête, les mains ouvertes, la paume en avant, en s'écriant : À moi, les Enfants de la Vérité!

Attouchement.

Porter les 2 mains sur les épaules du F∴, les lui presser en disant : Ghomel (beneficus), saisir le coude droit, et faire sentir 3 légères secousses.

[p. 259]

Âge.

7 fois 9 ans, ou, selon quelques Rituels, 9 fois 9 ans.

Mot de passe.

Ghomel. En Amérique, on ajoute Ghiblim et Gabaon.

Mots sacrés.

Jachin, Thubalcain, Acacia.

Batterie.

Sept coups.

Marche.

Trois pas égaux, en partant du pied gauche.

Cordon.

Blanc, rouge et vert, porté en sautoir. — Tunique rouge.

Bijou.

Un triangle équilatéral en or.

15e Degré. — Écossais Compagnon.

Signe.

Porter la main à l'épaule gauche et la ramener diagonalement vers la hanche droite.

R. Passer le tranchant de la main droite sur le ventre.

Attouchement.

Le même que celui d'Apprenti.

Âge.

27 ans.

Mot de passe.

G∴ Schibboleth.

Mot sacré.

Moabon.

Cordon.

Rouge écossais, passant de droite à gauche.

Tablier.

D'Apprenti. (Voir la Maçonnerie adonhiramite, qui nomme ce grade ou Grand-Architecte.)

16e Degré. — Écossais Maître.

Signe.

Porter la main droite au front, le pouce appuyé.

R. Former sur le ventre un triangle avec les bouts des pouces et des index réunis.

Attouchement.

Le même qu'au grade d'Apprenti.

Âge.

81 ans.

Batterie.

7 coups, par 2+2+2+1.

Mot de passe.

Sedecias (hébr. Tsedik'iou, justitia Domini).

Mots sacrés.

Ghomel, Ghiblim, Gabaon.

Mot général des écossais.

Oholli ou Oolli (incipiens), père de Jabad (Paral. I, ch. XI, v. 40).

[p. 260]

Cordon.

Rouge, auquel pend un delta, où sont les lettres G∴ S∴ V∴ entre les branches d'un compas ouvert à 45°. — Tunique rouge.

17e Degré. — Écossais Panissière.

1er SIGNE. Faire le mouvement, avec le pouce droit, de s'ouvrir le ventre.

2e SIGNE. Porter la main droite au front, la paume en bas, appuyant par le pouce.

Attouchement.

S'empoigner réciproquement le coude droit, et faire sentir 3 secousses.

Batterie.

15 coups, par 3, 5 et 7.

Mots de passe.

Gabaon et Ghiblim.

Mots sacrés.

Jéhovah, Jachinaï.

Habillement.

Tunique, cordon, tablier et bijou de l'Écossais trinitaire, 14e degré ci-dessus.

18e Degré. — Maître Écossais.

Signe.

Porter le pouce droit au front, la main étendue.

Attouchement.

Celui du 5e degré écossais, et faire glisser la main gauche jusqu'au coude.

Batterie.

Dix coups égaux.

Âge.

27 ans.

Mot de passe.

Oholli.

Grand mot sacré.

Moabon.

Tunique, cordon, tablier et doublure, rouges.

Bijou.

Un triangle dans un cercle, attaché au cordon.

19e Degré. — Écossais des 3 J∴

Les 3 J∴, qui donnent le nom à ce grade, sont les initiales de Jourdain, Jaho, Jachin.

[p. 261]

1er SIGNE. Porter la main droite au front.

2e SIGNE. Se traverser horizontalement le corps avec la main droite.

3e SIGNE. Croiser les 2 mains et les présenter.

Attouchement.

Se prendre mutuellement le coude droit.

Batterie.

19 coups, par 3, 9, 1, 2, 1 et 3.

Mots.

Gabaon et Ghiblim.

20e Degré. — Écossais de la voûte sacrée de Jacques VI.

Comme le 14e degré du rite écossais, sauf :

1er MOT COUVERT. Gabaon, au lieu de Jabulon.

2e MOT COUVERT. Moabon, au lieu de Machobim, qu'à Charleston, dit-on, on remplace par le mot fautif Manemaharabak, corruption de la phrase bea macheh bamearah, rétablie dans ledit 14e degré écossais.

21e Degré. — Écossais de Saint-André.

Il est conforme au 29e degré du rite écossais; seulement, dans les attouchements, on donne les mots d'App∴, de Comp∴ et de M∴ du rite français.

5e Classe. 22e Degré. — Petit-Architecte.

Signe de passe.

Poser la main droite sur la hanche, regarder le ciel et poser le pied gauche en arrière.

R. Faire le même signe, en disant : Je le suis.

Signe de caractère.

Former un triangle ainsi : se mettre à l'ordre de Maître bleu, lever la main à la hauteur des yeux ; la retirer horizontalement, et remettre le pouce sur le cœur.

R. Mettre la main droite sur la hanche, faire le mouvement de se retirer, en passant le pied droit derrière le gauche.

Attouchement.

Celui du grade de M∴, page 26 ; se prendre

[p. 262]

ensuite mutuellement le coude droit, et faire sentir alternativement 3 secousses, en prononçant une des syllabes du mot de passe.

Âge.

27 ans.

Mot de passe.

Gabaon.

Parole sacrée.

Ghomel.

Cordon.

Ponceau, porté en sautoir, au bas, est une rosette bleue.

Bijou.

Un triangle en or, attaché au cordon.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure ponceau.

Ce grade n'est que la répétition du Petit-Architecte de la Maçonnerie adonhiramite.

23e Degré. — Grand-Architecte.

Il n'y a ni signe, ni attouchement, ni mot de passe.

Batterie.

12 coups égaux.

Âge.

90 ans.

Mot sacré.

Ramah (projecit) et non Ramach.

Cordon.

Blanc, avec les lettres G∴ E∴ L∴ R∴ D∴ M∴

Tablier.

Vert, au milieu sont 3 étoiles en triangle.

24e Degré. — Architecture.

Signe.

On emploie indistinctement toute figure de géométrie qui est angulaire.

Attouchement.

Se joindre réciproquement la main droite, les doigts entrelacés, en signe d'union.

Âge.

120 ans.

Mots de passe.

U et Thu, premières syllabes des mots sacrés.

Mots sacrés.

Urim et Thumim (illuminationes, perfectiones). Ces mots ne sont prononcés que dans les réceptions, et encore ne prononce-t-on que les dernières syllabes rim et mim.

Cordon.

Bleu, liseré d'une dentelle noire, porté en sautoir.

Bijou.

Un globe d'or, suspendu par deux nœuds au cordon.

[p. 263]

Tablier.

Blanc, doublure et bordure aux 3 couleurs bleu, noir et rouge.

25e Degré. — Apprenti Parfait-Architecte.

Signe.

Passer le pouce sur le front, les doigts séparés formant l'équerre, la main gauche sur la hanche.

Attouchement.

Saisir, en griffe de M∴, le poignet gauche, avec la main gauche.

Batterie.

9 coups, par 3 fois 3.

Âge.

9 fois 9 ans.

Mots de passe.

Jachin (jakin).

Mots sacrés.

Ghomel, Gezac, pour Ghezer, et Nouvaik pour Napheth.

Cordon.

Une ganse rouge et bleue.

Bijou.

Un cercle dans un triangle, suspendu au cordon.

Tablier.

Blanc, doublure rouge, bordure bleue.

26e Degré. — Compagnon Parfait-Architecte.

Signe.

Poser le pouce sur le nez, la main faisant l'équerre, la main gauche sur la hanche.

Attouchement.

Se saisir mutuellement le poignet, puis le coude, et la double griffe des Maîtres.

Âge.

3 fois 3, 5 et 7 ans (21 ans).

Batterie.

15 coups, par 5 fois 3.

Mot de passe.

Jachini, pour Jachinaï.

Mot sacré.

Jachin ou Jachinik.

Bijou.

Un cercle dans un double triangle en or, porté à la boutonnière avec une ganse rouge et bleue.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouge avec une faveur bleue achevalée.

27e Degré. — Maître Parfait-Architecte.

Signe.

Appuyer sur le front le revers de la main droite, la

[p. 264]

descendre en équerre sur le ventre comme pour le couper, et joindre les mains sur la tête formant le compas.

Attouchement.

Se saisir la main droite en griffe de Maître, puis le coude, la main gauche sur l'épaule, et avancer la jambe droite entre celles du F∴

Âge.

3 fois 27 ans (81 ans).

Batterie.

15 coups, par 2+1, 2+1, 4 fois 2 et 1.

Mot de passe.

Jachin.

Mots sacrés.

Juda, Adonai, Jéhovah.

Mots incommunicables.

Kadosch, Jéhovah.

Cordon.

Bleu, avec une rosette rouge.

Bijou.

Un triple triangle en or, contenant un cercle et l'étoile flamboyante au milieu.

Tablier.

Blanc, doublure rouge, une double bordure en bleu.

28e Degré. — Parfait Architecte.

Signe.

Porter la main droite au front, comme pour se garantir de la lumière.

R. Faire le même signe avec les deux mains.

Attouchement.

Se prendre mutuellement le coude droit, l'autre main sur l'épaule gauche, en disant, à voix basse : Jamin (dexter), au lieu de Jaïm et Adonaï.

Âge.

81 ans.

Batterie.

Neuf coups, par 8+1.

Cordon.

Rouge, passant de droite à gauche.

Bijou.

Un cercle dans un triangle en or, attaché au cordon ; au centre, les lettres J∴ et A∴ entrelacées.

Tablier.

Blanc, doublure rouge.

29e Degré. — Sublime Écossais.

Ce grade est le même que le 21e de ce rite qui, lui-même, est conforme au 29e degré du rite écossais, à l'exception des différences insignifiantes qui suivent ; il en résulte que le Misraï-

[p. 265]

misme n'a que 89 degrés, à moins de prendre pour un grade, savoir :

Signe.

Lever le bras droit vers le ciel que l'on montre avec le 3e doigt.

Âge.

81 ans, ou je ne compte plus.

Batterie.

12 coups, par 6 fois 2.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure cramoisi. Gants blancs. Tête ceinte d'un bandeau cramoisi où sont brodées en or 12 étoiles et l'iod au milieu.

Le président porte une couronne et tient un sceptre bleu à filets dorés.

30e Degré. — Sublime Écossais d'Hérédom, traduit de l'anglais.

1er SIGNE. Porter la main à l'épaule et la ramener vivement vers la hanche droite, fléchissant le genou.

R. La main droite sur le flanc gauche et la ramener horizontalement sur la droite.

2e SIGNE. Porter la main droite en équerre sur le front, le pouce appuyé.

R. Porter les mains jointes et baissées sur le ventre.

Attouchement.

1° Se prendre par-dessous les bras, comme pour s'aider à se relever.

2° Se prendre de bonne foi la main droite, la retourner 3 fois en prononçant, à chaque mouvement, l'un des mots : Alliance, Promesse, Sainteté.

On remplace quelquefois ce 2e attouchement par la griffe de M∴, en disant : Ghomel, Jehovah.

Âge.

7 ans.

Batterie.

15 coups, par 2+1, 2+1, 4 fois 2 et 1.

Mot de passe.

Jachin, Jachinik, Jachinaï (prononcer le ch comme un k).

Cordon.

Rouge, liseré vert, porté en sautoir.

Bijou.

Une étoile flamboyante avec la lettre G∴ ; on l'attache au cordon.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouges. Tunique rouge.

[p. 266]

6e Classe, 31e Degré. — Grand Royal Arche.

Comme le 13e degré du rite écossais, excepté les différences suivantes :

Batterie.

7 coups, par 5 et 2.

Mots de passe.

C'est le nom des 9 arches.

Cordon.

Ponceau.

Bijou.

Celui du 13e degré écossais, ou une médaille en or, où sont gravés, d'un côté, la pierre qui ferme la trappe, un triple triangle autour duquel sont les lettres, S∴ J∴ J∴ S∴ I∴ P∴ T∴ F∴ A∴ S∴ R∴ H∴, anno 2995.

32e Degré. — Grand Hache, ou plutôt Grand Arche.

Ordre.

Pieds en équerre, bras gauche le long du corps, bras droit tendu à la hauteur de l'épaule.

Signe de reconnaissance.

Joindre les mains, les doigts croisés, les pouces en croix.

Batterie.

10 coups, par 9+1.

Mots.

Makakmaï pour Makbanaï (humiliatio filii).

R. Israël.

LE 1er RÉPLIQUE : Est-ce tout ?

R. Jacob (hébr., Jagakob, supplanteur.)

Cordon.

Bleu, porté en sautoir.

Bijou.

Une figure de l'Arche d'alliance, attachée au cordon.

Robe.

Blanche, bordée en jaune.

33e Degré. — Sublime Chevalier du Choix, chef de la 1re série symbolique.

Décoration de la Loge.

La salle est entourée de guirlandes et d'emblèmes représentant les mystères du peuple d'Israël.

Dans le fond, est l'Arche d'alliance, élevée sur des gradins et sous un pavillon d'étoffe d'or.

[p. 267]

Au-dessous de l'Arche, est l'étoile lumineuse, portant aux cinq pointes des caractères hiéroglyphiques.

Devant l'Arche, est un chandelier d'or à 7 branches.

Au bas des gradins, est le siége du président ; à sa droite, est une table sur laquelle reposent les tables de la loi, des ciseaux, un poignard et un cordon de l'ordre.

Au milieu de la salle, est l'autel des sacrifices, sur lequel est le feu sacré brûlant toujours et un coutelas.

Au bas de la salle, est l'autel des parfums, sur lequel est un réchaud embrasé, deux vases contenant, l'un de l'eau amère, l'autre de l'eau ordinaire.

Titres.

La Loge se nomme Arche ou Tabernacle ; le président, Très-Sublime Maître ; les Surv∴, Sacrificateurs ; les membres ordinaires sont des Lévites.

Ordre.

Prendre au-dessus du coude le bras gauche allongé, en faisant un signe de douleur.

Signe.

Passer la main droite dans la manche gauche, la retirer et la regarder dessus et dessous.

Attouchement.

S'accrocher réciproquement le petit doigt de la main droite.

Âge.

25 ans ; ou bien, entre 26 et 60 ans.

Batterie.

2 coups, à chacun desquels on prononce : Israël.

Mot sacré.

Abarim (héb., Gabarim, transitus), noms de la station des Israélites avant d'entrer en Chanaan.

Habillement.

Le Maître est revêtu du costume de grand-prêtre, ayant une grande robe blanche, dont les manches étroites descendent jusqu'au poignet ; par-dessus, une robe verte, mélangée d'or ; elle s'arrête aux genoux ; ses manches larges ne viennent qu'aux coudes. Une CEINTURE rouge à franges en or ; un large CORDON en sautoir, moitié rouge et vert, auquel pendent les tables de la loi en or. La tête est couverte d'un long voile relevé par devant.

Les 2 sacrificateurs ont une longue robe rouge, tenue par une ceinture en soie noire et à franges en or, où est passé un poignard. Un CORDON en sautoir, moitié rouge et vert.

[p. 268]

Les lévites ont une robe blanche et une ceinture blanche ; ils portent sur le cœur le bijou.

Bijou.

Une étoile à 5 pointes en or ; au centre, une émeraude ; à chaque pointe, un rubis.

Le grand secret de l'ordre est exprimé par 5 lettres hiéroglyphiques gravées sur les pointes de l'étoile.

Temps de l'ouverture de l'arche.

Il n'est ni jour ni nuit. Il ne fait ni pluie ni beau temps.

À la cloture.

La tribu d'Israël est satisfaite.

2e Série, 7e Classe, 34e Degré. — Chevalier du Sublime-Choix.

Décoration.

TITRES. COSTUMES. Comme dans le grade précédent.

Ordre.

S'empoigner le menton comme s'il était barbu et descendre le poignet sur la poitrine.

Signe.

Porter la main gauche sur les yeux, en reculant d'un pas.

Attouchement.

Se toucher mutuellement par la pointe du pied droit.

Âge.

3 ans de plus (sur le grade qui précède).

Batterie.

3 coups égaux.

Mots.

Les mêmes que ceux du 33e degré ci-dessus.

35e Degré. — Chevalier prussien ou de la Tour.

Comme le NOACHISTE, 21e degré du rite écossais.

36e Degré. — Chevalier du Temple.

Titres.

Le Président se nomme Très-Respectable G∴-M∴ ; les Surv∴, Vénérables, et les autres membres, Chevaliers.

Signe.

Former la croix avec les bras, en élevant les yeux et prononçant : Adonaï.

[p. 269]

R. Joindre les mains et les laisser retomber, les yeux baissés.

Batterie.

21 coups, par 3, 5 et 13.

Mot de passe.

Adonaï.

Une chaîne d'or, passée au cou.

Glaive à l'antique, à garde et poignée d'or.

Bijou.

Une croix de Jérusalem, attachée à la chaine.

Tablier.

Blanc, garni de dentelle ou de franges d'or. — Gants blancs.

37e Degré. — Chevalier de l'Aigle.

Signe.

La main droite à l'épaule gauche, la ramener à la hanche droite et sur la garde de l'épée.

Attouchement.

Se toucher mutuellement la pointe des pieds, la main gauche sur la garde de l'épée.

Batterie.

Un coup avec le pied pour entrer. On y répond de l'intérieur.

Mot de passe.

Libertas.

Mots sacrés.

Juda, Benjamin.

Cordon.

Vert d'eau, parsemé de têtes de mort et traversé d'un X. Entre les têtes, est une épée, avec les lettres L∴ D∴ P∴ (liberté de passer ou de penser.)

Tablier.

Blanc, doublure rouge.

38e Degré. — Chevalier de l'Aigle Noir.

Signe.

Porter les mains sur la gorge.

Attouchement.

Se serrer 3 fois la main droite, la porter sur l'épée, puis sur la poitrine du F∴, et donner l'attouchement d'App∴ en disant : Notre F∴ est retrouvé ; l'attouchement de Comp∴, en disant : L'aigle de garde ; l'attouchement de M∴, et, en renversant la main droite, dire : Kyrié.

Batterie.

12 coups, par 9 et 3.

1er MOT DE PASSE. Eliel ou Elohaï.

[p. 270]

2e MOT DE PASSE. Ohel (tabernacle), nom du fils de Zorobabel, fils de Phadaïa. (Paral., I, c. III, v. 20).

1re PAROLE SACRÉE. Habbamah), pour Jabaniak, déjà rectifié au 30e degré du rite écossais.

2e PAROLE SACRÉE. Menias pour menni ou mennith (préparation), nom d'une ville de la terre de Gad (Jug., c. II, v. 33), nom d'une contrée (Jérém., c. LI, v. 27).

39e Degré. — Chevalier de l'Aigle Rouge.

Signe.

Les 2 bras en avant, comme pour saisir le F∴ aux épaules.

R. Mettre le genou droit en terre, les bras croisés sur la poitrine.

Batterie.

10 coups, par 5, 4 et 1.

Mot de passe.

Moabite.

Mot sacré.

Nagemi ou Noémi (heb. pulchra) ; il s'épèle.

40e Degré. — Chevalier d'Orient Blanc.

Signe.

Porter la main droite sur le front.

Attouchement.

Se prendre mutuellement les doigts de la main droite.

Batterie.

Cinq coups égaux lents.

Mot de passe.

Spes.

Mots sacrés.

Fides, Salus.

Tablier.

Rouge, doublure et bordure blanches. Au milieu est brodée une étoile en or.

41e Degré. — Chevalier d'Orient.

C'est le 15e degré du rite écossais.

[p. 271]

8e Classe, 42e Degré. — Commandeur d'Orient.

Signe.

Feindre de baisser la lance, en faisant avec l'index droit le signe du commandement.

R. Lever la lance, incliner le front, et y porter le pouce et l'index droit.

Attouchement.

Avoir la main droite sur la poitrine, recevoir sur l'épaule gauche la main droite du F∴, et dire : Ellah.

R. Allah, dire : Adonaï.

R. Ellah ; ensemble : Jéhovah.

Cordon.

Jaune, 3 têtes de mort et 3 flèches y sont brodées, et une règle avec les lettres EA∴ AE∴ J∴

43e Degré. — Grand Commandeur d'Orient.

Signe.

Tenir la lance de la main droite, de la gauche, l'épée le long du corps, les pieds en équerre.

Pour entrer. Tenir des 2 mains la lance en arrêt, porter la main droite sur le dos de celle de l'introducteur qui met par-dessus sa main gauche, disant : Vous badinez ; poser la main gauche sur celle du F∴, RÉPONDANT : Vous vous trompez. Ensuite se poser réciproquement la main gauche sur l'épaule droite et la main droite sur la tête.

Batterie.

5 coups, par 2, 1 et 2.

Mot.

Architrium (il s'épèle).

Cordon.

Jaune, où sont brodées les lettres A∴ K∴ N∴ autour d'une lance, avec une palme entrelacée.

44e Degré. — Architecture des Souverains Commandeurs du Temple.

C'est le même que le 27e degré du rite écossais, sauf la BATTERIE, qui se fait ici par 3 fois 9.

[p. 272]

45e Degré. — Prince de Jérusalem.

Il est semblable au 16e degré du rite écossais.

9e Classe. 46e Degré. — Chevalier Rose-Croix de Kilwinning et d'Hérédom.

Il se nomme aussi : Chev∴ de l'Aigle Noir, Chev∴ du Pélican, Souv∴ Prince d'Hérédom, ou Chev∴ de Saint-André d'Écosse. (Voir pourquoi, p. 34 de notre Rituel de Rose-Croix.)

Il faut, pour les réceptions, un vaste local : 1° une antichambre pour la réunion des Chev∴.

2° Une chambre représentant l'esplanade du château et un réduit pour placer le récipiendaire.

3° Une chambre pour l'espace fermé par les palissades qui y défendent l'entrée de la tour, qui contient une table et deux chaises. Elle a une sortie dans la 3e chambre ; une lampe antique l'éclaire. En dedans de la tour, à gauche, est une porte figurée, censée conduire à la caverne souterraine servant de prison ; à côté, est un tronçon de colonne où sont gravés ces trois noms : Caïn, Achan, Unni.

4° Une 3e chambre représentant les fossés du château ; en face de la porte est une issue qui mène au château au moyen d'un pont-levis.

5° Une 4e chambre, plus grande que les autres, représente le portique du château. Elle est tendue en vert ; des banquettes sont placées à droite et à gauche pour les Chev∴ ; près de la porte, sont des sièges pour les gardiens. En face, est le trône du Président, derrière l'autel. Sur l'autel est le tableau de la Loge, représentant une sphère armillaire, le livre des Évangiles ouvert à celui de saint Jean, une équerre, une perpendiculaire et un niveau, surmontés d'un compas ouvert.

Dans le milieu de la salle est un piédestal représentant la base d'une colonne, entre lui et l'autel, est dessiné le fût de la colonne, dont l'autel représente le chapiteau.

[p. 273]

6° Une 5e chambre, aussi grande que la précédente, doit avoir une communication pour s'y introduire, sans traverser les autres chambres ; elle est tendue en noir ; à gauche, en entrant, est un siége et une table, avec l'équerre et le niveau, pour le 1er gardien ; en avant est un candélabre avec un transparent où sont peints les 7 préceptes des Noachites ; à droite, est le siége et la table avec la perpendiculaire et le compas pour le 2e gardien ; devant lui est aussi un candélabre avec un transparent, où est écrit le Décalogue. Dans le fond de la salle, est le trône du Président ; à gauche, un peu en avant, est un 3e candélabre avec un transparent où on lit : Foi, Espérance, Charité. En avant et sur la droite, est un autel sur lequel sont la Bible, une règle et un chandelier à 3 branches. Au pied est un coussin couvert eu noir.

Au-dessus du trône, est un grand transparent caché par un rideau. Il représente la houppe dentelée, un agneau, couché sur le livre des 7 sceaux ; à sa droite, un aigle planant dans les airs ; à gauche, un pélican avec ses petits, la pierre cubique où est une rose fanée, l'étoile flamboyante avec l'iod ; à droite un âne, à gauche un bœuf, tous deux couchés, la tête tournée du côté de l'étoile, qui est placée entre les lettres M∴ et J∴, et au-dessous un marteau à pointe.

7° Une 6e chambre, de même dimension, est tendue en rouge et brillante de lumière. Au-dessus de l'autel est un transparent où l'on a peint une montagne d'où découle une rivière, au bord, est un arbre portant 12 fruits. Sur la cime de la montagne est un socle dont les 12 assises sont de 12 pierres précieuses ; au-dessus est un carré, dont chaque face présente 3 anges, au-dessus desquels sont les noms des 12 tribus d'Israël. Ce carré contient une croix sur laquelle est peint un agneau.

Le trône du Président, les siéges des Offic∴ et des Chev∴ sont disposés comme dans les autres chambres.

Titres.

Les mêmes qu'au 18e degré du rite écossais, p. 47.

Les Rose-Croix de Kilwinning adoptent, à leur réception, un titre caractéristique, sous lequel ils sont toujours désignés, tel que prudence, valeur, fermeté, etc. Le Président, les 2 Surv∴ et le F∴ Terrible quittent seuls, pendant la durée de leurs fonc-

[p. 274]

tions, leur titre particulier, pour prendre celui qui est invariablement affecté à leur charge, savoir : pour le Président SAGESSE ; le 1er Surv∴ FORCE ; le 2e Surv∴ BEAUTÉ ; et pour le F∴ Terrible ALARME.

Au-devant de ce titre, on place seulement les consonnes qui entrent dans le nom civil.

Les colonnes gravées portent en titre : Au nom de la sainte et indivisible Trinité. Pour suscription : Soit éternel salut en Dieu, ou Soit salut en Dieu éternel. Pour finale : Nous avons la faveur d'être, dans l'unité paisible des nombres sacrés, etc.

Tous les actes se datent de l'O∴ d'Hérédom¹, en indiquant les degrés de longitude et de latitude du lieu où le point correspondant au zénith, etc.

Sceau de l'ordre.

Un château carré et crénelé, flanqué de 4 tourelles, environné de fossés, le pont-levis abaissé, la herse levée ; à droite est le soleil, autour du fort est la devise : Virtute et silentio.

Attouchement.

Se placer en face du F∴, et se mettre réciproquement les mains sur les hanches.

Attouchement général.

Les mains croisées sur la poitrine, se les appliquer mutuellement sur la poitrine.

Batterie.

3 coups égaux.

Signe de la loi.

Les mains jointes, les doigts étendus et serrés,

1 Dès l'année 1750, on était à savoir comment écrire le mot hérédom qu'on croyait être le nom d'une montagne introuvable en Écosse, et, pour couper court à toute contestation, on avait fini par écrire H-R-D-M.

Nous avons fait observer, dans l'Orthodoxie maçonn., p. 91, que ce mot, presque politique, était inapplicable à un rite ni à un grade de maçonnerie ; car il parut certain, par les lettres confidentielles de l'époque, qu'il n'a été imaginé que pour servir de voile aux conciliabules secrets établis au château de Saint-Germain par les partisans qui ont accompagné, à cette résidence, Charles-Édouard. Ils correspondaient mystérieusement avec leurs amis restés en Angleterre, de 1740 à 1745, en faveur de ce prétendant qui retourna, cette dernière année, en Écosse. Ce qui prouverait en effet que le mot hérédom, signifiant hærodum, servait à désigner le château de Saint-Germain qu'habitait le prince.

Ainsi dater de l'Or. d'Hérédom, c'est dater de l'orient du château de Saint-Germain-en-Laye. RISUM TENEATIS.

[p. 275]

ouvrir les mains, comme on ferait d'un livre. Cela figure les Tables de la Loi.

Signe de la tour.

La main droite sur l'épaule gauche, la main gauche à plat sur le côté.

Signe du piédestal.

Ouvrir la main droite, en regarder la paume et la porter contre le front.

Signe du chapiteau.

Les deux mains étendues contre le front, la paume en dehors.

Signe d'hérédom.

La main droite à la hauteur du front, le pouce levé, les autres doigts fermés, descendre la main sur l'estomac, la porter vers la gauche et la ramener à droite, pour figurer une croix.

Signe général.

Lever les mains vers le ciel, croiser les bras, les mains à la hauteur du front et les laisser retomber devant soi.

R. La main droite à la hauteur du front, indiquer le ciel avec l'index, les autres doigts fermés.

1er MOT DE PASSE. Emmanuel.

2e MOT. Zorobabel.

Paroles particulières.

I∴ N∴ R∴ I∴ ou I∴ M∴ I∴

Parole générale.

Raphodon.

Autres paroles.

Salathiel (hébr. Schalthiel, Deo postulatus), Moabon, Hiram, Jéhovah.

Habillement.

C'est celui du 13e degré du rite écossais, p. 121. Seulement le titre caractéristique du Chev∴ est gravé sur son bijou, au revers du quart de cercle.

Les Rose-Croix de Kilwinning portent à la jambe gauche une jarretière verte, sur laquelle est brodée la devise : Virtute et silentio.

Dans quelques chapitres étrangers, le bijou est composé de 3 carrés, 3 cercles, 3 triangles, surmontés de la lettre J∴

47e Degré. — Chevalier d'Occident.

Conforme au Chevalier d'Orient et d'Occident, 17e degré du rite écossais, p. 136.

[p. 276]

48e Degré. — Sublime Philosophe.

Signe.

Lever les bras et les yeux vers le ciel.

R. Faire 3 pas précipités et reculer étonné. Tirer de la poche un papier, le lire d'un air inquiet, puis avancer 3 pas d'un air serein, pour se donner l'attouchement.

Attouchement.

Se prendre en griffe de M∴, la main gauche élevée vers le ciel et se donner le baiser de paix, en prononçant les mots de passe.

Mots de passe.

Espérer, veiller et ne point parler.

Mot sacré.

Nimakimiah.

Batterie.

Deux coups.

49e Degré. — Chaos. Premier Discret.

Le Président a le titre de Très-Sage.

1er SIGNE. Toucher un objet et le regarder fixément.

R. Fixer le même objet, regarder 4 fois le visage du F∴, et à chaque fois l'objet.

2e SIGNE. L'index droit sur la bouche.

En r.

Se mordre les lèvres.

Attouchement.

Prendre les doigts du F∴ et presser du petit doigt l'annulaire. On peut employer toute figure qui a rapport au carré ou au nombre quatre.

Batterie.

Un fort coup.

Âge.

4 ans et plus.

Mot de passe.

Point.

Mot sacré.

Averrons.

Cordon.

Vert et jaune, passé à la boutonnière et soutenant un carré, dont les côtés sont de métaux différents : or, argent, cuivre et fer.

50e Degré. — Chaos. Deuxième Sage.

Titres.

Le Président se nomme Très-Sage ; l'Orateur Sala-

[p. 277]

mandre (le feu) ; le M∴ des Cérém∴ Sylphe (l'air) ; le Trésorier Gnome (la terre).

1er SIGNE. Porter la main droite au front.

R. Étendre la main droite, les doigts serrés, le pouce sous l'index.

2e SIGNE. Croiser les jambes, la droite sur la gauche.

R. Faire de même de la jambe gauche.

ATTOUCHEMENT, 1re PARTIE. Comme au Premier Discret, ci-dessus.

2e PARTIE. Placer le pouce droit entre le pouce et l'index du Frère.

En r.

Faire le même attouchement.

Batterie.

Deux coups.

Mot sacré.

Tarofari.

Cordon.

De soie ; bleu, vert et jaune.

51e Degré. — Le Chevalier du Soleil.

C'est le même que le 28e degré du rite écossais, p. 158.

10e Classe. 52e Degré. — Suprême Commandeur des Astres.

Signes.

Se prendre le nez entre l'index et le médius.

R. Croiser les bras avec un air de compassion.

Attouchement.

Celui de M∴, p. 26, avec le mot sacré Moabon.

Batterie.

3 coups.

ON RÉPOND par 5 : 3+1+1.

ON RÉPLIQUE par 7 : 2 fois 3 plus 1.

Âge.

15 ans.

Mot de passe.

Hiram.

Mot sacré et incommunicable.

Jéhovah.

53e Degré. — Philosophe Sublime.

1er SIGNE. Présenter la main droite, les doigts écartés, puis l'index et le médius de la gauche.

[p. 278]

2e SIGNE. Étendre le bras droit, et porter l'index et le médius gauche sur l'épaule.

1er POINT D'APPUI. Se toucher mutuellement la pointe des pieds et les genoux.

2° POINT D'APPUI. S'empoigner réciproquement les mains, ayant les bras croisés.

1er ATTOUCHEMENT. Se frapper mutuellement le front avec les doigts droits réunis, puis avec l'index et le médius.

2e ATTOUCHEMENT. D'écrire une équerre, comme au signe d'App∴

Batterie.

5 coups égaux.

Âge.

Je suis mort aussitôt que né.

Mot de passe.

Alsimphos, qui se répète par 3 fois.

Mots sacrés.

Jelcon, Jeloun, Zephofras.

Cordon.

Vert, au bas est attaché le bijou.

Bijou.

Une croix de Saint-André, soutenant une équerre, surmontée d'une couronne d'argent. Sur la croix, d'un côté, sont les lettres S∴ J∴ A∴ O∴ ; sur le revers de l'équerre, J∴ B∴ M∴ B∴, et au milieu, J∴ Z∴ ; chacune de ces lettres est renfermée dans une étoile.

Tablier.

Rouge, long, doublure blanche. Une couronne est suspendue par les cordons.

GRAND MANTEAU blanc, doublure rouge ; sur le devant est une étoile en or.

1er Grade. — Clavi-Maçonnique. — 54e Degré. — Mineur.

Il n'y a ni signe, ni attouchement, ni parole.

Batterie.

4 coups, par 1+1+2.

Âge.

8 ans.

Bijou.

Une clé d'or, suspendue par une faveur noire. Un anneau portant la lettre L, initiale du mot Leos ; autour, la clef fait un seul tour.

TABLIER et GANTS de peau grise, doublés en noir par le bas.

La lettre D du Tableau est l'initiale de Daniel.

[p. 279]

2e Grade. — Clavi-Maçonnique. — 55e Degré. — Laveur.

Il n'y a ni signe, ni attouchement, ni parole.

La lettre J∴, sur le Tableau, est l'initiale de Jonas (columba).

Batterie.

2 coups.

Âge.

9 ans.

Tablier.

De mineur, doublé en vert d'eau sur la droite.

La clef d'or, suspendue à une faveur vert d'eau, fait 2 tours sur l'anneau qui porte les lettres I∴ L∴, initiales des mots invenit leonem.

3e Grade. — Clavi-Maçonnique. — 56e Degré. — Souffleur.

Il n'y a ni signe, ni attouchement, ni parole.

La lettre H, sur le Tableau, est l'initiale de Henoch (dedicatus).

Batterie.

3 coups égaux.

Âge.

12 ans.

Tablier.

De laveur, bordé sur la gauche d'un ruban bleu céleste.

LA CROIX, suspendue par une faveur bleu céleste, fait 3 tours sur l'anneau, où sont les lettres U∴ I∴ L∴, initiales des mots : Uti invenit leonem.

4e Grade. — Clavi-Maçonnnique. — 57e Degré. — Fondeur.

Il n'y a ni signe, ni attouchement, ni parole.

Les lettres S∴ M∴ A∴ du Tableau, sont les initiales de Sidrach, Missac, Abdenago (en hébr. Schidrach, mamella tenera, Missach, sapiens, Gadenagou, fervus anxius).

Titres.

La loge se nomme Caverne ; le Président, Intelligent Ordonnateur ; le 1er Surv∴ Prince et Très-vigilant Inspecteur ; le 2e Surv∴, Très-vigilant Inspecteur ; le Trésorier, Élégant Dessinateur.

Batterie.

2 coups lents.

[p. 280]

Âge.

16 ans.

Tablier.

De souffleur, bordé en rouge par le haut ; bavette rouge.

