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Le Franc-Maçon

Le Franc-Maçon

Travaux de recherche maçonnique

Torah / Pentateuque · Livre 2

Exode

40chapitres
1 213versets
3 593mots de résumé
10,9 %du texte

Résumé établi sur Wikisource, Bible Crampon 1923

Sommaire

PREMIÈRE PARTIEIsraël en Égypte et la sortie

I, 1 à XV, 21

I. L'esclavage d'Israël en Égypte

I, 1 à II, 25

Les fils de Jacob étaient venus en Égypte au nombre de soixante-dix, et Joseph y était déjà. Cette génération mourut, mais les enfants d'Israël furent féconds et remplirent le pays. Alors s'éleva sur l'Égypte un nouveau roi qui n'avait pas connu Joseph.

Ce roi dit à son peuple : voici qu'Israël est plus nombreux et plus puissant que nous. Prenons des précautions contre lui, de peur qu'il ne se joigne à nos ennemis. On imposa donc à Israël des chefs de corvée, et il bâtit pour Pharaon les villes de Pithom et de Ramsès. Mais plus on l'accablait, plus il multipliait.

Pharaon ordonna alors aux sages-femmes des Hébreux de faire mourir les fils à leur naissance. Elles craignirent Dieu et laissèrent vivre les garçons, et Dieu fit prospérer leurs maisons. Pharaon commanda donc à tout son peuple : vous jetterez au fleuve tout fils qui naîtra.

Une femme de la maison de Lévi enfanta un fils et le cacha trois mois. Ne pouvant plus le cacher, elle l'enferma dans une caisse de jonc enduite de bitume et la déposa parmi les roseaux du fleuve. La fille de Pharaon descendit s'y baigner, vit la caisse et l'ouvrit. Elle eut pitié de l'enfant qui pleurait. La sœur de l'enfant, qui veillait à distance, offrit d'aller chercher une nourrice. Ainsi le petit fut allaité par sa propre mère. Puis il devint un fils pour la fille de Pharaon. Elle le nomma Moïse, car elle l'avait tiré des eaux.

Devenu grand, Moïse sortit vers ses frères et vit leurs pénibles travaux. Voyant un Égyptien frapper un Hébreu, il tua l'Égyptien et le cacha dans le sable. Mais la chose fut connue, et Pharaon chercha à le faire mourir. Moïse s'enfuit au pays de Madian. Là, il défendit contre des bergers les sept filles du prêtre et abreuva leur troupeau. Le prêtre l'accueillit et lui donna pour femme sa fille Séphora, qui enfanta Gersam.

Durant ces longs jours, le roi d'Égypte mourut. Les enfants d'Israël gémissaient sous la servitude, et leurs cris montèrent jusqu'à Dieu. Dieu les entendit, et il se souvint de son alliance avec Abraham, avec Isaac et avec Jacob.

II. La vocation de Moïse

III, 1 à VII, 7

Moïse menait le troupeau de son beau-père Jéthro jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. L'ange de Dieu lui apparut en flamme de feu, du milieu d'un buisson qui brûlait sans se consumer. Moïse s'approcha pour voir, et Dieu l'appela : n'approche pas, ôte tes sandales, car ce lieu est une terre sainte. J'ai vu la souffrance de mon peuple en Égypte, et je suis descendu pour le délivrer. Va, je t'envoie vers Pharaon pour faire sortir mon peuple.

Moïse demanda : s'ils veulent savoir le nom de celui qui m'envoie, que répondrai-je ? Dieu dit : je suis celui qui suis. Tu diras aux enfants d'Israël : celui qui est m'envoie vers vous. C'est là mon nom pour l'éternité.

Moïse objecta qu'on ne le croirait pas. Dieu lui donna trois signes. Son bâton jeté à terre devenait un serpent. Sa main mise dans son sein sortait couverte de lèpre, puis guérissait. Et l'eau du fleuve deviendrait du sang sur le sol. Moïse se plaignit encore d'avoir la bouche pesante. Dieu s'irrita et lui adjoignit son frère Aaron, qui parlerait pour lui : il te servira de bouche, et tu lui seras un Dieu.

Moïse prit sa femme et ses fils et retourna en Égypte, le bâton de Dieu à la main. Dieu l'avertit : j'endurcirai le cœur de Pharaon. Tu lui diras : Israël est mon fils premier-né. Laisse-le aller, ou je ferai périr ton fils premier-né. En chemin, dans la nuit, Dieu vint à la rencontre de Moïse et voulut le faire mourir. Séphora circoncit son fils et dit : tu es pour moi un époux de sang. Alors Dieu laissa Moïse.