LA CLEF D'OR, faisant 4 tours, est suspendue à un ruban couleur de feu sur lequel on lit : Ustrin∴ inv∴ leo∴ Il y a deux anneaux portant les lettres J∴ U∴ I∴ L∴ G∴ (J∴ Ustrinam invenit leonem G∴).

58e Degré. — Vrai-Maçon Adepte.

La Loge se nomme Académie.

Signe.

La main droite en équerre sur la bouche, croiser les bras sur le ventre, regarder le ciel, puis la terre.

Ordre.

Croiser les mains sur le ventre, tenant la baguette dans la main droite.

Attouchement.

Se prendre mutuellement les mains et se baiser sur les joues et sur le front.

Batterie.

9 coups, par 2, 4, 2 et 1.

Âge.

Il y a longtemps qu'on ne compte plus.

Marche.

Un pas d'App∴, un de Comp∴ et un de M∴ Les pieds en équerre et à l'ordre.

Mot de passe.

Mekaton (intelligence qui préside aux métaux).

Mot sacré.

Jéhovah, prononcé Jovah.

Cordon.

Rouge, bleu et noir, porté en sautoir avec le bijou. Une baguette de fer à la main.

Bijou.

Un triangle d'or, où sont 3 bandes horizontales et au milieu un croissant et un soleil.

Tablier.

Rouge, sur la bavette est une croix avec les lettres V∴ M∴ ; au milieu, un soleil d'or avec les lettres D∴ C∴ N∴ P∴ A∴ M∴

59e Degré. — Élu-Souverain.

Signe.

Porter la main droite sur le cœur et la laisser tomber sur le côté.

[p. 281]

Ordre.

Baiser la main droite, en disant Rhodes.

Réponse.

Même signe, en disant Vésuve.

Attouchement.

3 coups sur l'annulaire du F∴ et porter la main gauche sur son épaule, en disant Arbas.

Réponse.

Phalamas, qui sont les MOTS DE PASSE.

Batterie.

4 coups, par 3 et 1.

Mots sacrés.

Antivich.

Réponse.

Ardas.

Cordon.

Noir, porté en sautoir, avec la croix de l'ordre émaillée.

Tablier.

Rouge, bordure blanche.

ROBE blanche, les manches brodées en rouge.

60e Degré. — Souverain des Souverains.

Signe.

La main droite sur le front, le pouce levé.

Attouchement.

On donne l'attouchement et le signe d'App∴

Batterie.

8 coups, par 2, 1, 2, 1, et 2.

Mot de passe.

Mihino.

Paroles.

Phalamas et Arbas.

Habillement.

Robe rouge, gants blancs, écharpe noire.

CORDON et TABLIER en étoffe d'or. En conseil, on porte le tablier d'Élu-Souverain.

61e Degré. — Grand-Maître des Loges Symboliques.

C'est le même que le 21e degré du rite écossais, p. 143.

62e Degré. — Très-Haut et Très-Puissant Grand-Prêtre Sacrificateur.

1er SIGNE. Le genou à terre, le coude gauche appuyé sur le genou gauche, les mains jointes, les doigts entrelacés et les pouces écartés. (Ce signe ne se fait qu'en Loge.)

2e SIGNE. Talons joints, main gauche sur la hanche, le pouce écarté, la main droite en équerre sur le cœur.

[p. 282]

Réponse.

Talons joints, bras croisés sur la poitrine, les mains formant l'équerre par le pouce écarté.

Attouchement.

Se prendre mutuellement le coude droit, et dire Gheth. Revenir aux 5 points de M∴, appuyer l'index sur le poignet, les autres doigts fermés, et dire, Jéhovah.

Batterie.

Par 2, 1 et 2 (5 coups).

Mot de passe.

Jammim.

Mots sacrés.

Gheth et Jéhovah.

63e Degré. — Chevalier de la Palestine.

Signe.

Main droite sur le cœur, la porter avec les yeux vers le ciel, puis à l'épée.

Attouchement.

Se griffer mutuellement la main gauche, les doigts entrelacés.

Batterie.

9 coups égaux.

Âge.

81 ans.

Mot de passe.

Dieu le veut.

Mot sacré.

Sion (tumulus).

Cordon.

Vert, croisé et liseré de rouge.

Bijou.

Une croix d'or, entourée de palmes et de laurier.

Écharpe.

Blanche, sur laquelle est brodée une croix verte.

64e Degré. — Grand Chevalier de l'Aigle blanc et noir.

Point de signe, d'attouchement ni de batterie.

Mot sacré.

Moriah (amaritado, vel myrrha Domini), montagne nommée terre de la vision (Gen., ch. XXII, v. 2), où Abraham devait consommer le sacrifice d'Isaac, et que l'on prétend être la même que celle sur laquelle fut construit le temple de Salomon (Paral. II, ch. III, v. 1).

Cordon.

Vert, porté en sautoir avec le bijou.

Bijou.

Une médaille représentant le temple, avec cette devise : Fide mund. liber.

[p. 283]

65e Degré — Grand-Élu, Chevalier Kadosch, Grand-Inspecteur.

Il est identique au 30e degré du rite écossais, p. 165.

66e Degré. — Grand-Inquisiteur Commandeur, chef de la 2e Série.

Décoration de la Loge.

Tenture blanche ; au-dessus du dais, qui est blanc, sont les lettres J∴ E∴ ; 4 col∴ dorées sont au midi, 4 au nord. En avant de l'autel, couvert en blanc et élevé de 3 marches, est un tombeau supportant la caisse des archives, couverte d'une étoffe blanche, avec une grande croix rouge.

A la droite de l'autel, est la table du chancelier, et à gauche, celle du Trésorier.

Titres.

La Loge se nomme Grand-Conseil, ou Souverain-Tribunal, composé d'un Président, appelé Très-Parfait, d'un Chancelier, d'un Grand-Trésorier et de six Grands-Inspecteurs-Inquisiteurs. Les autres membres se nomment Trés-Éclairés.

Signe.

Se mettre les mains en croix sur le ventre.

Réponse.

Les mains en croix sur la tête.

Attouchement.

Se donner un léger coup de la main sur l'épaule droite ; se prendre mutuellement la main gauche ; se toucher par la pointe des pieds et par les genoux, et donner les mots sacrés.

Batterie.

9 coups, par 4, 2 et 3.

Mots sacrés.

Justice.

Réponse.

Équité.

Ensemble.

Ainsi soit-il!

Cordon.

Blanc, en sautoir ; au bas est attaché le bijou par une chaîne d'or.

Bijou.

Une croix d'argent à 8 pointes, au milieu sont gravées, dans un cercle, 3 figures hiéroglyphiques signifiant les mots sacrés. Il se porte aussi à la boutonnière avec une rosette blanche.

Tablier.

Blanc ; sur la bavette est une croix patriarcale rouge.

[p. 284]

Écharpe.

Blanche à franges en or ; elle remplace le tablier dans le conseil.

Ce grade correspond au 31e degré du rite écossais, p. 172.

3e Série. 11e Classe. 67e Degré. — Chevalier Bienfaisant.

Décoration de la Loge.

La chambre est un triangle, au sommet est le trône, au-dessus Jéhovah.

A la droite de la porte, est une cassette à 3 clefs, sur laquelle sont les lettres P∴ L∴ A∴.

La salle est éclairée par 67 lumières.

Titres.

La chambre se nomme Souverain-Conseil ; le Président, Gouverneur Général ; les Officiers, Gouverneurs ; les autres membres, Chevaliers.

Le Conseil ne peut être composé de plus de 67 membres.

Obligation.

Trois fois par mois, le Gouv∴ Gén∴ charge un Chev∴, pris parmi les plus anciens, de distribuer aux familles indigentes, les métaux votés. Les fonds épuisés, le Gouv∴ Gén∴ peut ordonner un appel à chacun des Chev∴ du Conseil.

Ordre.

Porter la main droite dans la poche.

Signe.

Sortir la main droite de la poche, et, de la gauche, feindre de donner quelque chose.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite et la baiser.

Batterie.

Un coup avec le pommeau de l'épée.

Âge.

67 ans.

Mot de passe.

Humanité.

Mot sacré.

Charité.

Cordon.

Blanc, liseré en rouge ; sur le devant, sont les lettres S∴ C∴ D∴ CH∴ B∴, 67e D∴ ; il se porte en écharpe et sert de baudrier pour l'épée.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouge ; on y peint une cassette avec les lettres P∴ L∴ A∴.

Temps du travail.

De la pointe du jour à 10 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un triangle et un point au milieu.

[p. 285]

68e Degré. — Chevalier de l'Arc-en-Ciel.

Décoratoin de la Loge.

La salle est ovale, tendue en blanc à franges d'or. L'autel est paré des couleurs de l'arc-en-ciel. Au-dessus du trône est une gloire, au centre, Jéhovah.

Titres.

Le Président se nomme Souverain-Dictateur ; les Surv∴ Grands-Dictateurs ; les autres membres sont Dictateurs.

Le Souv∴-Dictateur est chargé de la distibution des métaux aux indigents.

Ordre.

Tirer son épée et la planter en terre.

Signe.

Reprendre son épée et se mettre en garde, prêt à combattre.

Réponse.

Saluer à droite, à gauche et devant soi.

Attouchement.

Mettre la main sur la garde de l'épée, et dire à l'oreille Tsédakah.

Marche.

9 pas : 3 au nord, 3 à l'ouest, 3 au midi.

Âge.

68 ans.

Mot de passe.

Jérusalem (Jevonsthalaim, hereditas pacis).

Mot sacré.

Melech-Salomo (héb. Melech-Sch'lomoh, rex pacificus).

Cordon.

Aux coul∴ de l'arc-en-ciel, porté en sautoir, avec les lettres L∴ C∴ D∴ L∴ E∴ C∴, 68e D∴.

Tablier.

Blanc, présentant un arc-en-ciel.

Tunique.

Courte, en satin blanc.

Temps du travail.

De 3 heures du soir jusqu'à 3 heures du matin. (La 1re heure, parce qu'elle est précisément celle à laquelle parut le signe d'alliance dans le firmament ; l'auteur du rituel était sans doute présent!)

Signe hiéroglyphique.

Un arc-en-ciel, ayant au centre A∴ E∴ C∴.

NOTA. Ce grade est philosophal et philosophique. Son nom est celui que les alchimistes donnent à leur matière avant d'arriver à la perfection. Les Misraïmites l'ont gâté eu le rendant presque biblique, pour en faire leur 68e degré.

[p. 286]

69e Degré. — Chevalier du Banuka ou de la Kanuka¹, dit Hinaroth, Ignis.

Décoration de la Loge.

Teinte rouge. A l'Orient, est le nom de Dieu ; à gauche, en entrant, est le Hinaroth (mot chaldéen, qui signifie feu), et, à droite, est l'étoile polaire. La salle est éclairée par 69 lumières : 13 à l'O∴, 13 au midi, 13 au nord et 5 devant chaque dignitaire.

Titres.

Le M∴ est nommé Grand-Président ; les Surv∴ 1er et 2e Président.

Ordre.

L'épée dans la main droite, placée le long du corps, la pointe en haut.

Signe.

Montrer son épée, comme étant disposé à la tirer.

Batterie.

21 coups, par 1, 2, 2, 1, 2, 1, 4, 1, 3, 1 et 3.

Âge.

69 ans.

Mot de passe.

Salom ou Salem (héb. Schalam, pax).

Cordon.

Rouge, liseré en argent, porté en baudrier, l'épée au bas ; sur le devant sont les lettres L∴ M∴ A∴ Q∴ M∴.

Tablier.

Blanc, avec le hinaroth peint et les lettres A∴ Q∴ M∴.

Temps du travail.

Depuis le lever de la lune jusqu'au lever du soleil.

Signe hiéroglyphique.

Un parallélogramme avec 7 points.

Pour ouvrir les travaux, il faut être au moins 9 Chevaliers.

La réception exige 7 tenues ; à chacune, le récipiendaire allume le samas de l'hinaroth et un lumignon ; ainsi, à la 2e tenue, il allumine le samas et 2 lumignons, etc. Il ne reçoit la lumière qu'à la 7e tenue. Le plus ancien est chargé d'instruire le nouveau Chevalier.

70e Degré. — Très-Sage Israélite Prince.

Décoration de la Loge.

Tenture rouge parsemée d'étoiles d'or ; au-dessus du trône, est le Jéhovah, auprès, une lampe est

1 Les juifs ont une fête de ce nom ; c'est la Fête des lumières ou le carnaval israélite. Dans ces réjouissances, on célèbre la belle Esther qui délivra ses frères des perfidies d'Aman.

[p. 287]

censée brûler toujours. La salle est éclairée par 70 bougies jaunes, placées sur des chand∴ à 3 branches ; 9 lum∴ sont à l'O∴, 3 devant chaque Surv∴, etc.

Titres.

Le Président se nomme Très-Sage Israélite Prince ; les Surv∴, Présidents-Princes ; les autres membres, Princes. Il faut avoir 25 ans accomplis pour obtenir ce grade.

La Loge ne peut excéder le nombre de 10 membres.

Ordre.

Porter la main droite sur les yeux, le pouce en équerre.

Signe.

Étant à l'ordre, descendre la main et la replacer par 3 fois.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite et la serrer légèrement 10 fois.

Batterie.

10 coups, par 9 et 1.

Âge.

70 ans.

Mot de passe.

Haramanath, pour hharoumaph (destruction, anathema oris), c'est le nom du fils de Jedaia (Esdr. II, ch. III, v. 10).

Mot sacré.

Israël (hébr. prœvalens, cum Deo).

Marche.

3 pas à reculons, tourner avant, la tête à droite, à gauche en avant, en l'inclinant en signe de respect.

Cordon.

Rouge moiré, sur lequel sont les lettres L∴ T∴ S∴ I∴ P∴, 70e degré.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouges ; au milieu est peint en or, un PUITS et sur le bord, les lettres R∴ D∴ S∴.

Temps du travail.

Du point du jour à l'entrée de la nuit.

Signe hiéroglyphique.

Un point dans un carré.

12e Classe. 71e Degré. — Suprême Tribunal des Souverains princes Talmudim.

Décoration de la Loge.

Tenture coquelicot, parsemé d'étoiles. Au-dessus du trône est un triple triangle avec la lettre G∴. Au-dessous est un soleil rayonnant, autour est écrit en hébreu : Ici, l'on pratique toutes les vertus, on cultive les sciences les plus profondes.

[p. 288]

La salle est éclairée de 71 lum∴ : 27 à l'O∴, 27 entre le midi et le nord et 10 devant les Offic∴.

Titres.

Le Président se nomme Grand-Haram (consecratus) ; les Surv∴, Zadikim (en héb. tradikim, justi) ; les Offic∴, Benchorim, nobilis) ; les autres Offic∴, Talmudim (de Kalmond, eruditio, doctrina).

Signes d'ordre.

Porter sur le front l'index, le médius et l'annulaire droits, le petit doigt à l'orifice du nez et le pouce en équerre sur le coin de l'œil.

Signes de caractère.

Après le 1er signe, laisser retomber la main sur la cuisse.

Attouchement.

Se prendre amicalement la main droite, et dire : Mahschim'cha (quid tibi nomen?) et non Manchimera du Rituel).

Réponse.

Haver (héb. hhaver, collègue, ami).

Batterie.

Un coup.

Âge.

71 ans.

Marche.

7 pas ordinaires.

Mot de passe.

Haver (amicus).

Réponse.

Bahir-abba (pater candidus), pour Baharaba.

Mot sacré.

Haram ou Harama.

Habillement.

Le Grand-Haram porte une TUNIQUE blanche ouverte, ayant 71 boutons ; un GRAND CORDON coquelicot, où sont figurés le soleil, la lune, un triple triangle et les lettres G∴ H∴ R∴ A∴ M∴ ; au bout une CLEF D'OR, suspendue à un ruban vert.

Les Surv∴ ont le même costume et les lettres S∴ P∴ S∴ ; une VERGE remplace la clef.

Les autres FF∴ n'ont que le cordon avec les lettres R∴ D∴ S∴, et un LIVRE OUVERT.

Temps du travail.

D'une heure après minuit jusqu'au lever du soleil.

Signe hiéroglyphique.

Un croissant contenant un carré et un point au centre.

[p. 289]

72e Degré. — Suprême Consistoire.

Décoration de la Loge.

Tenture hyacinthe. A l'O∴, sont le soleil, la lune, l'étoile flamboyante ; à l'ouest, est l'étoile polaire. La salle est éclairée par 72 lum∴ ; 3 chandel∴ à 7 branches à l'O∴, un au midi, un au nord et le surplus devant les Officiers.

Titres.

La Loge se nomme Consistoire ; le Président, Illustre Grand-M∴ ; les Surv∴, 1er et 2e Grand-M∴, et les autres FF∴, Princes Zadikim.

Les princes ne peuvent former un Consistoire au-dessous du nombre de 5 membres, et dix pour les réceptions ; il est complet à 72.

Ordre.

La main droite sur le cœur.

Signe.

Lever la main droite et les yeux vers le ciel.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite et la presser légèrement.

Batterie.

Un coup.

Âge.

72 ans.

Marche.

Un pas.

Mot de passe.

Jehallelon (alleluia).

Mot sacré.

El-Adon (Dominus fortis).

Cordon.

Blanc moiré, liseré hyacinthe ; sur le devant sont le soleil, la lune, l'étoile flamboyante avec les lettres S∴ C∴ D∴ P∴ D∴, 72e degré ; au bas est le bijou.

Bijou.

Pour le Président, une clef et une baguette en or ; pour les Princes, la baguette.

Dans l'étoile flamboyante, sur le cordon du Président, sont les lettres G∴ H∴, sur celui des Surv∴, H∴ et sur celui des autres membres Z∴.

Temps du travail.

Depuis 7 heures du matin jusqu'à 10.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle renfermant un carré.

[p. 290]

73e Degré. — Supr∴ Conseil Gén∴ des Souv∴ Princes G∴ Haram.

Décoration de la Loge.

La même qu'au grade précédent. Au-dessus de la porte, un triple triangle et l'Iod ; au midi, l'étoile polaire, au nord, l'étoile flamboyante (l'inverse serait plus vrai).

La salle est carrée et éclairée par 73 lum∴ : 29 à l'O∴, 15 au nord, 15 au midi, etc.

Devant l'Iod, est une thamedi (de thamid, semper), lampe perpétuelle.

Titres.

La Loge se nomme Suprême-Conseil ; le Souv∴-Prince, G∴-Hasid (héb. hhasid, vertueux) ; les Surv∴ 1er et 2e G∴-Haram ; les autres FF∴, Princes Haram.

Il faut être au moins 13 pour les réceptions et 5 pour former le Cons∴, qui est complet au nombre de 73.

Ordre.

La main droite sur le cœur.

Signe.

Regarder à droite, à gauche et lever la main droite et les yeux vers le ciel.

Réponse.

Admirer le ciel.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite et la presser alternativement 5 fois.

Batterie.

Un coup de marteau.

Âge.

90 ans.

Marche.

5 pas ordinaires.

Mots de passe.

Emeth veemouna (vérité, fermeté).

Mots sacrés.

Berith (pacte), Schemed (destruction).

Cordon.

Celui du grade précédent et les lettres S∴ C∴ G∴ D∴ S∴ P∴ D∴, 73e degré. Au centre de l'étoile flamboyante sont, pour le Président, les lettres G∴ H∴ V∴ S∴ pour les Surv∴ G∴ H∴, pour les FF∴ H∴.

Tablier.

Blanc.

Temps du travail.

De 5 heures du soir jusqu'à 9 heures.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle contenant un carré avec un point au milieu.

[p. 291]

13e Classe. 74e Degré. — Supr∴ Conseil des Souv∴ Princes Haram.

Décoration de la Loge.

Tenture bleu de ciel ; le soleil, la lune, le Jéhovah et sa thamedi, à l'O∴ ; au-dessus de la porte, l'étoile flamboyante, surmontée d'un carré où on lit : El-Asser (Deus victor).

74 lum∴ éclairent la Loge qui doit être quarrée ; 23 lum∴ à l'O∴, 17 au midi, 17 au nord, etc.

Titres.

Le G∴-M∴ se nomme Illustre-Hasid, les Surv∴, Hasid, les membres, Grands-Haram.

Ordre.

La main droite sur la baguette.

Signe.

Montrer sa baguette.

Réponse.

S'incliner en signe d'approbation.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main droite et la presser alternativement 7 fois.

Batterie.

7 coups.

Âge.

74 ans.

Marche.

7 pas ordinaires.

Mot de passe.

Modim ou Madim (mensuræ).

Mot sacré.

Kadeschnou (sanctitas nostras).

Cordon.

Bleu de ciel, liseré en or, portant les attributs ordinaires et les lettres S∴ C∴ D∴ S∴ P∴ H∴, 74e degré.

Bijou.

Une clef et une baguette en or, suspendues au cordon par une faveur coquelicot.

Tablier.

Blanc, bordure bleu de ciel, avec les mêmes attributs que le cordon.

Temps du travail.

De 7 heures du matin à 3 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Une portion de cylindre, un carré est au centre, avec un point dans le milieu.

75e Degré. — Souv∴ Tribunal des Souv∴ Princes Hasids.

Décoration de la Loge.

Tenture rouge, et comme au grade précédent. Au-dessus de la porte, est un triple triangle, conte-

[p. 292]

nant la lettre G∴ ; 75 lum∴ ; 25 à l'O∴, 19 au midi, 19 au nord, etc.

Titres.

Le G∴-M∴ se nomme Très-Illustre Hasid, les Surv∴, Grands-Hasids, les autres FF∴, Princes Hasids ou Hasidim (virtuosi).

Ordre.

Prendre la baguette et étendre le bras droit.

Signe.

Élever la baguette à la hauteur de la tête et la laisser retomber.

Attouchement.

Se prendre la main droite et la presser réciproquement onze fois.

Batterie.

Onze coups.

Âge.

75 ans.

Marche.

11 pas ordinaires.

Cordon.

Rouge, liseré de blanc, portant les attributs précédents et les lettres S∴ T∴ D∴ S∴ P∴ H∴, 75e degré.

Bijou.

Une clef et une baguette en or.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouges ; au milieu, les attributs du grade.

Temps du travail.

De 5 heures du soir à 11 heures.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle, avec deux bandes en croix et au centre un petit cercle.

Mot de passe.

Retsch ou Retsah (occidio).

Mot sacré.

Vayechoulou (héb. Vajechulou, perfecti sunt, Gen., ch. II, v. 1).

14e Classe. 76e Degré. — Sup∴ Conseil des Souv∴ Grands Princes Hasids.

Décoration de la Loge.

Tenture violette, et comme précédemment. Au-dessus de la porte est une sphère avec la devise : Yschim Kibbontz (collectio virorum).

76 lum∴, dont 29 à l'O∴, 21 au midi, 21 au nord et le surplus devant les Officiers.

Titres.

Le G∴-M∴ s'appelle Très-ill∴ Grand-Hasid ; les Surv∴ et les Off∴, Illustres Hasids ; les autres FF∴, Princes Grands-Hasids.

[p. 293]

Ordre.

Élever la baguette à la hauteur de la tête.

Signe.

Saluer avec la baguette, à droite, à gauche, en avant.

ON REND le même salut.

Attouchement.

Se prendre la main droite et la presser alternativement 13 fois.

Batterie.

13 coups, par 4 fois 3 et 1.

Âge.

76 ans.

Marche.

13 pas ordinaires.

Mot de passe.

Legolam.

Mot sacré.

Adon.

Cordon.

Violet, liseré d'or ; sur le devant, sont le soleil, la lune, la sphère et les lettres S∴ C∴ D∴ S∴ G∴ P∴ H∴ 76e degré.

Bijou.

Une clef et une baguette, attachées au cordon par une faveur rouge.

Tablier.

Blanc, bordure violette ; les attributs du cordon.

Temps du travail.

Depuis 5 heures du matin jusqu'à midi plein.

Signe hiéroglyphique.

Deux cercles concentriques dans un carré.

77e Degré. — Sup∴ Grand Cons∴ général des Grands-Insp∴, Intendant 5 Régul∴ Gén∴ de l'Ordre.

Décoration de la Loge.

Tenture aurore, et comme précédemment. Au-dessus de la porte, est l'étoile flamb∴ ; on y lit : Legolam jhech adam (mots d'une prière du matin, dont voici la suite : Jere Schamaïm baser (Semper erit homo timens cœlum intùs).

77 lum∴ : 29 à l'O∴ 15 au midi, 15 au nord, etc.

Titres et pouvoirs.

Le G∴-M∴ se nomme : Très-Ill∴ et Très-G∴ Hasid ; les Surv∴ et les Off∴, Très-Ill∴ Hasids ; es autres FF∴, Illustres Hasids.

Les membres, munis du pouvoir du Supr∴-Cons∴ du 90e degré, peuvent et doivent, dans leurs voyages, régulariser les Ma

[p. 294]

çons de l'ordre qui auraient été irrégulièrement admis, jusqu'au 77e degré, à charge d'en rendre compte dans le délai de 3 mois.

Leurs pouvoirs sont sans effet, s'il se trouve présent, dans le même lieu, un F∴ plus élevé en grade, à moins qu'ils aient pris son agrément.

Les ordres que donnent ces G∴-Insp∴ généraux doivent être exécutés sans autre confirmation.

77 membres complètent le Conseil. Lorsqu'un F∴ s'absente, il ne peut être remplacé qu'après un délai de trois ans.

Ordre.

Appuyer sur le bras gauche la baguette.

Signe.

Lever la baguette et les yeux vers le ciel, et avancer les bras.

ON RÉPOND en se mettant à l'ordre.

Attouchement.

Se prendre la main droite et la presser alternativement 15 fois.

Batterie.

15 coups.

Âge.

77 ans.

Mot de passe.

Atha conantha (Atha conantha golam meroseh : Tu as construit le monde dès le commencement ; c'est le commencement d'une prière, dans le bréviaire des Juifs portugais, pour le jour de l'expiation.

(Prendre, pour l'Italie, un mot de passe dans un bréviaire juif-portugais, quelle dérision!

Mot sacré.

Ischi ou Ischgi, et Chebod (héb. ischgi, salus mea ; chebod, majestas).

Cordon.

Aurore, liseré hyacinthe, avec les attributs et les lettres : S∴ C∴ G∴ T∴ D∴ S∴ P∴ D∴ 77e degré.

Bijou.

Une baguette tenue à une faveur hyacinthe.

Tablier.

Blanc, et au milieu les attributs du grade.

Les FF∴ portent aussi à la boutonnière une étoile flamb∴, appelée médaille, attachée à un ruban blanc, doublé et liseré d'hyacinthe.

Temps du travail.

D'une heure du soir à 10 heures.

Signe hiéroglyphique.

Un croissant marqué de 3 points, contenant un carré, un point au milieu.

[p. 295]

4e Série. 15e Classe. — Sup∴ Conseil des Souverains Princes du 78e Degré.

Disposition de la Loge.

Tenture rose. Mêmes attributs. Au-dessus de la porte, l'étoile flamb∴.

121 lum∴ : 78 à l'O∴, 17 au midi, 17 au nord, etc.

Ce grade est le 1er de la série cabalistique ; on n'y admet que des FF∴ dont la sagesse est reconnue. Le Conseil ne peut être composé que de 29 membres.

Ordre.

La main droite sur la baguette.

Signe.

Prendre la baguette, la regarder, et la passer dans la main gauche.

Attouchement.

Se serrer, par 7 fois, la main droite et se donner le mot de passe.

Batterie.

7 coups égaux.

Âge.

121 ans.

Marche.

7 pas ordinaires.

Mot de passe.

Schechel, prononcez Schekel (intelligentia).

Cordon.

Rose, liseré bleu de ciel, porté en sautoir ; au milieu de l'étoile flamb∴, est le mot shechel. Une baguette d'or est suspendue au cordon.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rose.

Temps du travail.

De 7 h. du soir à 7 h. du matin.

Signe hiéroglyphique.

Un carré et 3 points en triangle au centre.

Souverain Tribunal des Souverains Princes du 79e Degré.

Décoration de la Loge.

Tenture coquelicot. Mêmes dispositions. Sur l'autel est un chandelier à 7 branches, faisant partie de 173 lum∴ qui éclairent la salle et réparties devant les divers Officiers.

Titres.

La Loge se nomme Tribunal et ne peut excéder le nombre de 29 membres.

[p. 296]

Ordre.

La main droite sur le cœur, en tenant la baguette.

Signe.

Étant à l'ordre, laisser retomber la main sur la cuisse.

Attouchement.

Se serrer la main droite 13 fois, et se donner le mot de passe.

Batterie.

13 coups, par 6 fois 2 et 1.

Âge.

151 ans.

Marche.

13 pas ordinaires.

Mot de passe.

Emetz (fortitudo).

Cordon.

Pourpre, liseré blanc, avec les lettres en or : S∴ T∴ D∴ S∴ P∴ D∴ 79e degré ; en bas, est suspendue la baguette.

Temps du travail.

De midi à 7 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle contenant deux triangles.

Sup∴ Conseil des Souv∴ Princes du 80e Degré.

Décoration.

La Loge est une voûte, tenture hyacinthe, éclairée par 12 lampes. Mêmes dispositions que dans les grades précédents.

Titres.

Le Président se nomme Très-Illustre et Très-Grand-Clairvoyant ; les Surv∴, Grands-Clairvoyants ; les autres FF∴, Clairvoyants. Le Cons∴ ne dépasse pas le nombre de 25 FF∴.

Ordre.

Tenir la baguette appuyée sur l'épaule.

Signe.

S'incliner respectueusement devant le Jéhovah.

Attouchement.

Se prendre mutuellement la main, la baiser et dire le mot de passe.

Batterie.

11 coups, par 6, 2, 2 et 1.

Âge.

80 ans.

Marche.

3 pas ordinaires.

Mot de passe.

Hochmah, qu'on prononce Hokmah (sapientia).

Cordon.

Blanc, porté en sautoir avec la baguette d'or au bout.

Tablier.

Blanc.

Temps du travail.

Commencer à l'entrée de la nuit, finir avant le jour.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle coupé par 3 lignes horizontales et 3 perpendiculaires.

[p. 297]

Sup∴ Conseil des Souv∴ Princes du 81e Degré.

Décoration.

La Loge est une voûte, tendue en blanc, éclairée par un chandel∴ à 7 branches. Le surplus comme précédemment.

Titres.

Le Président se nomme Très-Illustre et Grand-Prince ; les Surv∴, Grands-Princes ; les autres FF∴ Souv∴-Princes. Il faut 5 membres pour former le Cons∴, qui ne peut dépasser le nombre de 23.

Ordre.

Porter la baguette sur la bouche.

Signe.

Montrer le ciel de la main gauche, l'autre main sur le côté.

Attouchement.

S'appuyer mutuellement les mains sur les épaules, s'embrasser et se donner le mot.

Batterie.

3 coups égaux.

Âge.

113 ans.

Marche.

5 pas ordinaires.

Mot de passe.

Schalom (pax).

Cordon.

Hyacinthe, avec un triple triangle en or et l'iod ; à la pointe, la baguette d'or.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure hyacinthe.

Temps du travail.

De 10 heures du soir, à la pointe du jour.

Signe hiéroglyphique.

3 cercles concentriques et un point au centre.

16e Classe. — Sup∴ Conseil des Souv∴ Princes du 82e Degré.

Décoration.

La Loge est une voûte carrée, tendue en blanc, trône en rouge, parsemé d'étoiles d'or ; à l'Or∴, comme précédemment. 21 lum∴, y compris le chandelier à 7 branches, à l'orient.

Titres et pouvoirs.

Le M∴ se nomme Très-Illustre et Très-Grand-Président.

[p. 298]

Trois Souv∴-Princes patentés peuvent former un Supr∴-Cons∴, qui ne doit pas excéder le nombre de 21.

Ordre.

Appuyer la baguette sur le bras gauche.

Signe.

Élever la baguette à la hauteur de la tête.

Attouchement.

Se prendre amicalement la main, la gauche sur l'épaule droite, et se donner le mot.

Batterie.

3 coups égaux.

Âge.

105 ans.

Marche.

5 pas ordinaires.

Mot de passe.

Eloah (Deus).

Cordon.

Rouge, portant l'étoile flamb∴ et les lettres S∴ C∴ D∴ S∴ P∴ D∴ 82e degré.

Bijou.

La baguette en or, suspendue au cordon par une faveur blanche.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouge.

Temps du travail.

De 5 heures du soir à 5 heures du matin.

Signe hiéroglyphique.

2 carrés excentriques dans un grand carré, et 3 points au centre.

Souv∴ Grand Tribunal des illustres Souv∴ Princes du 83e Degré.

Décoration.

La Loge est ovale, tenture hyacinthe, trône en blanc ; le surplus comme précédemment.

Titres.

Le Chef se nomme G∴-Président ; les Surv∴, G∴-Juges ; les FF∴, Juges.

Le Tribunal ne peut être composé de plus de 19 membres.

Ordre.

La main sur le cœur.

Signe.

La main droite sur le tablier, et s'incliner 3 fois devant le Jéhovah.

Attouchement.

S'appuyer réciproquement la main droite sur l'épaule gauche, et se donner le mot.

Âge.

206 ans.

Marche.

6 pas lents, dont 3 en rétrogradant.

Mot de passe.

Elohaï (Deus meus).

[p. 299]

Cordon.

Blanc, liseré aurore ; les lettres S∴ G∴ T∴ D∴ I∴ S∴ P∴ D∴ 83e degré, et la baguette en or.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure aurore. On y peint en or une équerre et un compas entrelacés dans une balance ; au centre, les initiales J∴ E∴ (Justice, Équité).

Temps du travail.

De 6 heures du matin à 6 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle contenant une équerre et un compas croisés, à côté, un ovale et une pointe.

Sup∴ Conseil des Souv∴ Princes du 84e Degré.

Décoration.

La Loge est carrée, tenture bleu céleste ; le surplus comme précédemment.

7 lampes éclairent la salle, outre la thamedi du Jéhovah.

Au-dessus de la porte, on lit : SIBIM (vestibule, entrée).

Titre.

Le Président se nomme Très-Ill∴ et Très-Sage G∴-M∴, les Surv∴, G∴-Observateurs.

Le Conseil est complet à 17 membres.

Ordre.

La main ouverte sur le front.

Signe.

Étant à l'ordre, descendre la main sur la baguette.

Réponse.

Montrer le ciel avec la baguette.

Attouchement.

Se presser mutuellement la main droite, et se donner le mot.

Batterie.

21 coups, par 7 fois 3.

Âge.

306 ans.

Marche.

10 pas ordinaires.

Mot de passe.

Alleluia.

Cordon.

Vert, liseré rouge, et les lettres S∴ C∴ D∴ S∴ P∴ D∴, 84e degré, et la baguette en or.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure bleu céleste.

Temps du travail.

De 7 heures du matin à 7 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un triangle dans un carré rayonnant.

[p. 300]

Souv∴ Cons∴ général des Souv∴ Princes du 85e Degré.

Décoration.

La Loge est ronde, tenture aurore. Mêmes dispositions.

24 lum∴ ; 3 chand∴ à 7 branches, et sur l'autel, un à 3 branches.

Titres.

Le Président se nomme Très-Ill∴ et Très-G∴-Puissant. 15 FF∴ complètent le Conseil.

Ordre.

La main droite sur la baguette, puis sur la bouche.

Signe.

Mettre la main droite à son côté.

Attouchement.

Se presser mutuellement la main droite et se donner le mot.

Batterie.

27 coups. par 5, 3, 2, 5, 3, 3, 5 et 1.

Âge.

407 ans.

Marche.

3 pas en s'inclinant.

Parole.

El-Melech (rex fortis).

Cordon.

Violet, liseré blanc ; l'étoile flamboyante et l'iod au bas, la baguette en or.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure violette. Au milieu un livre ouvert ; on y lit : D∴ V∴.

Temps du travail.

De 8 heures du matin à 8 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un cintre avec 3 points, sur un carré, dans lequel sont 2 petits cercles pointés au centre et formant comme un 8.

Supr∴ Conseil des Souv∴ Princes du 86e Degré.

Décoration.

La Loge est une voûte, tenture rouge, parsemée d'étoiles d'or, et les mêmes dispositions. Un chandelier à 27 branches éclaire la salle.

Titres.

Le Président se nomme Très-Ill∴ et Très-G∴-M∴ ; les Surv∴ G∴-Maîtres.

Trois membres suffisent pour former le Conseil, dont le nombre ne doit pas excéder 17.

[p. 301]

Ordre.

La main droite sur l'avant-bras gauche.

Signe.

Lever la main et la laisser tomber sur la cuisse.

Attouchement.

Se poser réciproquement la main sur l'épaule droite et se donner la parole.

Batterie.

7 coups, par 1 et 3 fois 2.

Âge.

408 ans.

Marche.

9 pas ordinaires.

Paroles.

Legolam shech adam. (Voir, ci-dessus, le 77e dégré, pour leur interprétation.)

Cordon.

Rouge, liseré aurore ; sur le devant, l'étoile flamboyante et l'iod.

Tablier.

Blanc, doublure et bordure rouge, au milieu est un triangle avec l'iod.

Temps du travail.

De 9 heures du soir à 9 heures du matin.

Signe hiéroglyphique.

Un point au milieu de 3 carrés dont un finit en triangle avec 2 points.

17e Classe. — Suprême Grand Conseil général des Grands Ministres constituants de l'Ordre, Souv∴ grands Princes du 87e Degré.

Décoration de la Loge.

Il y a 4 chambres : la 1re est la salle des gardes, tendue en rouge et éclairée par 21 lum∴, sur 7 chandeliers à 3 branches.

La 2e est la Chancellerie, tendue en bleu céleste, et éclairée par 39 lum∴, sur 13 chandel∴ à 3 branches.

La 3e est la salle des Finances, tendue en cramoisi, et éclairée par 21 lum∴, sur 7 chand∴ à 3 branches.

La 4e est la salle du Sup∴-Conseil ; elle est carrée, tendue en satin blanc parsemé d'étoiles, franges en or et éclairée par 90 lum∴ : 27 à l'O∴, 21 au midi, 21 au nord, le surplus devant les Officiers.

Le trône est en étoffe ponceau ; au-dessus est une gloire rayonnante et l'iod ; au-dessous, est un triple triangle portant, au milieu, l'œil de la vigilance, avec l'inscription hébraïque : Chi-chalhagedah culam Kedoschim voub'thocham Adonaï (quia omnis multitudo sanctorum est. Nomb., ch. XVI, v. 3.)

[p. 302]

Titres.

Le G∴-Conseil ne peut excéder le nombre de 12 membres, dont voici les fonctions :

1° Un Très-Ill∴-Élu et Très-Grand Président ;

2° 2 Ill∴ et Très-Grands Examinateurs ;

3° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Orateur ;

4° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Chancelier ;

5° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Garde des sceaux et timbres ;

6° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Trésorier ;

7° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Éléemosinaire ;

8° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Garde des archives ;

9° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Économe ou Commissaire Général ;

10° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Expert ;

11° Un Très-Ill∴ et Très-Grand Commandant Général des gardes.

Trois membres suffisent pour ouvrir le Conseil.

Ordre.

Appuyer dans la main gauche la baguette suspendue au cordon.

Signe.

Montrer sa baguette.

Attouchement.

Se prendre les 2 mains et serrer 7 fois la main droite.

En réponse.

Serrer 7 fois la main gauche et s'embrasser en donnant la parole.

Batterie.

7 coups.

Âge.

509 ans.

Marche.

7 pas ordinaires.

Cordon.

Blanc, moiré liseré d'or. Sur le devant, est brodé en or un triple triangle, au centre est l'œil de la vigilance ; le soleil, la lune et les lettres S∴ G∴ C∴ G∴ D∴ G∴ M∴ C∴ D∴ L∴ S∴ G∴ P∴ D∴ 87e degré. Une baguette en or, portant les lettres P∴ S∴, est suspendue au cordon.

Les FF∴ portent aussi sur le côté gauche, en forme de crachat, une étoile flamboyante, portant au centre Élohaï, et autour les lettres G∴ M∴ C∴ D∴ L∴ D∴, 87e degré ; on la suspend par un ruban blanc, liseré de pourpre, où sont les lettres R∴ L∴ G∴ D∴ T∴ L∴ G∴

[p. 303]

Tablier.

Blanc, doublure et bordure pourpre ; autour est peinte la chaîne d'union ; au milieu, est le SIGNE HIÉROGLYPHIQUE ; l'étoile à 4 pointes, renfermant un carré où se trouve un cercle avec un point central. Au-dessus de l'étoile, est l'arbre maçonnique, à 4 branches, dont la tige passe par un des anneaux de la chaîne d'union. Enfin, sur la bavette, est un triple triangle avec l'iod, et, sur les côtés, le soleil et la lune.

Parole.

Ghedol Haghedolim (magus inter magnos).

Les G∴-M∴ constituants de l'ordre, réunis dans le Sup∴-G∴-Conseil Général, sont les chefs de l'administration des 4 ordres de Maçonnerie symb∴, philos∴, mystique et cabalistique.

Séparément, ils représentent l'ordre, partout où ils se trouvent, et leurs décisions doivent être exécutées comme celles du Sup∴-G∴-Conseil.

Les membres ne peuvent s'absenter du lieu du Conseil, sans l'approbation du Président.

Il ne peut y avoir, dans chaque État ou royaume, qu'un seul G∴-Conseil du 87e degré.

Suprême Conseil du 88e Degré.

Ordre.

Prendre la baguette de la main droite.

Signe.

Appuyer la baguette sur le cœur du F∴

Attouchement.

Joindre les 2 baguettes en levant les yeux vers le ciel et se donner la parole.

Batterie.

10 coups, par 9 et 1.

Âge.

510 ans.

Marche.

10 pas ordinaires.

Parole.

Ghibor Gheborim (potens inter potentes).

Temps du travail.

De 10 heures du matin à 5 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un cercle renfermant l'étoile à 4 pointes, ayant au centre un carré contenant un cercle et un point au milieu.

[p. 304]

Suprême Conseil du 89e Degré.

Ordre.

Élever la baguette et les yeux vers le ciel, en signe d'admiration.

Signe.

Étant à l'ordre, baisser la baguette à la hauteur de l'épaule ; étendre le bras droit.

Attouchement.

Quitter la baguette suspendue au cordon, pour toucher un objet et prendre amicalement la main droite du F∴, en se donnant la parole.

Batterie.

10 coups, par 9 et un.

Âge.

511 ans.

Marche.

11 pas ordinaires.

Parole.

Adir, adirim (gloriosus inter gloriosos). El magnificus inter magnificos.

Temps du travail.

De 10 heures du matin à 3 heures du soir.

Signe hiéroglyphique.

Un double cercle renfermant l'étoile à 4 pointes, ayant au centre un carré contenant un cercle et un point au milieu.

Suprême Conseil du 90e et dernier Degré.

Mots.

Ghibor Gheborim. — Adir Adirim. — Gelion Bagelionim (Sublima inter Sublimos).

Signe hiéroglyphique.

Un triple cercle renfermant l'étoile à 4 pointes, ayant au centre un carré contenant un delta rayonnant avec l'iod au milieu.

On trouve, dans l'Orthodoxie Maçonnique, p. 188, le tableau des 24 signes hiéroglyphiques ou caractérisques des 67e au 90e degrés, c'est-à-dire des seuls grades qui appartiennent à ce rite (régime des FF∴ Bedarride¹).

Nous reproduisons les 4 derniers degrés du rite de Misraïm,

1 Les fêtes solennelles de ce Rite sont fixées aux jours mêmes des équinoxes. La 1re fête, celle du printemps, se célèbre sous le nom de Réveil de la nature. La 2e, ou celle de l'automne, est célébrée sous le nom de Repos de la nature.

[p. 305]

apporté du Sup∴-Cons∴ de Naples, par les FF∴ Joly, Gabboria et Garcia. Ils ont été remis aux 5 Commissaires d'examen, lors de la première réunion au G∴-O∴ (Voir ci-dessus), sous le titre d'Arcana arcanorum, que nous leur laissons.

Tout lecteur impartial, qui les comparera, verra combien ces degrés diffèrent de ceux qu'énoncent les FF∴ Bedarride ; ce qui fait supposer qu'ils sont de la composition de Marc Bedarride, qui, n'ayant effectivement été élevé qu'au 77e degré, ne pouvait point connaître les degrés supérieurs. Raison majeure pour laquelle il n'a jamais pu exhiber aucun pouvoir qui l'autorise à établir ce rite.

ARCANA ARCANORUM.

4e Série, 17e Classe, 87e Degré de Misraïm de Naples.

Le Sup∴-Conseil du 87e degré du rite de Misraïm a trois appartements :

Le 1er est tendu en noir ; il représente le chaos et n'est éclairé que par une seule lumière ;

Le 2e est éclairé par 3 lumières ; il est tendu de vert, symbole d'espérance ;

Le 3e est éclairé par 72 bougies avec un Jéhovah dans un transparent, sur le trône et sur la porte d'entrée, signe de la création éternelle et du feu vital de la nature.

Signe.

Élever les mains vers le ciel, les yeux en admiration et en extase, pour rendre grâces au Créateur de se trouver une œuvre pensante de la création.

Attouchement.

Se prendre les mains en croix, en signe d'union éternelle.

Paroles sacrées.

Le demandeur dit : Je suis.

RÉPONSE : Nous sommes.

L'ÂGE est le premier du monde.

Parole de passe.

Celui à qui on la demande dit : Nature.

RÉPONSE : Vérité.

Cordon.

Large ruban violacé, liséré de couleur amarante.

[p. 306]

On y brode les lettres : S∴ G∴ P∴ D∴ S∴ G∴ C∴ D∴ S∴ P∴ D∴ 87e degré.

Batterie.

Un coup.

Signature ou caractéristique.

Une maison carrée de pierre, sur laquelle reposent les bases de 4 triangles ; au centre est un point qui signifie le monde¹.

88e Degré.

Le local du Sup∴-Conseil est ovale, la décoration est vert d'eau.

Un soleil, éclairé à jour, est placé au-dessus du trône du Grand-Président.

Il n'y a point de Surveillants.

Un Grand-Référendaire, faisant fonction d'Orateur, est placé à la droite du Grand-Président, mais au-dessous du trône.

Le Grand-Président ouvre le Conseil en frappant trois coups égaux dans la main, et disant ensuite : Gloire au Tout-Puissant !

Tous les membres du Conseil répètent la même batterie, et disent trois fois : Amen !

Parole sacrée.

Zao, nom de la nature que tous les peuples anciens ont adorée comme le symbole de la divinité.

Parole de passe.

Balbec, nom du plus fameux des temples consacrés en l'honneur de l'Éternel.

SIGNE dit DE RÉFLEXION. Porter la main gauche ouverte au-dessus du sourcil.

Attouchement.

Se prendre les bras, comme dans la chaîne d'union.

Batterie.

Trois coups égaux dans la main.

1 Cet hiéroglyphe figure au centre du grand cachet de l'Ordre qui fut oublié chez le F∴ Ragon par les FF∴ Bedarride qui, n'en comprenant point les emblèmes, ne le réclamèrent pas. Ils se firent un cachet de fantaisie et surchargèrent le caractéristique du 90e degré, nouvelle preuve qu'ils ne possédaient pas ce haut degré. Ne pourrait-il pas s'ensuivre que leurs caractéristiques pour les degrés 67 à 90, reproduits dans l'Orthodoxie maçonnique, p. 188, sont inexacts et ne méritent aucune confiance ?

[p. 307]

Décors.

Les membres du Conseil portent un manteau azur, avec un large cordon de même couleur, sur lequel sont brodées les lettres S∴ P∴ D∴ S∴ C∴ G∴ D∴ 88e degré.

89e Degré.

On donne dans ce grade, qu'on peut appeler le dernier de la Maçonnerie de Misraim, une explication développée des rapports de l'homme avec la divinité, par la médiation des esprits célestes¹.

Ce grade, le plus étonnant et le plus sublime de tous, exige la plus grande force d'esprit, la plus grande pureté de mœurs et la loi la plus absolue.

La plus légère indiscrétion de la part d'initiés est un crime dont les conséquences peuvent être les plus terribles.

Parole sacrée.

Jéhovah.

Parole de passe.

Uriel (feu de Dieu), nom d'un des chefs de légions célestes, qui, dit on, se communiquent plus facilement aux hommes.

SIGNE dit D'INTRÉPIDITÉ. Se toucher réciproquement le cœur. Il n'y a point d'autre attouchement.

PAROLE D'ORDRE Mon cœur ne tremble point.

Batterie.

Point.

Applaudissements.

Sept coups égaux dans la main.

Décors.

Manteau blanc ; large cordon couleur de feu, bordé de noir, sur lequel sont brodées en or les lettres S∴ G∴ P∴ D∴ S∴ C∴ G∴ D∴ 89e degré.

1 Cette explication et les développements des degrés 87, 88 et 89, qui forment tout le système philosophique du vrai rite de Misraïm ; lequel satisfait l'esprit de tout maçon instruit, tandis que ces mêmes degrés, chez les FF∴ Bedarride, sont une dérision frauduleuse née de leur ignorance, étaient renfermés dans la cassette perdue en mer (V. ci-dessus, p. 237). Nous les regrettons pour l'histoire scientifique de cêtte maçonnerie gigantesque, qui, réellement, n'a que ses quatre derniers degrés de Naples.

[p. 308]

90e et dernier Degré.

Le Consistoire du 90e degré s'assemble dans une salle ronde, où se trouvent représentés l'univers, la terre et les mondes.

Les travaux s'ouvrent par cette parole : PAIX AUX HOMMES. Elle démontre le désir ardent qu'on a de faire de tous les hommes autant de prosélytes de la raison et de la vraie lumière ; ce qui se trouve symbolisé, dans tous les grades, par l'étoile flamboyante.

Le mot de passe est SOPHIA, qui signifie sagesse.

La parole sacrée est ISIS, à laquelle l'autre F∴ répond : OSIRIS, qui est le grand emblème de l'univers.

Il n'y a ni signe, ni attouchement, ni batterie (ce degré n'étant qu'administratif et honorifique).

Combattre et éclairer les ennemis des sectateurs de la vertu est l'objet de ce degré.

Les travaux finissent par les mêmes paroles qui les ont ouverts : PAIX AUX HOMMES ; et au lieu de batterie et d'applaudissements, tous les FF∴ disent : Fiat ! fiat ! fiat !

NOTA. Le caractéristique du 90e degré de Naples diffère de celui qu'inventèrent les FF∴ Bedarride, à Paris, qui, sans doute, en ignoraient la figure que nous avons conservée.

[p. 309]

Rite de Memphis, dit oriental

[p. 309]

Le rite judaïque, dit égyptien de Misraïm, collection bizarre de grades non égyptiens, semble avoir inspiré les FF∴ Marconis et Mouttet, qui ont essayé d'instituer, en 1839, à Paris, puis à Marseille et à Bruxelles, un nouveau rite dit de MEMPHIS, composé d'abord de 91 degrés, dont la nomenclature et les statuts se trouvent dans une brochure in-12 de 240 pages, que ces FF∴ ont publiée la même année, sous le titre de l'Hiérophante. Dans cette brochure, il est dit, p. 6, que le rite de Memphis reconnaît pour fondateurs immédiats les Chevaliers de la Palestine ou FF∴ Rose-Croix d'Orient.

Quoi qu'il en soit, les auteurs, dans un nouveau livre ayant pour titre le Sanctuaire, imprimé depuis, ont ajouté à ce rite déjà monstrueux, un 92e grade; ils ont modifié leurs première et seconde nomenclatures, la troisième s'élève à 95 degrés. Nous reproduisons la 2e liste, pour les Maçons curieux que ces sortes de collections intéressent.

1re SÉRIE. « Elle comprend du 1er au 34e degré. Elle enseigne » la morale, donne l'explication des symboles, dispose les adeptes

[p. 310]

» à la philanthropie et leur fait connaître la première partie historique de l'ordre. »

1re CLASSE.

1. Apprenti.

2. Compagnon.

3. Maître.

4. M∴-Discret.

5. M∴-Arch∴ (M∴ Parf∴).

6. Secr∴-Intime ou Subl∴-M∴

7. Prévôt et Juge ou Prévôt Juste.

8. Chev∴ des Élus (intendants des bâtiments).

9. M∴-Élu des Neuf.

10. Illust∴-Éln des Quinze.

11. Subl∴-Chev∴-Élu.

12. Chev∴-G∴-M∴-Architecte.

13. Chev∴-Royale-Arche¹.

2e CLASSE.

14. Chev∴ de la Voûte-Sacrée.

15. Chev∴ de l'Épée (ou d'Orient).

16. Chev∴ de Jérusalem (Prince de Jérusalem).

17. Chev∴ Pr∴ d'Orient et d'Occident.

18. Chev∴ Pr∴ de Rose-Croix.

19. Prince d'Occident.

20. Chev∴-G∴-M∴ du temple de la Sagesse (V∴-G∴-M∴ de toutes les LL∴).

21. M∴ de la Clef de la Maçonn∴

22. Chev∴ Noachite ou de la Tour.

23. Id. Royale-Hache (Chev∴ du Liban).

24. Id. du Tabernacle.

25. Id. de l'Aigle-Rouge (Prince du Tabernacle).

1 La plupart de ces grades ont des variantes étrangères aux vrais grades. Pourquoi, lorsqu'on pille un rite, en altérer les moyens de reconnaissance, comme si la mémoire n'avait pas déjà assez à retenir ?

[p. 311]

26. Chev∴ du Serpent d'Airain.

27. Id. de la Cité Sainte (Prince de Merci).

3e CLASSE.

28. Id. du Tabernacle.

29. Id. de Joyan ou du Soleil.

30. Id. de Saint-André.

31. Id. G∴-Kadosch, S∴-G∴-Inspecteur.

32. G∴-Inquisit∴-Commandeur.

33. S∴-P∴ du Royal-Mystère (Secret).

34. Chev∴ G∴-Inspecteur¹.

35. G∴-Comm∴ du Temple.

2e SÉRIE. « Elle comprend du 36e² au 68e degré. Elle enseigne les sciences naturelles, la philosophie de l'histoire, et » elle explique le mythe poétique de l'antiquité. Son but est de » provoquer à la recherche des causes et des origines, et de développer le sens humanitaire et sympathique. »

4e CLASSE.

36. Chev∴ Philalèthe.

37. Docteur des Planisphères.

38. Sage Sivaïste.

39. Prince du Zodiaque.

40. Subl∴-Philosophe hermétique.

41. Chev∴ des 7 Étoiles.

42. Chev∴ de l'Arc-en-Ciel aux 7 couleurs.

43. Sup∴-Comm∴ des Astres.

44. Subl∴-Pontife d'Isis.

45. Roi pasteur des Hutz.

46. Prince de la Colline Sacrée.

47. Sage des Pyramides.

1 On voit qu'à de légères variantes près dans les titres, ces degrés sont ceux du régime écossais et nous allons retrouver dans les degrés suivants des grades connus, mais non-orientaux.

2 Que devient donc le 35e degré que ne comprend aucune série?

[p. 312]

5e CLASSE.

48. Philosophe de la Samothrace.

49. Titan du Caucase.

50. Enfant de la Lyre.

51. Chev∴ du Phénix.

52. Sublime-Scade.

53. Chev∴ du Sphinx.

54. Chev∴ du Pélican.

55. Subl∴-Sage du Labyrinthe.

56. Pontife de la Cadmée.

57. Subl∴-Mage.

58. Prince Brahmane.

59. Pontife de l'Ogygie.

60. Chev∴ Scandinave.

61. Chev∴ du temple de la Vérité.

6e CLASSE.

62. Sage d'Héliopolis.

63. Pontife de Mithra.

64. Gardien du Sanctuaire.

65. Prince de la Vérité.

66. Sublime-Kavi.

67. Mouni Très-Sage.

68. G∴-Archit∴ de la Cité mystérieuse.

3e SÉRIE. « Elle comprend du 69e au 92e degré. Elle fait connaître le complément de la partie historique de l'ordre; elle » s'occupe de haute philosophie, étudie le mythe religieux des » différents âges de l'humanité, et admet les études philosophiques les plus hardies.

69.¹ Subl∴-P∴ de la Courtine Sacrée.

70. Interprète des Hiéroglyphes.

71. Docteur orphique.

1 Ainsi, la 6e classe appartient à deux séries !

[p. 313]

72. Gardien des trois feux.

73. Gardien du nom incommunicable.

74. Sup∴-M∴ de la Sagesse.

75. S∴-P∴ des Secrets de l'ordre.

7e CLASSE.

76. S∴-G∴-M∴ des mystères.

77. S∴-M∴ du Sloka.

78. Docteur du Feu sacré.

79. Docteur des Védas sacrés.

80. Subl∴-Chev∴ de la Toison-d'Or.

81. Id. du Triangle lumineux.

82. Id. du Sadah redoutable.

83. Id. Thésophe.

84. S∴-G∴-Inspecteur de l'ordre.

85. G∴-Défenseur de l'ordre.

86. Subl∴-M∴ de l'Anneau lumineux.

87. G∴-Régulateur Général de l'ordre.

88. Subl∴-P∴ de la Maçonnerie.

89. Subl∴-M∴ du G∴-OEuvre.

90. Subl∴-Chev∴ du Knef.

91. Souv∴-P∴ de Memphis, chef du gouvernement de l'ordre.

92. Souv∴-P∴ des Mages du Sanctuaire de Memphis.

L'ordre ne fait payer que les SEPT premiers degrés. Les autres, jusqu'au 92e, sont accordés au mérite et donnés gratis.

Il accueille à leurs grades correspondants les Maçons de tous les rites.

Ce rite, comme celui de l'Écossisme, a le tort de considérer la Maçonnerie comme un culte; bien pour la Maçonnerie Templière, qui n'a jamais été la véritable.

Les Memphisiens célèbrent une fête d'ordre par an, à l'équinoxe du printemps, sous le nom de Réveil de la nature, comme les Misraïmites.

Le banquet est obligatoire; il se tient au grade d'Apprenti écossais. Il y a SEPT santés d'obligation. Les noms symboliques

[p. 314]

des ustensiles de table sont comme aux rites écossais et français.

Décorations.

L'ordre de Memphis a TROIS grandes décorations légionnaires et une symbolique.

1re. La Grande-Étoile de Syrius ;

2e. La décoration de la Légion des Chev∴ d'Éleusis ;

3e. La décoration de la Légion du Sadah redoutable.

Décoration symbolique. Celle de la Toison-d'Or.

Gouvernement de l'ordre.

Il est régi par CINQ Conseils suprêmes :

1er. Le SANCTUAIRE, où se trouve l'Arche vénérée des traditions ;

2e. Le TEMPLE MYSTIQUE, grand empire des Souv∴-P∴ de Memphis;

3e. Le COLLÈGE LITURGIQUE ;

4e. Le Souv∴-GRAND-CONSISTOIRE GÉNÉRAL des Subl∴-P∴ de la Maçonnerie;

5e. Et le Suprême GRAND-TRIBUNAL des G∴-Défenseurs de l'ordre.

Observation.

Ce rite a encore subi, depuis 1839, de grandes modifications ; elles sont indiquées, ainsi que sa véritable origine et ses règlements, dans une notice bien faite du F∴ Léon Jaybert, insérée dans le Bulletin du G∴-O∴, n° de mars 1858, p. 15.

[p. 315]

MODÈLE DE DIPLOME.

Un rayon divin apprend au Maçon que, pour percer la nuit des temps, il faut ouvrir le livre des révélations.

Il dit qu'en créant l'homme, Dieu lui donna la lumière et lui imposa des devoirs.

A LA △ GLOIRE du Sublime Architecte des Mondes.

L'œil humain, aidé de la lumière et de la vérité, pénètre les profondeurs des hauts mystères.

Pitié pour l'infortune.

Honneur au courage.

AU NOM DU GRAND HIÉROPHANTE,

A tous les Maçons répandus dans les deux hémisphères,

SALUT, AMITIÉ, FRATERNITÉ;

A toutes les Loges, Chapitres, Aréopages, Sénats, Conseils travaillant notre rite antique et primitif,

Union, prospérité, courage, force, tolérance.

Nous, grand Hiérophante, Souverain Pontife, Grand-Maître de la Lumière et Membres composant le Grand Empire de l'Ordre maçonnique de Memphis, FAISONS SAVOIR que le T∴ C∴ F∴ possède du au degré, et qu'en cette qualité, il fait partie de

EN CONSÉQUENCE, nous invitons et prions, en vertu des pouvoirs suprêmes dont nous sommes revêtus en nos susdites qualités, toutes les Loges, Chapitres, Sénats et Conseils de reconnaitre en sa qualité notre très-cher F∴ de l'accueillir fraternellement et de lui prêter aide et protection au besoin, désirant qu'il jouisse des droits et prérogatives qui lui sont accordés par les Statuts généraux de l'Ordre.

Ouvrez-vous en sa présence, portiques de nos temples ! Orient vénéré, jette tes plus éclatantes splendeurs ! que les étoiles du firmament, en nombre sacré et dans un ordre mystérieux, viennent à sa rencontre ! que l'harmonie céleste célèbre sa venue ! que l'étendard déroule devant lui ses plis glorieux et que notre frère pénètre dans le temple environné des suprêmes honneurs dus à son éminente dignité !

Fait dans le Sanctuaire où repose l'Arche vénérée des traditions, lieu éclairé d'un rayon divin, où règnent la paix, la vertu, la science et la plénitude de tous les biens.

Vallée de Paris, le e jour du mois 58...

(Comment peut-on trouver, au milieu du xixe siècle, des mains assez courageuses pour signer sérieusement de pareilles choses ?)

[p. 316]

Société secrète des Pèlerins

[p. 316]

Le journal le Constitutionnel du 4 septembre 1825, contenait l'article suivant, sous la rubrique de Lyon :

« Un cordonnier prussien, âgé de 30 ans, homme très-valide, et affublé d'un costume de pèlerin, a été arrêté mendiant dans la ville de Lyon. Il montrait, aux personnes qui le désiraient, un catéchisme imprimé de sa confrérie, dont nous croyons devoir transcrire les principales questions :

» D. Êtes-vous Pèlerin?

» R. Oui, confrère.

» D. Quel âge avez-vous?

» R. 5 ans; Syndic, 10 ans; Couronnes, 15 ans; Boursier, 20 ans ; grand Syndic, 25 ans.

» D. Quel est le signe d'un Pèlerin ?

» R. C'est le signe de la croix.

» D. A quoi connaitrai-je que vous étes Pèlerin?

» R. A mes signes et à mes marques dont je suis porteur.

» D. Que signifient vos marques?

» R. Vertu, sagesse, probité et compostelle.

» D. Donnez-moi le signe secret des vrais Pèlerins?

» R. (On le fait comme on l'a appris).

» D. Quel est le mot sacré du Pèlerin?

» R. Confrère, on ne m'a pas permis de le dire, dites-moi le premie mot, je vous dirai le deuxième.

» D. Qui vous a fait Pèlerin?

» R. C'est Dieu.

» M. le maire a envoyé cet étranger à la maison d'arrêt, comme trompant, sous un costume religieux, la charité publique. »

[p. 317]

Notice et documents sur les Carbonari, les Calderari, les Communeros

[p. 317]

« CARBONARI¹, nom pluriel italien (au singulier Carbonaro, charbonnier), désignait, sous la Restauration, les affiliés à une société secrète dont le but était le renversement de la monarchie. L'association des Carbonari tire son origine d'Italie; dès 1819, la Corse comptait bon nombre d'associés. Le gouvernement de Louis XVIII connut la formation de cette société; mais, comme les Carbonari étaient alors peu nombreux, il crut plus sage de les tolérer que de les poursuivre. Une circulaire du ministre d'alors portait que des poursuites décèleraient une crainte que de pareilles sociétés ne peuvent inspirer. Après les insurrections qui éclatèrent à Naples et en Piémont, et où la Charbonnerie montra sa force, Dugied introduisit cette société en France. Le 1er mai 1821, Bazard, Buchez, Guinard, Corcelles fils, Flottard, Sautelet

1 OBSERVATION. On a vu (p. 85, art. Carbonaria) que la Charbonnerie a donné naissance à la Fenderie. C'est de ces deux institutions que se sont formées la plupart des sociétés secrètes et politiques de ces derniers temps, lesquelles n'ont pas été sans influence sur les événements européens. Nous en donnons, dans le Rituel de la maçonnerie forestière, une analyse pareille à celle qui suit.

[p. 318]

et Caïrol en prirent la direction. Peu nombreuse à son début, la Charbonnerie se répandit rapidement dans toute la France. Elle comptait, dans son sein, les hommes les plus influents de l'opposition d'alors : Dupont (de l'Eure), d'Argenson, Corcelles, Beau-Séjour, Schonen, Lafayette, Kœchlin, tous députés; Mauguin, Barthe, Mérilhou, Cabet, Trélat, Degeorges, Cauchois-Lemaire, Arnold Scheffer, etc., en faisaient également partie.

» Les Carbonari se divisaient en plusieurs groupes appelés ventes; il y avait des ventes particulières, des ventes centrales, de hantes ventes, et enfin une vente suprême, dont les membres étaient inconnus, et qui formaient une espèce de gouvernement provisoire. Les ventes particulières étaient le premier échelon de la Charbonnerie; on ne pouvait être admis que sur la présentation d'un nombre déterminé de Carbonari, qui répondaient du patriotisme du récipiendaire. Le nouvel affilié jurait, sur un poignard, haine à la royauté. Chaque vente se composait de moins de vingt associés, dont un était président, un autre censeur, un troisième député. Les censeurs étaient chargés de surveiller les ventes secondaires; les députés, au contraire, communiquaient avec les ventes supérieures; dix de ces députés formaient une vente centrale. De cette manière, les ventes particulières n'étaient reliées aux ventes centrales que par le censeur, tandis que les ventes centrales correspondaient avec la haute vente par l'intermédiaire des députés. Cette organisation assurait aux Carbonari la possibilité de déjouer les efforts de la police ; en outre, les affiliés promettaient, sous la foi du serment, de ne jamais chercher à pénétrer d'une vente dans une autre. Quand un membre de la Charbonnerie manquait à son serment, il était condamné à mort. Les députés et les censeurs communiquaient l'unité d'action et de pensée à toute la Charbonnerie. Les Carbonari conservaient de la Francmaçonnerie, d'où ils découlaient, les mots d'ordre, les mots de passe, les mots sacrés, les saluts, les signes de reconnaissance, enfin, les rites des enfants de Salomon¹; c'était là le côté mystique de la société.

1 La rédaction de ce passage prouve évidemment que l'auteur de cet article est tout à fait étranger à la Francmaçonnerie.

[p. 319]

» A côté de cette Charbonnerie civile que nous venons de tracer, il existait encore une organisation purement militaire et qui était divisée en légions, cohortes, centuries et manipules. Quand la Charbonnerie se réunissait, soit pour traiter des intérêts locaux, soit pour discuter sur les choses politiques, la partie militaire était considérée comme non avenue; quand, au contraire, on était à la veille d'une insurrection et qu'on se réunissait en armes, le côté civil disparaissait.

» Le but des Carbonari était indéterminé; mais la pensée avérée et reconnue de tous, était la destruction des rois et l'appel au peuple pour la création d'un nouvel ordre de choses. Tout Carbonaro devait avoir un fusil et cinquante cartouches; les récipiendaires versaient à la caisse de la société 5 francs le jour de leur réception, et 1 franc par mois pour leur cotisation.

» Les Carbonari se multiplièrent rapidement en France : dès 1821, trente-cinq préfets avaient annoncé la formation de sociétés de Carbonari organisées sur divers points de leur département; dans l'année 1822, on comptait déjà 60,000 Charbonniers. Dans les principales villes de France : à Poitiers, à Niort, à Colmar, à Nantes, à Béfort, à Bordeaux, à Toulouse, les Carbonari étaient préparés pour un mouvement insurrectionnel. Le moment d'agir étant enfin arrivé, l'ordre partit de la vente suprême : on se mit en marche sur Béfort; mais à peine le mouvement éclatait dans cette ville, qu'il était comprimé par suite de la trahison de quelques affidés. Les Carbonari ne se relevèrent pas de ce premier échec. « La Charbonnerie, dit Louis Blanc, ne fit plus, depuis, » que se traîner dans le sang de ses martyrs. Le gouvernement » organisa contre elle un vaste et hideux système de provoca- » tions. Berton¹, cœur indomptable, avait refusé l'hospitalité » qui l'attendait sur une terre étrangère. Il rentre dans la lice, » et, trahi par Wolfel, il meurt sans s'étonner, sans se plaindre,

1 BERTON (J.-B., baron), général, chef d'un complot contre les Bourbons, est né à Francheval, près Sédan, en 1760, condamné à mort par la cour royale de Poitiers, il fut exécuté en 1822. Son arrestation et son procès présentèrent les circonstances les plus odieuses d'arbitraire et d'illégalité. (Biographie portative univ.)

[p. 320]

» en homme depuis longtemps convaincu que sa vie appartient » au bourreau. Parmi ses compagnons d'infortune, deux deman- » dent grâce, mais Saugé pousse, sur l'échafaud, le cri de Vive » la République! comme une prophétie vengeresse; et Caffé, pré- » venant ses ennemis, s'ouvre les veines et meurt à la manière » antique. Caron¹ est condamné au supplice; on lui refuse la » douceur amère d'embrasser, avant de dire adieu à la vie, sa » femme et ses enfants; il meurt comme était mort le maréchal » Ney. Le courage me manque pour aller plus loin et pour vous » suivre jusqu'à cette place de Grève, où vos têtes roulèrent » après qu'aux yeux d'une foule attendrie, vos âmes se furent » réunies dans un suprême embrassement, ô Bories¹, et vous, » dignes compagnons de ce jeune homme immortel! La Restau- » ration attaquée, avait certainement le droit de se défendre, » mais non de se défendre par le guet-apens; car c'était faire de » la peine de mort un assassinat. » (J.-B. Soulart, art. du Dict. Universel.)

NOTA. Ce qu'il y a de fort curieux, c'est que les Carbonari ont invoqué, en leur faveur, un bref pontifical d'approbation, que Pie VII, qui, en août 1814, n'avait plus besoin de pareils auxiliaires, eut bien soin, dans son édit du 15 août, de déclarer faux et controuvé.

1 CARON (Augustin-Jos.), lieuten.-colonel de dragons, né en 1773. Il fut arrêté en 1822, après avoir déjà subi nne 1re accusation en 1820, comme chef d'un complot ayant pour but de mettre sur le trône Napoléon II. Il fut condamné à mort et fusillé à Colmar. La prétendue conspiration dans laquelle on l'impliqua avait été organisée par la police. (Idem.)

2 BORIES, sergent-major du 45e de ligne, né à Villefranche (Aveyron), en 1795, exécuté en 1822, comme complice de la conspiration de la Rochelle contre les Bourbons.

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SUR LES CALDERARI (CHAUDRONNIERS).

« Nom d'une société politique italienne, qui affectait d'être secrète, et qui combattait les Carbonari. La société des Calderari date de 1813; elle fut composée, dès son origine, d'un grand nombre d'individus exclus des Carbonari. Après le retour de Ferdinand à Naples, son ministre de la police favorisa les Calderari pour combattre, par leur moyen, avec plus d'énergie, le Carbonarisme¹. Il leur donna une nouvelle organisation, les classa en curies sous la surveillance d'une curie centrale : il y avait une de ces curies dans chaque province napolitaine, et les sociétaires portaient le nom de Calderari del contrapeso. Ils défendaient, avant tout, la cause du royalisme, et se recrutaient parmi les hommes les plus avilis par le fanatisme bigot et l'absolutisme bourbonnien. Ils ne furent, avant comme après la Restauration des Bourbons de Naples, que la continuation des partis enrôlés, en 1799, par le cardinal Ruffo. » (Diction. univer.)