Aaron vint à la rencontre de son frère à la montagne de Dieu. Devant les anciens d'Israël, il rapporta toutes les paroles et fit les signes. Le peuple crut que Dieu avait vu sa souffrance, et il adora.

Moïse et Aaron dirent à Pharaon : ainsi parle le Dieu d'Israël, laisse aller mon peuple. Pharaon répondit : qui est ce Dieu ? Je ne le connais point, et je ne laisserai point aller Israël. Le jour même, il cessa de fournir la paille des briques sans rien ôter de la tâche. Les commissaires d'Israël furent battus, et ils se retournèrent contre Moïse : vous nous avez rendus odieux à Pharaon.

Moïse retourna vers Dieu : pourquoi m'as-tu envoyé ? Depuis que j'ai parlé à Pharaon, il maltraite ce peuple, et tu ne l'as point délivré. Dieu répondit : tu verras maintenant ce que je ferai. Je me suis souvenu de mon alliance. Je vous affranchirai à bras étendu, je vous prendrai pour mon peuple et je serai votre Dieu. Le texte donne alors les familles de Ruben, de Siméon et de Lévi, d'où sortirent Moïse et Aaron.

III. Les plaies d'Égypte

VII, 8 à XI, 10

Devant Pharaon, Aaron jeta son bâton, qui devint un serpent. Les magiciens d'Égypte en firent autant par leurs enchantements, mais le bâton d'Aaron engloutit leurs bâtons. Et le cœur de Pharaon s'endurcit.

Alors Dieu frappa l'Égypte de plaies, l'une après l'autre. Le fleuve fut changé en sang, et les poissons moururent. Vinrent ensuite les grenouilles, qui couvrirent le pays. Puis la poussière se changea en moustiques, et les magiciens dirent : c'est le doigt de Dieu. Suivirent les mouches venimeuses, puis la mort des troupeaux dans les champs. Des ulcères couvrirent hommes et bêtes. La grêle mêlée de feu brisa tout ce qui était dehors. Les sauterelles dévorèrent ce que la grêle avait laissé. Enfin d'épaisses ténèbres couvrirent l'Égypte pendant trois jours. Mais le pays de Gessen, où habitait Israël, fut chaque fois épargné.

À chaque plaie, Pharaon appelait Moïse : priez pour moi, et je laisserai aller le peuple. Puis, dès que le fléau cessait, il endurcissait son cœur. Dieu l'avait annoncé : mes signes se multiplieront, et l'Égypte saura que je suis Dieu.

Dieu dit enfin à Moïse : je ferai venir une dernière plaie, et après cela Pharaon vous chassera. Moïse annonça au roi que tous les premiers-nés d'Égypte mourraient au milieu de la nuit. Puis il sortit de chez lui dans une ardente colère. Le peuple demanda aux Égyptiens des objets d'argent et d'or, et Dieu lui fit trouver grâce à leurs yeux.

IV. La Pâque et la sortie

XII, 1 à XIII, 16

Dieu institua alors la Pâque : ce mois sera pour vous le premier de l'année. Chaque maison prendra un agneau sans défaut et l'immolera entre les deux soirs. On mettra de son sang sur les poteaux et le linteau des portes. On mangera sa chair rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous le mangerez à la hâte, les reins ceints et le bâton à la main. Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vos maisons. Vous célébrerez ce jour de génération en génération, par sept jours de pains sans levain.

Au milieu de la nuit, Dieu frappa tous les premiers-nés d'Égypte, de celui de Pharaon à celui du captif. Il y eut de grands cris, car aucune maison n'était sans mort. Pharaon appela Moïse et Aaron dans la nuit même : levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, et bénissez-moi. Les Égyptiens pressaient le peuple de partir. Israël emporta sa pâte avant qu'elle fût levée et dépouilla l'Égypte de ses objets d'argent et d'or. Six cent mille hommes de pied sortirent ainsi du pays, après quatre cent trente ans de séjour.

Dieu fixa la règle de la Pâque : aucun incirconcis n'en mangera. Il se consacra aussi tout premier-né d'Israël. Quand ton fils te demandera ce que cela signifie, tu lui répondras : c'est par sa main puissante que Dieu nous a fait sortir de la maison de servitude.

V. Le passage de la mer

XIII, 17 à XV, 21

Dieu ne conduisit pas le peuple par le chemin des Philistins, le plus court, de peur qu'il ne se repente en voyant la guerre. Il le fit tourner vers la mer Rouge. Moïse emporta les ossements de Joseph, selon le serment juré. Dieu marchait devant eux, le jour dans une colonne de nuée, la nuit dans une colonne de feu.