DES CARBONARI ET DES CALDERARI.

« L'effet des associations secrètes en Italie a été de faire entendre ces mots que l'on y prescrit aujourd'hui : Liberté, égalité des droits, régime constitutionnel.

» L'Europe attentive a vu les résultats et n'a pas, du moins généralement, connu les causes. Dans l'association des Carbonari et des Calderari, dévoilée par des documents publiés dans le temps, on découvre les sources secrètes d'où sortent les révo-

1 « Les Carbonari soutenaient, dit-on, le régime impérial établi par les Français. » (Dict. de N. Landais.)

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lutions qui changent les institutions des peuples et renversent à la fin le despotisme.

» Les Carbonari et les Calderari (charbonniers et chaudronniers), sont deux sociétés secrètes, autrefois distinctes et opposées, mais réunies pendant 1830. Leur origine est commune; leurs principes sont politiques et religieux.

» Les membres promettent fidélité et obéissance aux lois, respect à ceux qui administrent équitablement la justice, haine à la tyrannie, à laquelle ils attribuent la mort de Jésus-Christ.

» Le commerce du charbon a fourni les mots symboliques des Carbonari. La Carbonaria est le nom de la société; Barrache, le nom donné aux réunions.

» Sont membres de la société, non-seulement les hommes du peuple, mais encore les nobles et les prêtres. On y voyait le grand seigneur, le magistrat, le bourgeois, le paysan, le soldat, le marin, le lazzarone, etc.

» L'institution a pour but de purger les Apennins des loups rapaces. Par loups rapaces, on entend les oppresseurs du peuple et tous les délégués du pouvoir qui se rendent coupables d'actes arbitraires.

» On voit régner dans les Barraches la liberté et l'égalité évan- » géliques. On pourrait, dit-on, citer des juges, des intendants, » des commissaires et des syndics, qui, depuis leur initiation, se » sont montrés des modèles de justice, de courage et de bienfai- » sance. L'Abruzze et la Calabre ont été témoins des plus éton- » nantes conversions dans ce genre : des bandits qui infestaient » les montagnes, ont quitté le tromblon pour la béche, tant ils » avaient été édifiés par la parole sacrée. »

« En 1812, la reine Caroline, femme de Ferdinand IV, qui, en 1773, s'était montrée la généreuse protectrice des Francmaçons persécutés à Naples, fonda les Carbonari. Son but était de renverser le gouvernement de Joachim Murat. Elle ne recueillit pas le fruit de ses soins. Ses intrigues politiques, l'exécration qu'avaient inspirée à ses anciens sujets les crimes de ses partisans, en 1797 et 1799, lui ravirent la popularité qu'elle avait espérée et elle se retira à Constantinople.

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» Le roi Joachim ne sut pas profiter habilement de sa position, des fautes de la reine, de l'horreur que les partisans de cette princessé se plaisaient isolément à entretenir. Au lieu de s'attacher tous les Carbonari, il les divisa par une réforme mal conçue et mal exécutée. Après la funeste bataille de Leipzig, il créa les Calderari.

» Maladresse et peur lui ravirent les deux fractions de la Société. Elles payèrent à leur tour leur défection.

» Après la mort de Joachim, Ferdinand confia le ministère de la police au prince Canosa, son compagnon d'exil; celui-ci fonda, sous le titre de : Associazione del Calderari del contrapeso, une contre-partie des deux sociétés, où il admit des hommes dévoués, entre autres, les Carbonari et Calderari qui avaient des antécédents de pur royalisme et qu'il avait achetés par de l'or et des promesses; les autres, ainsi que les Francmaçons, furent proscrits. Ferdinand lui-même s'effraya des partisans de son ministre; il l'exila et proscrivit, sans distinction, toutes les anciennes sociétés secrètes.

» Nous terminons cet aperçu en transcrivant textuellement cette partie des documents historiques qui ont été publiés.

» Les Carbonari, alarmés des persécutions qui les menaçaient, » resserrèrent plus fortement les liens qui les unissaient les uns » aux autres, et firent le serment de se défendre jusqu'à l'extré- » mité : jamais serment ne fut plus respecté. Depuis cette époque, » les Calderari sont restés tranquilles; leur nombre même a » diminué, tandis que les Carbonari, après avoir introduit des » améliorations dans leur société, l'ont vu s'accroître indéfini- » ment; on en comptait près de 300,000 dans les royaumes de » Naples et de Sicile, mais principalement dans les Calabres et » dans les Abruzzes. Ils se sont étendus rapidement dans toute » l'Italie, et l'on en trouve quelques-uns en Espagne, en Alle- » magne et en France. » (Code des Francmaçons, par Bazot.)

ESPÈCES DE CARBONARI ESPAGNOLS.

Les Enfants de Padille (Padilla).

Les Fils de la Veuve.

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Ces sociétés qui n'avaient qu'un but, la liberté, succédèrent à la fermeture des Loges espagnoles, à la restauration du roi Ferdinand, et apparurent des Pyrénées au fond de l'Andalousie en 1815, époque à laquelle les sociétés secrètes commençaient à faire sentir leur action en France.

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Sectes politiques en Italie

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« Les mouvements politiques qui ont eu lieu dans l'Italie depuis trente ans, ont été l'œuvre du Carbonarisme et de la Jeune-Italie. Ces deux sectes se sont fondues dans une association qui porte le nom d'Italie réunie. C'est à cette association qu'il paraît réservé, tôt ou tard, de tenter une levée de boucliers. Cette association secrète qui s'identifie avec le Carbonarisme de la Jeune-Italie, a pour but le renversement des trônes et de toute l'influence étrangère. Elle veut établir l'unité italienne, rendre l'Italie forte et indépendante et la purger de tout élément hétérogène. Elle est divisée en Cercles. Chaque Cercle compte 40 membres au plus. Chaque Cercle a un Président, 4 Conseillers, un Questeur et un Maître. Tous les autres membres se nomment associés. Il y a 5 degrés de Cercle : le Grand-Conseil, le Cercle Général, le Cercle provincial, le Cercle de district et le Cercle de commune.

» Tous les membres de l'association se divisent en 3 ordres, savoir : 1° Adeptes réunis ou simples Unitariens; 2° les Présidents et les Conseillers des divers cercles; 3° les Grands Unitariens ou membres du Grand-Cercle et Présidents du Cercle Général; les Grands-Unitariens connaissent seuls le but de la société et sont informés des moyens d'action violents qu'il s'agit d'employer. La

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société a 3 mots d'ordre secrets: les associés en savent un, les Unitaires deux et les Grands-Unitariens connaissent les trois. Le Grand-Conseil, comme pouvoir suprême et absolu, se compose de sept Grands-Unitariens. Chaque membre doit obéissance passive et aveugle à ses ordres. Il y a huit cercles généraux : à Rome, à Turin, à Milan, à Venise, à Florence, à Naples, à Palerme et à Cagliari. Un Grand-Unitarien a la présidence.

» En ce qui concerne les Cercles provinciaux et de districts, ils peuvent conserver les divisions territoriales actuelles. Les cotisations sont recueillies après chaque séance de Cercle par le Questeur. Le denier de l'ouvrier a le même prix que la pièce d'or du riche. Une partie des recettes est employée, par chaque Cercle, pour ses dépenses; le reste est envoyé au Grand-Cercle, lequel décide des grandes affaires qui exigent les grands moyens. Les Unitaires ont le droit de recevoir des adeptes.

» Chaque associé peut proposer des candidats. On cherche surtout à faire de la propagande parmi les militaires; et les distinctions les plus grandes leur sont offertes. On prend aussi des ouvriers et des personnes de classes inférieures. S'ils possèdent les connaissances nécessaires, ils doivent obtenir la préférence pour le rang d'Unitarien. Ils peuvent eux-mêmes organiser un Cercle dont ils sont les Présidents. Il faut que chaque candidat subisse un examen sévère. Après l'avoir passé et avoir prêté serment, il reçoit le mot d'ordre, les insignes et la médaille. La désobéissance et la violation de secret sont punies de mort. Chaque membre a le droit d'exiger protection et secours. Si un adepte pauvre meurt, l'association se charge de ses enfants, surtout s'il meurt pour la sainte cause de la liberté. Tous les trois mois on remet au Grand-Conseil des listes exactes de tous les membres de la société. Ces listes, qui sont secrètes, doivent contenir des renseignements sur l'état, les relations de famille, la fortune, la capacité, l'âge, l'influence et les rapports sociaux de chaque adepte. Chaque Grand-Unitaire est muni d'instructions secrètes pour pouvoir résoudre tous les doutes et aplanir toutes les difficultés. » (Constitutionnel du 18 juin 1852, qui l'a extrait de la Gazette d'Augsbourg.)

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Des Communeros espagnols

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La société des COMMUNEROS fut fondée, en 1820, par des FF∴ dissidents, aux yeux desquels les bases sociales et philanthropiques de la Maçonnerie paraissaient insuffisantes. Son nom fut emprunté à la grande ligue des Communes (villes de Castille), formée en 1520 par don Juan de Padilla, l'un des plus ardents défenseurs du parti national révolté contre Charles-Quint. Cette société est une branche des Vengadores de Alibaud (les vengeurs d'Alibaud). Les doctrines des nouveaux Communeros sont d'un caractère des plus exaltés, surtout si l'on en juge par ce serment que prêtent les récipiendaires :

» Je jure de mettre à mort quiconque me sera désigné comme » traître par la société, et si je manque d'accomplir cette pro- » messe, que ma tête tombe sous la hache, que mes restes soient » consumés par le feu et mes cendres jetées au vent. »

Peu de temps après sa fondation, la société comptait plus de quarante mille membres de toutes classes, parmi lesquels se trouvaient des femmes, dont le nombre était assez grand pour former des sociétés distinctes.

On assure que l'Infant don François de Paule, oncle de la reine Isabelle II (année 1847), appartient à cette société.

SOCIÉTÉ UNIE POUR LA PROPAGATION DE LA VERTU OU AMIS DE LA VERTU.

» L'influence que la domination française exerçait au commencement du XIXe siècle, sur l'Europe entière, inspira aux peuples de l'Allemagne, qui ne se laissaient ni éblouir ni intimider par

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Tugend-Bund

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les armes et par la politique de l'Empereur des Français, un sentiment patriotique qui devint plus vif à mesure que la fierté germanique était humiliée. Ce sentiment se fortifiait en silence, et il fut bientôt, pour des esprits méditatifs, une espèce de culte secret qui réagissait non-seulement sur l'esprit des amis de l'indépendance nationale, mais encore sur celui de la nation entière.

» Un philosophe allemand osa le premier paraître dans cette arène effrayante, où le danger était à chaque pas. L'ouvrage que publia, en 1806, le professeur Arndt, sous le titre de l'Esprit du temps, concourut puissamment à faire éclater l'enthousiasme patriotique. Toutefois, l'ouvrage n'eut pas d'abord le succès général que son auteur s'en était promis. L'auteur lui-même, effrayé de son audace, prit la fuite et se réfugia en Suède.

» Mais comme il était le chef de la Société unie pour la propagation de la Vertu (TUGEND-BUND) ou Amis de la Vertu, qui comptait parmi ses membres le fougueux Blücher, depuis prince de Wahlstadt et feld-maréchal prussien, il entretint une correspondance avec la société, qui opéra bientôt des mouvements extraordinaires sur l'esprit public. L'Allemagne se réunit à vingt peuples que la trahison et la funeste campagne de Russie, en 1812, rendirent audacieux, insolents et avides. Ils le furent impunément. Des traîtres domestiques avaient blessé le lion au cœur.

» Cette société secrète ranima, il est vrai, dans l'âme des Germains, la vive et sainte affection que chaque peuple porte au sol où il est attaché; mais elle ne produisit pas cet effet salutaire qui régénère les nations, rétablit les droits des citoyens et fait triompher les idées libérales, filles immortelles de l'esprit humain. Et cependant, cette société, toute hostile contre la France, autorisée et protégée par le gouvernement, en 1813, comme patriotique, fut persécutée après la guerre et le succès, comme constitutionnelle, autrement démagogique. Elle fut un fruit salutaire dont on exprima la liqueur, et dont ensuite on rejeta dédaigneusement l'écorce.

» Les Allemands, qui s'étaient si énergiquement soustraits au joug étranger, humilièrent bassement leur front devant leurs anciens maîtres. L'histoire de Sand, considérée uniquement sous

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le rapport moral, est, peut-être, l'histoire même d'un peuple qui fut un moment digne de servir de modèle à toutes les nations jalouses de leur indépendance, de ces nations énergiques qui haïssent patriotiquement, mais n'assassinent pas.

C'est en historien impartial et qui déteste les meurtriers quels qu'ils soient, que nous rapportons ici, comme appartenant à cette notice, l'action tristement mémorable de l'étudiant d'Iéna.

» Né en 1795, à Wunsiedel, dans le margraviat de Bayreuth, en Saxe, Charles-Louis SAND fit ses premières études au gymnase de Regensbourg, sous le professeur Klein, puis alla à Tubingue et suivit les leçons du savant Eschennemeyer; il étudiait pour être ministre de l'Évangile, dont le rendaient digne le caractère le plus doux et les mœurs les plus pures.

» Patriote ardent, il partagea l'enthousiasme de la jeunesse allemande et se rangea sous les drapeaux de l'indépendance. Il fit avec bravoure les campagnes de 1813 et 1814, et reprit les armes après le retour en France de Napoléon, en 1815.

» Rentré de nouveau dans ses foyers, il suivit les cours des célèbres universités d'Erlangen et d'Iéna. Sand croyait que la paix allait rendre à sa patrie la liberté incontestée dont elle avait joui pendant la guerre contre la France, et que toute l'Allemagne connaîtrait enfin les bienfaits de cette liberté. Vaine espérance! le despotisme, qui ne gardait plus de mesure, l'oligarchie, qui, de nouveau, pesait de tout son poids sur un peuple généreux, exaltèrent son imagination et le détachèrent de tout ce qui n'était pas l'intérêt de la patrie. L'amende, la prison ou l'exil punissaient les écrivains courageux qui élevaient la voix en faveur du peuple; et les hommes dévoués au pouvoir, les folliculaires salariés, hommes plus vils encore, outrageaient chaque jour les droits les plus chers des citoyens et étaient scandaleusement récompensés par de l'argent, des titres et des honneurs. Parmi ces derniers, Kotzebue, reniant ses doctrines passées¹, se faisait remarquer.

1 KOTZEBUE (Aug.-Fréd.-Fer. de), célèbre et fécond littérateur allemand, auteur dramatique, historien, écrivain politique, né à Weimar (Saxe) en 1761, passa en Russie à l'âge de 20 ans, y exerça des fonctions importantes et finit par se fixer à Berlin, en 1806. Il eut une grande part à la rédaction des pièces di-

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Une certaine célébrité littéraire, que le temps a singulièrement diminué, le parti qu'il prit contre les universités allemandes dont il censurait amèrement les idées trop en harmonie avec les institutions modernes; l'approbation, indigne de la noble profession des lettres, qu'il donna aux mesures de rigueur déployées par le gouvernement hanovrien, à l'occasion des troubles de l'université de Gœttingue, firent une impression si profonde sur Sand et sur ses condisciples, que ces jeunes gens, membres d'une association renouvelée de l'implacable Tribunal secret des XIIIe et XIVe siècles, jurèrent sa mort et laissèrent au hasard le soin de décider quel serait celui qui porterait le coup mortel au journaliste stipendié du despotisme : ce fut Sand. Insensé comme eux, il accepta cette horrible mission, comme si la cause de la liberté, qui parle à tous les cœurs généreux, ne trouvait de force, pour triompher, que dans un poignard assassin! Sand partit d'Iéna le 9 mars 1819, vêtu de l'ancien costume allemand, il arriva à Manheim le 23 au matin et s'écria, en descendant de voiture : Vivat Teutonia! Le même jour, il se rendit deux fois chez Kotzebue, faisant annoncer qu'il était porteur de lettres; le soir il retourna encore, et, cette fois, à cinq heures, il fut admis dans le cabinet de l'homme qu'il devait immoler. Aussitôt que Sand aperçoit Kotzebue, sans remords, sans incertitude, il s'élance sur lui et lui porte un coup mortel. Lorsqu'on accourut aux cris de la victime, Sand se releva, sortit en écartant avec violence quiconque s'opposait à son passage, et arriva sur la place publique. Là, il se mit à genoux; il élevait d'une main un papier, de l'autre il tenait un poignard. Dans cette position, il s'écria d'une voix

plomatiques du cabinet russe (1810-1812); fut nommé par Alexandre consul général de Russie à Kœnigsberg (1813), et chargé par lui d'observer l'état de l'opinion publique en Allemagne (1807). Cet espionnage et la violence de ses écrits, hostiles aux idées libérales qu'il avait abandonnées, ayant irrité les esprits, un jeune étudiant allemand, Sand, le tua d'un coup de poignard à Manheim (1819). — Il a composé 98 pièces de théâtre, dont les plus célèbres sont : les Deux Frères, Misanthropie et Repentir, Gustave Wasa, les Hussites, Octavie Rolla, Grotius; Histoire de la Prusse, 1808, 4 vol. in-8°; Histoire de l'Empire d'Allemagne, 1814-1815, in-8°. Ses œuvres complètes ont été publiées, Leipzig, 1827, et années suivantes, 44 vol. in-12. La plupart de ses œuvres littéraires on été traduites en français.

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Aide-toi — société secrète des Charbonniers

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forte : Ainsi périssent tous les traîtres! O mes concitoyens ! vous êtes vengés ; je suis le meurtrier ! En achevant ces mots, il se frappa plusieurs coups de son poignard et dit au dernier : Et consummatum est. Il perdit connaissance. Le papier portait ces mots : Coup mortel pour Auguste Kotzebue : la vertu est dans l'union et dans la liberté. Après avoir langui plus d'une année, Sand, qui avait été condamné à mort, fut décapité; il était âgé de vingt-trois ans. » (Bazot, Code des Francmaçons.)

AIDE-TOI.

Aide-toi. Nom d'une société politique qui, sous la Restauration des Bourbons, en France, lutta contre le pouvoir monarchique et clérical.

SOCIÉTÉ SECRÈTE DES CHARBONNIERS, A PARIS.

Le 1er mai 1821, trois jeunes gens nommés Boissard, Flotard et Buchez, assis devant une table ronde, rue Copeau, conçurent cette Charbonnerie. Ils s'adjoignirent MM. Duglers, Carriol, Jaubert et Lamperain, et donnèrent à leur association le nom de HAUTE VENTE, qui se subdivisa en ventes centrales. Au-dessous de celles-ci étaient des ventes particulières, composées chacune de vingt membres (nombre toléré par la loi).

Deux membres de la haute vente s'adjoignaient un tiers et le faisaient Président de la vente future, dont ils prenaient le titre, l'un de Député pour correspondre avec l'association supérieure, et l'autre de Censeur pour correspondre avec l'association secondaire, dont la haute vente était maitresse régulatrice.

Le Charbonnier d'une vente ne pouvait, sous peine de mort, s'introduire dans une autre vente. Le devoir de chacun était

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Société des Amis du Peuple et des Droits de l'homme

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d'avoir un fusil, cinquante cartouches, de s'exercer au maniement des armes; d'être prêt à se dévouer et d'obéir aveuglément aux ordres de chefs inconnus.

SOCIÉTÉ DES AMIS DU PEUPLE.

Cette société tenait, dans les premiers mois de son existence, avant la révolution de juin, des séances publiques au manége Peltier. On s'y essayait à la vie publique. Les hommes nés obscurs voulaient agrandir leur destinée; la société entretenait avec les départements des relations assidues; elle arma à ses frais un bataillon qu'elle envoya au secours de la Belgique, secondée par l'intelligence de leur secrétaire, M. Félix Avit.

La persécution de ces sociétés engendra la fameuse

SOCIÉTÉ DES DROITS DE L'HOMME.

Le but de celle-ci était de changer la forme du gouvernement et l'organisation sociale tout entière. Par des émeutes répétées, elle préluda à la révolte dont elle osa lever l'étendard dans les journées des 5 et 6 juin 1832.

Cette société des Droits de l'homme se forma vers la fin de 1832, d'un débris de celle des Amis du peuple et d'autres associations, dissoutes par arrêt de la Cour de Paris en 1834. Elle n'en subsista pas moins de fait, et ses sections continuèrent de se rassembler.

Après l'insurrection d'avril 1834, la société des Droits de l'homme renaquit de ses cendres sous le nom de

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Société des Familles et des Travailleurs égalitaires

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Cette société fut, à son tour, frappée par la loi de 1837.

A l'insurrection du 12 mai 1839, les révoltes appartenaient à la

SOCIÉTÉ DU PRINTEMPS OU DES SAISONS.

La plus petite subdivision de cette nouvelle société se composait de six hommes et d'un chef, formant une Semaine dont le chef s'appelait Dimanche. 4 semaines composaient un mois, et faisaient 29 hommes et un chef appelé Juillet; 3 mois formaient une Saison, commandée par un chef nommé Printemps, et 4 Saisons formaient une année, dont le commandant s'appelait Agent révolutionnaire. On n'a compté que trois années commandées par Barbès, Blanqui, Martin-Bernard.

La dissolution de la Société des Familles et de celle des Saisons a provoqué la formation de la

SOCIÉTÉ DES TRAVAILLEURS ÉGALITAIRES.

De cette dernière sont sortis Darenas et Martin dit Albert, membre du Gouvernement provisoire. Elle avait des subdivisions prenant les noms de métiers, ateliers, fabriques, etc.

A ces sociétés secrètes et redoutables ont succédé les CLUBS en février 1848.

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Club maçonnique et sociétés secrètes anciennes

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Néanmoins, la société des Droits de l'homme, qui s'est reformée en 1848, fut toujours existante.

CLUB MAÇONNIQUE.

Avant les élections de l'Assemblée nationale, un CLUB MAÇONNIQUE s'était fondé à Paris et avait fait une déclaration de principes avec l'indication des garanties à exiger des candidats à la représentation nationale. Elle est rapportée en entier dans la Revue maçonnique de Lyon, 11e année (1848), p. 108 à 110.

Voir, dans la même Revue, p. 154, la discussion dans la séance du 24 juillet 1848, du projet de loi sur les clubs, à l'Assemblée nationale, partie relative à la Francmaçonnerie. Et dans le journal le Francmaçon, 1re année, p. 65.

SOCIÉTÉS SECRÈTES (ANCIENNES) ORGANISÉES CONTRE L'OPPRESSION.

De tout temps, il y eut des sociétés secrètes organisées contre l'oppression, telles que :

Association des frères Roschild, ou du Bouclier Rouge, en 1170.

Chevaliers du désert , 12e siècle.

Société de la Bonne Volonté, 14e siècle.

Société des Francs-Juges, ou Tribunal Secret, 14e siècle.

Société des Siffleurs, 16e siècle.

Association maçonnique (singulière) en 1804 (v. le Tuileur général).

Société des Francs-Penseurs, en 1818.

Sociétés secrètes de la Némésis et du Tribunal révolutionnaire un et indivisible¹, en 1842.

ASSOCIATIONS EXÉCRABLES.

Des invisibles.

Des 7 épées.

Des Princes de la mort.

Des Francs-Juges, cités ci-dessus.

Les Vengadores d'Alibaud.

1 En décembre 1850, on compta 22 inculpés.

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Nomenclatures — 75 maçonneries, 52 rites, 34 ordres, 26 ordres androgynes

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Si le savant Érasme eût pu jeter les yeux sur ce triste tableau des aberrations humaines, nous doutons qu'il eût fait l'ÉLOGE DE LA FOLIE.

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75 MAÇONNERIES.

Adonhiramite.

Adoptive, régime français, 1740.

Africaine.

Alchimique.

Américaine.

Androgyne.

Anglicane.

Anti-catholique ou Cromwelienne.

Apocalyptique.

Asiatique.

Astrologique.

Belge réformée, 1819.

Biblique.

Catholique.

Charbonnière.

Chevaleresque.

Chimique.

Compagnons du Devoir (des).

Chrétienne.

Éclectique.

Écossaise.

Égyptienne. — Égyptienne d'adoption.

Énoch (du f∴).

Évangélique (Silésie, 1739).

Exégétique (interprétation religieuse).

Forestière.

Française ou Moderne (1786).

Hassanites (des) (le Vieux de la Montagne).

Helvétique.

Hermétique.

Hiramite.

Iatrique (médicale).

Irlandaise.

Jacobite, à Arras et Montpellier.

Jésuitique.

Judaïque.

Kabalistique.

Lévitique.

Magique.

Magnétique ou Mesmérienne.

Manichéenne.

Musulmane.

Mystique.

Napoléonienne.

Napolitaine.

Nécromantique.

Occulte.

Orientale.

Palladique.

Pays-Bas (des).

Persane.

Philosophale.

Philosophique.

Politique (carbonarisme, etc.)

Protestante.

Prussienne.

Pythagoricienne.

Rabinique.

Rationalisée (1861).

Royale-Arche (de).

Salomonienne.

Scandinave.

Soixante-Douze (des), Allemagne.

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Sophisienne.

Spagirique (métallurgique).

Stricte observance divisée en : Haute observance, Late, Relâchée, Étroite.

Suédoise, en 12 grades, dont le 5e donne la noblesse civile.

Symbolique (3 grades), la seule qui puisse être appelée : RITE ANCIEN ET ACCEPTÉ : ancien, parce qu'elle est primitive ; accepté, parce que c'est sur elle que tous les inventeurs de Rites souchent leurs aberrations ou hauts grades.

Tabacologique (Priseurs, branche pytagoricienne).

Templière.

Théosophique (illuminisme).

Union-Allemande (Maçonnerie des XXII).

Universelle (voyez symbolique).

Voarchadumique (mot composé du chaldéen voarch, or, et de l'hébreu mea, à, et adumot, c.-à-d. de deux choses rouges ou de deux cémentations parfaites).

La voarchadumie est la science cabalistique des métaux.

Jean-Augustin Pantheus, prêtre vénitien, en a fait un traité. (Voir PERMETTY, à ce mot.)

Zoroastrienne (Rite des Eons).

52 RITES.

Adoption (d') de Cagliostro.

Aigles (des Chev∴ des Deux-).

Amicistes (des).

Anc. Maçons libres et acc. d'Angleterre (des).

Architectes de l'Afrique (des), 1767.

Chapitre de Clermont (du), 1754.

Chastannier (Bénédict) (de), 1767.

Chev∴ bienfaisants de la cité sainte de Jérusalem.

Conclave anglais de Templ∴-Kadosch.

Écossais primitif (de l'), de l'avocat Marchet de Nivelles, en 33 degrés.

Écossais anc. et acc. 1797.

Écossais philosophique, 1790, en 12 gr∴.

Écossais philosophique, mère Loge.

Écossisme réformé de Tschoudy, 1766.

Écossisme réformé de Saint-Martin, en 7 degrés.

Égyptien, dit de Cagliostro, 1782.

Élus Cohens ou Prêtres, 1754, (Paschalis).

Élus de la Vérité.

Eons (des), Maç∴ zoroastrienne.

Étoile polaire (des Chev∴ de l').

Fessler (de), 1797, en 9 degrés.

Français ou moderne.

Frères.

Frères Noirs (des).

Harmonie universelle (de l'), 1782.

Hérédom (d') ou de Perfection, 25 degrés, 1758.

Invisibles (des).

Liberté (de la), fondé à Paris vers 1740.

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Martinisme (du), en 10 degrés.

Memphis (de) ou Oriental, en 95 degrés.

Maîtres décorés (des), Rigides Observateurs.

Misraïm (de) ou Judaïque, en 90 degrés.

Noachites français (des), Maçonnerie napoléonienne.

Orient (d'), templier.

Palestine (de la).

Pernetty, ou Illuminés d'Avignon, 1760.

Persan philosophique, en 7 degrés.

Philalètes (des), ou Chercheurs de la vérité, 1773, 12 degrés.

Primitif des Philadelphes de Narbonne, 1779, 3 degrés.

Schrœder (de), en 7 degrés, 1766.

Schrœpffer (de) (magie, évocations).

Sophisien 1801, en 7 degrés.

Swedenborg, ou Illuminés de Stockolm, en 8 degrés, 1721.

York (d'), R. anglais, en 3 grades.

York (d'), Maçonnerie de Royale-Arche, en 4 grades.

Vieille Bru, ou les Écossais fidèles, en 8 degrés.

Zinnendorf (du), en 7 degrés, 1770.

Disciples d'Hermès (des).

FF∴ Manichéens (des).

Panthéistes (des), ou Loge socratique.

Pure Vérité (des Chev∴ de la).

Xérophagistes (des).

Zodiaque (des Illuminés du).

34 ORDRES DITS MAÇONNIQUES.

Apocalypse (de l')¹.

Architectes de l'Afrique ou des FF∴ africains.

Assanites (des). Le vieux de la Montagne.

Bonzes (des).

Charles XIII (de), Bernadote, roi de Suède.

Chevaliers (des), ou FF∴ initiés de l'Asie, en 5 degrés.

— (des) Scandinaves.

— Adeptes (des).

Chevalier de la Cité sainte.

— de l'Aigle et du Soleil (des), ou des Chaos.

Cuchiara (de la), ou de la Truelle, Italie, 1512.

Chaudière (de la), Italie, 1512.

Désert (des chevaliers du).

Diamant (du), ou des chevaliers invulnérables, xviie siècle².

Éveillés (des), xviiie siècle.

Frères moraves (des), la Graine de sénevé.

1 Gabrino l'institua à la fin du xviie siècle. Il prenait le titre de Prince du nombre septinaire ou de Monarque de la Sainte-Trinité; alors des Loges des départements en ont fait un rite prétendu maçonnique.

2 Les statuts de cet ordre chevalier se sont imprimés in-4°, sans date, sous ce titre : Le triomphe de la constance dans l'Ordre héroïque des Illustres Seigneurs les Chevaliers invulnérables ou du Diamant.

[p. 340]

Grand duc (des).

Lanturlus (des), institué en 1771 par le marquis de Croismare.

Hassanites (des). (Le Vieux de la montagne.

Illustres Grands Maîtres napolitains (des).

Magiciens (des), xviiie siècle.

M∴, 1804, maçonnerie politique.

Palladium (du), Souverain Conseil de la Sagesse, xviiie siècle.

Parfaits initiés de l'Asie (des)¹.

Philosophes inconnus, en 2 points.

Sacré des Sophisiros.

Saint-Joachim (de), maçonnerie chrétienne, 1760.

Sept-Sages (des), ou Compagnons d'Ulysse, xviiie siècle.

Tabacologique, ou des Priseurs, xviiie siècle².

L'Ordre du Temple a produit :

L'Ordre du Chardon, en Ecosse.

— de l'Orient ou du Christ, en en Portugal.

— de Calatrava, en Espagne.

— de l'Étoile flamboyante, en France.

Temple moderne (du), 1804.

26 ORDRES ANDROGYNES.

Amazones (des) 1840. (États-Unis d'Amérique).

Anora (des Chevaliers et Chevalières de l')., 1745.

Boisson (de la), en Bas-Languedoc, 1705.

Centaine (de la), institué à Bordeaux en 1735.

Chaîne (de la), institué en Danemark, 1777.

Cognée (de la), maçonnerie forestière.

Félicité (de la), ou des Félicitaires, 4 gr∴, 1742, à Paris.

Fendeurs (des), Paris, 1747.

Feuillants (des), ou des Dames

1 Ce rite comprend sept grades. il fut, dit-on, composé à Lyon, d'après le Krata repoa. Traduit de l'allemand, en 1821, par un allemand qui vendit son manuscrit, assez volumineux, au F∴ Bailleul. Ce dernier le remit au F∴ Ragon, qui lui rendit un très-minime opuscule, qu'il augmenta de pièces nouvelles du F∴ Desétangs et de lui ; il n'y a que l'avertissement qui soit du F∴ Bailleul.

2 Maçonnerie curieuse et savante, composée de quatre grades, où est enseignée la doctrine de Pythagore. Son nom lui vient du tabac, plante symbolique, dont la culture et la manipulation sert de voile ingénieux à ses allégories instructives, dont nous possédons les cahiers.

Nous en avons fait paraître une NOTICE HISTORIQUE, sous le titre de PEDNOSOPHES (Enfants de la sagesse), suivie de la TABACOLOGIE, dernier voile de la doctrine pythagoricienne, dans le n° 12, avril 1859, du journal le MONDE MAÇONNIQUE.

[p. 341]

Philéides, dix-huitième siècle.

Fidélité (de la).

Grappe (de la), créé à Arles.

Honneur (de l'), Paris, 1777.

Liberté (de la), 1740, à Paris.

Méduse (de la), créé à Toulon.

Miséricorde (de la).

Mont-Thabor (des Dames écossaises de), 4 gr., Paris, 1810.

Mopses (des), créé à Vienne (Autriche), en 1740.

Persévérance (des Chevaliers des Dames de la), 1769.

Philachoréites (des Chev. ou des Dames), ou Amants du plaisir, 1808.

Pomme-Verte (de la), 1780.

Rameurs (des Chev.) et Dames rameuses, Rouen, 1738.

Ribalderie (de la), institué à Paris en 1612.

Rose (des Chev. et des Mysophes de la), Paris, 1778.

Rose-Croix (des Dames), ou Chevalières de la Bienfaisance, 1770.

Trancardins (des), a été en honneur dans plusieurs provinces du Midi.

Vaisseau (du), États-Unis d'Amérique, 1745.

6 ACADÉMIES MAÇONNIQUES.

Académie, 4e gr., du Rose ✠ rectifié de Schrœder.

Anciens (des), ou des Secrets, à Varsovie.

Aréopagiste des Chevaliers Kadosch, Paris, 1861.

Russe-Suédoise, maçonnerie alchimique.

Sublimes-Maîtres de l'Anneau lumineux.

Vrais-Maçons (des), en 6 degrés, à Montpellier.

LISTE D'ALPHABETS, CHIFFRES, SCEAUX MAÇONHIQUES, ETC.

ALPHABETS MAÇONNIQUES.

Alphabet hiéroglyphique, à l'usage du symbolisme.

Hiéroglyphes des Chapitres : Rose-Croix, Chevaliers du Tabernacle, etc., etc.

Alphabet du G∴ J∴-J∴ C∴

— du Royal-Secret.

— du Kadosch.

— du Choix.

— du Grand-Initié.

[p. 342]

Alphabet des Maçonnes.

— des Feuillants et Dames philéides.

— Voarchadumique.

Alphabet philosoph. et alchim. des Philos. inconnus (n° 408 de l'Orthodoxie).

Caractères hiéroglyphiques des Illuminés Théosophes.

Alphabet de la Théorie du monde de Mesmer.

— des Astrologues.

— des Cabalistes.

— des Éléments.

— des Fendeurs.

— de la Monade hiéroglyphique de John Dee.

— des Spagiristes.

CHIFFRES MAÇONNIQUES.

Chiffres des Illuminés.

— du G∴-Initié.

— de la Grande Loge de Zoroastre.

— de l'Étoile magnétique.

Chiffres des Feuillants et Dames philéides.

Chiffres des Rose-Croix de Kilwinning.

SCEAUX MAÇONNIQUES.

Sceau du rite de Misraïm.

Sceau du Rose ✠ de Kilwinning.

Sceau du Royal-Secret, disposition du Camp.

EMBLÈMES.

Carré universel.

Emblèmes de l'Oracle de Cos.

Tableau des Chev. du Phénix.

— du Grand-Initié.

Tablier du Grand-Initié et description.

Thèmes des 33 degrés de l'Écossisme.

Planches des bijoux d'Hérédom.

Symbola Sanctæ Crucis.

Liste d'alphabets et chiffres maçonniques

[p. 342]

Alphabet des Maçonnes.

— des Feuillants et Dames philéides.

— Voarchadumique.

Alphabet philosoph. et alchim. des Philos. inconnus (n° 408 de l'Orthodoxie).

Caractères hiéroglyphiques des Illuminés Théosophes.

Alphabet de la Théorie du monde de Mesmer.

— des Astrologues.

— des Cabalistes.

— des Éléments.

— des Fendeurs.

— de la Monade hiéroglyphique de John Dee.

— des Spagiristes.

CHIFFRES MAÇONNIQUES.

Chiffres des Illuminés.

— du G∴-Initié.

— de la Grande Loge de Zoroastre.

— de l'Étoile magnétique.

Chiffres des Feuillants et Dames philéides.

Chiffres des Rose-Croix de Kilwinning.

SCEAUX MAÇONNIQUES.

Sceau du rite de Misraïm.

Sceau du Rose ✠ de Kilwinning.

Sceau du Royal-Secret, disposition du Camp.

EMBLÈMES.

Carré universel.

Emblèmes de l'Oracle de Cos.

Tableau des Chev. du Phénix.

— du Grand-Initié.

Tablier du Grand-Initié et description.

Thèmes des 33 degrés de l'Écossisme.

Planches des bijoux d'Hérédom.

Symbola Sanctæ Crucis.

[p. 343]

Académie écossaise, 54e degré du rite de Memphis.

Adelphe, 1er gr. du Palladium.

Adepte de l'Aigle noir de St-Jean (Grand), 3e gr. Templier.

— de la Mère-Loge, 16e gr. du rite écossais philosophique de Marseille.

— de la Mère-Loge, 16e gr. du rite écossais philosophique de Paris.

— (l'), gr. détaché.

— d'Orient, 4e gr. Templier.

— parfait du Pélican, ou Postulant de l'ordre, 6e gr. de l'Ordre du Temple.

— ou F∴ de la Rose-Croix, 199e gr. de l'Université¹.

Adeptus Junior, 5e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

— Major, 6e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

— Exemptus, 7e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

Adolescent (l'), 1er gr. de l'Union allemande, en 6 degrés.

Amants du plaisir (les), ou les Philocharéites, maçonnerie androgyne.

Amazone (l'), grade détaché.

Ancien maître, 4e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— (l') 3e gr. de l'Union allemande.

Anneau lumineux, ou les Mystères de l'Orient, maçonnerie pythagoricienne².

— d'Or (l') 28e gr. du Chapitre métropolitain.

Antipodiens (les), gr. de la collection du F∴ Th∴ Juge.

Aléthophilote (l'), Ami de la Vérité, gr. du Chap. des Architectes de l'Afrique.

Apocalypse (l'), gr. détaché.

Ancre (Chevaliers et Chevalières de l'), maçonnerie androgyne.

1 Nom d'une nomenclature, d'environ trois cents grades.

2 Un ouvrage contient, sous ce titre, les aventures de Frédéric de Dorma, traduit de l'allemand. Paris, Barba, 1811, in-12 avec figures.

Nomenclature de plus de 1 400 grades

[p. 343]

Académie écossaise, 54e degré du rite de Memphis.

Adelphe, 1er gr. du Palladium.

Adepte de l'Aigle noir de St-Jean (Grand), 3e gr. Templier.

— de la Mère-Loge, 16e gr. du rite écossais philosophique de Marseille.

— de la Mère-Loge, 16e gr. du rite écossais philosophique de Paris.

— (l'), gr. détaché.

— d'Orient, 4e gr. Templier.

— parfait du Pélican, ou Postulant de l'ordre, 6e gr. de l'Ordre du Temple.

— ou F∴ de la Rose-Croix, 199e gr. de l'Université¹.

Adeptus Junior, 5e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

— Major, 6e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

— Exemptus, 7e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

Adolescent (l'), 1er gr. de l'Union allemande, en 6 degrés.

Amants du plaisir (les), ou les Philocharéites, maçonnerie androgyne.

Amazone (l'), grade détaché.

Ancien maître, 4e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— (l') 3e gr. de l'Union allemande.

Anneau lumineux, ou les Mystères de l'Orient, maçonnerie pythagoricienne².

— d'Or (l') 28e gr. du Chapitre métropolitain.

Antipodiens (les), gr. de la collection du F∴ Th∴ Juge.

Aléthophilote (l'), Ami de la Vérité, gr. du Chap. des Architectes de l'Afrique.

Apocalypse (l'), gr. détaché.

Ancre (Chevaliers et Chevalières de l'), maçonnerie androgyne.

1 Nom d'une nomenclature, d'environ trois cents grades.

2 Un ouvrage contient, sous ce titre, les aventures de Frédéric de Dorma, traduit de l'allemand. Paris, Barba, 1811, in-12 avec figures.

[p. 344]

Apprenti, 1er gr. de l'Adonhiramite.

— 1er gr. du rite français ou moderne.

— 1er gr. de l'Écossais primitif.

— 1er gr. des Anciens Maçons libres d'Angleterre.

— 1er gr. du rite d'Hérédom ou de Perfection.

— 1er gr. de l'Écossisme, dit Ancien et acc.

— 1er gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— 1er gr. de l'Écossisme réformé de Saint-Martin.

— 1er gr. de la Maçonnerie du F∴ Enoch.

— 1er gr. de l'Écossais d'Allemagne.

— 1er gr. de l'Écossais philosophique.

— 1er gr. de l'Écossais de Clermont.

— 1er gr. de l'Écossais de la G∴ L∴ d'Écosse.

— 1er gr. de la Francharbonnerie forestière.

— 1er gr. du rite des Philalèthes.

— 1er gr. de la Maçonnerie éclectique.

— 1er gr. de la Maçonnerie de Memphis.

— 1er gr. de la Maçonnerie de Misraïm.

— 1er gr. de la Late Observance.

— 1er gr. de la Stricte Observance.

— 1er gr. de la Vieille-Bru, ou des Écossais fidèles.

— 1er gr. du Régime rectifié de Tschoudy.

— 1er gr. du Martinisme.

— 1er gr. des Écossais philosophiques.

— 1er gr. des Élus de la Vérité.

— 1er gr. des Élus Cohens ou Prêtres.

Apprenti 1er gr. de Fessler.

— 1er gr. des Architectes d'Afrique.

— 1er gr. de Schroeder.

— 1er gr. de Zinnendorf.

— 1er gr. de Swidenborg.

— 1er gr. du Régime templier.

— 1er gr. du régime suédois.

— 1er gr. du Philosophe inconnu, gr. jésuitique.

— Architecte, gr. de l'Université.

— Petit Architecte, gr. de l'Université.

— Grand Architecte, gr. de l'Université.

— Parfait Architecte, 25e gr. de Misraïm.

— Architecte prussien, gr. de l'Université.

— Écoutant, 1er gr. du rite persan.

— Égyptien, 1er gr. du rite de Cagliostro.

— Cohen, 5e gr. des Élus Cohens ou Prêtres.

— Écossais, 4e gr. de Zinnendorf.

— des Secrets égyptiens, 4e gr. des Architectes d'Afrique.

— de Saint-André, gr. jésuitique.

— Fendeur. Maçonnerie forestière.

— Mystique, 1er gr. kabalistique.

— Philosophe, 12e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— Philosophe hermétique, gr. de l'Université.

— Par le nombre 3, gr. de l'Université.

— Par le nombre 9, id.

— Théosophe, 1er gr. de Fessler.

— Id. id. des Illuminés théosophes de Chastannier.

— du Rose-Croix rectifié, rite de Schrœder.

[p. 345]

Apprentie, 1er gr. de la Maçonnerie d'adoption.

Arcana Arcanorum : 87, 88, 89 et 90, derniers grades de Misraïm de Naples.

Arche, 4e grade de Royale-Arche.

Architecte, 4e et dernier de la Maçonnerie du F∴ Enoch.

— 4e grade des FF∴ africains.

— 40e grade de l'Université.

— (Petit) ou Apprenti écossais, 8e gr. de l'Adonhiramite.

— (Petit) ou Apprenti écossais, 11e gr. de l'Écossais primitif.

— (Petit) ou Apprenti écossais, 22e gr. de Misraïm.

— (Petit) ou Apprenti écossais, 39e gr. de Memphis.

— (Grand) d'Hérédom, 6e gr. de l'Écossisme réformé.

— (Grand) d'Hérédom, 6e gr. du Martinisme.

— (Grand) d'Hérédom, 8e gr. des Élus Cohens.

— (Grand) d'Hérédom, ou Compagnon écossais, 9e gr. de l'Adonhiramite.

— (Grand) d'Hérédom, 12e gr. de l'Écossais primitif.

— (Grand) d'Hérédom, 23e gr. de Misraïm.

— (Grand) d'Hérédom, 44e gr. de Memphis.

— (Grand) d'Hérédom, 6e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— (Grand) Maître, 12e gr. du rite Ancien.

— (Sublime), 13e gr. de l'Écossais primitif.

— (Grand) et Chevalier commandeur, 7e gr. du rite de Swedenborg.

— (Parfait), 28e gr. de Misraïm.

— (Parfait) 46e gr. de Memphis.

Architecte de la Cité mystérieuse (Grand), 68e gr. de Memphis.

— par 3, 5 et 7 (Grand), manuscrit du F∴ Peuvret, t. III, n° 38.

— de Salomon, gr. de l'Université.

— Omnirite ou Chevalier de la philosophie du cœur., 4e gr. du rite persan.

— Écossais (Illustre), gr. de la collection du F. Viany.

— Chevalier maçon ou Écossais rouge, 5e et dernier gr. proposé par le F∴ Beyerley.

— (Petit) ou Petit écossais, 8e gr. des Élus de la Vérité.

— (Second), Second d'Écosse ou Favori, 9e gr. des Élus de la Vérité.

— (Grand) ou Grand-Maître écossais, 10e gr. des Élus de la Vérité.

Architecture, 24e gr. de Misraïm.

— des Souverains commandeurs du Temple, 44e gr. de Misraïm.

— (Maître en la Parfaite), gr. détaché, espèce de Rose-Croix.

Aréopagiste (l'), 10e et dernier gr. de l'Illuminisme de Veishaupt.

Alétophilote (Ami de la Vérité) ou M∴ des Secrets égyptiens, 8e gr. des Architectes de l'Afrique.

Armiger, 9e gr. des Architectes de l'Afrique.

— 9e gr. de la Stricte observance.

Aspirants (les), 1re classe du rite sophisien.

Association prétendue maçonnique (singulière), 1804. Le grade est dans ce Tuileur général, p. 224, ci-dessus.

Astronome devant la porte des Dieux, 6e gr. du Crata Repoa.

Bachelier, gr. de l'Université.

Balahate, 5e gr. du Crata Repoa.

[p. 346]

Balance (la), 7e gr. du Zodiaque maçonnique.

Banquet figuratif de l'Agneau pascal, grade qui suit le Rose-Croix jacobite d'Arras.

Banquet-Sacré, ou la Grande-Rose magnétique, 195e gr. de l'Université.

Barde (le), gr. détaché.

Bélier (le), 1er des 12 gr. du Zodiaque maçonnique.

Bienfaisance (Chevalière de la), Rose ✠ des dames, haut gr. d'adoption, non pratiqué.

Bonzes (Réception dans l'Ordre des). Voir le Tuileur général, p. 187, ci-dessus.

Bozonien (le), 4e gr. des Architectes de l'Afrique.

Capricorne (le), 10e gr. du Zodiaque maçonnique.

Centaine (la), ancien Ordre androgyne.

Célébration (la), 9e gr. du rite de Fessler.

Cercle d'alliance (le), gr. de l'Université.

Chaîne (la), Maçonnerie androgyne, en Danemark.

Chancelier hermétique (Grand), gr. de l'Université.

Chapitre équestre, 5e gr. du Régime rectifié de Dresde.

Chaos débrouillé (le), Collection du F∴ Pyron.

Chaos, 1er, Discret, 49e gr. de Misraïm.

— 2e, Sage, 50e gr. de Misraïm.

Charbonnier ou Fendeur, 1er gr. de la Fenderie (Maçonnerie forestière).

Charpentier, 5e gr. de la Maçonnerie forestière.

Chef d'Escadre, 3e gr. des Félicitaires (Maçonnerie androgyne).

Chef du Tabernacle, 23e gr. du rite ancien et acc.

Chercheur, 1er gr. d'épreuves des Initiés de l'Asie.

Chevalier, 1er gr. des Noachites français.

— 7e et dernier gr. du Régime rectifié de Dresde.

— Adepte ou Grand Commandeur des Astres, composé à Genève en 1779, devenu le 52e de Misraïm.

— de l'Aigle-Noir, Rose ✠ d'Allemagne, en 3 gr., 1er, 2e et 3e gr. du Rose-Croix hermétique.

— de l'Aigle-Noir, 6e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— 6e gr., variante du rite écossais philosophique.

— 38e gr., variante du rite de Memphis.

— de l'Ancre, gr. basé sur une prétendue révolte des Compagnons contre les Maîtres.

— de l'Ancre ou de l'Espérance, gr. androgyne, créé en 1747.

— de l'Arc-en-Ciel, ou aux 7 couleurs, gr. hermétique détaché.

— de l'Arc-en-Ciel, ou aux 7 couleurs, 32e gr. de Memphis.

— de l'Arc-en-Ciel, 42e gr. de Memphis.

— de l'Arc-en-Ciel, 68e gr. de Misraïm.

— de l'Aurore ou du Désert, maçonnerie éclectique.

— de la Toison-d'Or, 4e gr. du rite écossais philosophique.

— de la Toison-d'Or, 6e gr. de l'Académie des Vrais-Maçons.

— de la Toison-d'Or, 9e et dernier gr. du Philosophe hermétique.

— de la Toison-d'Or, 11e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

[p. 347]

Chevalier de la Toison-d'Or, 80e gr. du rite de Memphis.

— des Argonautes, 8e gr. Kabalistique des Écossais philosophes.

— des Argonautes, 10 gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— du Tabernacle des Vérités divines, nomenclature du F∴ Fustier.

— du Temple, 3e et dernier gr. templier du rite primitif de Ramsay, 1728.

— du Temple de St-Jean (Wright templar), gr. des anciens chapitres anglais.

— du Triangle, 8e haut gr. des Adeptes hermétiques.

— de l'Étoile fulminante (Grand et Sublime), 9e haut gr. des Adeptes hermétiques.

— de Saint-André, 5e gr. des Clercs

— de la Late observance.

— de Saint-André, haut grade détaché.

— de l'Aigle ou Me élu, 6e gr. des Clercs de la Late observance.

— de l'Aigle ou Me élu, 1er gr. du Chapitre de Clermont.

— de l'Aigle, ou Me élu, 37e gr. de Misraïm.

— de la Clarté, de la Lumière ou Mage, 10e gr. des Clercs de la Late observance, en 5 parties, savoir :

— Novice de la 3e année, 1re division, Chevalier novice, de la 3e année.

— Novice de la 5e année, 2e division, Chevalier novice de la 5e année.

— Novice de la 7e année, 3e division, Chevalier novice de la 7e année.

— Lévite, 4e division, Chevalier novice, le Lévite.

Chevalier Prêtre, 5e division, Chevalier novice, le Prêtre.

— de St-André, 30e gr. de Memphis.

— Libre de St-André, Collection du F. Pyron.

— de l'Aigle et du Soleil, grade détaché.

— Adepte de l'Aigle et du Soleil, 13e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— de l'Intérieur, 31e gr. de l'Écoss. primitif de Namur.

— de l'Extérieur, 1er gr. du rite d'Orient, 1re classe de l'Ordre du Temple.

— du Perron, 2e gr. du rite d'Orient.

— du Parvis, 3e gr. du rite d'Orient.

— de la Porte, 4e gr. du rite d'Orient.

— de l'Intérieur, 5e gr. du rite d'Orient.

— du Purificatoire, 6e gr. du rite d'Orient.

— des Colonnes, 7e gr. du rite d'Orient.

— des Parfums, 8e gr. du rite d'Orient.

— du Temple, 9e gr. du rite d'Orient.

— du Sanctuaire, 10e gr. du rite d'Orient.

— du Trône, 11e gr. du rite d'Orient.

— de l'Autel, 12e gr. du rite d'Orient.

— de la Triple Croix (se donne apès le R∴ ✠), 1er gr. de l'ordre du Christ, T∴ portugais en 10 gr.

— de l'Aigle blanc et noir, ou Chevalier Grand Élu Kadosch, 2e gr. de l'ordre du Christ.

[p. 348]

Chevalier Adepte ou Chérubin, 3e gr. de l'ordre du Christ.

— de l'Aigle noir, G. J., G. J., Grand-Élu, 5e gr. de l'ordre du Christ, T∴ portugais en 10 gr.

— Kaës, 7e gr. de l'ordre du Christ, T∴ portugais en 10 gr.

— de l'ordre du Christ ou Souv∴-Comm∴ du T∴, 10e et dernier gr. de l'ordre du Christ, T∴ portugais en 10 gr.

— de Saint-Jean-de-la-Palestine, 48e gr. du Chapitre métropolitain.

— de la Palestine, 1er gr. d'aspirant au titre de Prince d'Orient.

— de la Palestine, 2e gr. intermédiaire (Rose-Croix d'Hrédom).

— de la Palestine, 3e et dernier gr. dit de 1re classe.

— de la Palestine, 9e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— de la Palestine ou de l'Aurore, gr. détaché.

— de la Palestine ou de l'Aurore et de la Bienfaisance, rite Templier jésuitique.

— du Buisson ardent, gr. Théosophique détaché.

— de l'Aigle renversé, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

— Moabon, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

— de la Triple période, 3, 5, et 7, 9, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

— de la Table ronde, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

— de la Grande-Arche, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

— de la Montagne sacrée, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

Chevalier Evangéliste, collection de Saint-Louis-les-Amis-réunis, à Calais.

— de la Pyramide, 7e gr. Kabalistique.

— Mercure, manusc. du F∴ Peuvret, t. III, n° 74.

— Solaire, manusc. du F∴ Peuvret, t. III, n° 76.

— de l'Etoile d'Or, manusc. du F∴ Peuvret, t. IV, n° 54.

— Hermétiquet, manusc. du F∴ Peuvret, t. IV, n° 69.

— Jupiter (le), manusc. du F∴ Peuvret, t. V, n° 78.

— du Temple, 6e gr. des Clercs de la stricte Observance.

— du Temple, 8e gr. du régime des Philalètes.

— du Temple, 36e gr. de Misraïm.

— du Temple, 69e gr. du Chapitre métropolitain.

— Anglais (excellent, parfait), gr. des anciens Chapitres anglais.

— de l'Anneau, gr. de l'Université.

— de l'Aigle noir ou l'Élu de Prusse (chevalerie prussienne).

— Prussien (le preux, le loyal) (chevalerie prussienne).

— Prussien (le Noachite) (chevalerie prussienne).

— de la Botte (chevalerie prussienne).

Chevalier Templier-Kadosch, gr. anglais.

— de l'Orient ou de l'Aigle, 11e gr. de l'Adonhiramite. (Voir ce grade.

— d'Orient ou de l'Epée, 6e gr. du régime français.

— d'Orient ou de l'Epée, 6e gr. des Philalètes.

— d'Orient ou de l'Epée, 11e gr. de l'Adonhiramite.

[p. 349]

Chevalier d'Orient ou de l'Épée, 11e gr. des Élus de la Vérité.

— d'Orient ou de l'Épée, 15e gr. du rite d'Hérédom ou de Perfection.

— d'Orient ou de l'Épée, 17e gr. de l'Écossais primitif.

— d'Orient ou de l'Épée, 41e gr. de Misraïm.

— d'Orient et d'Occident, 17e gr. de l'Écossisme.

— d'Occident ; ce grade ramène à la religion primitive.

— d'Occident, grade détaché, avec des notes.

— d'Occident, 47e gr. de Misraïm.

— d'Occident, 7e gr. du régime suédois.

— du Sud, 8e gr. du régime suédois.

— de l'Éclectisme et de la Vérité, 5e gr. du rite persan.

— Bienfaisant de la Cité sainte, grade détaché.

— du Christ, grade détaché.

— Rose-Croix, système magique.

— Rose-Croix, 12e gr. de l'Adonhiramite.

— du Sépulcre, 6e gr. du Chap.-Royal-York, à Berlin.

— du Saint-Sépulcre, 50e gr. du Chapitre métropolitain.

— du Saint-Sépulcre, collection du F∴ Pyron.

— Kaès, grade détaché.

— Kee (le), grade détaché.

— Teutonique de Saint-George, grade détaché.

— de la Pure Vérité, grade détaché (jésuitique).

— des 2 Aigles, grade détaché.

— de Jérusalem ou Grand-Élu dépositaire, gr. détaché.

— Élu-Parfait, en 3 grades.

Chevalier du Lion, 20e gr. du Chapitre métropolitain.

— du Lion, gr. détaché, mauvaise parodie de l'Élu.

— Invulnérable (le), gr. chevaleresque détaché.

— de la Table-Ronde du roi Arthur, gr. anglais, rite primitif.

— de la Table du banquet des 7 Sages, Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— du Diamant (le), gr. chevaleresque détaché.

— Écossais (le), 6e gr. de l'Illuminisme de Weishanpt.

— Libre Charpentier de Saint-André (le), collection du F∴ Lepage.

— Sublime de Dieu et de son temple (le), grade jésuitique.

— de l'Étoile polaire, grade détaché.

— de l'Étoile d'Orient, 57e gr. du Chapitre métropolitain.

— Architecte, gr. détaché.

— (Sublime), gr. anglais.

— du Choix (Sublime), 33e gr. de Misraïm.

— du Choix ou des hommes Choisis, 2e point du Sublime gr. du Choix.

— Grand-Maître du Temple de la Sagesse, 28e gr. de Memphis.

— Philalète, 36e gr. de Memphis.

— des 8 Étoiles, 41e gr. de Memphis.

— du Phénix, 50e gr. de Memphis.

— du Sphynx, 53e gr. de Memphis.

— du Pélican, 54e degré de Memphis.

— Scandinave, 60e gr. de Memphis.

[p. 350]

Chevalier du Temple de la Vérité, 61e gr. de Memphis.

— de la Toison d'Or (Sublime), 30e gr. de Memphis.

— du Triangle lumineux (Sublime), 81e gr. de Memphis.

— du Sadahr redoutable (Sublime), 82e gr. de Memphis.

— Théosophe (Sublime), 83e gr. de Memphis.

— du Knef (Sublime), 90e gr. de Memphis.

— de la Clef d'Or, 3e gr. de l'Académie des Vrais-Maçons.

— de l'Iris, 4e gr. de l'Académie des Vrais-Maçons.

— des Argonautes, 5e gr. de l'Académie des Vrais-Maçons.

— d'Athènes, gr. détaché.

— défenseur de la Maçonnerie, gr. détaché.

— G∴-Vénérable protecteur de l'ancienne Maçonnerie, gr. anti-Cromwelliste.

— de la Comète, gr. de l'Université.

— de la Comète, gr. de la Maçonnerie chrétienne.

— de la Lampe inextinguible, collection du F∴ Fustier.

— victorieux d'Orient, gr. détaché, se rapportant aux Croisades.

— victorieux d'Orient, gr. de l'Université.

— victorieux d'Orient, collection du F∴ Fustier.

— Royal-Victorieux, gr. de l'ancien Chapitre de Bouillon.

— Victorieux, 1er gr. Chevalier victorieux, nom du récipiendaire, système portugais.

— Victorieux, 2e gr. Chevalier victorieux, nom du récipiendaire, système portugais.

Chevalier de la Lance d'Or, gr. du rite primitif.

— de Jérusalem, 60e gr. du Chapitre métropolitain.

— du Serpent d'Airain, 25e gr. de l'Écossisme anc. et acc.

— du Serpent d'Airain, 26e gr. de Memphis.

— du Soleil ou Prince Adepte, 5e gr. du rite Écossais philosophique.

— du Soleil ou Prince Adepte, 22e gr. du rite Écossais anc. et acc.

— du Soleil ou Prince Adepte, 18e et dernier gr. de la Mère-Loge écossaise philosophique.

— Solaire, manuscrit du F∴ Peuvret, t. V, n° 76.

— de la Mère du Christ, 10e et dernier gr. du rite d'Orient.

— de la Mère du Christ, 98e gr. de l'Université.

— Commandeur, 7e gr. du rite de Swedenborg.

— Commandeur, 3e et dernier gr. des Élus Cohens ou Prêtres.

— de l'Ordre teutonique, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de Calatrara, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— d'Alcantara, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de la Rédemption, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— du Christ, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de la mère du Christ, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de Saint-Lazare, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de l'Étoile, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— du Zodiaque, gr. détaché, toléré en Angleterre.

[p. 351]

Chevalier de l'Annonciation de la Vierge, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de Saint-Michel, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de Saint-Étienne, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— du Saint-Esprit, gr. détaché, toléré en Angleterre.

— de la Croix-Rouge, 1er gr. Templier, aux États-Unis d'Amérique.

— du Temple, 2e gr. Templier, aux États-Unis d'Amérique.

— de Malte, 3e gr. Templier, aux États-Unis d'Amérique.

— de la Marque chrétienne et Gardien du conclave, 4e gr. Templier, aux États-Unis d'Amérique.

— du Saint-Sépulcre, 5e gr. Templier, aux États-Unis d'Amérique.

— du Saint et 3 fois ill. ordre de la Croix, 6e gr. Templier, aux États-Unis d'Amérique.

— du Choix (sublime), 33e gr. de Misraïm.

— de la Chambre du milieu ou le secret, 6e haut-grade des adeptes hermétiques.

— Verrier ou gr. détaché.

— du Sifflet, grade détaché.

— Prince d'Orient et d'Occident, 17e degré de Memphis.

— Prince de Rose-Croix, 18e degré de Memphis.

— de Johan ou du Soleil, 29e degré de Memphis.

— de Johan ou du Soleil, 18e et dernier de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— du Liban ou Chevalier Royal-Arche, 23e degré de Memphis.

— de la Cité sainte ou de la Bienfaisance, 27e degré de Memphis.

Chevalier de la Cité sainte ou de la Bienfaisance, 5e et dernier degré de l'ordre des Chevaliers de la Cité sainte.

— Noachite ou de la Tour, 22e et dernier degré de Memphis.

— prussien ou de la Tour, 35e degré de Misraïm.

— de l'Aigle-Rouge, 39e degré de Misraïm.

— de l'Aigle-Rouge, Prince du Tabernacle, 25e degré de Memphis.

— de la Palestine, Orient d'Upsal, gr. détaché.

— de la Philosophie du Cœur, 4e gr. du rite persan.

— de l'Arche, collection du F∴ Fustier.

— de la Grande-Arche, gr. de la Mère-Loge écoss. de Marseille.

— du Phénix, gr. de l'Écossais philosophique.

— du Phénix, 15e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— de l'Iris, 17e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— de l'Iris, 6e gr. de l'Écossais philosophique.

— Adepte de l'Aigle et du Soleil, 13e gr. de la Mère-Loge écossaise philosophique.

— Lévite de la garde intérieure, 8e et dernier gr. de l'ordre du Temple.

— d'Orient blanc, 40e degré de Misraïm.

— Royale-Hache ou Prince du Liban, 22e degré d'Hérédom et de Perfection.

— Royale-Hache ou Prince du Liban, 22e degré de l'Écoss. anc et acc.

— Kadosch, Grand-Élu, 65e degré de l'Écoss. anc. et acc.

[p. 352]

Chevalier Kadosch, Grand-Élu, 30e degré de l'Écossisme anc. et acc.

— Kadosch ou Homme saint, 10e et dernier degré de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— Bienfaisant, 67e degré de Misraïsm.

— du H∴ (Banuka) ou de la Hanuka dit Hinaroth (ignis), 69e degré de Misraïsm.

— du Sanctuaire, 11e degré du rite d'Orient.

— du Sanctuaire, grade détaché, collection du F∴ Fustier.

— du Grand-Arche, gr. de l'Université (religieux et militaire).

— d'Athènes (Illustre), 86e gr. de l'Université (religieux et militaire).

— G∴, grade détaché.

— des Élus, Intendants des bâtiments, 8e grade de Memphis.

— de l'Apocalypse, grade détaché.

— de l'Harmonie, grade détaché, collection du F∴ Fustier.

— de l'Harmonie, gr. de l'Université.

— de la Gerbe d'Or, gr. de l'Université.

— de la Pelotte, gr. mentionné dans de l'Alalnaye.

— Illustre ou Chevalier Templier, 2e gr. du Chapitre de Clermont.

— Illustre (Sublime), 3e gr. du Chapitre de Clermont.

— Servant Dieu et son temple, gr. détaché, collection Fustier.

— de l'Éclair et du Tonnerre, collection du F∴ Pyron.

— du Soleil Kabalistique ou Adepte, collection du F∴ Pyron (il précède le Kadosch).

— Terrible de la Maçonnerie (le), collection du F∴ Lepage.

— Sublime, grade détaché anglais.

Chevalier d'Onction, 5e gr. du Chapitre métropolitain.

— de l'Éclectisme et de la Vérité, 5e gr. du rite persan.

— Maçon ou Grand-Écossais, 5e gr. de la Mère-Loge écossaise philosophique.

— de la Truelle, gr. détaché.

— des Grands-Élus, de l'ordre des Grands-Élus.

— Élu-Suprème, gr. détaché (jésuitique).

— du Purificatoire, gr. détaché, collection du F∴ Fustier.

— du Purificatoire, 6e gr. du rite d'Orient.

— Civique ou de la Couronne, gr. de l'Université.

— du Soleil ou l'homme régénéré, gr. de l'Université.

— du Soleil (Sublime), gr. de l'Université.

— Chérubin ou Clef de la Maçonnerie, gr. de l'Université.

— d'Onctions, gr. de l'Université.

— de l'Étoile de Jérusalem, gr. de l'Université.

— du rite d'Orient, en 12 degrés, gr. de l'Université.

— de l'Étoile d'Or, dit le Précieux, gr. de l'Université.

— du Nord, dit le Point du jour de l'Œuvre brute, gr. de l'Université.

— du Nord (Sublime), gr. de l'Université.

— du Temple de Salomon dit l'Éclatant, gr. de l'Université.

— des 7 Ordres, gr. de l'Université.

— des 7 Planètes, en 7 grades, gr. de l'Université.

— du Grand-Jéhovah, gr. de l'Université.

— de la Chambre du milieu (le Secret), gr. de l'Université.

[p. 353]

Chevalier de la Kabbale, gr. de l'Université.

— des Colonnes, gr. de l'Université.

— des deux Aigles, gr. de l'Université.

— des trois Aigles d'or ou Couronnés, gr. de l'Université.

— du Tropique, gr. de l'Université.

— de l'Asie, gr. de l'Université.

— Martial (le), manuscrit du F∴ Peuvret, t. V, n° 77.

— Templier écossais de la Croix-Rouge, gr. détaché.

— de la Croix de Rome et Constantin, gr. détaché (jésuitique).

— Croisé (le), gr. chevaleresque, connu en Danemark.

— Royal-Victorieux, gr. de l'anc. Chap∴ du G∴-O∴ de Bouillon.

Chevaliers du Temple de Jérusalem, ou Hhasidiens ou Kasidiens.

— Sacrificateurs, Mère-Loge du rite écoss. philosophique.

— Templiers, gr. anglais.

— et FF∴ initiés de l'Asie, en Europe, 3e gr. des FF∴ initiés de l'Asie.

— Templiers modernes, 1820, Voir le Rituel général, p. 229.

— Protecteurs de l'innocence, collections des FF∴ Fustier et Viany.

— et Chevalières de l'Ancre, Maçonnerie androgyne.

— et dames Philochoréites, Maçonnerie androgyne.

— Rameurs et dames Rameuses, Maçonnerie androgyne.

Chevalières de la Colombe, Maçonnerie androgyne.

— de la Bienfaisance ou Rose-Croix des dames, Maçonnerie androgyne.

— de la Lune, Maçonnerie androgyne.

Chistophoris (bataille des Ombres), 4e gr. du Crata Repoa.

Choix (Sublime Chevalier du), 33e gr. de Misraïm.

— (Chevalier du Sublime), 34e gr. de Misraïm.

— (Chevalier du Sublime), 76e gr. de Memphis.

— (le sublime Choix), gr. anglais qui diffère des autres grades du Choix.

Christian Mark (la marque chrétienne), 4e gr. dit philosophique (Maçonnerie américaine).

Clémence maçonnique (la), collection du F∴ Lepage.

Clavicule maçonnique, 1er gr. mineur, 54e gr. de Misraïm.

Clavicule maçonnique, 2e gr. laveur, 55e gr. de Misraïm.

Clavicule maçonnique, 3e gr. souffleur, 56e gr. de Misraïm.

Clavicule maçonnique, 4e gr. fondeur, 57e gr. de Misraïm.

Clef de la Maçonnerie (la), grade détaché (Martinisme).

Clercus (clerc), 6e gr. du rite de Swedenborg.

Clercs francmaçons (les), de la Stricte Observance.

Clefs (les 55), gr. de l'Université (hermétisme).

Cognée (ordre de la), anc. Maçonnerie forestière.

Collége (le), ou 4 fois Respectable Maître de Saint-André d'Écosse, gr. détaché, avec explications.

Commandeur, 2e gr. des Noachites français.

Commandeur du Temple (Grand-), 37e gr. de l'Écossisme.

Commandeur du Temple (Grand-), 35e gr. de Memphis.

— d'Orient, 54e gr. du Chapitre métropolitain.

[p. 354]

Commandeur d'Orient, 42e gr. de Misraïm.

— d'Orient (Grand-), 43e gr. id.

— des Astres (Suprème), 52e gr. id.

— de l'Aigle-Noir, 7e gr. de la Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— de l'Aigle-Noir, 7e gr. de la Mère-Loge écossaise de Marseille.

— de l'Aigle-Blanc et Noir, 24e gr. du rite d'Hérédom.

— du temple de Jérusalem (Souverain), rite écossais anc. et acc.

— de l'Intérieur, 33e et dernier gr. du rite écossais primitif de Namur.

Compagne de Pénélope ou le Palladium des femmes, Maçonnerie palladique.

Compagnon, 2e gr. de l'Adonhiramite.

— 2e gr. du rite français ou moderne.

— 2e gr. de l'Écossais primitif.

— 2e gr. des anciens Maçons libres d'Angleterre.

— 2e gr. du rite d'Hérédom ou de Perfection.

— 2e gr. de l'Écossisme dit ancien et accepté.

— 2e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— 2e gr. de l'Écossisme réformé de Saint-Martin.

— 2e gr. de la Maçonnerie du F∴ Enoch.

— 2e gr. de la Stricte Observance.

— 2e gr. de la Late Observance.

— 2e gr. du rite des Philalètes.

— 2e gr. de l'Écossais d'Allemagne.

— 2e gr. de l'Écossais philosophique.

Compagnon, 2e gr. de l'Écossais de Clermont.

— 2e gr. de l'Écossais de la Grande-Loge d'Écosse.

— 2e gr. de la Maçonnerie éclectique.

— 2e gr. de Memphis.

— 2e gr. de Misraïm.

— 2e gr. du Régime rectifié.

— 2e gr. de la Francharbonnerie forestière.

— 2e gr. des Élus de la Vérité.

— 2e gr. des Élus cohens ou Prêtres.

— 2e gr. des Architectes d'Afrique.

— 2e gr. de Zinnendorf.

— 2e gr. de Swedenborg.

— 2e gr. du régime Templier.

— 2e gr. du régime suédois.

— 2e gr. du Philosophe inconnu.

— 2e gr. de la Vieille-Bru.

— 2e gr. de Fessler.

— 2e gr. de Schrœder.

— Adepte, écuyer de la Bienfaisance, 2e gr. du rite persan.

— d'Ulysse, 2e gr. de l'ordre des 7 Sages.

— d'Ulysse, 2e gr. du Palladium.

— Égyptien, 2e gr. du rite de Cagliostro.

— mystique, 2e gr. Kabbalistique.

— Théosophe, 2e gr. des Illuminés Théosophes de Chastannier.