Quand on annonça la fuite du peuple, le cœur de Pharaon changea : qu'avons-nous fait de laisser aller Israël ? Il attela six cents chars d'élite et rejoignit les fugitifs campés près de la mer. Israël, saisi de frayeur, cria contre Moïse : n'y avait-il pas des sépulcres en Égypte, que tu nous mènes mourir au désert ? Moïse répondit : ne craignez rien. Dieu combattra pour vous, et vous, gardez le silence.

Dieu dit à Moïse : étends ta main sur la mer. Un vent d'orient souffla toute la nuit et fendit les eaux. Les enfants d'Israël entrèrent au milieu de la mer à sec, et les eaux formaient une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens y entrèrent après eux. Au matin, Moïse étendit de nouveau sa main, et la mer revint sur les chars et les cavaliers. Il n'en échappa pas un seul. Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage, et le peuple crut en Dieu et en Moïse son serviteur.

Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique : je chanterai à Dieu, car il a fait éclater sa gloire. Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. Et Marie la prophétesse, sœur d'Aaron, prit un tambourin. Toutes les femmes dansèrent derrière elle.

DEUXIÈME PARTIELa marche au désert

XV, 22 à XVIII, 27

Après trois jours de marche sans eau, le peuple arriva à Mara, dont les eaux étaient amères. Il murmura, et Dieu indiqua à Moïse un bois qui rendit l'eau douce. Puis on campa à Élim, près de douze sources et de soixante-dix palmiers.

Au désert de Sin, le peuple murmura encore : que ne sommes-nous morts en Égypte, assis près des pots de viande ? Dieu dit : je ferai pleuvoir pour vous un pain du haut des cieux. Le soir, des cailles couvrirent le camp. Au matin, une chose menue comme la gelée blanche couvrait le désert. Israël la nomma manne, et elle avait le goût d'un gâteau au miel. Chacun en ramassait sa mesure chaque jour. Le sixième jour, on en ramassait le double, car le septième était le sabbat et il n'y en avait point. Israël en mangea pendant quarante ans.

À Raphidim, le peuple manqua d'eau et chercha querelle à Moïse, jusqu'à vouloir le lapider. Dieu lui dit de frapper de son bâton le rocher d'Horeb, et il en sortit de l'eau. Ce lieu fut nommé Massah et Méribah, car Israël avait tenté Dieu.

Amalec vint combattre Israël à Raphidim. Josué mena la bataille pendant que Moïse tenait le bâton levé sur la colline. Quand Moïse levait la main, Israël l'emportait. Quand il la baissait, Amalec l'emportait. Aaron et Hur soutinrent donc ses mains jusqu'au coucher du soleil, et Josué vainquit Amalec. Dieu déclara qu'il effacerait la mémoire d'Amalec de dessous les cieux.

Jéthro apprit tout ce que Dieu avait fait et vint au camp, amenant Séphora et ses deux fils. Il bénit Dieu : je reconnais maintenant qu'il est plus grand que tous les dieux. Le lendemain, il vit Moïse juger seul le peuple du matin au soir. Il lui conseilla d'établir des chefs de mille, de cent, de cinquante et de dix. Ceux-ci jugeraient les petites causes, et Moïse porterait les grandes devant Dieu. Moïse écouta son beau-père.

TROISIÈME PARTIEL'alliance au Sinaï

XIX, 1 à XXIV, 18

I. La théophanie et les dix paroles

XIX, 1 à XX, 21

Le troisième mois, Israël campa au désert du Sinaï, en face de la montagne. Dieu appela Moïse : vous avez vu que je vous ai portés sur des ailes d'aigle. Si vous gardez mon alliance, vous serez mon peuple entre tous les peuples, un royaume de prêtres et une nation sainte. Le peuple entier répondit : nous ferons tout ce que Dieu a dit.

Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres et des éclairs, une épaisse nuée sur la montagne et un son de trompette très fort. La montagne fumait tout entière, car Dieu y était descendu dans le feu, et elle tremblait. Nul ne devait y monter ni en toucher le bord, sous peine de mort. Moïse seul monta.

Alors Dieu prononça toutes ces paroles : je suis Dieu, qui t'ai fait sortir de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée. Tu ne prendras point le nom de Dieu en vain. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier, car en six jours Dieu a fait le ciel et la terre. Honore ton père et ta mère. Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d'adultère. Tu ne déroberas point. Tu ne porteras point de faux témoignage. Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain.