— Écossais trinitaire, collection du F∴ Pyron.

— Grand-Architecte, gr. Templier.

— de Paraselse, gr. hermétique.

— Kabbalistique, collection du F∴ Fustier.

— par le nombre 3, gr. de l'Université.

— par le nombre 9, gr. de l'Université.

— de Saint-André, 4e gr. du rite suédois.

[p. 355]

Compagnon Cohen, 5e gr. du rite de Swedenborg.

— Cohen, 6e gr. des Élus-Cohens.

— Parfait-Architecte, 26e gr. de Misraïm.

— Architecte prussien, 45e gr. de l'Université.

— Philosophe hermétique, 132e gr. de l'Université.

— Architecte, 4e gr. de l'Université.

Compagnonne, 2e gr. d'adoption.

— Égyptienne, 2e gr. d'adoption de Cagliostro.

— Discrète, 2e grade d'Adoption des Dames écos∴ du Mont-Thabor.

Confident de Salomon, gr. détaché.

— d'Hiram-Abif, gr. détaché.

— de Paracelse, gr. détaché, hermétique.

Connaissances maçonniques (les), gr. académique par le F∴ Frédér.-Louis Schrœder.

Conseil des Supérieurs d'Orient et d'Occident, Rite des Souverains-Princes Maçons.

— des Chevaliers d'Orient, Maçonnerie écossaise.

— général des Souv∴-Princes G∴-Haram (Suprême), 73e degré de Misraïm.

— des Souv∴-Princes Haram (Suprême), 74e degré de Misraïm.

— des Souv∴-G∴-Princes Hasids (Suprême), 76e degré de Misraïm.

— général des G∴-Inspect∴, Intend.-Rég. Génér. de l'Ordre (Supr.-G.), 77e degré de Misraïm.

— des Souv.-Princes du 78e degré (Suprême), 78e degré de Misraïm.

— des Souv.-Princes du 80e degré (Suprême), 80e degré de Misraïm.

— des Souv.-Princes du 81e degré (Suprême), 81e degré de Misraïm.

— des Souv.-Princes du 82e degré (Suprême), 82e degré de Misraïm.

— des Souv.-Princes du 84e degré (Suprême), 84e degré de Misraïm.

— général des Souv.-Princes du 85e degré (Suprême), 85e degré de Misraïm.

— général des Souv.-Princes du 86e degré (Suprême), 86e degré de Misraïm.

— général des G∴-Ministres constituants de l'Ordre, 87e degré de Misraïm.

— (Suprême) du 88e degré, 88e degré de Misraïm.

— (Suprême) du 89e degré, 89e degré de Misraïm.

— (Suprême) du 90e et dernier degré, 90e et dernier degré de Misraïm.

— du Souverain de la Sagesse, Maçonnerie palladique.

Cosmopolite (le), 3e gr. des Architectes d'Afrique.

Couronnement de la Loge bleue ou de la Maçonnerie, 66e gr. du Chap∴ métropolitain.

Crata Repoa (Maçonnerie dite Égyptienne), collection de 7 gr. faite en Allemagne.

Croissant (le), 1er gr. de la Doctrine manichéenne.

Défenseur de l'Ordre (Grand), 85e gr. de Memphis.

Dépositaire général (Grand), gr. de l'Université.

— du Secrét, gr. de l'Université.

[p. 356]

Dépositaire du nombre 5, Man. du F∴ Peuvret, tome III, n° 35.

— des Secrets cabalistiques, Manuscrit du F∴ Peuvret, tome II, n° 24.

Député, G.-Insp. génér., Prince de Royal-Secret, 8e gr. de l'Ordre du Christ.

Diocésain (le), 5e gr. de l'Union allemande.

Docteur, gr. de l'Université.

— des Planisphères, 37e gr. de Memphis.

— Orphique, 71e gr. de Memphis.

— du Feu sacré, 78e gr. de Memphis.

— des Védas sacrés, 79e gr. de Memphis.

Éclatant (l'), 4e gr. des Adeptes hermétiques.

Éclaircissement (Loges d'), voir le Tuileur général, p. 229 ci-dessus.

Écossais, 5e gr. du rite français ou moderne.

—, 5e gr. des Philalètes.

—, 6e gr. de l'Écos∴ réformé de Saint-Martin.

— Apprenti, gr. détaché.

— Compagnon, 15e gr. de Misraïm.

— Maître, 16e gr. de Misraïm.

— Trinitaire, 14e gr. de Misraïm.

— Panissière¹, 17e gr. de Misraïm.

— des 3 J∴, 19e gr. de Misraïm.

— de la Voûte-Sacrée de Jacques VI, 20e gr. de Misraïm.

— de Saint-André, 21e gr. de Misraïm.

— (Sublime), 29e gr. de Misraïm.

Écossais d'Hérédom (Sublime), 30e gr. de Misraïm.

— Sublime, 23e gr. du Rite écossais primitif.

— (Sublime), grade anglais.

— (Sublime) de la Grande-Loge du prince Édouard, gr. anglais, Collection du F∴ Pyron.

— (Sublime) ou la Jérusalem céleste, gr. de l'Université.

— (Sublime) ou la Jérusalem céleste, 4e gr. des Illuminés théosophes de Chastannier.

— (Grand), 3e gr. de la Mère-Loge écoss. de Marseille.

— (Grand) ou le Chevalier Maçon, 5e gr. de la Mère-Loge écoss. de Paris.

— (Grand) ou le Chevalier Maçon, gr. de l'Université.

— Irlandais-Anglais, gr. anglais. Il y en a avec des variantes.

— Anglais ou des F∴-Aînés, gr. de la Mère-Loge du rite écossais.

— Anglais, Très-Excel.-M∴ et Patriarche (Grand), gr. de l'Université.

— des 3 I∴ (Inconnus) ou des III, gr. avec des variantes.

— Novice, gr. Templier.

— Novice, 4e des Gr.-Intermédiaires dans l'Illuminisme.

— d'Hérédom, rite de Perfection.

— de la Perfection, Régime écossais.

— de la Perfection, 39e gr. du Chap. métropolitain.

Écossais panissière (Grand), grade détaché.

— d'Hiram ou Maître-Rouge, gr. de l'Université.

1 Le F∴ Thory a lu dans la nomenclature misraimite Parisien au lieu de Panissière. Acta lat., t. I, p. 307, ajoutant : il a quelques rapports avec l'Ecossais de Paris (il n'y en a aucun).

[p. 357]

Écossais de l'Anneau, gr. de l'Université.

— de l'Anneau, en 3 grades, gr. de l'Université.

— (Grand), gr. de l'Université.

— Alcidony ou d'Angers, gr. de l'Université.

— des Petits-Appartements, gr. de l'Université, cité par le F∴ Fustier.

— de la Quarantaine. gr. de l'Université.

— (Parfait), gr. de l'Université.

— Purificateur, gr. de l'Université.

— Lévite ou Martyr, gr. de l'Université.

— du Triple-Triangle, gr. de l'Université.

— des Fils-Aînés, gr. de l'Université.

— d'Angleterre (M∴-Parfait), gr. de l'Université.

— de la Sainte-Trinité, gr. de l'Université.

— de Franville, dit aussi Trinitaire (Sublime), gr. de l'Université.

— de Clermont, gr. de l'Université.

— de Montpellier (Grand), gr. de l'Universiré.

— de Dunkerque, gr. de l'Université.

— de Lille, 1740, en 3 grades, gr. de l'Université.

— de Lille, 1750, gr. de l'Université.

— de Paris, en 3 grades, gr. de l'Université.

— de Messine, gr. de l'Université.

— de Prusse, en 3 grades, gr. de l'Université.

Écossais de Prusse (Sublime), gr. de l'Université.

— de Naples, gr. de l'Université.

— de Sicile, gr. de l'Université.

— de Saint-André d'Écosse par Tschoudy, gr. de l'Université.

— de Saint-André du Chardon, gr. de l'Université.

— Maçon (le), gr. de l'Université.

— Vert (par le Chev. Isnard), gr. de l'Université.

— Rouge, grade détaché.

— de Saint-André, 21e degré de Misraïm, le même que le 29e ; ce qui réduit le Rite à 89 degrés.

— de Saint-André d'Écosse (Grand), 25e deg. de l'Ecossais primitif.

— de Saint-André d'Ecosse (Grand), 29e deg. de l'Ecossais anc. et acc.

— de la Voûte-Sacrée de Jacques VI, 14e deg. de l'Ecossais anc. et acc.

— Trinitaire ou Puissant-G.-Me de l'Ordre de la Sainte-Trinité, gr. de la Mère-Loge du Rite écossais philosophique¹.

— de Toulouse, gr. de la Mère-Loge du Rite écoss. philosophique.

Écossais de Tschoudy, grade détaché.

— d'Angleteterre (Sublime), grade détaché.

— des 3 S∴, grade détaché.

— de Saint-André-d'Écosse, 4 fois Respectable, grade détaché.

— (Petit) ou Petit Architecte, 8e gr. des Élus de la Vérité.

— (Second) ou Second Architecte, ou Favori, 9e gr. des Élus de la Vérité.

— (G.-M.) ou Grand-Architecte,

1 Thory dit, à tort, que c'est le nom du 14e des 90 degrés du rite de Misraïm. Acta lat., t. I, p. 308.

[p. 358]

10e gr. des Élus de la Vérité.

Écossais (Fidèles), Rite de la Vieille-Bru. Toulouse, 1748.

— de Saint-Georges, Collection du F∴ Lepage.

— Des Loges Militaires, en 3 sections, Collection du F∴ Pyron.

— des Quarante, 34e degré du Chap. métropolitain.

— Français, 35e degré du Chap. métropolitain.

Ecossaise, 4e degré d'Adoption.

— (Sublime) ou Souveraine Ill. Ecossaise, 5e et dernier grade d'Adoption.

— Anglaise, gr. d'Adoption détaché.

Ecoutant (l'), 1er gr. d'un Système pythagoricien.

Ecrevisse (l'), 4e gr. du Zodiaque maçonnique.

Ecuyer (l'), 7e gr. de l'Ordre du Temple.

—, 4e gr. de la Réforme du prince Frédéric. (V. l'Hermès.)

— Secret, 4e gr. du Rite français ou moderne.

— des 9 (Maître anglais) ou Petit-Elu, 5e gr. de l'Adonhiramite.

— des 9, 5e gr. des Elus de la Vérité.

— des 9, 6e gr. de l'Ecossais primitif.

— des 9, 9e gr. d'Hérédom ou de Perfection.

— des 9, 9e gr. de Memphis.

— des 9, 9e gr. de Misraïm.

— des 9, 9e gr. de l'Ecossais anc. et acc.

— des 12, 27e gr. de l'Université.

— des 15 (Ill.) M∴ irlandais, Prévôt des Maçons, 6e gr. des Elus de la Vérité.

— des 15, dit G.-M. Elu, 7e gr. de l'Adonhiramite.

Écuyer des 15, 8e gr. de l'Ecossais primitif.

— des 15, 10e gr. d'Hérédom et de Perfection.

— des 15, 10e gr. de l'Ecossais anc. et acc.

— des 15, 10e gr. de Memphis.

— des 15, 11e gr. de Misraïm.

— Frère, 7e gr. de Zizendorf.

— Illustre, grade détaché jésuitique.

— de l'Inconnu ou de Pérignan, 6e gr. de l'Adonhiramite.

— de l'Inconnu ou de Pérignan, 7e gr. de l'Ecossais primitif.

— de l'Inconnu ou de Pérignan, 10e gr. de Misraïm.

— de l'Inconnu ou de Pérignan, 25e gr. de l'Université.

Elu (Grand), grade détaché.

— (Grand), 3e gr. des Noachites français.

— (Grand) du grand Conclave d'Angleterre. Voir notre Rituel de Kadosch, p. 15 et suiv.

— (Grand) anc. M∴ Parfait, 4e gr. des Elus Cohens.

— (Grand) anc. M∴ parfait, 14e gr. d'Hérédom ou de Perfection.

— Illustre, Chef des 12 tribus, 9e gr. de l'Ecossais primitif.

— Illustre, Chef des 12 tribus, 11e gr. d'Hérédom ou de Perfection.

— Illustre, Chef des 12 tribus, 13e gr. de Misraïm.

— Parfait, 10e gr. de l'Ecossais primitif.

— Parfait, 12e gr. de Misraïm.

— Parfait, gr. détaché, avec force variantes.

— Parfait-Maître, en 3 grades.

— de la Vérité, 2e grade du Sublime-Elu de la Vérité.

[p. 359]

Élu de la Vérité (Grand), 29e gr. de de l'Ecossais primitif.

— Symbolique, 5e gr. de l'Ecossisme réformé de Tschoudy.

— (Sublime-Chevalier), 11e gr. de l'Ecossais anc. et acc.

— (Sublime Chevalier) 11e gr. de Memphis.

— Souverain, 59e gr. de Misraïm.

— Parfait-Maçon, grade Salomomonien, détaché.

— Parfait (Chevalier), en 3 grades.

— en 4 grades, 5e, 6e, 7e et 8e du rite de la Vieille-Bru.

— (Petit), en 3 grades, grade de l'Université.

— (Grand), gr. de l'Université.

— (Maître), gr. de l'Université.

— Dépositaire ou Cheval. de Jérusalem, gr. de l'Université.

— des 15 (Grand), gr. de l'Université.

— (Maître-Parfait), gr. de l'Université.

— Commandeur, gr. de l'Université

— Suprême, gr. de l'Université.

— de la Vérité (Sublime), gr. de l'Université.

— de la Vérité (Sublime), 4e gr. de l'Ordre du Christ.

— Suprême, 5e gr. de la Réforme du pr. Frédéric. (V. l'Hermès, p. 310.)

— (Grand), en 3 points, 3e gr. des Noachites français.

— de Prusse ou Cheval. de l'Aigle-Noir, Maçonnerie prussienne.

— Vénérable-Grand), gr. honorifique, 7e et dernier gr. du Rite persan.

Élus (Chevaliers des), 8e gr. de Memphis.

— de la Vérité, 14e et dernier gr. des Elus de la Vérité.

Élue (l'), gr. d'Adoption, détaché.

Élue, Sublime-Ecossaise, etc. 5e et dernier gr. de la Maçonnerie d'Adoption.

Empereur du Liban, gr. du F∴ Beurnonville.

— du Liban, gr. de l'Université.

— du Liban (Souverain), gr. de l'Université.

— d'Orient (Grand), gr. de l'Université.

— de tous les Maçons, gr. de l'Université.

Enfant de la Lyre (l'), 50e gr. de Memphis.

Enfans de Noé (les), gr. détaché, avec planches.

Éons (rite des), Maçonnerie zoroastrienne (v. ci-dessus p. 186).

Épopte (l'), ou Prêtre illuminé, 7e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

Escadre (Chef d'), 3e gr. des Félicitaires (Maçonnerie androgyne.

Étoile flambloyante (l'), maçonnerie templière.

— d'Orient (Gr.-Commandeur de l'), collection du F∴ Pyron.

— des Cheval. Syriens (l'), Novice. en 3 gr., collection du F∴ Pyron.

— des Cheval. Syriens (l'), Profès en 3 gr., collection du F∴ Pyron.

— des Cheval. Syriens (l'), Gr.-Patriarche en 3 gr., collection du F∴ Pyron.

— de Jérusalem (l'), collection du F∴ Fustier.

— Polaire (l'), gr. détaché.

— Magnétique, gr. de l'Université.

Eques, 7e gr. de la Stricte Observance.

[p. 360]

Eques, 11e et dernier gr. des Architectes d'Afrique.

— Professus, gr. ajouté par le baron de Hund, à la stricte Observance.

Éveillés (les), gr. détaché.

Exacte Observance (l'), Maçonnerie allemande.

Excellent Maçon, 3e gr. de Royale-Arche.

Expert, nomenclature de l'Université.

— (Parfait), en 3 points, nomenclature de l'Université.

— Anglais (Sublime), en 3 gr., nomenclature de l'Université.

Extérieur, 1er gr. du rite d'Orient.

— Collection du F∴ Fustier.

Faux Grand-Maître (le), en voir l'analyse ci-dessus, p. 232.

Favori de saint Jean (Frater societatis Jesu), 6e gr. de Swedenborg.

Favori de saint Jean (Frater societatis Jesu) 7e gr. de Zinnendorf.

— ou du Cordon blanc, 8e gr. du régime suédois.

— ou Chevalier du Sud, gr. du régime suédois.

— de St.-André ou du Cordon violet, 9e gr. du régime suédois.

— de Salomon, 7e gr. du régime suédois.

— du 2e Architecte ou du 2e Écossais, 9e gr. des Élus de la Vérité.

Fendeur ou Charbonnier-Fendeur, 1er gr. de la Fenderie, maçonnerie forestière.

Fendeurs et Fendeuses, Maçonnerie androgyne, 1747.

Félicité (la), gr. détaché.

— ou les Félicitaires (la), Maçonnerie androgyne.

Fessler (rite de), littérateur allemand. Il fut chargé par la Loge-Royal-York, à l'Amitié, de Berlin, de rectifier les cahiers des hauts-gr., et de former, pour le Grand-Chap., une échelle d'instructions historiques et morales. Il conserva les 3 grades symboliques et puisa ses rituels dans les hauts-gr. des Rose-Croix-d'Or, de la Stricte observance, du chap∴ illuminé de Suède et de l'ancien chap. de Clermont.

Feuillant (le), gr. détaché.

Feuillants et des dames Philéides (Ordre des), maçonnerie androgyne.

Fondeur, 4e gr. du Clavi-Maçonnique, 57e gr. de Misraïm.

Francs-Juges (Ordre des), souverain tribunal (occulte).

Fidélité (Ordre de la), ancienne maçonnerie androgyne.

Frère Stuart, 6e gr. du régime suédois.

— de la Croix-Rouge, en 3 classes, 10e, 11e et 12e gr. du régime suédois.

— Clermontois, gr. du chap. de Clermont, porté en Suède.

— Bleu, 5e gr. des Illuminés théosophes de Chastannier.

— Rouge, 6e et dernier gr. des illuminés théosophes de Chastanier.

— Élu, 8e gr. de Zinnendorf.

— Druide, gr. cité dans Baruel, t. II, p. 223, édition de 1803.

— Insinuant, 1er gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— de Minerve ou le Minerval, 3e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— Africain, 4e gr. de la haute Observance.

— Cosmopolite, 6e gr. des architectes d'Afrique.

[p. 361]

Frère de la Rose-Croix-d'Or, gr. alchimique allemand, 1777.

— de la Rose-Croix-d'Or ou Adepte, 3 cahiers, 199e gr. de l'Université.

Frères Invisibles ou initiés de la Croix, Maçonnerie allemande.

— de la Rose-Céleste, analysée (Concocted), gr. hermétique ; Maçonnerie américaine.

— de la Rose d'Or, gr. hermétique, détaché.

— Rose-Croix du Grand-Rosaire, 4e et dernier gr. chapitral de ces FF∴

— Noirs, Maçonnerie Kabalistique.

— Manichéens (les), Rite secret composé en Italie, doctrine de Manès, contenant plusieurs gr. d'avancement.

Gardien du Conclave, Kadosch anglais.

— du Sanctuaire, collection du F∴ Fustier.

— du Sanctuaire, grade Templier.

— du Sanctuaire, 64e gr. de Memphis.

— des 3 Feux, 72e gr. de Memphis.

— du Nom Innominable, 73e gr. de Memphis.

— de Jéhovah, gr. de l'Université.

— du Trésor Sacré (Saint-Sépulcre. Très Fidèle), 2e dénomination de l'ancien Kadosch.

Gémeaux (les), 3e gr. du Zodiaque maçonnique.

Graine de sénevé. gr. des FF∴ Moraves, Maçonnerie chrétienne.

Grand-Hache, mieux Grand-Arche, 32e gr. de Misraïm.

Grande-Croix de Saint-Jean, régime suédois.

Grappe (Ordre de la), gr. créé à Arles ; Maçonnerie androgyne.

Gynosophiste, 8e gr. du rite Kabbalistique.

Harmonie Universelle (l'), Maçonnerie Mesmérienne.

Hassanites (Ordre des), le Vieux de la Montagne.

Hermès (le Grand), gr. de l'Université.

— Trismégiste, gr. primitif.

Hhasidiens ou Kasidiens, gr. Salomonien.

Hinc Labor, hinc Merces, gr. du rite de la Palestine.

Hiran (l'Illustre et Grand), gr. de l'Université.

Homme (l'), 2e gr. de l'Union allemande.

— Régénéré (l'), ou Chev. du Soleil, 1776, gr. de l'Université.

— qui connaît les Mystères, ou Prophète, 7e et dernier gr. du Crata-Repoa.

— Roi ou le Mage philosophe, 9e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— Saint ou Kadosch, 10e et dernier gr. du Martinisme.

Hommes choisis, Subl. gr. du Choix.

Honneur (l'), ancien ordre androgyne, célèbre à Paris, en 1777.

Illuminés d'Avignon (les), Maçonnerie hermétique.

— du Zodiaque (les), Maçonnerie Kabbalistique.

Initié, 11e gr. des Philalètes.

— (l'), Apprenti Mac∴, 1er gr. de l'Ordre du Temple.

— (l'), de l'intérieur, Compagnon Mac∴, 2e gr. de l'Ordre du Temple.

[p. 362]

Initié (le Grand), ou Maç∴ Universel, gr. fait par de l'Aulnaye.

— (l'), dans les Mystères, gr. détaché, jésuitique.

— (l'), dans les Secrets égyptiens, 5e gr. des Architectes d'Afrique.

Initiés (les), 2e classe des Sophisiens.

— d'Égypte (les Parfaits), gr. créé à Lyon.

Inspecteur anglais primitif (Grand), ancienne Maçonnerie chapitrale d'Angleterre.

— Parfait initié (Grand), 10e gr. de l'Écossais philosophique.

— Grand Écossais (Grand), 11e gr. de l'Écossais philosophique.

— Inquisiteur, Commandeur (G∴), 31e gr. de l'Ecossais anc. et acc.

— Général (Souverain Grand), 33e et dernier degré de l'Ecossais anc. et acc.

— Inquisiteur, Commandeur (G∴), 66e degré de Misraïm.

Inspecteur de l'Ordre) (Souverain-Grand), 84e gr. de Memphis.

Intendant des bâtiments ou Maître en Israël, 8e gr. de l'Écossais anc. et acc.

Intérieur du Temple, gr. de l'Université.

Interprète hermétique, gr. de l'Université.

— hermétique (Sublime), gr. de l'Université.

— aux 3 nombres (Sublime), gr. de l'Université.

— Général des Illustres philosophes. Mac∴, (Grand), manuscrit du F∴ Peuvret, t. IV, n° 56.

Illuminé Mineur, 4e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— Majeur ou le Novice Écossais, 5e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— Directeur, 6e des gr. intermédiaires des Illuminés de Bavière.

— Théosophe, gr. de l'Université.

— Au nombre de 15, gr. de l'Université.

Innominable (l'), gr. détaché.

Irlandais (Parfait), 8e gr. de l'Université.

Isis (Sublime Pontife d'), 44e gr. de Memphis.

Interprète des hiéroglyphes, 70e gr. de Memphis.

Inquisiteur Commandeur, 32e gr. de Memphis.

Jéhovah (le Sublime), ou les 55 clefs hermétiques, manuscrit du F∴ Peuvret, t. V, n° 80.

Jérusalem Céleste (la), ou Sublime Écossais, gr. de l'Université.

Joachim (Saint), Maç∴ chrétienne. Bohème, 1736.

Juge des Ouvriers (le), gr. de l'Université.

— des Ouvriers (le), gr. de la Mère-Loge Écossaise.

— des Ouvriers (le), gr. de la collection du F∴ Fustier.

Juge Secret, 1er point du 3e gr. des Noachites français.

— Philosophe inconnu, en 2 points, 1er point, le Novice.

— Philosophe inconnu, en 2 points, 2e point, Juge-Commandeur.

Junior Adeptus, un des gr. du Rose-Croix allemand.

Justification (la), 5e gr. du rite de Fessler.

Juste et Parfait Maître, Prévôt juste ou Prévôt et juge, 7e gr. de Memphis.

Kadosch (Prince), collection du F∴ Pyron.

[p. 363]

Kadosch Prince de la Mort, gr. détaché, indiqué, à tort, par Thory, 27e gr. de Misraïm.

— (Chevalier), 8e et dernier gr. de Swedenborg.

— (Chevalier), 28e gr. de l'Écossais primitif.

— (Chevalier) ou G∴-Élu Inspecteur, 10e et dernier gr. de l'Écossisme reformé de Tschoudy.

— ou Homme saint, 10e et dernier gr. du Martinisme.

— Protecteur de l'Innocence (G∴-Chevalier), gr. de l'Université.

Kadosch, Grand-Cheval. de l'Aigle-Noir, gr. de l'Université.

— des Honnêtes-Gens, gr. de l'Université.

— de Cromwell. Nous l'avons avec 3 variantes et 1 note.

— de Sudermanie, Maçonnerie templière.

— Chevalier templier, grade anglais.

— Philosophique (et les Statuts), pratiqué en France.

— Académique, nouveau degré. Voir notre Rituel de Kadosch, 1861.

Kavi (Sublime), gr. dit Asiatique, 66e degré de Memphis.

Kee (Cheval.), Teutonique de St-Georges, gr. détaché.

Knef (Subl.-Cheval. du), 90e degré de Memphis.

Laveur, 2e gr. du Clavi-Maçonn., 55e degré de Misraïm.

Lévite (le), gr. détaché.

— Sacrificateur (le), gr. de la Mère-Loge du Rite écossais philosophique.

Lévitiques (les) ou Sacerdoces G.-Prêtres, gr. de la Maçonnerie rabbinique, pratiqué jadis dans le Souverain-Chap. intérieur de Puy-Laurens (Tarn).

Liberté (Ordre de la), gr. de la Maçonnerie androgyne, Paris, 1740.

Licencié (le), gr. de l'Université.

Lion (le), 5e gr. du Zodiaque maçonnique.

Loge Kabbalistique (la Grande), 123e gr. de l'Université.

— de Zoroastre, gr. de la Maçonnerie zoroastrienne.

Loges d'Éclaircissement. Voir ci-dessus, p. 229.

Lumière (la Grande), collection du F∴ Viany.

— (la Vraie), 7e gr. du Rite de Fessler.

Lune (Chevalière de la), gr. détaché de la Maçonnerie d'Adoption.

Maçon couronné, 13e gr. de l'Université.

— d'Hambourg (Parfait), 11e gr. de l'Université.

— de la Stricte Observance, 18e gr. de l'Université.

— du Temple ou G.-Élu dépositaire, 18e gr. de l'Université.

— de la Pyramide, 126e gr. de l'Université.

— à tous grades, 10e et dernier gr. des Philalètes.

— Hermétique, 73e gr. du Chap. métropolitain.

— du Secret (Orient d'Upsal) 7e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— du Secret, 7e gr. du Rite de St-Martin.

— du Secret, 26e de l'Écoss. primitif de Namur.

— du Secret ou d'Upsal, gr. détaché, système suédois.

Maçon écossais, gr. détaché.

[p. 364]

Maçon écossais, 5e degré des Maç∴ Libres d'Angleterre.

— (Très-Excellent), 6e degré des Maç∴ Libres d'Angleterre.

— (Excellent), 2e degré de Royal-Arche.

— Ill. et Subl. Grand-Me, manuscrit du F∴ Peuvret, tome IV, n° 46.

— (le Vrai), 1er gr. de l'Académie des Vrais-Maçons.

— (le Vrai), 7e gr. du Rite écoss. philosophique.

— dans la Voie droite (le Vrai), 9e gr. du Rite écoss. philosophique.

— dans la Voie droite (le Vrai), 2e gr. de l'Académie des Vrais-Maçons.

Mage (le Souverain), gr. détaché.

— (le Souverain), 124e gr. de l'Université.

— (le Souverain), 8e gr. de la Haute Observance.

— ou Cheval. de la Clarté et de la Lumière, 10e gr. de la Haute Observance.

— Philosophe, 1er gr. des Grands-Mystères des Illuminés.

— Philosophe, ou Homme-Roi, 9e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

Magister Templ. 8e gr. des Rose-Croix allemands.

— Templ., ou Cheval. du Sud, régime suédois.

Magus, 9e et dernier gr. des Rose-Croix allemands.

Maître, 3e gr. de l'Adonhiramite.

—, 3e gr. des anc. Maçons-Libres d'Angleterre.

—, 3e gr. de l'Écossais primitif.

—, 3e gr. du Rite d'Hérédom ou de Perfection.

Maître, 3e gr. du Rite français ou moderne.

—, 3e gr. de l'Ecossisme, dit anc. et acc.

—, 3e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

—, 3e gr. de l'Écossisme réformé de Saint-Martin.

—, 3e gr. de la Maçonnerie du F∴ Énoch.

—, 3e gr. de la Late Observance.

—, 3e gr. de la Stricte Observance.

—, 3e gr. du Rite des Philalètes.

—, 3e gr. de l'Écossais d'Allemagne.

—, 3e gr. de l'Écossais philosophique.

—, 3e gr. de l'Écossais de Clermont.

—, 3e gr. de l'Écossais de la G.-Loge d'Écosse.

—, 3e gr. de la Maçonnerie éclectique.

—, 3e gr. de Memphis.

—, 3e gr. de Misraïm.

—, 3e gr. des Élus de la Vérité.

—, 3e gr. des Élus Cohens ou Prêtres.

— 3e gr. du Régime rectifié.

— 3e gr. du Régime Templier.

— 3e gr. du Régime Suédois.

— 3e gr. des Architectes d'Afrique.

— 3e gr. de Zinnendorf.

— 3e gr. de Swedenborg.

— 3e gr. du Philosophe inconnu.

— 3e gr. de la Vieille Bru.

— 3e gr. de Fessler.

— 3e gr. de Schroeder.

— Mystique, 3e gr. Kabbalistique.

— Égyptien, gr. du Rite de Cagliostro.

— Écossais ou G∴-Sacrificateur, 3e gr. de l'Écossais de Clermont.

[p. 365]

Maître Écossais ou G∴-Sacrificateur, 19e gr. de l'Université.

— Écossais (Grand), 6e gr. des anc. chap. de la Hollande.

— Écossais député, 4e gr. du Régime rectifié de Dresde

— Écossais de Saint-André (Intermédiaire), 5e gr. du Régime rectifié de Dresde.

— Régnant ou Salomonis santificatus, etc., 12e et dernier gr. du rite suédois.

— Maçon Écossais ou Élu Parfait, archives de la Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— Écossais, archives de la Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— Sublime (ancien), archives de la Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— Égyptien, archives de la Mère-Loge du rite Écossais philosophique.

— (ancien), 4e gr. de la Maçonnerie Adonhiranite.

— Mytique ou Maître Parfait, 4e gr. de l'Écossais réformé de Tschoudy.

— Sublime, 4e gr. du Martinisme.

— Secret, 4e gr. du rite d'Hérédom ou de Perfection.

— Secret, 4e gr. de la Vieille-Bru.

— Secret, 4e gr. de Memphis.

— Secret, 4e gr. de Misraïm.

— Secret ou Discret, 4e gr. de l'Écossisme ancien.

— Écossais, 5e gr. de Zinnendorf.

— Écossais, 7e gr. de la Stricte Observance.

— Écossais, 10e gr. de l'Adonhiramite.

— Écossais, 18e gr. de Misraïm.

— Parfait, 4e gr. des Élus de la Vérité.

Maître Parfait, 4e gr. de l'Écossisme réformé de Tschoudy.

— Parfait, 5e gr. de l'Écossisme ancien.

— Parfait, 5e gr. du rite d'Hérédom ou de Perfection.

— Parfait Élu, grade détaché.

— Parfait ou Écossais vert, 4e gr. proposé par le F∴ Beyerlé.

— Bon Pasteur, 6e gr. du rite persan, complément des 5e-6e degrés.

— de la Clef de la Maçonnerie (G∴), 21e gr. de Memphis.

— de Saint-André d'Écosse, gr. détaché, jésuitique.

— à tous grades, ou Philalètes, 12e et dernier gr. des Philalètes.

— Grand-Architecte, gr. détaché.

— des Loges légitimes (Grand-), archives de la Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— Architecte (Grand-), 12e gr. d'Hérédom ou de Perfection.

— en la Parfaite Architecture, 14e gr. de l'Écossais primitif de Namur.

— Parfait Architecte, 27e gr. de Misraïm.

— Architecte (Parfait), 5e gr. de Memphis.

— (Sublime et Parfait), secrétaire intime, 6e gr. de Memphis.

— Architecte (Chevalier Grand-), 12e gr. de Memphis.

— de la Sagesse (Suprême), 74e gr. de Memphis.

— des Mystères (Souv∴ Grand), 76e gr. de Memphis.

— du Sloka (Suprême), 77e gr. de Memphis.

— de l'Anneau lumineux (Sublime), 86e gr. de Memphis.

— du Grand-Œuvre, 89e gr. de Memphis.

[p. 366]

Maître Anglais Écossais (Parfait), 5e gr. de l'Université.

— (Vrai), Orient du Soleil, 9e gr. de l'Université.

— Symbolique (Illustre), 12e gr. de l'Université.

— du Tabernacle (Grand-), 17e gr. de l'Université.

— Grand-Sacrificateur, 19e gr. de l'Université.

— Mystique, 20e gr. de l'Université.

— de 8 Secrets Kabbalistiques (Illustre Grand-), 21e gr. de l'Université.

— Élu, 26e gr. de l'Université.

— Architecte, 40e gr. de l'Université.

— Rouge ou Écossais d'Hiram, 47e gr. de l'Université.

— des Templiers (le Grand-), 110e gr. de l'Université.

— des Templiers (Illustre Très-Grand-), 112e gr. de l'Université.

— de l'Ordre de Jérusalem (Sublime), 113e gr. de l'Université.

— des Maîtres (le), 119e gr. de l'Université.

— Philosophe hermétique, 133e gr. de l'Université.

— Philosophe (Parfait), 139e gr. de l'Université.

— des Secrets (Parfait), 151e gr. de l'Université,

— par le nombre 3, 160e gr. de l'Université.

— par le nombre 9, 165e gr. de l'Université.

— des Secrets (Illustre), 170e gr. de l'Université.

— de l'Anneau lumineux (Sublime), 12e et dernier gr. du rite écossais philosophique.

— Choisi ou Élu, gr. américain ajouté à leur rite d'York.

Maître des Secrets hermétiques (G∴-), 49e gr. d'une série hermétique.

— des Secrets Kabbalistiques (Illustre Grand-), 52e gr. des adeptes Kabbalistes.

— (Passé) (Past Master), n° 1 de la Maçonnerie de Royale-Arche.

— de Marque (Mark Mason), n° 2 de la Maçonnerie de Royale-Arche.

— de Marque (autre Mark Mason), gr. de Royale-Arche, connu, dit-on, des Arabes, en Algérie.

— Irlandais.

— Irlandais (Parfait).

— Irlandais (Puissant).

Ces 3 grades, dits Irlandais, ont été inventés en France, en 1747, par les favoris d'Edouard Stuart, qui les vendaient aux partisans de ce prince.

Maître Irlandais, 6e gr. des colléges Irlandais.

— Irlandais (Parfait), 7e gr. de Misraïm.

— Irlandais (Puissant), 8e gr. de l'Université.

— Élu, 6e gr. de la Haute Observance.

— Élu, 7e gr. des Élus de la Vérité.

— Royal, Maçonnerie américaine, gr. ajouté à leur rite de Royale-Arche.

— décoré, en 3 points, Maçonnerie reformée des Maîtres décorés.

— Rouge ou Maître, 1re classe, Maçonnerie reformée des Maîtres décorés.

— Provincial de la Croix-Rouge, 9e gr. de la Haute Observance.

— Kabbalistique, gr. de la Maçonnerie occulte.

— Pythagoricien, 3e et dernier gr. de la Maçonnerie pythagoricienne.

[p. 367]

Maître en Israël, 7e gr. du rite Écossais anc. et acc.

— en Israël, gr. de Misraïm.

— en Israël, Archives de la Loge Saint-Louis, les Amis réunis, à Calais.

— Chevalier du Soleil, 3e gr. du rite persan.

— Chevalier du Soleil, 29e gr. de l'Écossais anc. et acc.

— Cohen, 6e gr. de Swedenborg.

— Cohen, 7e gr. des Élus Cohens ou Prêtres.

— de l'Ordre des Illustres G∴-Maîtres Napolitains, (Grand-), Maçonnerie Napolitaine.

— Théosophe, 3e gr. des Illuminés théosophes.

— des Sages, 4e gr. des FF∴ initiés de l'Asie.

— des Secrets Égyptiens, 8e gr. des Architectes d'Afrique.

— des 7 Secrets Kabbalistiques (Illustre), manuscrit du F∴ Peuvret, t. IV, n° 50.

— Anglais, 7e gr. des colléges irlandais.

— Anglais, 8e gr. de Misraïm.

— Anglais (Petit), gr. irlandais.

— Architecte Parfait, Archives du rite écossais philosophique.

— Architecte Prussien, Maçonnerie Prussienne.

— par le nombre 25, manuscrit du F∴ Peuvret, t. III, n° 48.

— Couronné, Archives de la Loge-Saint-Louis les Amis réunis, de Calais.

— de Loge Anglais, gr. anglais ; collection du F∴ Lemanceau.

— de Loge Français, 26e gr. du Chap∴ métropolitain.

— de Paracelse, collection du F∴ Pyron.

Maître Élu (Petit), Mère-Loge du rite écossais philosophique.

— hermétique, collection du F∴ Lemanceau.

— de Loge, collection du F∴ Lemanceau.

— Illustre, collection du F∴ Lemanceau.

— Symbolique (Illustre), collection du F∴ Fustier.

— Symbolique, au nombre 15, manuscrit du F∴ Peuvret, tome III, n° 44.

— Philosophe, manuscrit du F∴ Peuvret, tome I, n° 5.

— Parfait de Hambourg, collection du F∴ Fustier.

— Particulier, 19e gr. du Chap. métropolitain.

— de la Table d'Émeraude, Maçonnerie occulte.

— de la Table d'Hermès, Maçonnerie occulte.

— (Vrai) ou G.-Architecte, grade de l'anc. Chap. de Clermont.

Maîtres absolus (Souv.-Grands-) 90e et dernier degré de la Puiss. Suprême de Misraïm.

— et Sages, 4e gr. des Initiés de l'Asie.

Maîtresse, 3e gr. de la Maçonnerie d'Adoption.

— Égyptienne, 3e gr. de la Maçonnerie de Cagliostro.

— Parfaite, 4e gr. de la Maçonnerie d'Adoption.

— Adonaïte, 1er gr. de Perfection des Dames écoss. de Mont-Thabor.

— Moraliste, 2e et dernier gr. de Perfection des Dames écoss. de Mont-Thabor.

Major, 6e gr. des Rose-Croix allemands.

[p. 368]

Manœuvre, 1er gr. de la Maçonnerie du F∴ Énoch.

Marque chrétienne, 4e gr. philosophique américain.

Mark-Maître, 4e gr. de l'Université.

Méduse, (Ordre de la), Maçonnerie androgyne, créée à Toulon.

Mélanéphoris, 3e gr. du Crata-Repoa.

Melokisedec ou Prêtre Royal, 5e gr. des F∴ initiés de l'Asie.

Membre du chapitre non-dignitaire, 10e gr. du Régime suédois.

Membres des Grands Mystères (les), 3e et dernière classe des Sophisiens.

Ménatzchims, 9e et dernier gr. des chefs Suprêmes de la Vieille-Bru.

Mésopolyte (le), 4e gr. de l'Union Allemande.

Mineur, 1er gr. du Clavi-Maçonnique, 54e gr. de Misraïm.

Miles, 10e gr. des Architectes d'Afrique.

Minerve (Ordre de) ou des 7 Sages, Maçonnerie palladique.

Minerval (le), ou le frère de Minerve, 3e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

Minor, 5e gr. des Rose-Croix allemands.

Miroir de Zoroastre, 123e gr. de l'Université.

Mithra (Pontife de), 63e gr. de Memphis.

Moins diable que noir, 3e gr. de la Fenderie.

Mopses (Ordre des), Maçonnerie allemande, en un seul gr., créé en 1739, à Vienne.

Mousse, 1er gr. des Félicitaires, Maçonnerie androgyne.

Mouni Très-Sage, 67e gr. de Memphis.

Néocoris, 2e gr. du Crata-Repoa.

Noachite, Cheval. prussien, ou de la Tour, Maçonnerie prussienne.

—, Cheval. prussien, 13e gr. de l'Adonhiramite.

—, Cheval. prussien, 16e gr. de l'Ecoss. primitif de Namur.

—, Cheval. prussien, 21e gr. du Rite écoss. anc. et acc.

—, Cheval. prussien, 22e gr. de Memphis.

—, Cheval. prussien, 35e gr. de Misraïm.

— Souverain, 120e gr. de l'Université.

— français, en 3 grades, Maçonnerie napoléonienne.

Noachites Souverains, collection du F∴ Fustier.

Novice (le), 2e gr. Templier de Ramsai.

—, 2e gr. de l'Illuminisme.

—, 2e gr. de l'Écossisme de Weishaupt.

— Écossais, 5e gr. de la Stricte Observance.

— Écossais, ou l'Illuminé Majeur, 5e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— de l'Intérieur, 30e gr. de l'Écoss. primitif de Namur.

— Maçonne (la), 1er gr. d'élection des Dames écoss. de Mont-Thabor.

Observance (Stricte), divisée en : Haute Observance, Maçonnerie d'Allemagne ;

Late (relâchée) Observance, Maçonnerie d'Allemagne ;

Étroite Observance, Maçonnerie d'Allemagne.

Oracle de Cos (l'), Maçonnerie ïatrique.

[p. 369]

Oracle de Cos (l'), 200e gr. de l'Université.

Ouvrier, 2e gr. de la Maçonnerie du F∴ Énoch.

Palladium des Femmes (le), ou Compagne de Pénélope, Maçonnerie palladique.

— (Ordre du) ou Souv. Cons. de la Sagesse, Maçonnerie palladique.

Paracelse (le Sublime), 187e gr. de l'Université.

Panthéistes (les), Loge socratique établie en Allemagne, en 1720.

Parfait Initié, 2e point, du 3e gr. des Noachites français.

— Irlandais, gr. des anc. Coll. d'Irlande.

— Prussien, gr. créé à Genève en 1770, pour servir de 2e degré au Noachite ou Chev. prussien.

Passé-Maître (Past-Master), 1er gr. de la Maçonnerie de Royale-Arche.

Passage (le) ou la Vraie Lumière, 7e gr. de Fessler.

Pastophoris, 1er gr. du Crata-Repoa.

Patriarche (le), gr. mystique, collection du F∴ Viany.

— (Grand), 20e gr. d'Hérédom ou de Perfection.

— (le) ou Confident de Salomon, manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 6.

Patrie (la), 8e gr. de Fessler.

Patron, 2e gr. des Félicitaires, Maçonnerie androgyne.

Pèlerins (Société secrète des). Voir ci-dessus, p. 316.

Perfection (la), 9e et dernier gr. du Rite de Fessler.

Persévérance (la); elle a siégé à Paris en 1717; Maçonnerie androgyne remarquable.

Philléides (les), gr. de l'Université.

Philochoréites (Chev. et Dames) ou Amants du Plaisir, Maçonnerie androgyne.

Philosophe cabaliste, arch. de la L∴ Saint-Louis des Amis réunis, à Calais.

— Cyclomagne, arch. de la L∴ Saint-Louis des Amis réunis, à Calais.

— d'Hermès, arch. de la L∴ Saint-Louis des Amis réunis, à Calais.

— Uranimite, arch. de la L∴ Saint-Louis des Amis réunis, à Calais.

— Kabbalistique, manuscrit du F∴ Peuvret, tome Ier, n° 15.

— Kabbalistique au nombre 5 (Sublime), manuscrit du F∴ Peuvret, t. III, n° 36.

— Hermétique (Grand et Sublime), manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 29.

— Napolitain (Petit), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 7.

— Napolitain (Grand), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 8.

— (Parfait-Mc), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 9.

— (Parfait-Maçon), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier n° 16.

— Pratique (Petit), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 3.

— Pratique (Grand), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 4.

— Pratique (Sublime), manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 17.

— (Sublime), manuscrit du F∴ Peuvret, t. Ier, n° 13.

— au nombre 9 (Sublime), manuscrit du F∴ Peuvret, t. III, n° 41.

— Chrétien ou Bossonius, 4e gr. des Architectes de l'Afrique.

— Inconnu, gr. de la 9e classe des Philalètes.

[p. 370]

Philosophe Inconnu (Sublime), 79e gr. du Chap. métropolitain.

— Sublime, 53e gr. de Misraïm.

— Très-Parfait Maçon, 146e gr. de l'Université.

— Maçon (Gr., Sublime et Parf.), 155e gr. de l'Université.

— de la Samothrace, 48e gr. de Memphis.

Philosophes (les), 77e gr. du Chap. métropolitain.

— (les Petits), collection du F∴ Pyron.

— (Sublimes), 10e classe du régime des Philalètes.

Philosophus, 4e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

Point du jour de l'Œuvre brut, ou Chev. du Nord, 2e gr. de l'Hermétisme.

— Maçonnique ou G.-Prince d'Orient, 3e gr. de l'Hermétisme.

— Poissons (les), 12e et dernier gr. du Zodiaque maçonnique.

— Manuscrit du F∴ Peuvret, tome V, n° 72.

Pomme Verte (la), Maçonnerie androgyne allemande, 1780.

Pontife (Grand-) ou Subl. Ec. dit de la Jérusalem Céleste, 19e gr. d'Hérédom et de Perfection.

Pontife (Grand) ou Subl. Ec. dit de la Jérusalem Céleste, 19e gr. de l'Ecoss. anc. et acc.

— d'Isis (Sublime), 44e gr. de Memphis.

— de la Cadmée, 56e gr. de Memphis.

— de l'Ogygie, 59e gr. de Memphis.

— de Mythra, 63e gr. de Memphis.

Postulant de l'Ordre, adepte Parfait du Pélican, 6e gr. de l'Ordre du Temple; c'est son Rose-Croix.

Prœaddamite, gr. Kabbalistique, Archives de la Mère-Loge de l'Ecossais philosophique.

Pradicus, 3e gr. des FF∴ de la Rose-Croix.

Practicas, 3e gr. des Rose-Croix allemands.

Préfet ou Prélat de l'intérieur, 32e gr. de l'Écossais primitif de Namur.

Préfet ou Prélat du Liban, collection du F∴ Pyron.

Prêtre (le) ou le Théosophe, 125e gr. de l'Université.

— Théosophe (le), 6e gr. du Régime Kabbalistique.

— (le Grand-), gr. anglais.

— Royal, Melchisédec dit Vrai Rose-Croix, 5e gr. des FF∴ initiés de l'Asie.

— Illuminé (le), ou l'Épopte, 7e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— Illuminé (le), ou le Régent, 8e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

— Sacrificateur (Très-Haut et Très-Puissant Grand-), 62e gr. de Misraïm.

Précieux (le), ou Chevalier de l'Étoile d'Or, 1er haut gr. hermétique.

— (le), ou Chevalier du Grand Jéhovah, 6e haut gr. hermétique.

Prévôt et Juge (Maître irlandais), 7e gr. du rite écossais anc. et acc.

— et Juge, ou Prévot Juste, 7e gr. de Memphis.

— et Juge, 8e gr. d'Hérédom et de Perfection.

Prince de Jérusalem, 6e gr. de l'Écossisme réformé.

— de Jérusalem, 8e gr. du Martinisme.

[p. 371]

Prince de Jérusalem (Orient de Babylone), 8e gr. de l'Écossisme réformé de T'schoudy.

— de Jérusalem, 16e gr. d'Hérédom et de Perfection.

— de Jérusalem, 16e gr. de l'Écossais anc. et acc.

— de Jérusalem (Grand Conseil, Chef des Loges), 18e gr. de l'Écossais primitif.

— de Jérusalem, 45e gr. de Misraïm.

— de Jérusalem, 53e gr. du Chap∴ métropolitain.

— de Jérusalem (Valeureux), collection du F∴ Lepage.

— d'Orient (Grand), collection du F∴ Lepage.

— d'Orient (Très-Grand), 3e haut-gr. des adeptes hermétiques.

— Dépositaire (Grand), collection du F∴ Pyron.

— des Lévites (le), Archives de la Loge Saint-Louis, des Amis réunis, à Calais.

— des 7 Planètes (l'Illustre G∴), manuscrit du F∴ Peuvret, t. V, n° 73.

— Rose-Croix d'Hérédom, 18e gr. de Memphis.

— d'Occident, 19e gr. de Memphis.

— du Royal Mystère (Souverain), 33e gr. de Memphis.

— du Zodiaque, 39e gr. de Memphis.

— de la Colline sacrée, 46e gr. de Memphis.

— Brahmane, 58e gr. de Memphis.

— de la Vérité, 65e gr. de Memphis.

— de la Courtine sacrée (Sublime), 69e gr. de Memphis.

— des Sénats de l'Ordre (Souverain), 75e gr. de Memphis.

Prince de la Maçonnerie (Sublime), 88e gr. de Memphis.

— de Memphis (Souverain), Chef du gouvernement, de l'Ordre, 91e gr. de Memphis.

— des Mages des sanctuaires de Memphis (Souverain), 92e gr. de Memphis. (Ce gr. a été le dernier).

— Adepte ou Chérubin, 1er gr. du Sublime Élu de la Vérité.

— Adepte (Souverain), 18e gr. de l'Écossais primitif.

— du Tabernacle, 24e gr. du rite Ecossais ancien et acc.

— de Merci ou Écossais Trinitaire, 26e gr. du rite Écossais anc. et acc.

— Adepte ou Chevalier du Soleil, 28e gr. du rite Écossais anc. et acc.

— du Royal Secret (Sublime), 32e gr. du rite Écossais anc. et acc.

— (Très-Sage Israélite), 70e gr. de Misraïm.

— Talmudim (Souverain), 71e gr. de Misraïm.

— Zadkim (Souverain), 72e gr. de Misraïm.

— Haram (Souverain), 73e gr. de Misraïm.

— Haram (Souverain Grand), 74e gr. de Misraïm.

— Hasidim (Souverain), 75e gr. de Misraïm.

— Hasidim (Souverain Grand), 76e gr. de Misraïm.

— des Templiers (Grand), 111e gr. de l'Université.

— de Jérusalem (Très-Haut, Très-Puissant et Très-Valeureux), 114e gr. de l'Université.

— d'Orient, 177e gr. de l'Université.

[p. 372]

Prince Sublime (le), 189e gr. de l'Université.

— des 3 terribles O∴, dits la Colonne mystérieuse de la Maçonnerie, gr. détaché.

Princesse de la Couronne, 16e et dernier gr. d'une maçonnerie d'adoption.

Prodigue Converti (le), 2e gr. de la Fenderie, Maçonnerie forestière.

Propheta ou Saphenath Pancab, 7e et dernier gr. du Crata Repoa.

Prosélytes de Jérusalem (les), 68e gr. du Chap∴ métropolitain.

Quatre fois Resp∴ Maître de Saint-André d'Écosse, Maçonnerie templière, explications, etc.

— ou le collége des Écossais. Nous en possédons 3 rituels qui diffèrent.

— Vénérable Maître, gr. introduit à Berlin par le marquis de Bernez.

Rameurs (Ordre des Chevaliers) et dames Rameuses, Maçonnerie androgyne, fondée à Rouen, en 1738.

Récompense de l'Élu (la), gr. détaché.

Reconnaissance anglaise, 6e gr. de l'Université, collection du F∴ Lepage.

Red Crosse Sword of Babylon, gr anglais.

Red Cross of Rome et Constantine (The), gr. anglais.

Régent (le), ou Prince Illuminé, 52e gr. des Illuminés de Bavière.

Régent (le) ou Prince Illuminé, 8e gr. de l'Illuminisme de Weishaupt.

Régulateur général de l'Ordre (G∴), 87e gr de Memphis.

Réunion de Louise (Reine Prussienne) (Ordre de la), institué à Berlin, par le baron Noslitz.

Roi du Monde (le), Archives du rite Ecossais philosophique.

Rose (Chevaliers et Nymphes de la), gr. ingénieux de la Maçonnerie androgyne.

Rose et Or, gr. du rite primitif.

Rose et triple Croix, Archives de la Loge Saint-Louis, des Amis réunis, à Calais.

Rose-Croix, 7e et dernier gr. du Régime français.

—, 7e gr. des Philalètes.

—, 8e gr. de la Mère-Loge écoss. philosophique.

—, 12e gr. des Élus de la Vérité.

—, 12e gr. de l'Écossisme réformé.

—, 18e gr. de la Mère-L∴ écoss. de Marseille.

—, 18e gr. d'Hérédom et de Perfection.

—, 18e gr. du Rite écoss. anc. et acc.

— ou Chev. de l'Aigle Noir, en 3 degrés, 6e gr. du rite philosophique.

— Chevalier, 12e gr. de l'Adonhiramite.

— Chevalier, 37e gr. de Misraïm.

— Magnétique, 38e gr. de Misraïm.

— Magnétique ou Baquet sacré, 195e gr. de l'Université.

— (F∴ de la) ou Adepte, 199e gr. de l'Université.

— (Chev. Souv.-Prince), 7e gr. de l'anc. chap. de Royal-York, à Berlin.

— (F∴ de la) d'Or., gr. alchim. allem., créé et pratiqué en Allemagne, en 1777.

— d'Hérédom et de Kilwinning, 4e haut gr. de l'Ecossisme de Kilwinning.

— de Kilwinning et d'Hérédom

[p. 373]

(Chevalier), 46e gr. de Misraïm.

Rose-Croix Jacobite, du Chap∴ primordial d'Arras. Nous avons le rituel complet.

— d'Allemagne, ou Chev. de l'Aigle Noir, gr. hermétique appartenant plutôt aux Elus qu'aux R∴-✠∴

— Philosophique, ou le Sublime Philos, gr. hermétique archiv. du Rite écoss. philosophique.

— Philosophique, collection du F∴ Pyron.

— (le), haut gr. des M∴ décorés, Maçonnerie réformée.

— du Grand-Rosaire, haut gr. du Rite primitif.

— des Dames ou Chevalière de la Bienfaisance, haut gr. d'Adoption. (V. le rituel d'Adoption.)

Rosierncian (the), Rose-Croix anglais.

Rouge (Frère), 6e gr. de Swedenborg.

Royale-Arche, 5e gr. de la Maçonnerie américaine. (Rite d'York).

—, 8e gr. des Maçons libres d'Angleterre.

—, 13e gr. de l'Ecossisme anc. et acc.

—, 13e gr. de Memphis.

—, 15e gr. de l'Ecoss. primitif.

—, 72e gr. de l'Université.

— Chevalier, gr. anglais.

— Chevalier; pour l'obtenir, il faut être Ecossais.

— Chevalier, 22e grade.

— Chevalier, 22e gr. du Rite d'Hérédom et de Perfection.

— Grand, 31 gr. de Misraïm.

Royal-Maître, gr. américain ajouté à leur Rite d'York.

Sacerdoces G.-Prêtres ou Lévitiques, Maçonnerie rabbinique.

Sacrifiant (le), Archiv. de la L∴ Saint-Louis des Amis réunis, à Calais.

Sacrifiants (les), Archiv. de la Mère-L∴ du Rite écoss. philosophique.

Sacrificateur (Grand) ou Maître écossais, 3e gr. de l'Ecossisme de Clermont.

— (Grand) ou Maître écossais, 19e gr. de l'Université.

Sacrifices (les), 29e gr. du Chap∴ métropolitain.

Sage, 7e et dernier gr. du Martinisme.

— Maître, 2e des hauts gr. des Initiés de l'Asie.

— des Pyramides, 47e gr. de Memphis.

— du Labyrinthe (Sublime), 55e gr. de Memphis.

— d'Héliopolis, 62e gr. de Memphis.

— Israélite Prince (Très-), 70e gr. de Misraïm.

Sages (Maître des), 4e gr. des FF∴ Initiés de l'Asie.

Sagesse (Société de la), gr. détaché philosophique.

Sagittaire (le), 9e gr. du Zodiaque maçonnique.

Saint-André (Chevalier de), nomenclature du F∴ Fustier.

— (Chev. Libre de), collect. du F∴ Pyron.

Saint des Saints (le), gr. du Rite de Fessler.

Sainte-Royale-Arche, 4e et dernier gr. de la Maçonnerie de Royale-Arche.

Salomon (Subl.-Maître), manuscrit du F∴ Peuvret, tome IV, n° 57.

— (Subl.-Maître), collection du F∴ Pyron.

Salomonis Sanctificatus, Illumina-

[p. 374]

tus, Magnus Jehovah, ou le Maître régnant (le Roi), 12e et dernier gr. du Régime suédois.

Saphénath Pancah ou Prophète, 7e gr. du Crata-Repoa.

Sapicole (le), nomenclature du F∴ Fustier.

—, collection du F∴ Viany.

Saturne, manuscrit du F∴ Peuvret, t. V, n° 75.

Scandinave (Chevalier), 60e gr. de Memphis.

Scandinaves (Ordre des Chevaliers). Voir ci-dessus, p. 183.

Scieur (le), 4e gr. de la Fenderie (Maçon. forestière).

Scorpion (le), 8e gr. du Zodiaque maçonnique.

Secret (le) ou Chevalier de la Chambre du Milieu, 6e haut gr. des Adeptes hermétiques.

Secrétaire intime ou Maître par curiosité, 6e gr. de l'Ecoss. anc. et acc.

— intime ou Maître par curiosité 6e gr. de Misraïm avec variantes.

Secret des Secrets (le), nomenclature du F∴ Fustier.

Sept Épées (Association des), gr. ancien, détaché.

Sept Sages ou Compagnons d'Ulysse ou de Minerve, Maçonnerie palladique et philosophique.

Société secrète des Pèlerins. Voir ci-dessus, p. 316.

Socius, 2e classe du 6e gr. de la Stricte Observance.

Souffrant (le), grade d'épreuve, 2e gr. des FF∴ Initiés de l'Asie.

Souverain-Commandeur du Temple, collection du F∴ Lemanceau.

— du Temple, collection du F∴ Lepage.

— du Temple, 10e gr. de l'Ordre du Christ.

Souverain-Commandeur du Temple, 44e gr. de Misraïm.

— du Temple de Jérusalem, 27e gr. de l'Ecoss. anc. et acc.

Souverain Grand-Commandeur, 6e gr. de l'Ordre du Christ.

— des Souverains, 50e gr. de Misraïm.

— des Souverains, G∴-Commandeurs du Temple, collection du F∴ Lemanceau.

—, collection du F∴ Lepage.

Souverain Conseil de la Sagesse, Ordre du Palladium.

— Conseil des Excell.-Princes.

— du Grand Globe français, gr. Chap. des Empereurs d'Or. et d'Occ.

— Conseil Sublime, Arch. de la Mère-Loge du Rite écoss. philos.

— Grand Prince du 87e degré de Misraïm.

— Empereur du Liban, gr. détaché.

Saint-Jean de Jérusalem (Chevalier), gr. mystique qui se divise en 3 sections.

— de Jérusalem (Chevalier), collection du F∴ Lemanceau.

— (Grande-Croix de), gr. du Chap. suédois.

— (l'Intime de), 6e gr. du Chap. suédois.

Soixante-Douze (Maçon. des), Maçonnerie allemande.

Soleil (Chevalier du), 51e gr. de Misraïm.

— (Chevalier du), 72e gr. du Chap. métropolitain.

Stuart (Frère), 6e gr. du Régime suédois.

Stathouder (le) ou Maître régnant, 12e et dernier gr. du Régime suédois.

Stricte Observance, Maçon. d'Allemagne.

[p. 375]

Sublime Choix (le). Ce gr. anglais diffère des autres gr. du Choix.

— Philosophe, 48e gr. de Misraïm.

— Philosophe, 10e gr. du Rite des Philalètes.

— Philosophe ou Rose-Croix philosophique, gr. hermétique détaché.

— Maître Suprême de l'Ordre des Templiers, nomenclature du F∴ Fustier.

— Élu de la Vérité (Chevalier adepte ou Chérubin), voir le 28e degré de l'Écossais anc. et acc.

Sublimes (les), gr. de l'anc. Chap∴ de Clermont.

Supérieur (le), 6e et dernier gr. de l'Union allemande.

Supplément aux 3 gr. de Royale-Arche, 80e gr. de l'Université.

Suprême Tribunal des Souverains princes Talmudim, 71e gr. de Misraïm.

Suprême Consistoire, 72e gr. de Misraïm.

— Conseil général des Souverains princes, Grand Haram, 73e gr. de Misraïm.

— Conseil des Souverains princes Haram, 74e gr. de Misraïm.

— Tribunal des Souverains princes Hasids, 75e gr. de Misraïm.

— Conseil des Souverains princes Hasids, 76e gr. de Misraïm.

— Grand Conseil général des Grands Inspecteurs, Intendants, Régulateurs généraux de l'Ordre, 77e gr. de Misraïm.

— Conseil des Souverains princes du 78e gr. de Misraïm.

— Tribunal des Souverains princes, du 79e gr. de Misraïm.

— Tribunal des Souverains princes, du 80e gr. de Misraïm.

Suprême Tribunal des Souverains princes, du 81e gr. de Misraïm.

— Tribunal des Souverains princes du 82e gr. de Misraïm.

— Grand Tribunal des Illustres Souv. Princes du 83e gr. de Misraïm.

— Grand Tribunal des Illustres Souv. Princes du 84e gr. de Misraïm.

— Grand Tribunal des Illustres Souv. Princes du 85e gr. de Misraïm.

Suprême Conseil des Souverains Princes du 86e degré de Misraïm.

— Gr.-Cons. génér. des Gr -Ministres constituants de l'Ordre, Souv. Gr. Princes du 87e degré de Misraïm.

— Conseil du 88e degré de Misraïm.

— Conseil du 89e degré de Misraïm.

— Conseil du 90e et dernier degré de Misraïm.

Syrien (le). Ce gr. forestier appartient à l'Ordre de la Cognée.

Tabernacle (Chef du), 23e gr. de l'Ecoss. anc. et acc.

— des Vérités divines, 16e gr. de l'Université.

— (Prince du), 24e gr. de l'Ecoss. anc. et acc.

Taureau (le), 2e gr. du Zodiaque maçonnique.

Temple de Saint-Jean (Chev. du), Knigt-Templar, anc. gr. des Chev∴ anglais.

Templier (le), 3e haut gr. de la Stricte Observance.

— (Chevalier), Ordre de l'Anc.-Temple, 1re lumière.

[p. 376]

Templier (Chevalier), Ordre de l'Anc.-Temple, 2e lumière.

— (Chevalier), Ordre de l'Anc.-Temple, Très-Illustre Grande-Lumière.

— (Chevalier), 6e gr. des Clercs de la Stricte Observance.

— (Chevalier), 8e gr. des Philalètes.

— (Chevalier), 9e gr. du rite d'Orient.

— (Chevalier), 36e gr. de Misraïm.

— (Chevalier), 69e gr. du Chap∴ métropolitain.

— (Chevalier), collection du F∴ Fustier.

— Kadosch anglais, Grand Conclave d'Angleterre (V. notre rituel de Kadosch, p. 15).

— ancien, Grand-Maître de l'Ordre, 1er gr. de l'Ordre.

— ancien, Grand-Prince de l'Ordre, 2e gr. de l'Ordre.

— ancien, Illustre Grand-Maître de l'Ordre, Général des Templiers, 3e gr. de l'Ordre.

— ancien, Illustre Sublime Grand-Maître de l'Ordre de Jérusalem, 4e et dernier gr. de l'Ordre.

Templiers (Grand-Maître des), nomenclature du F∴ Fustier.

— (Grand-Prince des), nomenclature du F∴ Fustier.

— (Illustre Grand-Maître des), nomenclature du F∴ Fustier.

— (Sublime Maître Suprême de l'Ordre des), nomenclature du F∴ Fustier.

Tien-Foé-Whe (association du ciel de la terre), secte en Chine, humanitaire et cosmopolite.

Théoricus, 2e gr. des FF. de la Rose-Croix.

Théosophe Illuminé, 4e gr. de la doctrine de Swedenborg.

Théosophe (le) ou le Prêtre, 125e gr. de l'Université.

Titan du Caucase, 49e gr. de Memphis.

Tour (gr. de la), 2e gr. d'Hérédom de Kilwinning.

Trésorier hermétique, manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 21.

— de Paracelse (Grand), manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 23.

— Sublime dépositaire de la clef du Grand-Œuvre, manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 28.

— de Salomon, manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 27.

— des Mystères maçonniques (Gr.), manuscrit du F∴ Peuvret, t. II, n° 48.

— (Grand et Sublime) ou dépositaire des Secrets du Grand-Salomon, gardien fidèle de Jéhovah, manuscrit du F∴ Peuvret, t. III, n° 31.

— du nombre 7, manuscrit du F∴ Peuvret, t. III, n° 37.

— (Illustre) ou le Paracelscaux, 5 nombres maçonniques, manuscrit du F∴ Peuvret, t. IV, n° 49.

— (Illustre) ou Maître des 3 ordres Kabbalistiques, manuscrit du F∴ Peuvret, t. IV, n° 52.

— hermétique (Grand), 148e gr. de l'Université.

— d'Hiram Abif (Grand), 153e gr. de l'Université.

Très-Haut et Très-Puissant Grand-Prêtre Sacrificateur, 62e gr. de Misraïm.

Tribunal (Souverain), 31e gr. de l'Écossisme anc. et acc.

Triple Croix (Chevalier de la), 66e gr. du Chap∴ métropolitain.

[p. 377]

Triple Épée (Chevalier de la), collection du F∴ Pyron.

Trône (Chevalier du), collection du F∴ Fustier.

Union allemande (l') ou les XXII, en 6 gr., fondée par le docteur Buhcdt, en 1788.

Union de la Vertu (Tugend-Bund), fondée à Berlin, vers 1790. Elle s'occupait de politique et succéda, dit-on, à l'Illuminisme. Elle observa les principes des Concordistes, ordre établi en Prusse par Lang, et de la réunion de Louise, sur la direction à donner aux cabinets des souverains allemands.

Vaisseau (le), Maçonnerie androgyne américaine.

Vénérable de Loge, ou Grand-Maître de Loge, gr. du Chap∴ des empereurs d'Orient et d'Occident.

— Parfait, collection du F∴ Viany.

— Grand-Élu, 7e et dernier gr. du rite persan.

— des Loges, 19e gr. de l'Écossais primitif.

— de toutes les Loges ou Maître Ad vitam, 20e gr. de l'Écossais anc. et acc.

Vénus maçonnique, manuscrit du F∴ Peuvret, t. V, n° 75.

Véritables FF∴ Rose-Croix, 5e et dernier gr. des Initiés de l'Asie.

Vérité (l'Ami de la), voir l'Alétophilote, p. 343.

Verseau (le), 11e gr., du zodiaque maçonnique.

Vice-Amiral (le), Maçonnerie androgyne, 4e et dernier gr. des Félicitaires.

Vieille-Bru (la), ou les Écossais fidèles, Maçonnerie Jacobite, à Montpellier, 1748.

Vierge (la), ou l'Épi (Spica), 6e gr. du Zodiaque maçonnique.

Vieux de la Montagne (le), voir Hassanites.

Vicarius Salomonis, Magister Templi, 9e gr. du système de Zinnendorf.

Vingt-deux (les), ou XXII, rite de l'Union allemande.

Victorieux (Chevalier), collection du F∴ Hécart.

— d'Orient (Chevalier), nomenclature du F∴ Fustier.

Vrai bonheur (le), gr. hermétique.

Vrai Capitulant (le), 7e gr. de la Maçonnerie suédoise.

— Maçon (le), 1er gr. de l'Académie des Vrais Maçons.

— Maçon (le), 9e gr. de la Mère-Loge Écossaise de Marseille.

— Maçon (le), un des hauts gr. du Chap∴ de Montpellier.

— Maçon adepte, 7e gr. du rite Ecossais philosophique.

— Maçon adepte, 58e gr. de Misraïm.

— Maçon dans la voie droite, 2e gr. de l'Académie des Vrais Maçons.

— Maçon dans la voie droite, 9e gr. du rite Écossais philosophique.

— Maçon dans la voie droite, gr. du Régime hermétique de Montpellier.

— Maître ou Grand Architecte, gr. de l'anc. Chap∴ de Clermont.

Vraie Lumière (la), 67e gr. du Chap∴ métropolitain.

— Lumière (la), ou le Passage, 7e gr. du rite de Fessler.

— Lumière (la), ou le Maçon Parfait, gr. Chap∴ de la Grande-Loge Royal-York, à Berlin.

Xérophagistes (les), qui ne vivent

[p. 378]

que de fruits secs et de pain. Institution fondée en Italie, en 1748, par des Francmaçons, pour se soustraire à la Bulle du pape Clément XII, contre la Maçonnerie.

— (les), qui ne vivent que de fruits secs et de pain. Archives de la Mère-Loge du rite Écossais philosophique.

Yeldis (le philosophe), Yeldis ou Yeldie, terme de philosophie hermétique, gr. alchimique allemand.

York (Rite d'), en 3 gr. Maçonnerie anglaise.

Zelator (le Zélateur), 1er gr. des FF∴ de la Rose-Croix, en Allemagne.

Zinnendorf (Rite de). Ce système. attaché à l'anc. Chap∴ de la Grande-Loge nationale de Berlin, fut composé en 7 gr., semblables, à peu près, à ceux du Régime suédois, pour renverser celui de la Stricte Observance que Zinnendorf déclarait faux et controuvé. (Der Freymauzer, etc., 1790).

Zoroastre (le Miroir de), 4e gr. de la Maçonnerie Kabbalistique.

Résumé

[p. 379]

Ce tableau est loin d'être une liste complète des Grades prétendus Maçonniques ou plutôt des aberrations de toute nature, pratiquées, pendant un siècle et demi, par des hommes dits d'élite ; inventées par des Maçons qui, doutant de la puissance civilisatrice de la Maçonnerie symbolique, croyaient devoir recourir à une extension de moyens ; ou créées, en plus grande partie, par d'adroits spéculateurs qui, connaissant le faible humain pour les décorations et la vanité, ont enté sur la belle simplicité des trois premiers degrés, qu'ils n'ont pu parvenir à détruire, des systèmes faux et souvent absurdes ou horribles, persuadés que l'appât de la nouveauté leur attirerait des dupes, dont le nombre aujourd'hui est encore considérable. Ils existent ces grades, il faut donc les connaître pour les apprécier.

Mais tout Maçon qui les range au-dessus des trois premiers degrés n'a pas la conscience de la valeur de ces derniers ; nous oserions même ajouter qu'il ne les connaît pas. De quelle utilité un tel maçon, presque profane, peut-il être dans l'institution ? Cette ignorance, qui déshonore son jugement, ne peut provenir que du manque d'instruction dans son atelier. Au lieu d'y recevoir la lumière maçonnique, on désépaissit à peine les ténèbres

[p. 380]

du monde profane. Alors, il n'est pas étonnant que les divagations plus ou moins éloquentes des orateurs des chapitres lui fassent oublier les pâles allocutions de sa loge.

Ce sont tous ces hauts grades qui ont attiré sur l'institution primitive des persécutions et une défaveur qui, jamais, ne l'auraient atteinte. Sans toutes ces vaines superfétations, les Lefranc, les Baruel, les Proyart, les Cadet-Gassicourt, les Gyr et autres écrivains non initiés n'auraient écrit contre la Maçonnerie.