Le peuple, voyant les flammes et entendant la trompette, tremblait et se tenait au loin. Il dit à Moïse : parle-nous toi-même et nous écouterons, mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions. Et Moïse s'approcha seul de la nuée où était Dieu.

II. Le code de l'alliance

XX, 22 à XXIII, 33

Dieu donna ensuite à Moïse les lois de l'alliance : l'esclave hébreu servira six ans, et la septième année il sortira libre. Qui frappera un homme à mort mourra. On rendra vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent. Le bœuf meurtrier sera lapidé. Le voleur restituera au double ou davantage. Celui qui séduira une vierge paiera sa dot et la prendra pour femme.

Tu ne maltraiteras point l'étranger, dit Dieu, car vous avez été étrangers en Égypte. Tu n'affligeras ni la veuve ni l'orphelin, ou ma colère s'enflammera. Tu prêteras au pauvre sans intérêt. La septième année, la terre se reposera, comme l'homme au septième jour. Trois fois par an, tout mâle se présentera devant Dieu : à la fête des pains sans levain, à celle de la moisson et à celle de la récolte.

Dieu promit d'envoyer son ange devant le peuple pour le mener au pays préparé. Il en chasserait les habitants peu à peu, de peur que le pays ne devînt un désert. Vous ne ferez point d'alliance avec eux ni avec leurs dieux.

III. La conclusion de l'alliance

XXIV, 1 à XXIV, 18

Moïse rapporta toutes ces paroles, et le peuple répondit d'une seule voix : nous ferons tout ce que Dieu a dit. Moïse écrivit les paroles, bâtit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres pour les douze tribus. Il lut le livre de l'alliance devant le peuple, puis répandit sur lui la moitié du sang des sacrifices : voici le sang de l'alliance que Dieu a conclue avec vous.

Puis Moïse monta avec Aaron et soixante-dix anciens. Ils virent le Dieu d'Israël, et sous ses pieds comme un ouvrage de saphir transparent. Ils mangèrent et ils burent.

Dieu appela Moïse sur la montagne pour lui donner les tables de pierre. La nuée couvrit la montagne six jours, et la gloire de Dieu paraissait comme un feu dévorant. Moïse entra dans la nuée et y demeura quarante jours et quarante nuits.

QUATRIÈME PARTIELe sanctuaire prescrit

XXV, 1 à XXXI, 18

Sur la montagne, Dieu prescrivit un sanctuaire : ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. Chacun apporterait une offrande volontaire : de l'or, des étoffes teintes et du bois d'acacia. Tout se ferait d'après le modèle montré sur la montagne.

Dieu décrivit l'arche d'acacia couverte d'or, où seraient déposées les tables du témoignage. Sur elle, le propitiatoire d'or pur, entre deux chérubins aux ailes étendues : c'est là que je te donnerai mes ordres. Il décrivit aussi la table des pains et le chandelier d'or à sept lampes. Il fixa les dix tapis de la demeure, et le voile qui séparerait le lieu saint du lieu très saint. Devant la tente se dresseraient l'autel des holocaustes et le parvis.

Pour Aaron et ses fils, appelés au sacerdoce, Dieu prescrivit des vêtements sacrés : l'éphod, le pectoral aux douze pierres portant les noms des fils d'Israël, et la robe à clochettes d'or. Sur la tiare serait fixée une lame d'or gravée : Sainteté à Dieu. Il régla leur consécration par sept jours de sacrifices, puis l'holocauste perpétuel de deux agneaux, matin et soir : c'est là que je me rencontrerai avec vous, et j'habiterai au milieu des enfants d'Israël.

Dieu prescrivit encore l'autel des parfums et la cuve d'airain des ablutions. Il fixa le demi-sicle de rachat, que riches et pauvres paieraient également au dénombrement. Il régla l'huile d'onction sainte et le parfum réservé. Il désigna Béséléel et Ooliab, remplis de l'esprit de Dieu, pour conduire tous les ouvrages. Il rappela enfin le sabbat, signe perpétuel entre lui et Israël. Puis il donna à Moïse les deux tables du témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.

CINQUIÈME PARTIELa rupture et le pardon

XXXII, 1 à XXXIV, 35

Voyant que Moïse tardait à descendre, le peuple s'assembla autour d'Aaron : fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, nous ne savons ce qu'il est devenu. Aaron recueillit les anneaux d'or des oreilles et en fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël, voici ton dieu, qui t'a fait sortir d'Égypte. Le lendemain, le peuple offrit des sacrifices. Il mangea et but, puis se leva pour se divertir.

Dieu dit à Moïse : va, descends, car ton peuple s'est corrompu. C'est un peuple au cou raide. Laisse-moi, et ma colère les consumera, mais je ferai de toi une grande nation. Moïse implora son Dieu : pourquoi les Égyptiens diraient-ils que tu les as fait sortir pour les tuer dans les montagnes ? Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël tes serviteurs. Et Dieu se repentit du mal qu'il avait voulu faire.

Moïse descendit, les deux tables du témoignage à la main. Quand il vit le veau et les danses, sa colère s'enflamma. Il jeta les tables et les brisa au pied de la montagne. Il brûla le veau et le réduisit en poudre, qu'il répandit sur l'eau et fit boire aux enfants d'Israël. À Aaron il demanda : que t'a fait ce peuple, pour que tu l'aies laissé commettre un si grand péché ? Aaron répondit : j'ai jeté leur or au feu, et il en est sorti ce veau.

Moïse se plaça à la porte du camp : à moi ceux qui sont pour Dieu ! Tous les fils de Lévi s'assemblèrent et frappèrent environ trois mille hommes. Le lendemain, Moïse remonta vers Dieu : ce peuple a commis un grand péché. Pardonne-le, ou efface-moi de ton livre que tu as écrit. Dieu répondit : c'est celui qui a péché que j'effacerai de mon livre. Et il frappa le peuple.

Dieu refusa de monter au milieu de ce peuple au cou raide, de peur de le consumer en chemin, et Israël prit le deuil. Moïse dressa alors la tente de réunion hors du camp. Quand il y entrait, la colonne de nuée descendait à l'entrée. Dieu parlait alors avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Josué, son jeune serviteur, ne quittait pas la tente.

Moïse pria : si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d'ici. Dieu répondit : je ferai ce que tu demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux. Moïse dit : fais-moi voir ta gloire. Dieu dit : tu ne peux voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. Il le mit dans un creux du rocher et le couvrit de sa main : tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue.

Sur l'ordre de Dieu, Moïse tailla deux tables semblables aux premières et remonta seul. Dieu descendit dans la nuée et proclama son nom : Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui pardonne l'iniquité mais ne tient pas le coupable pour innocent. Moïse s'inclina jusqu'à terre. Dieu renouvela l'alliance, défendit tout pacte avec les habitants du pays et rappela les fêtes. Moïse demeura là quarante jours et quarante nuits, sans manger ni boire, et Dieu écrivit sur les tables les dix paroles.

Quand Moïse descendit, la peau de son visage rayonnait, et il ne le savait pas. Aaron et le peuple craignaient de s'approcher de lui. Moïse leur transmit tous les ordres reçus, puis il mit un voile sur son visage. Il l'ôtait chaque fois qu'il entrait devant Dieu.

SIXIÈME PARTIELe sanctuaire construit

XXXV, 1 à XL, 38

Moïse transmit les ordres au peuple, et les offrandes affluèrent. Hommes et femmes apportèrent leur or, leurs étoffes et leurs pierres, et les femmes habiles filèrent de leurs mains. On apporta tant que Moïse fit publier dans le camp de ne plus rien donner. Béséléel et Ooliab conduisirent tous les ouvrages, et la cuve fut faite avec les miroirs des femmes.

On fit tout comme Dieu l'avait ordonné : la demeure et ses tapis, l'arche et le propitiatoire, la table et le chandelier, les autels et les vêtements sacrés. Rien ne fut changé au modèle de la montagne. Moïse examina tout l'ouvrage : il était fait comme Dieu l'avait dit. Et Moïse bénit les enfants d'Israël.

Le premier jour du premier mois de la seconde année, Moïse dressa la demeure. Il y plaça l'arche et la couvrit du voile. Il disposa la table, le chandelier et l'autel d'or, puis dressa le parvis autour. Il oignit le tout, revêtit Aaron et ses fils et les consacra au sacerdoce. Ainsi Moïse acheva l'ouvrage.

Alors la nuée couvrit la tente de réunion, et la gloire de Dieu remplit la demeure. Moïse lui-même ne pouvait y entrer. Pendant toutes leurs marches, les enfants d'Israël partaient quand la nuée s'élevait, et s'arrêtaient quand elle reposait. La nuée de Dieu était sur la demeure le jour, et un feu y brillait la nuit, aux yeux de toute la maison d'Israël.

Le résumé suit l'ordre du texte, sans commentaire ni interprétation. Aucun épisode n'a été supprimé. La note d'établissement, qui détaille l'édition retenue et les partis pris, accompagne le fichier de travail.

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