On sait, depuis longtemps, le cas qu'on doit faire des grades templiers et autres qui avaient des meurtres à venger ; et dans quel discrédit sont tombés les systèmes alchimiques, bibliques, cabalistiques, hermétiques, lévitiques, théosophiques et autres, basés sur le philosophisme, la magie, etc.

Et l'on sait aujourd'hui que le rite écossais est une jonglerie inventée ailleurs qu'en Écosse, et que le dernier ordre du Temple ne fut qu'une création moderne, soutenue à l'aide de l'audace et de la fraude, et qui ne remonte pas au-delà de 1804.

Renonçons donc à toutes ces innovations schismatiques, hiérarchiques, à toutes ces superfétations hétérogènes, sectogènes. Laissons de côté tous ces titres pompeux et ridicules, tous ces cordons, hochets honteux de la vanité, et revenons, de bonne foi, aux utiles effets de l'initiation maçonnique et à sa simplicité primitive ; dans elle seule se trouvent l'union, l'instruction et la force. Puisse le siècle ne pas s'écouler avant que notre vœu soit accompli !

[p. 381]

RITUEL D'APPRENTI.

Page 8, ligne 36, ont, lisez : on.

» 11, » 10, carière, lisez : carrière.

» 19, » 17, PRE ÉANCES, lisez : PRÉSÉANCES.

» 22, » 14, verte, lisez : rouge.

» 23, » 35, la de, lisez : de la.

» 27, » 14, 19, 24, F∴, lisez : T∴.

» 36, » 16, le, lisez : se.

» 53, » 11, Le, lisez : Les.

» 80, » 16, prospérit, lisez : prospérité.

» 93, » 3 et 19, nombre, lisez : nombres.

» 94, » 21, Donanides, lisez : Dodonides.

» 95, » 7, puisser, lisez : puiser.

» 95, » 8, Ennica, lisez : Eunica.

» 96, » 18, il, lisez : Platon.

» 100, » 30, en plaisant, lisez : en plaisantant.

RITUEL DE COMPAGNON.

Page 23, ligne 12, une, lisez : un.

» 55, » 1, 36, lisez : 96.

» 67, » 20, immeubles, lisez : meubles.

[p. 382]

Fautes à corriger dans les Rituels

Liste des fautes à corriger publiée en fin de volume. Elle ne porte pas sur le Tuileur lui-même mais sur la collection des Rituels de Ragon — Apprenti, Maître, Installation du Vénérable, Mariage, Pompe funèbre, Maçonnerie d'adoption, Rose-Croix, Kadosch, Royal Secret, 33e degré, Royale-Arche, Maçonnerie forestière — dont le catalogue figure à la dernière page du volume. Les renvois de page sont donc ceux de ces rituels, non de ce livre. L'imprimé abrège en guillemets de reprise (« » 69, » 13 ») : chaque correction est ici rendue en toutes lettres pour être lisible isolément. 160 corrections.

[p. 382]

  • Page 68, ligne 29, repuosse, lisez : repousse.
  • Page 69, ligne 13, rougt, lisez : rougi.
  • Page 69, ligne 21, Mighel, lisez : Miguel.

RITUEL DE MAITRE

  • Page 26, ligne 12 et 21, accacia, lisez : acacia.
  • Page 27, ligne 15, arranger, lisez : arracher.
  • Page 29, ligne 1, se, lisez : ses.
  • Page 38, ligne dernière, Méron, lisez : Mérou.
  • Page 41, ligne pénultième, néamique, lisez : néomique.
  • Page 61, ligne 25, Marau, lisez : Moreau.
  • Page 62, ligne 12, tentation, lisez : tentative.
  • Page 38, ligne 38, 31e, lisez : 30e.

RITUELS D'INSTALLATION DU VÉNÉRABLE, ETC

  • Page 5, ligne 26, suivants, lisez : surveillants.
  • Page 22, ligne 11, s'expriment, lisez : s'exprime.

RITUEL DU MARIAGE

  • Page 12, ligne la dernière, Amanght, lisez : Amongst.
  • Page 13, ligne 13, rappelant, lisez : rappelons.

RITUEL DE POMPE FUNÈBRE

  • Page 3, fin de la note 1, sur la Crémation. OMISSION : Imitons les anciens qui, plus délicats que nous, n'abandonnaient point à une affreuse pourriture les corps de ceux qu'ils avaient aimés.
  • Page 4, ligne 20, zodiocaux, lisez : zodiacaux.
  • Page 11, ligne 5, soit, lisez : sois.
  • Page 13, ligne 4, clos, lisez : clot.

RITUELS DE LA MAÇONNERIE D'ADOPTION

  • Page 3, ligne 1, 1830, lisez : 1730.
  • Page 3, ligne 32, acte, lisez : actes.
  • Page 24, ligne 6, chers, lisez : chères.
  • Page 41, ligne 27, reçue, lisez : reçu.
  • Page 65, ligne 24, d'un, lisez : du.

[p. 383]

  • Page 65, ligne 28, de, lisez : de nous.
  • Page 69, ligne 31, leva, lisez : lava.
  • Page 70, ligne 3, tréors, lisez : trésors.
  • Page 72, ligne 26, Achias, lisez : Achior.
  • Page 76, ligne 16, 1089, lisez : 1789.
  • Page 78, ligne 17, a, lisez : n'a.
  • Page 80, ligne 25, une, lisez : une liste.

MANUEL COMPLET D'ADOPTION

  • Page 1, ligne 16 et 17, remplis qu'ont, lisez : qu'ont remplis.
  • Page 2, ligne 1, 1830, lisez : 1730.
  • Page 2, ligne 32, acte, lisez : actes.
  • Page 8, ligne pénultième, Trio, lisez : Trie
  • Page 16, ligne 1, odoviférantes, lisez : odoriférantes.
  • Page 29, ligne 6, chers, lisez chères.
  • Page 45, ligne 4, et, lisez : est.
  • Page 60, ligne 18, signifie, lisez : signifient.
  • Page 70, ligne 24, d'un, lisez : du.
  • Page 70, ligne 28, de, lisez : de nous.
  • Page 74, ligne 31, leva, lisez : lava.
  • Page 75, ligne 3, tréors, lisez : trésors.
  • Page 77, ligne 26, Achias, lisez : Achior.
  • Page 80, ligne 12, lisez : hébr. Elzehach.
  • Page 94, ligne 19, Elne, lisez : Elue.
  • Page 97, ligne 17, Thénis, lisez : Thémis.
  • Page 98, ligne 34, par, lisez : pas.
  • Page 106, ligne dernière, Diaconesse et ses chanoinesse, lisez : Diaconesses et ses chanoinesses.
  • Page 108, ligne 34, 1625, lisez : 1627.
  • Page 123, ligne 23, Paliadisme, lisez : Palladisme.
  • Page 130, ligne 17, CARDON, lisez : CORDON.
  • Page 139, ligne 6, charge, lisez : chargent.
  • Page 140, ligne dernière, un, lisez : au.
  • Page 144, ligne 24, gymnasophistes, lisez : gymnosophistes.
  • Page 146, ligne 3, Mityle, lisez : Mitylène.
  • Page 151, ligne 18, 142, lisez : 102.

RITUEL DE ROSE-CROIX

  • Page 20, ligne 13, pas, lisez : par.
  • Page 75, ligne 17, sui re, lisez : suivre.
  • Page 87, ligne dernière, Suv∴ lisez : Surv∴

[p. 384]

RITUEL DE KADOSCH

  • Page 11, ligne 25, attachement, lisez : attouchement.
  • Page 16, ligne 10, Jeunes, lisez : Tenues :
  • Page 16, ligne 24, Amo, lisez : Anna.
  • Page 19, ligne 12, essuyer, lisez : essayer.
  • Page 23, ligne 2, de, lisez : des.
  • Page 25, ligne 15, nom, lisez : mot.
  • Page 26, ligne 12, hotel, lisez : autel.
  • Page 27, ligne 18, soit, lisez : soient.
  • Page 28, ligne 16, l'homme, lisez : l'honneur.
  • Page 44, ligne 8, ramassa, lisez : ramena.
  • Page 45, ligne 12, avait, lisez : avaient.
  • Page 48, ligne 3, et, lisez : ce.
  • Page 48, ligne 14, parvenue, lisez : parvenu.
  • Page 52, ligne 5, aussi, lisez : aussi à.
  • Page 52, ligne 7, sommes, lisez : nommons.
  • Page 57, ligne 5, de, lisez : au-dessous de.
  • Page 99, ligne 16, sang, lisez : rang.
  • Page 101, ligne 21, bas, lisez : bras.
  • Page 115, ligne 20, 1846, lisez : 1646.
  • Page 115, ligne 32, 15, lisez : 95.

RITUEL DE ROYAL SECRET

  • Page 11, ligne 20, Macchah, lisez : Maechah.
  • Page 11, ligne 22, Sohnddai, lisez : Schaddaï.
  • Page 21, ligne 20, sans, lisez : sous.
  • Page 46, ligne 28, Ouliab, lisez : Ooliab.
  • RITUEL DU 33e ET DERNIER DEGRÉ.
  • Page 5, ligne 19, s'attribués, lisez : attribués.
  • Page 33, ligne 15, H∴, lisez : Pr∴
  • Page 55, ligne 21, le, lisez : la.
  • Page 57, ligne 5, qui, lisez : ceux qui.

RITUEL DE ROYALE-ARCHE

  • Page 3, ligne 3, Whit the slone, lisez : With the stone.
  • Page 7, ligne 12, Wisdow sond sand, lisez : Widow's son, sends.
  • Page 7, ligne 13, vu, lisez : au.
  • Page 9, ligne 23, vos, lisez : nos.

[p. 385]

  • Page 12, ligne 20, Janobar, lisez : Adonaï.
  • Page 15, ligne 15, Adohiram, lisez : Adonhiram.
  • Page 16, ligne 6, tel, lisez : cet.
  • Page 22, ligne 12, les mark-man, lisez : les mark-men.
  • Page 26, ligne 3, Dorniott, lisez : Dermott.
  • Page 26, ligne 4, Ahinan-Ryzon, lisez : Ahiman-Rezon.
  • Page 39, ligne 20, cacher, lisez : cachés.
  • Page 42, ligne première, pourrraient, lisez : pourraient.

MAÇONNERIE FORESTIÈRE

  • Page 4, ligne 29, carbunari, lisez : carbonari.
  • Page 7, ligne 7, L, lisez : Le.
  • Page 31, ligne 13, soulard, lisez : soulas.
  • Page 39, ligne 35, so, lisez : sol.
  • Page 44, ligne 3, les révoltes, lisez : les révoltés.
  • Page 44, ligne 18, subdivision, lisez : subdivisions.
  • Page 45, ligne 19, 1204, lisez : 1804.

TUILEUR GÉNÉRAL

  • Page 2, ligne première, 1,100, lisez : 1,400.
  • Page 5, ligne 3, 1,100, lisez : 1,400.
  • Page 12, ligne 39, Salomon, lisez : Salmon.
  • Page 29, ligne première, effacez porte, ce mot appartient à l'autre colonne.
  • Page 61, ligne 30, un, lisez : on.
  • Page 70, ligne 7, ont, lisez : dont.
  • Page 73, ligne 7, Messe∴ lisez : Me∴
  • Page 88, ligne 14, MOSES, lisez : MOPSES.
  • Page 105, ligne 4, sains, lisez : saints.
  • Page 107, ligne 24, stofkin, lisez : stolkin.
  • Page 125, ligne 34, ls, lisez : fils.
  • Page 139, ligne 35, contamplant, lisez : contemplans.
  • Page 145, ligne 14, c, lisez : ce.
  • Page 168, ligne 30, elustitia, lisez : justitia.
  • Page 172, ligne 23, Tsedakan, lisez : Tsadakah.
  • Page 205, ligne 16, redonditus, lisez : reconditus.
  • Titre de la page 229, prétendue maçonnique, lisez : Ordre du Temple moderne.
  • Page 230, singulière association, lisez : id.
  • Page 231, prétendue maçonnique, lisez : id.
  • Page 232, singulière association, lisez : Le faux Grand-Maître.
  • Page 233, prétendue maçonnique, lisez : id.
  • Page 269, ligne 28, De garde, lisez : Le garde.

[p. 386]

  • Page 293, ligne 22, effacez 5.
  • Page 293, ligne 30, es, lisez : les.
  • Page 303, ligne 8, magus, lisez : magnus.
  • Page 304, ligne 20, sublima, lisez : sublimi.
  • Titre de la page 316, Rite de Memphis, lisez : Société secrète des Pèlerins.
  • Page 316, ligne 11, couronnes, lisez : couronnel.
  • Page 333, ligne 3, les révoltes, lisez : les révoltés.
  • Page 338, col. 2e, ligne 13, supprimez Frères.
  • Page 339, pagination 39, lisez : 339.
  • Page 339, col. 2e, ligne 11, du, lisez : de.
  • Page 339, note 2e, ligne 1re, chevalies se, lisez : chevaleresque.
  • Page 340, col. 1re, ligne 1re, Grand duc, lisez : Grands Élus.
  • Page 340, col. 1re, ligne 18, anora, lisez : ancre.
  • Page 340, col. 2e, ligne 9, supprimez en.
  • Page 341, col. 1re, ligne 12, des, lisez : et des.
  • Page 341, col. 1re, ligne 13, ou des, lisez : et des.
  • Page 341, col. 2e, ligne 16, mysophes, lisez : nymphes.
  • Page 343, col. 2e, ligne 3, Philacharaites, lisez : Philochoréites.
  • Page 350, col. 1re, ligne 4, 30e, lisez : 80e.
  • Page 351, col. 2e, ligne 6, supprimez et dernier.
  • Page 352, col. 1re, ligne 31, L'alalnaye, lisez : l'aulnaye.
  • Page 354, col. 2e, ligne 37, Paraselse, lisez : Paracelse.
  • Pagination : lisez 362 au lieu de 350.
  • Page 368, col. 1re, ligne 11, Melckisedec, lisez : Melchisédec.
  • Page 370, col. 2e, ligne 1re, Præaddamite, lisez : Præadamite.
  • Page 370, col. 2e, ligne 6, Practicas, lisez : Practicus.
  • Page 372, col. 1re, ligne 11, Pancab, lisez : Pancah.
  • Page 378, col. 2e, ligne 13, Freymanzer, lisez : Freymaurer.
  • Page 382, p. 38, l. 38, 31e, lisez : p. 73, l. 38, 30e.
  • OMISSION. Rituel d'Apprenti. Page 12, ligne 41, INTERVENTION, lisez : INTERVERSION.

Table analytique des matières

Table de l'édition, dernière pièce du volume. Les numéros renvoient aux pages de l'original, dont les repères entre crochets droits sont portés tout au long de ce texte. Le signe « » » reprend le numéro de la ligne précédente, comme dans l'imprimé. 367 entrées. La dernière page donne le catalogue de l'éditeur, les cinq volumes des Rituels de Ragon avec leurs prix, dont ce Tuileur pour cinq francs.

[p. 387]

AVIS DE L'ÉDITEUR1
AVANT-PROPOS3
Grade d'Apprenti. — Rite français et rite écossais7
Disposition et décoration de la Loge»
Décors des officiers. — Note sur l'oubli du tablier9
Tableau des officiers d'une Loge, aux deux rites10
Note sur les adjonctions et sur les experts»
Tuileur de l'apprenti, aux deux rites11
Note sur l'antiquité du signe d'Ordre»
Note 1, sur le mot de passe et sur sa suppression12
Id. 2, pourquoi le rite écossais n'a pas de mot de passe»
Id. 3, sur le mot sacré du rite français»
Id. 4, id. du rite écossais»
Interversion écossaise dans la pose des colonnes, etc»
Questions d'Ordre, en entrant dans le temple14
Des Banquets et des Usages de table15
Observation sur la réduction des 7 santés à 516
Fêtes solsticiales17
Manière de tirer les santés18
Cantique de clôture19
Grade de Compagnon. — Disposition et décoration de la Loge21
Tuileur aux deux rites22
Questions d'Ordre23
Grade de Maître. — Disposition et décoration de la Loge25
Tuileur aux deux rites26
Décors28
Questions d'Ordre. — Notes 1, 2, 3, 4, 5, 6 sur les mots et sur la batterie29
Élu. 1er Ordre chapitral, 4e grade. — Décoration de la Loge31
Tuileur. — Notes 1 et 2 sur les mots32
Questions d'Ordre33
Décors»

[p. 388]

Banquet des Élus34
Commandements pour les santés»
Écossais. 2e Ordre, 5e grade. — Décoration de la Loge36
Titres et Tuileur37
Questions d'Ordre38
Notes 1 et 2, rectification des mots, et note 3, sur le nombre 24»
Décors39
Banquet des Grands Élus ou Écossais. — Commandement40
Chevalier d'Orient ou de l'Épée. 3e Ordre, 6e grade. — Décoration de la Loge41
Titres et Tuileur»
Notes 1 et 2, rectification des mots»
Titres et Tuileur42
Notes 1, 2 et 3, rectification des mots43
Questions d'Ordre. — Note, rectification des mots44
Décors45
Banquet des Chevaliers d'Orient. — Commandement pour les santés»
Souverain Prince Rose ✠. 4e Ordre, 7e grade et dernier. — Décoration de la Loge46
Titres et Tuileur47
Questions d'Ordre48
Décors49
Banquets des Souverains Princes Rose-Croix»
Commandements pour les santés50
Rite de Kilwinning (Tuileur)»
Observation interprétative51
Nouveau Rose ✠, ou Rose-Croix philosophique, Parfait Maître, 4e grade français53
Décoration du Chapitre. Titres. Tuileur»
Questions d'ordre54
Kadosch, Parfait Initié, grade philosophique, 5e et dernier degré du rite français, dit aussi GRAND ÉLU, chevalier de l'aigle blanc et noir, remplaçant le 30e degré Templier du régime écossais. TITRES56
Tuileur57
Maçonnerie d'Adoption. Suite du régime français. — ORIGINE58
1er Grade. — APPRENTIE»
Tableau de la Loge. — Chambre des réflexions59
Titres. — Décors. — Préparation de la prosélyte60
Tuileur. — Questions d'Ordre61
Loge de Table ou Banquet62
2e Grade. — COMPAGNONNE63
Tableau de la Loge. — Tuileur. — Préparation. — Questions d'Ordre64
3e Grade. — MAÎTRESSE65
Chapitre d'Adoption67
4e Grade. — MAÎTRESSE-PARFAITE68

[p. 389]

5e Grade. — ÉLUE, SUBLIME ÉCOSSAISE ou SOUVERAINE ILLUSTRE ÉCOSSAISE70
Le Rite d'adoption comprenant 10 degrés72
5e Degré. — Élue73
6e Degré. — Écossaise (le 7e est la Sublime Écossaise, ci-dessus, p. 70)74
8e Degré. — Chevalière de la Colombe75
9e Degré. — Rose-✠ des Dames, Chevalières de la Bienfaisance76
10e et dernier Degré. — Princesse de la Couronne, ou Souveraine Maçonne78
Maçonnerie Forestière79
De la Francharbonnerie»
Origine du titre de COUSIN donné par les monarques français»
Fendeurs du devoir, Compagnons fendeurs, Sylvains et Charbonniers80
Chantier de Table82
Fendeur du devoir, ou Carbonaro ancien83
Scieur»
Le Prodigue converti, second point de la Fenderie84
Carbonaria (Charbonnerie italienne)85
Sociétés androgynes les plus remarquables86
Ordre des Fendeurs et Fendeuses87
Compagne de Pénélope, ou le Palladium des femmes»
Ordre des Mopses88
Ordre des Feuillants ou des dames Philéides89
Ordre des chevaliers Rameurs et des dames Rameuses»
Ordre des Amazones»
Ordre de la Liberté»
Ordre de la Félicité ou les Félicitaires90
Ordre des Chevaliers et Chevalières de l'Ancre91
Ordre du Vaisseau»
Société de la Chaîne»
Ordre de la Persévérance92
Ordre des Chevaliers et des Nymphes de la Rose»
Rite d'Adoption de Cagliostro93
Rite du Souverain Chapitre métropolitain des dames écossaises de Mont-Thabor95
Ordre des Chevaliers et des Dames Philochoréites, ou Amants du plaisir96
Maçonnerie palladique. Ordre des 7 Sages, ou de Minerve98
Ordre du palladium, ou Souverain Conseil de la Sagesse, en 2 grades99
Adelphe, 1er grade100
Compagnon d'Ulysse, 2e grade102
Origine du Rite écossais, dit Ancien et accepté, en 33 degrés103
Grades chapitraux. — Maître-Secret. — 2e classe, 4e degré105
Maître-Parfait, 5e degré écossais107
Secrétaire intime ou Maître par curiosité, 6e degré109
Prévot et Juge, ou Maître Irlandais, 7e degré110
Intendant des bâtiments, ou Maître en Israël, 8e degré112

[p. 390]

Maître Élu des 9, 3e classe, 9e degré114
Id. des 15, 10e degré115
Sublime Chevalier Élu, 11e degré117
Grand-Maître Architecte. 4e classe, 12e degré119
Royal-Arche, 13e degré121
Invocation123
Grand Écossais de la Voûte sacrée de Jacques VI, 14e degré124
Vrai Maître écossais de Jacques VI, dit de la Voûte sacrée130
Chevalier d'Orient ou de l'Épée. — 5e classe, 15e degré131
Prince de Jérusalem, Grand Conseil chef des Loges, 16e degré133
Origine de ce grade. (Note)135
Chevalier d'Orient et d'Occident, ou Chevalier d'Occident, ou bien de l'Apocalypse, 17e degré136
Note sur l'origine de ce grade»
Banquet des Chevaliers d'Orient et d'Occident138
Souverain Prince Rose-Croix. — 18e degré»
Note sur les appartements du Rose-Croix dans le rituel jésuitique139
Grand Pontife ou Sublime Écossais, dit la Jérusalem céleste. — 0e classe. 19e degré»
Variantes140
Vénérable Grand-Maître de toutes les Loges ; Souverain Prince de la Maçonnerie, ou Maître ad vitam, 20e degré141
Noachite ou Chevalier prussien. — 21e degré143
Chevalier Royal-Hache ou Prince du Liban. — 22e degré145
Chef du Tabernacle. — 23e degré147
Prince du Tabernacle. — 24e degré149
Chevalier du Serpent d'airain. — 25e degré151
Note sur Moïse152
Note interprétative sur le Serpent d'airain153
Écossais Trinitaire ou Prince de Merci. — 26e degré154
Grand Commandeur du Temple, ou Souverain Commandeur du Temple de Jérusalem. — 27e degré156
Érreur dans le Tuileur du Frère Willaume. (Note)158
Chevalier du Soleil, ou Prince Adepte — 28e degré»
Interprétation forcée des 3 s. de ce grade»
Prince Adepte ou Chérubin, faisant suite au 28e degré161
Sublime Élu de la Vérité, id162
Grand Écossais de Saint-André d'Écosse, ou Patriarche des Croisades, Chevalier du Soleil, Grand-Maître de la Lumière. — 29e degré163
Omission : Le F∴ Vassal et le F∴ Desétangs classent à tort ce grade le 28e degré de l'Échelle écossaise; cette erreur prouve que ces deux auteurs n'en comprenaient point le sens qui, pourtant, indique clairement que ce grade est un acheminement immédiat au grade de Kadosch (p. 6 du Rituel de Kadosch)
Autre erreur du F∴ Vassal; voir la note, p. 6, id
Chevalier Kadosch. — 30e degré165

[p. 391]

Des Banquets169
Kadosch Templier171
Faux Kadosch, dit de Cromwell»
Grand Inspecteur, Inquisiteur, Commandeur. — 31e degré172
Note sur les initiales J. E. (justice, équité)»
Sublime Prince de Royal-Secret. — 32e degré174
Souverain Grand Inspecteur-Général. — 33e et dernier degré178
Grand Inspecteur anglais primitif180
Maçonnerie scandinave183
Expressions usitées dans les Banquets184
Mythologie scandinave185
Rite des ÉONS, dit de Zoroastre186
Réception dans l'Ordre des Bonzes188
Maçonnerie de Royale-Arche, improprement appelée Rite d'York189
Past-Master (Passé Maître), n° 1190
Grade de Mark-Mason, n° 2»
Autre Mark-Mason, grade anglais191
Grade d'Excellent Maçon, n° 3192
Sainte Royale Arche, n° 4 et dernier193
Écossisme réformé, 10 grades en 2 Temples, 1778. (Liste des grades)196
1er Temple (celui de Salomon). — 1er grade, Apprenti»
2e grade, Compagnon ; 3e grade, Maître197
4e id. Ancien Maître ou Maître Parfait»
5e id. Élu Symbolique198
6e grade Grand Architecte d'Hérédom (Orient d'Édimbourg)200
7e id. Maçon du Secret (Orient d'Upsal)203
2e Temple (celui de Zorobabel), 8e grade, Prince de Jérusalem (Orient de Babylone)204
9e grade, Chevalier de la Palestine (Orient d'Upsal)206
10e id. et dernier, Chevalier Kadosch, ou Homme-Saint208
Maçonnerie Adonhiramite en 13 grades, par le baron de Tschoudi, 1787214
Liste des grades et observations sur les 3 premiers»
4e grade, Maître Parfait, ou Ancien Maître215
5e id. Élu des Neuf, ou Petit Élu»
6e id. Élu de Pérignan, ou de l'Inconnu217
7e id. Élu des Quinze, dit Grand-Maître Élu218
8e id. Petit Architecte, ou Apprenti écossais219
9e id. Grand Architecte, ou Compagnon écossais220
Aveu du F∴ Bonneville sur ce grade»
10e id. Maître écossais221
11e id. Chevalier de l'Épée, dit aussi Chevalier de l'Orient ou de l'Aigle222
12e id. Chevalier Rose-Croix223
13e et dernier grade, Noachite ou Chevalier prussien»

[p. 392]

Singulière Association prétendue maçonnique, 1804224
Catéchisme des M∴ Ordre fondé en 1804225
Sociétés secrètes militaires sous le premier Empire228
Loges d'Éclaircissement229
Ordre du Temple moderne (1804). — Tuileur des Chevaliers (1820)»
Novice. — Servant hospitalier230
1 Orthodoxie. — Chevalier écuyer. — Porte..... — Chevalier adepte. — Initié simple231
Rite rectifié»
Mots d'ordre de la semaine. — Mot final. — NOTA232
Le Faux Grand-Maître (l'empereur Napoléon). Libelle royaliste, 1815»
Rite de Misraïm, Maçonnerie judaïque improprement appelée Rite égyptien234
Similitude d'origine avec le Rite d'Hérédom, en 25 degrés235
Rôle momentané du F∴ Ragon dans ce Rite (1816)236
Lettre du F∴ Ragon (8 août 1816) aux FF∴ Bedarride238
Patente du 88e degré délivrée au F∴ Ragon241
Rupture du F∴ Ragon avec les Bedarride (18 octobre 1816), à la Loge l'Arc-en-Ciel242
Formation d'une Suprême Puissance du 90e degré244
Sa lettre (11 novembre 1816) au G∴-O∴ lui proposant d'adopter le Misraïmisme246
Sa réunion, le 20 novembre, avec les Commissaires du G∴-O∴»
Colère aveugle du F∴ Vernhes contre le F∴ Richard, etc. Note248
Rejet du Rite, le 27 décembre 1817, et les motifs du G∴-O∴249
Dernière participation du F∴ Ragon au Rite de Misraïm»
Le 15 mai 1817, initiation d'HORUS au grade d'Apprenti, à la Loge des TRINOSOPHES250
Le 12 juin 1817, initiation d'HORUS au grade de Compagnon, à la Loge des TRINOSOPHES»
Pourquoi la manifestation d'Horus n'eut pas lieu (à Tivoli)251
Renonciation (écrite) du F∴ Ragon à la Maçonnerie de Misraïm252
Tuileur du Rite de Misraïm253
1re Série, 1re Classe, 1er degré, Apprenti»
2e degré. Compagnon ; 3e degré, Maître254
2e Classe, 4e degré, Maître Secret»
5e degré, Maître Parfait ; 6e degré, Maître par curiosité ou Secrétaire intime255
7e id. Prévôt et Juge, ou Maître irlandais ; 8e degré, Maître anglais»
3e Classe, 9e degré; Élu des neuf; 10e degré, Élu de l'Inconnu, dit de Pérignan256
11e degré, Élu des quinze257
12e id. Élu Parfait»
13e id. Illustre»
4e Classe, 14e degré, Écossais Trinitaire258
15e degré, Écossais Compagnon259

[p. 393]

16e degré, Écossais Maître259
17e id. Écossais Panissière260
18e id. Maître Écossais»
19e id. Écossais des 3 J∴»
20e id. Écossais de la Voûte sacrée de Jacques VI261
21e id. Écossais de Saint-André»
5e Classe, 22e degré, Petit Architecte»
23e degré, Grand Architecte262
24e id. Architecture»
25e id. Apprenti Parfait Architecte263
26e id. Compagnon Parfait Architecte»
27e id. Maître Parfait Architecte»
28e id. Parfait Architecte264
29e id. Suhlime Écossais»
30e id. Sublime Écossais, traduit de l'anglais265
6e Classe, 31e degré, Grand Royale-Arche266
32e degré, Grand Hache, ou plutôt Grand Arche»
33e id. Sublime Chevalier du Choix, Chef de la 1re Série symbolique»
2e Série, 7e Classe, 34e degré, Chevalier du Sublime Choix268
35e degré, Chevalier prussien ou de la Tour»
36e id. Chevalier du Temple»
37e id. Chevalier de l'Aigle269
38e id. Chevalier de l'Aigle noir»
39e id. Chevalier de l'Aigle rouge270
40e id. Chevalier d'Orient blanc»
41e id. Chevalier d'Orient»
8e Classe, 42e degré, Commandeur d'Orient271
43e degré, Grand Commandeur d'Orient»
44e id. Architecture des Souverains Commandeurs du Temple»
45e id. Prince de Jérusalem272
9e Classe, 46e degré, Chevalier Rose-Croix de Kilwinning et d'Hérédom»
Origine et explication du mot Hérédom (hæredum). Note274
47e degré, Chevalier d'Occident275
48e id. Sublime Philosophe276
49e id. Chaos 1er Discret»
50e id. id. 2e Sage»
51e id. Le Chevalier du Soleil277
10e Classe, 52e degré, Suprême Commandeur des Astres»
53e degré, Philosophe Sublime»
54e id. Mineur, Clavi-Maçonnique, 1er grade278
55e id. Laveur, id. 2e id279
56e id. Soufleur, id. 3e id»
57e id. Fondeur, id. 4e id»

[p. 394]

58e id. Vrai Maçon adepte280
59e id. Élu Souverain»
60e id. Souverain des Souverains281
61e id. Grand-Maître des Loges symboliques»
62e id. Très-Haut et Très-Puissant Grand-Prêtre sacrificateur»
63e id. Chevalier de la Palestine282
64e id. Grand Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir»
65e id. Grand Élu, Chevalier Kadosch, Grand Inspecteur283
66e id. Grand Inquisiteur, Commandeur, Chef de la 2e Série»
3e Série, 11e Classe, 67e degré, Chevalier Bienfaisant284
68e degré, Chevalier de l'Arc-en-Ciel285
NOTA. Sur ce grade»
69e degré, Chevalier du Bannuka, dit Hinaroth (ignis), avec une Note286
70e id. Très-Sage Israélite Prince»
12e Classe, 71e degré, Suprême Tribunal des Souverains Princes Talmudim287
Suprême Consistoire, 72e degré289
73e degré, Suprême Consistoire gén∴ des Souverains Princes, G∴ Haram290
13e Classe, 74e degré, Suprême Conseil des Souverains Princes Haram291
75e degré, Souverain Tribunal des Souverains Princes Hasids»
14e Classe, 76e degré, Suprême Conseil des Souverains Grands Princes Hasids292
77e degré, Suprême Grand Conseil général des Grands Inspecteurs Intendants, Régulateur général de l'Ordre293
4e Série, 15e Classe, Suprême Conseil des Souverains Princes du 78e degré295
Souverain Tribunal des Souverains Princes du 79e degré»
Suprême Conseil des Souverains Princes du 80e degré296
id. id. du 81e id297
16e Classe, id. id. du 82e id»
Souverain Grand Tribunal des Illustres Souverains Princes du 83e degré298
Souverain Conseil des Souverains Princes du 84e degré299
id. général des Princes du 85e dégré300
Suprême Conseil des Souverains Princes du 86e degré»
17e Classe, Suprême Grand Conseil général des Grands Ministres C∴ de l'Orient, Souverains Grands Princes du 87e degré301
Suprême Conseil du 88e degré303
id. 89e id304
id. 90e et dernier degré»
Arcana arcanorum305
4e Série, 17e classe, 87e degré de Misraïm de Naples»
88e degré de Naples (Note sur le cachet des Bedarride)306
89e id. (Note explicative)307
90e et dernier degré de Naples (Nota sur le Caractéristique)308
Rite de Memphis, dit Oriental309

[p. 395]

Nomenclature de 92 degrés, etc310
Observation sur ce Rite314
Modèle de diplôme315
Société secrète des Pèlerins316
Notice et documents sur les Carbonari, les Calderari, Communeros, etc317
Observation»
Note sur le général Berton (Conspiration de La Rochelle)319
Nota, Bref papal renié. — Notes 1 et 2 sur Caron et Bories (id.)320
Sur les Carbonari (Chaudronniers)321
Des Carbonari et des Calderari (notice et documents)»
id. — La reine Caroline de Naples322
id. — Joachim Murat323
Espèces de Carbonari espagnols323
Sectes politiques en Italie325
Des Communeros espagnols. — Tugend-Bund327
Tugend-Bund. — Le feld-maréchal Blucher328
Tugend-Bund. — Histoire de Sand. — Note sur Kotzebue329
Aide-toi. — Société secrète des Charbonniers, à Paris331
Société des Amis du peuple. — Des Droits de l'homme332
Id. des Familles, — des Saisons, — des Travailleurs égalitaires333
Club maçonnique. — Sociétés secrètes anciennes334
Nomenclatures de ..., etc335
75 Maçonneries337
52 Rites338
34 Ordres, dits maçonniques (et notes)339
26 Ordres androgynes340
6 Académies maçonniques341
Liste d'alphabets maçonniques»
Id. de chiffres, sceaux et emblèmes maçonniques342
Nomenclature de plus de 1,400 grades (par ordre alphabétique)343
Résumé sur cette nomenclature379
Errata à corriger dans les Rituels381
Table analytique des matières387
Avis de l'Éditeur396
FIN DE LA TABLE

[p. 396]

AVIS DE L'ÉDITEUR
Nous conseillons aux personnes qui désirent réunir en volumes les 16 cahiers de la Collection, de suivre cet ordre, savoir :
1er volume. — (11 fr.)
Rituel d'Apprenti
Rituels d'Installations, etc
Rituel dit du Baptême
Rituel dit du Mariage
Rituel d'une Pompe Funèbre
Parce que leurs travaux se tiennent au grade d'Apprenti
Rituels des grades d'Adoption, parce que les tenues d'Adoption n'ont lieu qu'après l'ouverture des travaux d'Apprenti
2me volume. — (10 fr.)
Rituel de Compagnon
Rituel de Maître
Rituel de Rose-Croix, comme étant le complément de la Maîtrise
Rituel du Kadosch, comme étant le couronnement de l'œuvre maçonnique
3me volume. — (7 fr. 50)
Rituel des 31e et 32e degrés de l'Écossisme
Rituel du 33e et dernier degré de l'Ecossisme
Rituel de la Maçonnerie de Royale-Arche
4me volume. — (6 fr. 50)
Manuel complet de la Maçonnerie des Dames
Rituel de la Maçonnerie Forestière, parce qu'elle est devenue Androgyne
5me volume. — (5 fr.)
Tuileur général ou le Manuel de l'Initié
Saint-Denis. — Typographie de A. MOULIN

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